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Centrafrique : La communauté internationale salue les dépôts des projets de lois au parlement

Bangui, le 31 janvier 2020 (RJDH)---Les garants et facilitateurs de l’Accord de paix en Centrafrique se réjouissent des dépôts des projets de loi relatif au statut des anciens chefs d’Etat et la remise officielle au gouvernement de l’avant- projet de loi sur la commission vérité justice réparation et la réconciliation (CVJRR), voulus par ledit accord à l’Assemblée Nationale par le gouvernement centrafricain. Pour eux, c’est une phase importante dans la mise en œuvre de cet accord de paix. C’est ce qu’a indiqué Vladimir Monteiro, Porte-parole de la MINUSCA, mercredi 29 janvier 2020.

Les garants et facilitateurs de l’accord de paix saluent les dépôts des projets de lois voulus par l’Accord de Paix à l’Assemblée Nationale. C’est une étape importante, disent-ils, dans la mise en œuvre de cet accord de paix en Centrafrique. « L’Union Africaine, la CEEAC, l’ONU,  tous  Garants et facilitateurs de l’APPR-RCA, se félicitent également de la transmission par le gouvernement des projets de loi relatif au statut des anciens chefs d’Etats, aux partis politiques, aux collectivités territoriales et la remise officielle au Président de la République de l’avant -projet de loi sur la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR) de la mise en œuvre de tous les engagements, notamment la question de DDRR, et les USMS», a noté Vladimir Monteiro.

 « Ces trois organisations relèvent avec satisfaction une baisse significative des actes de violences sur l’ensemble du territoire national depuis la signature de l’accord, il y a presque un an et réitèrent leur engagement à œuvrer pour un climat de dialogue et pour le respect des engagements par toutes les parties signataires », a ajouté le Porte-parole de la MINUSCA.

Les garants et facilitateurs précisent que l’APPR a eu des avancées, mais pour les groupes armés qui ne respectent pas cet accord s’exposeront à des sanctions.

Jocelyne Nadège Kokada

 

 

 

 

vendredi, 31 janvier 2020 13:29 Écrit par Dans Politique

Centrafrique: Touadera et Dologuele se rencontrent quatre ans après

BANGUI, le 29 janvier 2020 (RJDH)---Pour la première fois en 4 ans, le Président Touadera et le Chef de file de l’opposition Anicet Georges Dologuélé, se sont rencontrés à huis-clos au palais de la Renaissance à Bangui le 28 Janvier 2020.Cette rencontre survient à quelques mois des élections Présidentielles et législatives 2020/2021.

Sachant que leurs deux camps URCA et MCU se donnent coup pour coup depuis plusieurs mois, il y a quand même de quoi se poser des questions sur la nature de ce tête à tête entre les adversaires du second tour de la présidentielle 2015-2016.

Quelle est la motivation d’une telle rencontre ? Pourquoi est-ce la première fois qu-ils se voient en quatre ans ? Pourquoi se voir à quelques mois des élections ? Qu’est-ce que Touadera et Dologuele ont-ils bien pu se dire ?

A sa sortie de cet entretien qui aura duré 50 minutes, le Chef de File de l’opposition ne laissera rien fuiter. ''Evidemment je ne vais pas vous répéter ce que j’ai dit au Chef d’Etat'', répond Anicet Georges Dologuele aux journalistes.

Ce que le Chef de l'Etat et l'ancien Premier Ministre d'Ange Félix Patasse (1999-2001) se sont dit en tête à tête restera donc entre les deux hommes. Cependant le Président de l’URCA dira aux médias que c’est en sa qualité d’ancien Premier Ministre, qu’il a été reçu par le Chef de l’Etat pour échanger particulièrement sur l’application des accords de paix de Karthoum. Le Chef de file de l’opposition déclare: « il est temps de faire le point, pour savoir quel est le bilan de ces accords, afin qu’on ne passe pas encore un an à refaire les mêmes choses », dit-il sur un ton fermé.

C'est depuis le début du mois de janvier que le Chef de l'Etat, Faustin Archange Touadera, rencontre les anciens hauts-dirigeants en vue de discuter sur l'actualité socio-politique du pays. Quelques heures avant, les deux anciens premiers ministres ont été reçus par le Président de la République, notamment Martin Ziguele et Enoch Derant Lakoue.

Vianney Ingasso

mercredi, 29 janvier 2020 14:10 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : La Russie s’active pour la levée de l’embargo sur les armes à destination de la RCA

BANGUI, le 29 janvier 2020 (RJDH)--- Le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadera, a reçu en audience mardi 28 janvier 2020 Mikael Agassandian, un diplomate russe, pour discuter de la levée de l’embargo sur les armes à destination de Centrafrique depuis 2013.

La levée de l’embargo sur les armes était au centre de la visite de travail en République Centrafricaine du Premier Vice-Directeur du Département d’organisation internationale du Ministère des Affaires Étrangères de la Russie, venu échanger avec le Président Touadera sur le contre-projet de la Russie à celui de la France visant à maintenir l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine.

Les deux hommes ont longuement discuté sur la question en vue de définir les voies et moyens pouvant permettre à la levée totale de l’embargo selon la présidence. « Vous savez qu’il y a un projet français qui est discuté le 27 janvier aux Nations-Unies, et la Russie a distribué son contre-projet pour demander la levée de l’embargo surtout, les armes légères dont les 100 millimètre, la grenade et toutes formes de blindé qui doivent renforcer vos forces armées et leur donner beaucoup de mobilité », a fait savoir Mikael Agassandian.

Le diplomate a aussi indiqué que la Russie et la Centrafrique ont mis en place une forte coordination de déverrouiller certaines dispositions empêchant le pays d’entrer en possession de certains types d’armes. « Il y a une forte coordination ici à Bangui ainsi qu’à New York avec le représentant de votre pays à l’ONU et d’autres partenaires et cela va prendre 3 ou 4 jours de travail. Mais ce qui est important, c’est le fait qu’avec ce projet et les pétitions des autres membres, cela sera bien clair de savoir qui est avec le gouvernement légitime de votre pays ; qui veut la paix et la stabilité votre pays ; qui veut vous aider à réaliser l’accord de Khartoum et qui veut renforcer vos Forces armées pour rétablir le contrôle de tout le territoire de votre pays. Celui qui va voter contre le projet russe, c’est celui qui ne veut pas la paix, ni stabilité dans le pays et souhaite que la situation reste telle. Donc celui-là est contre l’intérêt de votre peuple. C’est le moment de vérité et de comprendre qui est vote ami ! », déclare Mikael Agassandian.

La délégation russe a également eu une rencontre avec la ministre de la Défense et de la Restructuration de l’Armée, Marie Noëlle Koyara, en vue de la livraison des équipements en armement à la République Centrafricaine. Elle a aussi rencontré la ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Étranger Sylvie Baipo Temon.

« Ces échanges s’inscrivent dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre la République Centrafricaine et la fédération de Russie tant sur le plan diplomatique que militaire », a indiqué Marie Noëlle Koyara.

Placé sous l’embargo en 2013 en raison des violences armées dans le pays, le pays a bénéficié de quelques allégements depuis le retour à l’ordre constitutionnel de 2016. Cette question est au cœur d’une bataille géopolitique et géostratégique entre les grandes puissances avec l’arrivée des russes dans le pays.

RJDH

 

mercredi, 29 janvier 2020 13:30 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : « Rien ne m’empêche d’être candidat à la présidentielle », déclare François Bozize

BANGUI, le 28 janvier 2020 (RJDH)---Interrogé sur son avenir politique depuis son retour au pays après sept années d’exil, l’ancien président centrafricain François Bozize a clairement déclaré ce lundi que rien ne l’empêchait d’être candidat à la présidentielle de 2020.

Peu bavard, discret et en retrait depuis son retour mi-décembre 2019 en Centrafrique, l’ancien président François Bozize a rompu le silence qu’il s’était imposé depuis plus d’un mois en s’adressant pour la première fois à la presse lundi 27 janvier.  Evoquant son avenir politique face à la presse, sans détours, il répond que « Rien ne m’empêche d’être candidat (…) Rien ne m’empêche selon les textes officiels. Cela dépend de mon parti. C’est le congrès qui désigne les candidats », a fait savoir François Bozize, sans en dire dire plus sur ses intentions politiques à quelques mois de la présidentielle prévue fin 2020.

L’ex-chef de l’État toujours sous sanction des Nations unies depuis 2013,  a émis le vœu de voir ces sanctions levées par le Comité des Sanctions de l’ONU qu’il qualifie "d’injustes".« Les événements concernant les Antibalaka se sont déroulés en mon absence et tout le monde le sait », s’est-il justifié, avant de préciser, « aujourd’hui, la situation a considérablement évolué et il ne me paraît absolument pas juste que je sois contraint de subir ces sanctions à perpétuité ».

Son retour, il le place « dans un esprit d’apaisement et de recherche de paix. Je ne suis pas venu chercher querelle à personne. Je ne suis pas non plus venu fomenter un quelconque complot pour créer un trouble en République Centrafricaine », c’est dans cette posture que l’homme se positionne désormais.

S’agissant de l’Accord de paix, François Bozize assure le respecter et le soutenir mais dans une approche inclusive avec toutes les forces vives de la nation, selon lui, qu’il faudrait lui insuffler une nouvelle énergie, « aujourd’hui, près d’un an après sa signature, il n’est un secret pour personne que cet accord souffre dans sa mise en œuvre… Il est temps de lui insuffler une nouvelle énergie afin que, tous ensemble nous lui permettions de nous mener à la paix tant recherchée », dit-il.

Il propose que le Chef de l’Etat élargisse son cercle de rencontres, « au-delà de simples rencontres qui ne seraient pas suivies d’effet, je propose que le cercle de consultations du Président de la République s’élargisse à l’ancien Vice-président de la République Henri Maïdou, aux anciens Premiers Ministres mais aussi aux leaders des formations politiques et aux leaders de la société civile afin qu’un élan véritablement inclusif et national puisse être lancé. Il nous faut aider le Président Touadera dans sa politique de la main tendue afin qu’elle le soit envers tous, sans exclusive », propose-t-il.

 Vianney Ingasso

 

mardi, 28 janvier 2020 12:49 Écrit par Dans Politique

BANGUI, le 27 janvier 2020 (RJDH)---Paul Crescent Beninga, porte-parole du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), demande la démission du gouvernement de tous les ministres issus des groupes armés qui s’affrontent à Bria, notamment le MLCJ et FPRC, qu’il accuse de perpétrer des crimes contre la population des préfectures de la Vakaga et la Haute-Kotto.

Les principaux auteurs des violences qui se trament à Birao et Bria selon Paul Crescent Beninga du GTSC, « sont les ministres issus du MLCJ et FPRC engagés depuis mi-semestre de l’an dernier dans des violences armées à Amdafock».

« Ce qui se passe est insupportable », s’offusque le Porte-parole du GTSC, en mettant à l’index les responsables des groupes nommés dans le gouvernement qui, selon lui, alimentent ces violences à caractère ethnique. « C’est une situation de génocide qui se dessine sous nos yeux. N’ayant pas peur de mots.  Les principales victimes de ces affrontements, ce sont les populations civiles. Ces populations se font massacrer et tuer. Cela a provoqué des déplacements massifs et internes », fustige-t-il.

Il estime que la réaction du gouvernement est flexible et dénonce par la même occasion cette nonchalance à apporter des réponses dans la protection des populations civiles soumises au diktat des groupes armés. « Il n’y a aucune réaction à la hauteur des crimes qui sont commis. Aujourd’hui, il y a un responsable. Il y a une figure marquant de cette situation, c’est le ministre Gilbert Toumou Deya qui est en charge des relations avec les groupes armés et qui est aujourd’hui à la Présidence de la République. Nous dénonçons ce qu’il fait et nous exigeons sa démission et la démission de tous les ministres qui représentent le MLCJ et le FPRC », a exigé Paul Crescent Beninga.

« On ne peut pas être dignitaire et haut-fonctionnaire dans le gouvernement et entretenir le chaos dans le pays. Le peuple va prendre sa responsabilité citoyenne pour les dégager du gouvernement », conclue Paul Crescent Beninga.

Vianney Ingasso.

lundi, 27 janvier 2020 14:59 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : L’Algérie en colère contre la Centrafrique et le Sao-Tomé-Et-Principe

BANGUI, le 25 janvier 2020 (RJDH)---L’Algérie a dénoncé jeudi les décisions « unilatérales des gouvernements de la République centrafricaine et de Sao Tomé-et-Principe d'ouvrir des représentations consulaires à Laayoune, ville occupée du Sahara Occidental ». Du côté centrafricain, le gouvernement n’a pas souhaité réagir.

La République centrafricaine a inauguré vendredi 24 janvier un consulat général dans la ville marocaine de Laayoune, dans le sud du pays. Nasser Bourita, le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains à l’étranger, a co-présidé la cérémonie d’ouverture avec son homologue centrafricaine Sylvie Baïpo-Temon. Alors que vingt quatre heures avant, le gouvernement algérien a pris clairement position contre cette démarche dans un communiqué.

Le ministère algérien des Affaires étrangères, dans ce communiqué relayé par l’agence APS, Alger a qualifié ces décisions de «nouvelle violation des normes du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies».

«Ces décisions qui ne peuvent en aucun cas avoir un quelconque effet sur le statut juridique du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, représentent une nouvelle violation des normes du droit international, des décisions et des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et de l'Assemblée générale des Nations », ajoute le communiqué.

Pour Alger, ces décisions « transgressent aussi les fondements même des relations entre les pays africains tenus de se conformer en toutes circonstances aux règles et principes de l'Union africaine, lesquels impliquent un devoir d'unité et de solidarité entre les pays fondateurs de l’Union ». Et de dénoncer des mesures qui ne « concourent pas, enfin, à favoriser l'interaction requise entre les pays africains et risquent de compromettre sérieusement leur marche résolue vers la réalisation des objectifs qu'ils se sont assignés et qu'ils ont consignés dans l'acte constitutif de l’Union ».

La raison de cette ouverture de consulat à Laayoune par la Centrafrique se justifie par la suspension de droit de vote du pays à l’ONU. Pour mémoire, le Maroc préside la Commission et le Fonds de consolidation de la paix de l’ONU pour la RCA. Un petit geste avait été demandé par les autorités centrafricaines au Royaume du Maroc pour payer les contributions à l‘ONU.

A rappeler que ce n’est pas la première fois que l’Algérie réagit à l’ouverture, par des pays africains, de consulats au Sahara. A Bangui, le gouvernement n'a pas souhaité réagir au communiqué du gouvernement algérien.

RJDH

samedi, 25 janvier 2020 08:32 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le HCC interdit d’accès aux médias les incitateurs à la haine et aux violences

BANGUI, le 22 janvier 2020 (RJDH)---Le Haut Conseil de la Communication (HCC) a dans un communiqué de presse en date du 20 janvier interdit d’accès aux médias tout individu qui aura à tenir des messages de haine et de violence. Aussi, seront retirés d’antenne, tous journalistes qui auront aidé leurs invités.

Le communiqué du HCC intervient à un moment où depuis le retour de François Bozize au mois de décembre dernier après son exil de l’Ouganda, des séries de dénonciation de coup d’Etat en gestion ainsi que d’attentat à la vie du Président Touadera se font presqu’au quotidien par certaines organisations proches du pouvoir.     

« A compter de la publication du présent communiqué, aucun message de haine et de violence par voie de presse ne sera toléré. Tout individu qui tiendra des propos de haine et de violence sera interdit d’accès aux médias publics et privés. Les journalistes qui auront à aider leurs invités à tenir des propos de haine et de violence sur le plateau seront purement et simplement retirés d’antenne », mentionne le communiqué, signé de son Président José Richard Pouambi.

Le HCC constate et regrette à travers son communiqué que les organes audiovisuels publics et privés sont de plus en plus instrumentalisés par certaines personnalités. Ces dernières, selon le HCC, véhiculent des contenus médiatiques haineux semant ainsi le trouble et la confusion dans les esprits. De tels agissements qui jettent le discrédit sur le secteur des médias risquent de provoquer un climat de tension et la méfiance entre les citoyens.  

A l’entame des échéances électorales, période extrêmement sensible, il exhorte les centrafricains à la retenue et au respect de l’autre lors des prises de parole à la radio et à la télévision. « Les violences verbales et les invectives distillées à la radio et à la télévision doivent cesser pour laisser la place à des contenus qui prônent la paix et la cohésion sociale », a conclu le communiqué.

Sans citer nommément les personnes ou organisations se livrant à ces pratiques, dans son émission hebdomadaire diffusée sur les antennes de la radio nationale, Zama Javon Papa, coordinateur du Mouvement Centrafrique debout (MCD) multiplie des attaques verbales contre le parti KNK et son leader charismatique, le général François Bozize de préparer un putsch militaire contre le régime de son ex-protégé Faustin Archange Touadera ou d’un attentat contre sa vie. C’est vers lui que ce message de manière déguisée est destiné.

RJDH

mercredi, 22 janvier 2020 16:01 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le Forum African développement for Bangui lancé à Abidjan le 25 janvier prochain

BANGUI, le 16 janvier 2020 (RJDH)---Abidjan, la capitale économique ivoirienne, est choisie pour accueillir le samedi 25 janvier 2020, le lancement du Forum African Development for Bangui (FAD), une plateforme dédiée à la promotion des investissements en République centrafricaine (RCA), a-t-on appris de sources gouvernementales.

Faustin Archange Touadera prendra part prochainement à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, le Forum African Development (FAD), une aubaine pour susciter l’engagement de nouveaux investisseurs vers la Centrafrique.

«Investir dans les objectifs du développement durable en Centrafrique », tel est le thème choisi par les organisateurs pour ce projet crucial pour la relance économique de la RCA. Repositionner l’économie de cette nation de l’Afrique centrale, après plusieurs décennies de crises, dans un cadre d’échange et de réflexion entre les acteurs nationaux, internationaux et partenaires techniques et financiers en vue de leur implication dans le processus de développement global de la Centrafrique.

Ainsi, investisseurs et autres partenaires financiers prendront le pouls des réelles opportunités qui s’offrent à eux pour d'éventuels investissements en Centrafrique. À Abidjan, le samedi 25 janvier 2020 au Sofitel Hotel Ivoire, aura lieu l’étape africaine de cette tournée internationale, avant les étapes européennes de Berlin, de Paris puis de Washington aux USA et probablement à Dubaï dans le Golf.

En prélude aux préparatifs de l’évènement d'Abidjan, des officiels Centrafricains dont des ministres sont depuis le lundi 13 janvier 2020 dans la capitale économique ivoirienne. À sa descente d’avion, le ministre Gilbert Poumangué, chef de la délégation, qui avait à ses côtés, son collègue Rameaux Claude Bireau, ministre Conseiller économique à la Présidence Centrafricaine, et Lydie FlaureMagba, ambassadrice de la République centrafricaine en Côte d’Ivoire, a justifié le choix d'Abidjan comme première étape du FAD en trois raisons.

D’abord, s’inspirer du modèle de relance de l’économie ivoirienne. La Côte d’Ivoire ayant également connu une décennie de crise militaro-politique. «Nous sommes venus nous inspirer de ce modèle-là », a-t-il notifié.

La Centrafrique veut s’inspirer du modèle de développement économique (basé sur l’agriculture) dont a su faire montre la Côte d’Ivoire depuis son accession à l’indépendance, mais aussi bénéficier de la qualité des moyens de communication dont dispose la Côte d’Ivoire.

RJDH

jeudi, 16 janvier 2020 13:51 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Tibor Nagy, sous-secrétaire d’État américain aux Affaires africaines attendu à Bangui

BANGUI, le 16 janvier 2020 (RJDH)---Le département d’Etat américain, dans un communiqué publié mercredi sur son site web, a annoncé la visite prochaine à Bangui de Tibor Nagy du 19 au 21 janvier 2020.  Une visite pour rencontrer les hauts responsables gouvernementaux et étudiants centrafricains issus du programme YALI.

 Tibor Nagy, entamera une tournée africaine du 15 au 29 janvier 2020. Il s’agit de la République Centrafricaine, de l’Éthiopie, du Kenya, du Soudan du Sud et du Soudan. Du 19 au 21 en Centrafrique, selon le communiqué, il rencontrera de hauts responsables gouvernementaux, des étudiants, des représentants de la société civile, des anciens élèves des programmes d’échange de diplomatie publique du département d’État et des représentants des organisations internationales et des ONG travaillant sur la consolidation de la paix et les questions humanitaires en République centrafricaine (RCA). Car, les États-Unis sont le plus grand contributeur de la réponse humanitaire en RCA avec une contribution qui correspond au quart du budget annuel de la MINUSCA.

 « Sa visite mettra l’accent sur l’importance de promouvoir la bonne gouvernance et de solides institutions démocratiques, de faire avancer la paix et la sécurité régionales, de lutter contre la corruption et de forger des liens plus solides en matière de commerce et d’investissement. Il rencontrera également des responsables du gouvernement afin de renforcer la coopération régionale », a précisé le Département d’Etat Américain dans le communiqué.

 Le sous-secrétaire Tibor Nagy, peut-on lire, est le plus haut responsable américain à se rendre en République centrafricaine depuis la visite de Mme l’ambassadeur des États-Unis aux Nations unies, Samantha Power, en 2016. « Sa visite vient renforcer l’engagement des États-Unis à soutenir la paix et la stabilité en RCA à travers l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, en fournissant une assistance aux personnes nécessiteuses et en travaillant en étroite collaboration avec d’autres partenaires internationaux en matière de consolidation des institutions démocratiques centrafricaine ».

 En outre, à l’occasion de sa visite le sous-secrétaire mettra en évidence l’engagement des États-Unis à soutenir la jeunesse africaine avec une rencontre avec des étudiants et des enseignants de l’Université de Bangui, marquant le 10ème anniversaire de la Young African Leaders Initiative (YALI), un programme qui mobilise la prochaine génération de dirigeants sur le continent en facilitant les liens entre les jeunes leaders africains du programme YALI et leurs pairs aux États Unis.

Cette visite qui intervient sur fond de tension géopolitique en filigrane la présence russe en Centrafrique car, en octobre 2018 sur RFI, le diplomate s’est longuement interrogé sur cette présence dans le pays en déclarant, « le rôle des Russes en Centrafrique pose problème. Leurs activités cadrent mal avec le processus de paix. Ils ont leurs propres priorités, qui manquent parfois de transparence », disait-il.

Ce qui est sûr, le Secrétaire d’état adjoint américain aux affaires africaines, Tibor Nagy est porteur d’un message de la Maison Blanche aux autorités centrafricaines surtout que le pays amorce une année électorale où les jeux d’influence et d’intérêts de grandes puissances se font sentir depuis quelques temps.

Vianney Ingasso

 

jeudi, 16 janvier 2020 13:31 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le KNK recadre le débat sur les préalables posés pour l’audience sollicitée à la Présidence

BANGUI, le 15 janvier 2020 (RJDH)---Le parti travailliste Kwa na Kwa du Président fondateur François Bozizé a réorienté le débat sur les conditions posées pour l’audience entre le Chef de l’Etat et le président fondateur du KNK Bozize.  Ils l’ont fait savoir lors d’une conférence de presse le mardi 14 janvier au siège du parti à Bangui.

Christian Guenebem, le secrétaire général adjoint du KNK, regrette et constate que le Gouvernement ainsi que la Présidence de la République ne disent pas la vérité aux centrafricains au sujet du retour de François Bozizé sur sa terre natale et l’audience sollicitée par ce dernier.

 « Il n’est donc pas surprenant que sur la question relative à la demande d’audience, et dans un but strictement politicien, la désinformation demeure la stratégie que ces derniers privilégient » a déclaré le Secrétaire Général adjoint, Christian Guenebem.

Il souligne au passage que le KNK s’inscrit en faux quant aux déclarations et du Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et du Ministre de la Communication sur la question de la demande d’audience adressée par le parti au nom de l’ancien Chef de l’Etat Bozizé au Président de la République Faustin Archange Touadera. Selon lui, le KNK a eu à constater malheureusement que des menaces assez sérieuses ont été proférées à l’endroit de l’ancien Chef de l’Etat Bozizé, des promesses au minimum d’arrestation mais voire plus des menaces qui ont même pesé sur sa vie et sur son intégrité physique. « Enfin, le KNK a jugé utile de ne pas autoriser le Président Bozizé à se rendre au palais sans avoir pris un minimum de précaution… », juge-t-il.

S’agissant du retour de l’ancien Chef de l’Etat de la transition Michel Dotodjia, le Secrétaire Général adjoint du KNK considère ce dernier étant un fils du pays si c’est pour contribuer au retour de la paix mais il y voit une manipulation politique du pouvoir. « Je pense que le passage de Djotodia n’est pas une mauvaise chose en soi, si ce passage s’inscrit dans la recherche de la paix pour tous les centrafricains, je m’en félicite, le KNK s’en félicite, le Président s’en félicite. D’ailleurs, le Président Djotodia avait à l’occasion de ce passage sollicité une entrevue avec le Président Bozize, ce qui avait été accordée, programmée, le Président Bozize s’est déplacé et a attendu mais malheureusement le Président Djotodia n’était pas venu et l’entretien n’a pas eu lieu. Donc, qu’il soit reçu par le Président Touadera je pense que c’est une bonne chose. Malheureusement, le Président Djotodia et le Président Bozize font l’objet d’une politique de deux poids deux mesures. Nous aurons espéré que les mêmes traitements soient réservés aux uns et aux autres… », croit-il. 

Depuis ces derniers temps, la présence de ces deux anciens Chefs de l’Etat divise les opinions et cristallise le débat politique dans le pays. Pour un homme, « le débat est ailleurs et la question de sécurité des centrafricains doit passer avant tout », conclu-t-il.

Christian Claude Doba

mercredi, 15 janvier 2020 13:26 Écrit par Dans Politique
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