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Centrafrique :  « Que la capacité militaire d’Ali Darassa soit frappée », exige Martin Ziguele

BANGUI, le 11 janvier 2020 (RJDH)---Martin Ziguele, président du MLPC, exige des garants et facilitateurs de l’Accord de paix pour que la capacité militaire et de mobilité d’Ali Darassa soit frappée. Position exprimée vendredi 10 janvier en réaction aux attaques dirigées par l’UPC contre les forces régulières centrafricaines basées dans la ville.

Sa réaction n’a pas tardé et sans cheveux dans la bouche, Martin Ziguele, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, appelle les garants et facilitateurs de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation à adopter une autre rhétorique vis-à-vis du chef rebelle et ministre conseiller à la primature, Ali Darassa.

Pour Martin Ziguele, Ali Darassa a déjà franchi le Rubicon et démontrent à suffisance qu’il est libre de faire tout ce qu’il et sans être inquiétés que des moyens militaires soient employés contre lui. « Nous exigeons solennellement que la MINUSCA, l’Union Africaine et les autres facilitateurs et garants de l’APPR-RCA, qu’ils appliquent intégralement les sanctions qui ont été adoptées au mois de décembre 2019 et qui sont venus compléter l’Accord de Khartoum. Il faut frapper militairement Ali Darassa. Il faut frapper ses capacités de mobilité.  Il faut détruire les camions et les véhicules, les pick-up et 4x4 sur lesquels il met des armes d’une ville à l’autre », a exigé Martin Ziguele au nom du bureau politique du MLPC.

Revenant sur les faits qui ont conduit à ces accrochages meurtriers, à en croire le député de Bocaranga 3, il s’agit d’un acte de provocation savamment ourdi par l’UPC. « Le jeudi 9 janvier 2020 à 10 heures Alindao, un élément des Forces Armées Centrafricaines (FACA), le désormais défunt Sergent Berang, avec un de ces camarades allait au marché pour retirer un crédit orange que sa famille lui a envoyé de Bangui. Et quand ils sont arrivés sans armes au marché, un prétendu colonel connu sous le nom de Massaï qui commande le détachement de l’UPC d’Ali Darassa à Alindao les a interpellés pour leur demander pourquoi ils sont venus au marché. Le sergent qui tentait de lui donner la raison de leur présence au marché, immédiatement il l’a abattu sans autre forme de procès », a expliqué Martin Ziguele.

Le corps du soldat ramené au campement des FACA et sans aucune raison, les éléments de l’UPC se sont mobilisés et ont ouvert délibérément le feu sur le camp des réfugiés et celui des soldats centrafricains, un déluge de feu s’est abattu sur eux pendant une heure, poursuit-il, avant d’indiquer que la veille et l’avant-veille, « Ali Darassa a fait venir plus d’une cinquantaine de véhicules lourdement armés à Alindao. Tout porte à croire que c’est un acte qu’il avait prémédité », estime Martin Ziguele, et exige également l’arrestation du Colonel Massaï, chef de détachement de l’UPC à Alindao, l’auteur du meurtre du Sergent Berang.

« Dans trois semaines, l’Accord de Khartoum aura fait un an et il va falloir que les centrafricains sachent si nous irons encore à un deuxième anniversaire de l’Accord en nous réunissant chaque mois pour pleurer les compatriotes qui sont tombés sous les balles de ces mercenaires. Nous ne devons pas passer notre temps à pleurer, à rédiger des communiqués et à faire des déclarations alors qu’il y a un accord », dit-il.

En faisant allusion à la mobilisation des pays des G5 sahel et des forces Barkhane contre les terroristes au Niger, Martin Ziguele s’interroge pour savoir pourquoi « ce dont ont peuvent bénéficier d’autres africains sous d’autres cieux, pourquoi les centrafricains ne peuvent-ils pas prétendre à cela », conclut-il.

Il y a de cela 6 mois que Martin ziguele ne cesse de demander que la capacité militaire d'Ali Darassa soit détruite par les garants et facilitateurs de l'APPR-RCA. Malgré ses multiples appels, rien ne bouge dans le sens voulu par cet homme politique centrafricain.

samedi, 11 janvier 2020 14:43 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : L’ancien président de transition Michel Djotodjia de retour au pays après 5 ans d’absence

BANGUI, le 10 janvier 2020 (RJDH)--Michel Djotodjia Am Nondroko, ancien président centrafricain de transition, est arrivé ce vendredi 10 Janvier 2020 à Bangui après 5 ans d’absence. Un retour qui fait suite à sa lettre en décembre dernier annonçant son retour pour faire la paix dans le pays.

Contraint à la démission par les Chefs d’Etats de la CEEAC en janvier 2014 quand la nébuleuse Seleka et les Antibalaka ont entraîné le pays dans un cycle de violence communautaire, il est rentré ce vendredi 10 janvier 2020 dans la capitale.

« Je ne suis pas exilé, le Benin est ma deuxième patrie », c’est en ces termes que le tombeur de François Bozizé, Michel Djotodia a précisé aux professionnels des médias son statut au Benin.

Quand j’avais démissionné, dit-il, « J’avais décidé de m’éloigner de la RCA pour que les choses se passent bien après moi. Puisqu’ entretemps, je constitue, dit-on, un obstacle pour la paix. J’ai décidé parce qu’il m’a été donné de constater que la RCA est en train de sombrer. Et quand mes homologues m’avaient posé la question entre le peuple et le pouvoir, qu’est-ce que vous préférez ? Evidemment le peuple, parce que sans le peuple il n’y a pas de pouvoir », a déclaré l’ancien Président de la transition Michel Djotodjia.

Message de paix pour Bozizé lors de son retour au pays, Michel Djotodia, quant à lui, devient un ambassadeur de Paix, annonce-t-il. « Je me répète et je montre encore la médaille que j’aie. Je suis ambassadeur permanent pour la promotion de la paix universelle. Comment je peux revenir encore avec des armes? Ce serait contradictoire à mes nouvelles visions de la chose. Vous comprenez donc, qu’il n’y a pas d’inquiétude. Au contraire, je suis venu pour aider le peuple centrafricain. Il faut que ce peuple vive enfin en paix », poursuit-t-il.

Si jusqu’aujourd’hui, François Bozizé depuis son retour clandestin mi-décembre 2019 et faisant l’objet selon les autorités d’un mandat de justice, Djotodjia lui sera reçu par le Chef de l’Etat Professeur Faustin Archange Touadera, le jour même de son retour dans l’après-midi. « Tout à l’heure, je vais rencontrer le Président Faustin Archange Touadera. Nous allons échanger. Il serait aussi important de rencontrer tous les autres acteurs notamment François Bozizé. Je voudrais parler de Mme Catherine Samba-Panza, les anciens premiers ministres, les chefs des partis politiques. Il faut les rencontrer tous. On va s’assoir pour pouvoir nous projeter dans l’avenir, voir comment on peut pacifier ce pays en ruine », a conclu Michel Djotodjia.

Selon les informations du RJDH, Michel Djotodjia a finalement été reçu en audience par le Président Touadera au Palais de la renaissance. Alors que la demande de l’audience de Bozize tarde à se concrétiser, indiquent certaines sources proches du parti KNK.

Le retour de Michel Djotodjia, n’a pas suscité beaucoup de réactions, mais tout indique que ce retour est orchestré par le pouvoir de Bangui pour marquer sa distance avec Bozize. La présence de ces deux ex-Présidents centrafricains, est le souhait de bon nombre de centrafricains car, disent-ils, leur présence au pays pourrait contribuer au retour de la paix.

vendredi, 10 janvier 2020 15:42 Écrit par Dans Politique

Centrafrique: "Le débat entourant le retour de François Bozize est malsain", dixit Eddy Symphorien Kparekouti.

BANGUI, le 07 janvier 2020 (RJDH)--- Dans une interview accordée au RJDH la semaine dernière, Eddy Symphorien Kparekouti, Président du Parti pour l’Unité et de la Reconstruction (PUR) estime que le débat sur le retour de l’ancien Chef de l’Etat, François Bozize est malsain et partisan, orienté vers des considérations politiques qui occultent l’aspect humain et juridique.

RJDH: Bonjour Eddy Symphorien Kparekouti. Vous êtes président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR). Quelle est votre appréciation du retour au pays de l’ancien président François Bozizé en exil depuis 6 ans ?

ESK: Merci une fois de plus au RJDH pour l’occasion qu’il me donne pour me prononcer sur des questions brulantes de l’actualité de mon pays. En effet, comme vous le rappelez si bien, l’ancien président François Bozizé est rentré dans son pays, ces derniers jours, un retour qui s’est invité dans les débats politiques en Centrafrique.

L’ancien président de la République en exil depuis 6 ans, a depuis plusieurs mois, exprimé sa volonté de rentrer dans ce pays malgré les pesanteurs qui existent. Juridiquement et de l’avis des experts, il ne peut exister des blocages pour le retour de François Bozizé. Dans ces conditions, j’exprime ma satisfaction chaque fois qu’un Centrafricain, contraint à l’exil, rentre au bercail. Voilà pourquoi, le PUR ne veut pas s’inviter dans ce débat qui a mon sens, est malsain et partisan et orienté vers des considérations politiques qui occultent l’aspect humain et juridique. Bozizé a le droit de rentrer de son exil, il est rentré, pour nous il n’y a pas sujet à débattre pour diviser encore une société déjà fortement perturbée.

RJDH: François Bozizé est menacé par un mandat d’arrêt émis depuis 2014 sous la première transition de Michel Djotodia. Faut-il exécuter ce mandat au moment où l’intéressé est rentré au pays pour qu’il réponde de ce qui lui est reproché ?

ESK: Sous la transition de Michel Djotodia, le tombeur de François Bozizé, un mandat d’arrêt a été émis contre le chef du KNK aujourd’hui rentré au pays. Par principe, je ne commente jamais des dossiers pendants devant la justice mais la question que vous me posez, a des ramifications politiques. Ceci étant, les acteurs actuels doivent juger de l’opportunité de l’exécution de ce mandat d’arrêt qui peut être commenté mais que je ne souhaite pas commenté.

Face à l’impérieuse question de paix et à la fragilité de la situation actuelle, chaque acte doit être posé avec retenu et après de mures réflexions qui mettent sur la balance les réalités actuelles. Il faut éviter de se précipiter sur des questions aussi sensibles. Nous devons savoir préserver le peu d’acquis actuels.

RJDH: Lors de la première sortie publique organisée par son parti le KNK, François Bozizé a expliqué être rentré pour soutenir le processus de paix. Croyez-vous en ses propos ?

ESK: Pourquoi je devrais douter de ses propos ? Il l’a dit et cela engage sa personne. Je pense que le président Bozizé a tout à gagner en s’inscrivant dans le processus de paix. Pour quelles raisons il serait rentré au pays s’il développe un élan belliqueux. Dans la posture actuelle du président Bozizé, il n’y a que cette voie qui peut l’aider.

RJDH: Il y a aujourd’hui un rassemblement de partis et personnalités politiques autour de François Bozizé. Vous et votre parti soutenez-vous ou non la carte Bozizé contre Touadera ?

ESK: Chacun a ses convictions en politique. Je pense que la carte Touadera est froissée et aujourd’hui les Centrafricains sont à la quête de la perle qui puisse venir rattraper le retard que le président Touadera nous a fait enregistrer. Pour le PUR, il n’y a pas de mal à se réunir face à un pouvoir défaillant et perdu. L’opposition doit se serrer les coudes et développer une discipline politique interne afin de répondre aux attentes des Centrafricains qui sont outrés par le népotisme, la gabegie, le détournement, la corruption d’un pouvoir aux abois. Tous, nous sommes engagés sur cette voie et le KNK du président Bozizé, est dans la même logique. Il ne s’agit pas d’un rassemblement autour d’une quelconque personnalité politique mais d’un engagement commun censé rassurer les Centrafricains.

RJDH: Eddy Symphorien Kparekouti est très silencieux sur la scène politique ces dernières années. Stratégie politique ou essoufflement ?

ESK: Le PUR et moi, avons aujourd’hui plus d’énergie, de détermination qu’au début de la lutte. La politique du tambour n’est pas celle souhaitée pour ce pays. Nous sommes aujourd’hui dans une approche constructive qui est orientée vers le peuple souverain. Le PUR est sur le terrain, le PUR rencontre les Centrafricains, le PUR écoute les Centrafricains et le PUR peaufine des idées adaptées à la situation actuelles alors vous comprenez que nous ne sommes pas dans la parole mais dans les actions parce que l’observation faite, montre que c’est ce dont la RCA a besoin.

RJDH: Seriez-vous candidat aux prochaines élections présidentielles ?

ESK: C’est une question qui s emble préoccuper les journalistes aujourd’hui en Centrafrique. Mais, je pu0is vous rassurer que mes priorités sont ailleurs. Ceci étant, A l’instant T, je ne peux vous dire que je serai candidat ou pas. Je suis un militant respectueux des textes de base de notre formation politique alors, lors du congrès, nous aviserons. Ce qui est certain, le PUR reprendra présent aux prochaines échéances électorales. Vous parlez de la présidentielle mais n’oublions pas qu’il y a aussi les législatives, les municipales et autres.

RJDH : Eddy Symphorien Kparekouti, nous vous remercions.

ESK : Je vous en prie

mardi, 07 janvier 2020 12:40 Écrit par Dans Politique

BANGUI, le 03 janvier 2020 (RJDH)---L’URCA réagit à la démission du député suppléant d’Anicet Georges Dologuele de Bocaranga 1, Jonas Gayi, qui, selon cette formation politique, s’inscrit dans la dynamique de vie des partis politiques et c’est un non-évènement.  Position exprimée jeudi 02 janvier au cours d’un point de presse à Bangui.

L’URCA réagit à la démission du député suppléant de Bocaranga 1, circonscription d’Anicet Georges Dologuele, pour motifs de manque de bonne gouvernance, opposition stérile et alliance contre nature avec le KNK dans une note le 27 décembre 2019.

« C’est un non-évènement et cela n’altèrera pas la dynamique de l’URCA »,  selon Christian Gazam Betty, Conseiller en Stratégie de Communication du Président de l’URCA, avant de poursuivre, il a relevé que, « cette démission est aucun cas un coup dur pour l’URCA. Je vais même plus loin en vous disant que cette démission est un soulagement », dit-il.

Pour Christian Gazam Betty, « les démissionnaires d’hier et d’aujourd’hui sont de la mauvaise graisse. Nous allons à une compétition et quand on va à une compétition, on se prépare. Et lorsqu’on se prépare, on perd de la mauvaise graisse qui n’a rien à faire dans notre corps alors nous sommes un parti qui se prépare à aller aux élections, perd de la mauvaise graisse qui n’a pas sa place au sein de l’URCA », croit-il.

Sur les démissions enregistrées ces temps derniers par la formation politique dirigée par Anicet Georges Dologuele, Christian Gazam Betty déclare que l’URCA en prend acte  mais ne minimise pas cela. « Les démissionnaires d’hier et d’aujourd’hui savent pour quelle raison ils ont démissionné et nous savons qu’aujourd’hui ils n’ont pas une vie très facile aujourd’hui. Tant que le leadership garde le même cap, garde la même vision, cette vision dans laquelle le peuple Centrafricain a fortement cru en 2015, nous croyons que le peuple y croira fortement en 2020, a laissé entendre le Conseiller en Stratégie de Communication de Dologuele.

Les raisons évoquées par Jonas Gayi pour justifier sa démission ne sont pas fondées, à en croire l’URCA, le dynamisme du parti n'en sera pas altéré. Mais, faut-il le rappeler, la démission du député-suppléant d’Anicet Georges Dologuele, député de Bocaranga 1, Jonas Gayi, vient grossir le nombre de défection déjà enregistrée par l’URCA l’an passé.

dimanche, 05 janvier 2020 20:53 Écrit par Dans Politique

L’ancien président François Bozizé, rentré de son exil il y a trois jours, veut avoir un tête à tête avec le président Faustin Archange Touadera. Une demande d’audience a été introduite ce jour, selon des informations RJDH, au cabinet du chef de l’Etat.

François Bozizé veut rencontrer Faustin Archange Touadera, une information RJDH confirmée par des proches de l’ancien président rentré de ses six années d’exil, il y a soixante-douze heures. Une demande d’audience, a été déposée à la présidence de la République, selon un cadre du KNK qui parle d’une initiative dont l’objectif est de clarifier le retour de l’ancien chef de l’Etat, « le président Bozizé est rentré et il y a eu beaucoup d’interprétations mais l’intéressé voudrait parler avec le président de la République pour que la situation soit clarifiée vu que ce retour est placé sous le signe de la paix », explique cette source qui a requis l’anonymat.

Selon des informations RJDH, l’ancien président de la République voudrait avant toute sortie médiatique discuter avec l’actuel chef de l’Etat. Le KNK souhaite que ce tête à tête ait lieu avant le 21 décembre 2019, date retenue pour la première sortie publique de François Bozizé qui devrait prendre la parole lors de ce que le KNK appelle « grand meeting de paix et de réconciliation » qui se tiendra sur le terrain de l’école Kpangaba, dans Bimbo 3, situé dans les environs de l’aéroport Bangui Mpoko.

Des cadres de la présidence contactés par le RJDH affirment n’avoir pas encore été informés d’une demande d’audience déposée par le KNK. Un ministre conseiller estime cependant qu’il est normal qu’une fois de retour, l’ancien président puisse demander à rencontrer l’actuel chef de l’Etat. Cette source pense que l’initiative est à saluer sauf que pour lui, seul l’actuel chef de l’Etat pourra donner une suite favorable ou non à cette demande.

Alors, Faustin Archange Touadéra visiblement perturbé par cette rentrée inopinée pour son régime, pourra-t-il accepter de discuter sitôt avec Bozizé ? Il est clair que le régime de Bangui n’a pas souhaité ce retour dont les contours lui ont totalement échappé. Mais, l’actuel chef de l’Etat gagnerait à écouter François Bozizé qui, selon ses proches, voudrait délivrer un message de paix. Que ce soit Bozizé ou Touadéra, personne ne gagnerait à engager un bras de fer. L’un a le pouvoir, l’autre a des assises et un réseau très fin qui peut perturber le semblant d’équilibre du pouvoir actuel. Faustin Archange Touadéra a besoin de consolider le peu d’équilibre actuel pour préserver ce qui reste de son pouvoir, François Bozizé a besoin de protection pour ne pas finir dans un tourbillon qui l’engloutirait définitivement. C’est un jeu équilibré dont seul le plus malin pourra s’en sortir.

jeudi, 19 décembre 2019 17:20 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le gouvernement brise enfin le silence sur le retrait du projet de Loi organique de l’Autorité Nationale des Elections

BANGUI, le 12 décembre 2019 (RJDH)---Interpellé ce mercredi sur les questions relatives à la création au retrait de la loi organique de l’Assemblée Nationale, le gouvernement a enfin justifié sa position en indiquant que les modifications apportées par les élus de la nation dans ce projet de loi menacent l’indépendance de l’Autorité Nationale des Elections.

Depuis le retrait injustifié du projet de Loi organique de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) tant décrié par les élus de la nation, le gouvernement a enfin donné sa réponse sur la question mercredi 11 décembre lors de son interpellation.  La loi organique déposée à l’Assemblée Nationale et déjà examinée par la commission, ce projet de loi a été retiré en septembre par le gouvernement dans des conditions qualifiées de douteuses par de nombreux élus.

En réponse, Firmin Ngrebada a clairement indiqué que les modifications apportées par la commission élargie de l’Assemblée Nationale mettent en péril l’indépendance de l’ANE, « nous avons introduit auprès du parlement un projet de loi, mais ce qui s’est passé, c’est qu’au niveau de la commission élargie qui a été mise en place des modifications y ont été apportées et qui menacent de l’Autorité Nationale des Elections », a-t-il justifié le retrait.

Selon le Premier Ministre Firmin Ngrebada, la nouvelle configuration proposée par les députés ne reflète pas l’esprit du code électoral mais ne ferme, toutefois, pas la porte aux poursuites des discussions autour de ces points précis. « On se donne le temps de nous entendre sur la configuration de l’ANE qu’il conviendrait de retenir et à ce moment-là, le projet de loi pourrait être remis en circulation », a ajouté le chef du gouvernement.

Les informations RJDH indiquent que le ministre de l’administration et du territoire soumettra d’ici-là un nouveau projet de Loi organique de l’ANE.

jeudi, 12 décembre 2019 16:05 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le retour de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize s’invite dans le débat politique

BANGUI, le 09 décembre 2019(RJDH)---Le retour au pays de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize s’invite dans le débat politique et divise les opinions ces derniers temps.  

L’actualité politique nationale est aujourd’hui dominée par le sujet évoquant le retour au pays de l’ancien Chef de l’Etat, François Bozize, chassé du pouvoir en 2013 par la coalition Séléka. Son retour est aujourd’hui le cheval de bataille de son parti KNK et soutenu par les ténors de l’opposition démocratique. Pour le KNK et ses nouveaux alliés dans l’opposition, c’est le pouvoir de Bangui qui empêche aujourd’hui le retour tant réclamé de Bozizé et dans leur ligne de mire Faustin Archange Touadera.

De manière interposée et à distance, les camps opposés se sont lancé dans une série de meeting pour véhiculer leur position sur la question aux centrafricains. A titre illustratif, le 07 décembre dernier, les militants et sympathisants du parti travailliste KNK ont tenu un meeting à l’école Ndrès 2. Une occasion pour le Secrétaire Général du KNK, Bertin Béa, d’exiger le retour sans condition de leur leader et pointe du doigt directement le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera d’empêcher ce dernier de rentrer dans son pays. Avec des mots peu commodes et durs, Bertin Bea qualifie Touadera d’ingrat vis-à-vis de son mentor en politique, « Bozize est son géniteur politique et Touadera a décidé aujourd’hui de le jeter avec son eau de bain pour son ingratitude à l’endroit de celui à la mamelle politique de qui il s’allaitait », selon l’ouvrier Secrétaire Général du KNK, Bertin Bea.

Ce même jour, un autre meeting s’est tenu sur le terrain de l’UCATEX par le Mouvement Centrafrique Debout (MCD), mouvement qui soutient les actions du Chef de l’Etat. Une fois de plus, la question du retour de l’ancien Chef de l’Etat était évoquée mais sous un autre angle. « Le Chef de l’Etat veut que l’ancien Président de la République revient au pays dans la dignité. Mais les gens manipulent les choses pour dire que Bozize doit revenir or son retour doit être encadré, c’est l’affaire du gouvernement, c’est l’affaire du Président de la République », a souligné le Coordonnateur adjoint du Mouvement Centrafrique Debout, M. Abakar Pico.

Du côté du parti KNK, le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera est la seule personne qui peut renouveler le passeport de leur leader pour lui permettre de rentrer au pays mais jusqu’alors, son passeport n’est pas toujours renouvelé, cela démontre la volonté du Chef de l’Etat d’empêcher ce dernier de rentrer au pays.

Le retour de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize au pays est diversement apprécié par la classe politique ce dernier temps. De Meckassoua à Anicet Georges Dologuele en passant par Nguendet, tous sont unanimes pour le retour de François Bozize.

Pour rappel, ces avocats ont déposé une plainte au tribunal administratif au mois de septembre dernier pour demander l’annulation de l’arrêté de l’ancien Ministre des Transports, Theodore Jousso interdisant à toutes les compagnies aériennes qui desservent l’aéroport international Bangui-M’poko de ne pas embarquer le passager François Bozize. Le verdict du tribunal administratif de Bangui sur la question est attendu mercredi 11 décembre 2019.

lundi, 09 décembre 2019 15:24 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : « La création des conditions propices, une solution pour la stabilisation du pays », dixit préfet de la Ouaka

BANGUI, 8 Décembre 2019 (RJDH) --- Le Préfet de la Ouaka Victor Bissekoin a vivement recommandé aux différents partenaires de contribuer énormément pour la stabilité socio-sécuritaire dans sa préfecture. Demande formulée le 3 décembre dernier à Bambari lors de passage de Philippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les Réfugiés.

Partant du constat dans certaines régions de la préfecture de l’Ouaka où les activités scolaire, sanitaire et administrative sont fragilisées par la présence constante des groupes armés,  le Préfet de l’Ouaka a lancé un appel aux partenaires au développement de créer des conditions propices pour le retour durable de la paix.

Cet appel lancé par Victor Bissekoin, préfet de la Ouaka, fait suite à des occupations des établissements scolaires par les groupes armés, « l’éducation des enfants est fragilisée. La solution de la stabilité dans le pays n’est pas seulement de faire taire les armes, c’est de créer les conditions de stabilité à la population, parce qu’elle a des écoles pour ses enfants, des marchés pour vendre ses produits champêtres, pour le commerce, des conditions pour la couverture sanitaire des fils du pays », a-t-il expliqué.

Selon lui, l’intervention des humanitaires à travers des actions communautaires, doit non seulement aider les familles mais aussi pour booster l’économie régionale. « L’accès à l’eau potable, la libre circulation des personnes et des biens, la reprise sur toute l’étendue du territoire national des activités, dont les dynamismes agropastoraux, commerciaux. L’accessibilité des activités socioculturelles font partie de possibilités des conditions de la stabilité dans le pays », a-t-il ajouté.

 « La cessation des armes est une phase, la création des conditions de stabilisation à travers la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du pays serait un autre aspect de l’équilibre dans pays », a-t-il conclu.

dimanche, 08 décembre 2019 13:42 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le KNK maintient son meeting malgré l’interdiction du gouvernement

BANGUI, le 07 décembre 2019 (RJDH)---Le parti KNK maintient son meeting prévu pour cet après-midi à Boy-Rabe malgré l’interdiction du gouvernement dans une annonce publiée par le ministère de la communication.

La raison évoquée par le gouvernement pour interdire cette manifestation est liée au dépôt de la demande par le parti KNK qui n’a pas déposé aux autorités concernées pour une demande formelle d’autorisation. Il met en garde le parti contre tout débordement, « le gouvernement met ainsi clairement en garde les organisateurs d’un tel meeting contre tout débordement, et appelle les acteurs politiques à la préservation de la paix sociale », indique le gouvernement.

Contrairement aux déclarations du gouvernement, le KNK a indiqué « qu’il a saisi en date du 4 décembre 2019, les ministres de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire dans l’optique du meeting de ce jour », dément le KNK.

Au cœur de ces séries de meeting engagé par le parti KNK, c’est le retour de son Président Fondateur François Bozize.

Un bras de fer est déjà engagé entre le parti KNK et le gouvernement centrafricain, ce qui ne présage rien de bon pour la préservation de la paix sociale dans le pays. Le dernier meeting du KNK a été organisé le 30 novembre dernier au Km5 dans le 30 novembre dernier.

samedi, 07 décembre 2019 13:45 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : La BEAC annonce la mise en circulation de nouvelles pièces de monnaies dans la zone CEMAC

BANGUI, le 29 Novembre 2019(RJDH)---La Banque des Etats de l’Afrique Centrale CEMAC a annoncé l’émission des nouvelles pièces de monnaies en remplacement de certaines pièces depuis en circulation dans les pays. Ceci pour lutter contre l’utilisation des pièces de monnaie à d’autres fins. L’annonce a été faite par le Gouverneur de la BEAC, Abass Mahamat Tolli, lors de la dernière session du Comité Monétaire et Financier National tenue à Bangui le 27 Novembre 2019.

La mise en circulation de certaines dénominations, selon le terme utilisé, par le gouverneur de la BEAC Abass Mahamat Tolli  au RJDH, dans les pays de la sous-région est attendue d’ici la fin de ce mois soit le début de l’année prochaine pour répondre à la crise de monnaie constatée en Centrafrique et dans d’autres pays de la sous-région.

Pour le gouverneur, les nouvelles gammes de pièces de monnaies ne concernent que certaines dénominations dont la rareté se fait sentir sur le marché local. « Nous avons le stock de toutes les pièces de la sous-région ici en RCA. Il a été signalé quelque besoin pour certaines dénominations, pas toutes sortes de pièces la plus grande dénomination en particulier. Les commandes ont été placées, nous attendons la livraison normalement d’ici la fin de ce mois-ci », a annoncé le Gouverneur de la BEAC, Abass Mahamat Tolli.

Cette rareté des pièces de jeton dans la sous-région est encouragée par les jeux de casino se trouvant dans tous les coins des rues de la capitale par les chinois, à en croire, Henri Marie Dondra ministre des finances et du budget. « Cette situation est créée par ces machines des jeux d’argent installés dans la ville de Bangui. Nous avons pris des mesures avec le ministère de l’intérieur pour arrêter cela. Mais il se trouve que les pièces sont rares aujourd’hui et nous devons en fournir des nouvelles », a indiqué le membre du gouvernement Centrafricain.

En Centrafrique, il est difficile d’avoir de pièces de monnaies plus particulièrement la pièce de 100fcfa. Cette crise est liée à la prolifération de jeux qui perdurent malgré qu’un arrêté ait été pris pour l’interdire et l’utilisation de cette pièce à d’autres fins par certaines personnes qui exportent.

vendredi, 29 novembre 2019 16:30 Écrit par Dans Politique
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