RJDH-RCA - Politique
Politique

Politique (102)

Centrafrique : Le gouvernement encore hésitant sur les mesures drastiques contre la pandémie du coronavirus

BANGUI, 25 mars 2020 (RJDH)---L’exécutif centrafricain semble encore hésiter sur les mesures drastiques à prendre pour renforcer la prévention contre le COVID 19 dont quelques cas sont déjà enregistrés dans le pays.

Cinq cas de coronavirus confirmés et 725 personnes placées en isolement en Centrafrique en 12 jours, tel est le bilan actuel de cette pandémie dans ce pays qui n’est pas encore sorti d’une crise sécuritaire qui le secoue depuis 7 ans. Mathématiquement, la RCA enregistre 0,41 cas par jour, ce qui semble dérisoire or en réalité, la situation est plus qu’inquiétante de l’avis de nombreux spécialistes que le RJDH a pu enregistrés.  

Dans son adresse à la nation le 14 mars dernier, le président de la République qui paraissait prendre au sérieux cette maladie, n’a annoncé que des mesures qualifiées de « peu courageuses » par un médecin qui a jugé de garder l’anonymat, « nous sommes de plein pied dans cette pandémie mais les mesures ne suivent pas », note cette source.

Dans un communiqué l’ordre des médecins a proposé des mesures drastiques comme pour signifier que celles du gouvernement ne sont pas à la hauteur du danger. En réalité, l’attitude actuelle de l’exécutif cache son hésitation à prendre les mesures drastiques comme la fermeture des écoles, des lieux de culte voire un confinement général comme l’ont fait des pays africains qui sont mieux avancés que nous sur le plan sanitaire. Craignant peut-être ce que diraient les uns et les autres demain, le président  engage des discussions pour tâter le terrain d’où les rencontres avec les leaders religieux le 24 mars au palais. Les religieux comme l’ordre des médecins vont au-delà des mesures du gouvernement. Il est établi que la RCA n’a aucune capacité sanitaire opérationnelle pour faire face à cette maladie, le seul moyen pour ce pays, c’est la prévention.

Sans attendre et peut-être allant contre l’hésitation du gouvernement, des responsables ont pris des décisions de fermer écoles voire des lieux de culte pour minimiser le risque lié au coronavirus. Prendre des décisions au moment clé est essentiel en politique car après, on ne fait que récolter les dégâts. De sources proches de la primature, le président de la République pourrait annoncer des mesures fortes ce soir après avoir consulté plusieurs entités.

RJDH 

 

mercredi, 25 mars 2020 15:14 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le pays offre un cadre de vie décent aux anciens Présidents de la République

BANGUI, le 01er mars 2020 (RJDH)---L’Assemblée nationale a adopté une loi, jeudi, portant sur le régime de pensions des anciens Présidents de la République et Chefs d’Etat. Cette loi leur offre désormais un cadre de vie décent.

Cette loi est l’une des recommandations issues de l’accord politique signé le 6 février 2019. L’adoption de cette loi marque la volonté de la nation à mettre un terme à la précarité de vie des hauts dirigeants du pays après avoir quitté le pouvoir.

La loi a été votée après une longue et interminable discussion houleuse marquée par des vocabulaires peu amicaux. « C’est une juste reconnaissance. Le gouvernement est avec le chef de l’État des responsables, des humains, des gens qui savent que la paix passe d’abord par la satisfaction de certains impératifs. Et ces impératifs c’est de rendre à chacun sa dignité, et la dignité fait partie de notre devise. Un texte à haut risque effectivement. Donc nous sommes satisfaits », se réjouit le ministre de l’Administration du territoire, Augustin Yangana-Yahote.

Même si certaines dispositions de cette loi ne suscitaient pas l’approbation totale des élus de la nation, ils se sont prononcés favorablement pour le texte au nom de l’apaisement, affirment-ils.

Le texte encadrant le statut des anciens Présidents de la République leur impose la neutralité. Celui qui manifeste le désir de revenir sur le devant de la scène politique en se portant candidat aux différents modes de scrutin, perdra tous les avantages qui lui sont accordés par le texte.

« Ce que nous avons déploré c’est que par certaines méthodes on aimerait chercher à disqualifier déjà certains candidats. On voit très bien le but de la manœuvre : écarter François Bozize », a fait remarquer Bertin Béa, secrétaire général du parti KNK de l’ancien président François Bozize, d’ajouter : « Parce qu’on pose déjà des conditions, s’il veut être candidat il faut qu’il renonce à ses pensions. Il y sera prêt n’est-ce pas si c’est le prix à payer pour qu’il soit candidat pour défendre les couleurs de son parti et bien le parti sera mobilisé à ses côtés. Nous allons affronter la situation dans ces conditions-là ».

Cette loi prévoit notamment une pension pour les anciens présidents démocratiquement élus. Pour les anciens Chefs d’Etat de transition, une allocation spéciale leur sera attribuée par décret pris au conseil des ministres.

Vianney Ingasso

dimanche, 01 mars 2020 12:46 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le pays se dote en nouvelles lois

BANGUI, le 29 février 2020 (RJDH)---7 lois sur 11 prévues, dont, quatre autres voulus par l’accord politique, ont été adoptées par les élus de la nation en 10 jours des travaux en cette session extraordinaire. Quatre autres projets de lois sont renvoyés à la session ordinaire du mois de mars.

Convoquée du 19 au 28 février 2020, la Session Extraordinaire de l’Assemblée Nationale, les hauts représentants ont adopté en 10 jours 7 lois sur 11 initialement prévus, dont, la loi portant statut des partis politiques et de l’opposition, la loi portant statut des anciens Présidents de la République et Anciens Chefs d’Etat, la Loi sur la commission vérité, Justice, Réconciliation et Réparation, loi portant sur le Médicament, les Autres Produits de Santé et l’Exercice de la Pharmacie en République Centrafricaine et enfin la loi sur l’ordre des ingénieurs en génie civile.

Des 7 lois adoptées, quatre sont recommandées par l’accord politique, notamment la loi sur les partis politiques, loi sur le régime de pensions des anciens présidents de la République et la CVJRR et enfin la loi sur les collectivités territoriales.

Pour la loi sur les partis politiques, il est à observer qu’elle apporte des innovations notamment l’introduction du Statut du Chef de l’Opposition, la fixation à 15% du taux nécessaire à l’obtention des subventions de l’Etat, l’obligation faite à tous les partis politiques de tenir une comptabilité, l’obligation de transmission des comptes de campagne électorale à la Cour des comptes et l’obligation pour les partis politiques de présenter aux élections avec l’obtention d’un certain pourcentage des suffrages sous risque de leur dissolution.

Plusieurs amendements ont été formulés et l’on retiendra les leçons suivantes : désormais les partis politiques qui ne recueillent pas 5% des suffrages aux législatives de tout comme aux municipales seront appelés à disparaitre du paysage politique centrafricain. De même, un autre article 50 nouveau introduit concerne la dotation globale budgétaire du Chef de file de l’opposition dont le montant est fixé dans la loi de Finances.

La loi sur le régime des pensions et autres avantages accordés aux anciens Présidents de la République, elle prévoit notamment une pension pour les anciens présidents démocratiquement élus. Une allocation spéciale pourra être attribuée par décret aux anciens chefs d’État de Transition.

Vianney Ingasso

dimanche, 01 mars 2020 12:35 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le gouvernement exige le départ du pays de quatre cadres de la mission onusienne

BANGUI, le 19 février 2020 (RJDH)---Les autorités de Bangui ont demandé le départ de quatre cadres de la MINUSCA, la mission des Nations Unies en Centrafrique depuis 2014. La demande a été signée du Ministre centrafricain des Affaires Etrangères.

Zlako Bars Dimitroff, chef de bureau de Coordination, Torres Ray, Directeur des Affaires Politiques, Carlos  José, responsable de la coordination du 3ème arrondissement de Bangui et Keita Mamady Rouge, agent de la MINUSCA détaché dans le 3ème arrondissement, sont les quatre cadres de la MINUSCA visées par le gouvernement qui veut leur départ en l’espace d’une semaine.  

Comme pour justifier sa décision, le gouvernement centrafricain accuse ces cadres de « comportements et agissements antinomiques au code de bonne conduite » qui encadre les relations entre l’Etat centrafricain et la MINUSCA. Les quatre cadres pourraient, selon la lettre du Ministre des Affaires Etrangères, intéressés la justice centrafricaine s’ils ne quittent pas le pays dans le délai, précise le gouvernement centrafricain.

Les autorités de Bangui sortent les gros moyens dans ce dossier 24 heures seulement après une manifestation organisée par des jeunes du Mouvement des Patriotes Centrafricains pour la Paix  (MPCP) pour appeler au départ de ces agents de la MINUSCA. Simple coïncidence ou arrangement subtil ?

De sources autorisées, le mouvement à la base de cette idée bien qu’officiellement tenu par des jeunes centrafricains, est porté dans l’ombre par un sujet ivoirien qui est conseiller à la présidence de la République. La décision prise par le gouvernement au lendemain de la manifestation des jeunes patriotes ne surprend guère. Le défilé des membres du gouvernement lors de la manifestation et l’attention portée à cette initiative étaient pour préparer la décision ultime qui est tombée ce 18 février 2020.  

Alors, l’idée du départ de Zlako Bars Dimitroff, Torres Ray, Carlos  José, et Keita Mamady Rouge viendrait de hautes autorités qui ne digèrent pas les rapprochements entre certains leaders de groupes armés et ces agents de la MINUSCA. Dans ce cas de figure, la MINUSCA peut engager des discussions avec le haut sommet de l’Etat pour éviter de perdre la face ou s’exécuter pour ne pas pousser le gouvernement à mettre en application les mesures fortes pour aussi sauver sa face. Il est possible que les cadres ciblés soient affectés dans une autre mission des Nations Unies comme le souhaite le libellé de la lettre du gouvernement centrafricain.

Interrogé, Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSA, a fait savoir que des "discussions sont ouvertes avec le gouvernement centrafricain au sujet des collègues accusés d'être en connivence avec des groupes armés".

RJDH

mercredi, 19 février 2020 13:07 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le spectre de pénurie d’eau plane sur Bangui

BANGUI, le 16 février 2020 (RJDH)--- La pénurie d’eau reprend à Bangui, c’est un problème qui revient chaque saison sèche. Une situation qui freine aussi les activités quotidiennes du ménage et joue négativement sur les études surtout pour les élèves qui passent des heures au point d’eau.

L’on se souvient encore de l’an passé où les Centrafricains font face à une pénurie d’eau sans précédent à cause notamment des problèmes techniques que traverse la société nationale d'approvisionnement en eau. Cette pénurie d'eau, qui dure, avait énervé les habitants, dont certains ont lancé une campagne de contestation sur les réseaux sociaux appelée "bidons jaunes".

Face à cette situation, le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada avait convoqué à l’époque une réunion de crise avec les responsables de la Sodeca et le ministre en charge de l’Energie et de ressources hydrauliques, Herbert Gotran Djono Ahaba, afin d'identifier ensembles des solutions rapides à ces pénuries.

Au sortir de cette rencontre d’urgence, le gouvernement avait promis réaliser 1 000 milles forages dans le pays dont une centaine dans la ville de Bangui, pour alléger les difficultés d’accès à l’eau potable de la population.

Selon une enquête RJDH sur la réalisation de ces forages, une cinquantaine sont déjà construits dont une partie est réalisée par le Gouvernement et l’autre par les partenaires dans les arrondissements les plus affectés par cette pénurie.

Mais sur les 58 forages, le Gouvernement par le biais de l’Agence Nationale d’Eau (ANEA) devrait initialement en principe réaliser 20 dans cette première tranche, malheureusement ce qui n’est pas le cas sur le terrain. Le constat révèle que dans les quartiers ciblés tels que Bangui-M’poko, Vara, Gobongo 3 derrière le marché, l’Eglise Bèdé, Galabadjia vers l’espace Lingatere, Cité Ngombé dans les environs du marché combattant, Gobongo vers la station, ces forages ne sont pas encore faits et d’autres inachevés.

Une situation qui n’encourage pas du tout l’accès à l’eau potable dans la capitale et pourtant les autorités centrafricaines avaient annoncé l’an dernier le versement de 120 millions FCFA à la direction générale et l’équipe technique de l’ANEA pour la construction de ces 20 forages. Dans les faits, selon le tableau de réalisation de la direction générale de l’hydraulique, seulement 12 forages sur 20 ont pu être construits.

Si du côté du gouvernement, les travaux avancent péniblement, 38 forages ont pu être finalisés dans le cadre de ce projet par des partenaires diversifiés notamment L’UNICEF qui a construit 10 forages, 20 pour PARCB et 8 faits par PESPA, ce qui fait au total 38 plus les 12 réalisés dans le 4e, 5e, 8e, Bimbo et Begoua par l’ANEA.

Les travaux de construction de 50 autres forages pour atteindre le nombre exact des 100 forages dans la ville, seront lancés dans la semaine, selon l’Agence Nationale d’Eau en Centrafrique.

Ketsia Kolissio

dimanche, 16 février 2020 13:58 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le Gouvernement Centrafricain et l’Union Européenne s’accordent sur les priorités politiques du pays

BANGUI, le 13 février 2020 (RJDH)---Le gouvernement centrafricain et l’Union Européenne se sont accordés sur les priorités politiques et stratégiques à l’issue du dialogue politique entre les deux parties mercredi 12 février. Cinq points ont été débattus au cours de cette rencontre entre autres l’appui budgétaire à la mise en œuvre de l’accord de paix et au processus électoral.

Cette nouvelle session du dialogue politique répond à la volonté des relations entre l’UE et les pays ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique) pour discuter de façon soutenue et régulière sur toutes les questions d’intérêt mutuel prévue par l’article 8 de l’accord de Cotonou.

Les deux parties ont abordé toutes les grandes priorités du partenariat multidimensionnel, notamment la coopération pour le développement, mais aussi la mise en œuvre de l’accord de paix, les élections, la bonne gouvernance, la justice et les droits de l’homme et la réforme du secteur de sécurité, domaines dans lesquels l’UE joue un rôle de premier plan en tant que partenaire et bailleur de la RCA.

Un appui salué par le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, qui a indiqué tout est prioritaire et urgent pour le pays. « Nous avons un pays en relèvement dans lequel tout est urgent, tout est prioritaire. Mais aujourd’hui, nous nous concentrons sur la restauration de l’autorité de la paix à travers les instruments que nous nous sommes donnés à travers l’APPR. Il faut que le DDR soit fait, que les USMS soient opérationnelles. Donc, nous devons tout faire pour que nous allions à des élections apaisées, transparentes », dit-il.

Dans le même ordre d’idée, Samuela Isopi, ambassadeur de l’Union Européenne en Centrafrique, reconfirme l’engagement de l’UE en faveur des élections à travers un soutien financier global programmé de 17,5 millions d’euros. « Le soutien de l’UE au processus est de permettre au gouvernement et aux institutions concernées effectivement de respecter le calendrier qui est prévu. Nous avons reçu aussi la confirmation d’une adoption formelle que l’Union Européenne apportera au programme qui sera géré par le PNUD », a indiqué Samuela Isopi.

Les financements de l’UE en appui aux différents piliers de l’accord de paix, notamment la consolidation de l’Etat et de ses institutions, la restauration de l’autorité de l’Etat, la justice et la réconciliation, la réintégration dans les USMS (formation des premiers 539 éléments à Bouar), se situent depuis la signature de l’APPR à plus de 250 millions d’euros. Depuis 2014, l’UE a mobilisé environ 900 millions d’euros en appui à la RCA dont bénéficie la moitié de la population centrafricaine à travers le Fonds Bêkou.

Vianney Ingasso

jeudi, 13 février 2020 15:42 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : L’opposition centrafricaine se réunit dans une nouvelle coalition

BANGUI, le 10 février 2020 (RJDH)---L’opposition démocratique centrafricaine se réunit au sein d’une nouvelle plateforme politique dénommée « Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 » (COD 2020). L’annonce a été faite samedi 08 février à Bangui au siège de l’URCA après l’adoption de la charte de l’opposition.

Les principales formations politiques de l’opposition centrafricaine ont adopté samedi 08 février la charte de l’opposition démocratique sous la dénomination « Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 ». La signature de la charte est prévue pour le mardi 11 février 2020 ainsi que la désignation de celui qui sera son leader.

Comme toute organisation politique, la COD 2020 s'est fixée pour but la défense de la démocratie et des citoyens par rapport à leur droit à vivre en paix, selon Anicet Georges Dologuele. « Les élections sont des opérations techniques. Ce n’est pas à force de marteler dans toutes les réunions que les délais seront tenus, qu'ils seront tenus. C’est des opérations techniques donc nous devons veiller à ce que chaque étape soit respectée et dans des conditions acceptables », a indiqué Anicet Georges Dologuele, chef de file de l'opposition centrafricaine.

Le Président de l’URCA a précisé que cette coalition de l’opposition ne se versera pas dans une opposition stérile ou farouche. « Nous sommes vigilants. Nous ne contestons rien, mais nous voulons que les choses se passent bien dans le pays », a-t-il déclaré.

Pour mémoire, une première rencontre similaire s’était déjà tenue au mois de novembre 2019 en vue de la création d’une coalition de l’opposition démocratique. 

Vianney Ingasso

lundi, 10 février 2020 15:23 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Moussa Faki Mahamat salue l’action de l’Union Africaine en Centrafrique

ADDIS-ABEBA, le 10 février 2020 (RJDH)---Au 33e Sommet de l’Union Africaine ouvert hier, 09 février 2020 à Addis-Abeba (Ethiopie), le président de la Commission de l’Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat a salué les efforts de son institution pour le rétablissement de la paix en République Centrafricaine (RCA). Pour cette rencontre, les conflits qui minent le continent retiennent l’attention des Chefs d’Etat du continent, d’où le thème : « Faire taire les armes » en Afrique.

A la tribune, le président de la Commission de l’Union Africaine (UA) a rappelé l’action de l’institution régionale en Centrafrique et au Soudan qui ont permis de faire avancer la paix dans ces pays. Ce qu’a reconnu le Président F.A Touadera qui a noté que « la RCA qui a toujours bénéficié de la sollicitude de l’Union Africaine, ne ménagera aucun effort pour apporter son soutien à l’adoption de la doctrine de l’Union Africaine sur les opérations de soutien à la paix, pour la mise en place de la Force Africaine en attente, (…) ».

Mais, Moussa Faki a déploré la crise persistante en Libye et au Soudan du Sud, tandis que d'autres foyers ont été créés au Mozambique et au Cameroun, ainsi les actions déstabilisatrices des groupes terroristes dans la bande sahélo-saharienne. Face à ces défis de paix et de sécurité, le président de la Commission a évoqué dans son discours le grand désir de l'UA d’être le fer de lance de la résolution des conflits du continent et souhaite « des solutions africaines aux problèmes africains ». Cependant, l’opinion est pessimiste sur cette volonté, car une décision similaire avait été prise par l'UA en 2013 afin de « mettre un terme à toutes les guerres en Afrique d'ici à 2020 ».

L’UA pourra-t-elle devenir un acteur clef dans la résolution des conflits ?

Pour surmonter ce défi « des solutions africaines aux problèmes africains », il est d’abord indispensable que les pays membres de l’organisation continentale mette un terme à leurs dissensions et ne soient plus de foyer de déstabilisation pour leur voisin.  Pareillement, les 54 Ettas membres de l’UA devront décider sur l’autofinancement de l’institution par « le prélèvement de 0,2% sur les importations des pays », comme a préconisé le Président Paul Kagame dans son rapport.  Cet argent servirait au financement de l’UA et ses missions de paix.

A ce titre, AFP a indiqué que selon le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG), l'UA devrait inclure dans ses priorités la finalisation d'un accord avec l'ONU afin que celle-ci finance à hauteur de 75 % ses missions de maintien de la paix approuvées par le Conseil de sécurité de l'ONU. Un dossier que M. Guterres a évoqué hier devant l'UA. « Les missions de maintien de la paix africaines doivent jouir d'un financement prévisible garanti par des contributions obligatoires », a-t-il plaidé.

Fleury Agou

 

lundi, 10 février 2020 15:16 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Les engagements du gouvernement et des groupes armés

BANGUI, le 07 février 2020(RJDH)----Négocié et paraphé à Khartoum, l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR) a été signé le 06 février 2019 à Bangui.  Au terme dudit accord, il y a 21 engagements pour le gouvernement centrafricain  et 10 autres  pour les groupes armés.

Des engagements politiques, en passant par les questions sociopolitiques, la défense et sécurité, la justice, réconciliation nationale et questions humanitaires, cet accord contient entre autres,  pour les groupes armés, la légitimité des institutions démocratiques du pays, l’ordre constitutionnel, l’intégrité territoriale et l’unicité de l’Etat centrafricain. 

Les groupes armés ont pris les engagements de renoncer à tout recourt à la violence pour faire valoir toute forme de revendication, qu’elle soit politique sociale ou économique et par conséquent, mettre fin de manière immédiate complète et irrévocable à toutes les hostilités et formes de violence  entre eux, contre les agents de l’Etat, les forces de défense et de sécurité, les personnels de l’ONU et tous les acteurs humanitaires ainsi qu’aux exactions sur la population civiles.

Ils doivent s’abstenir de tout acte de destruction ou d’occupation illégale des bâtiments et sites publics, tels que les écoles et les lieux de cultes, les sites des déplacées ainsi que de tout acte de pillage ou de violation. Les 14 groupes armés, signataires de l’accord,  se sont engagés à dissoudre leurs mouvements armés sur toute l’étendue du territoire et mettre fin à toutes formes de recrutement et de renoncer à l’exploitation illicite des ressources naturelles et au trafic illégale des armes.

Le Gouvernement dès la signature de l’accord est appelé à mettre en place un gouvernement inclusif, regroupant les groupes armés. Un comité répressif de suivi doit être mis en place, 30 jours après la signature. Conduire jusqu’à l’adoption de la Loi sur la décentralisation dans un délai de 60 jours, mettre en place un groupe de travail sur la relecture de la Loi sur les partis politiques, le statut d’anciens Chefs d’Etat, engager la Haute Autorité pour la bonne gouvernance à l’adoption de la Stratégie de bonne gouvernance.

Sur le plan Socio-économique.

D’autres engagements du gouvernement, c’est de développer un programme d’urgence de réhabilitation des communautés à la base à travers les chantiers d’infrastructures socio-économiques dans chaque préfecture à savoir : (le marché, le centre de santé, les points d’eau, l’école, etc... la signature de l’Accord avec une cartographie d’infrastructure à délivrer pour chaque préfecture. Il est prévu également l’initiation de quatre fora pour le développement régional à Birao, Bangassou, Bouar et Mbaïki, et enfin l’identification de filières de production et de création d’emplois.

Cyrille Wegue

 

vendredi, 07 février 2020 14:33 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Les garants et facilitateurs se félicitent des avancées enregistrées un an après la signature de l’Accord

BANGUI, le 07 février 2020 (RJDH)----A un an, les garants et les facilitateurs, notent des progrès enregistrés après la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation le 6 février 2019. Malgré ces avancées,  la MINUSCA et la CEEAC indiquent que « beaucoup restent à faire » et comptent utiliser le régime de sanction.

L’accord a permis des avancées extrêmement importantes à travers « le déploiement de l’autorité de l’Etat dans certaines préfectures du pays, le désarmement des groupes armés et la mise en place de l’unité spéciale mixte de sécurité dans l’ouest de la RCA dont les membres sont en cours de formation », note Vladimir Monteiro porte-parole de la Minusca, malgré, « la persistance de violences dans le pays, mais suite à cet accord, il y a eu une baisse de violences. L’accord a permis le processus de DDRR dans l’Ouest, il y a eu le déploiement de l’autorité de l’Etat notamment des FACA à Kaga-Bandoro, à Bria, à Alindao. En dépit de ces avancées, il y a eu des violations extrêmement graves, à Paoua, Alindao, Bambouti », a reconnu le porte-parole de la mission onusienne.

La nouvelle étape, selon Vladimir Monteiro, ce sera l’application "des régimes de sanction conformément à l’article 35 de l’accord".

Même si quelques avancées ont été enregistrées un an après, Adolphe Nahayo, Représentant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) en Centrafrique, indique que beaucoup restent à faire, « le premier défi, c’est d’abord l’appropriation de l’accord par les centrafricains eux-mêmes. Parce que dans l’opinion, certains croient que c’est la communauté internationale qui a imposé cet accord, en particulier la CEEAC et l’Union Africaine qui l’ont préparé avec le Gouvernement et les groupes armés, et que c’est un accord qui ne tient pas compte des intérêts des centrafricains en général. La deuxième chose c’est évidemment la bonne foi des parties parce que la population peut s’approprier de l’accord et si les groupes armés ne respectent pas leurs engagements intégralement cela peut aussi poser de problème. Mais pour cela, j’ai confiance et comme je le disais précédemment, je pense qu’on avance bien», a fait valoir Adolphe Nahayo.

L’article 22 de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine stipule que : « les Etats et les organisations internationales ayant constitué le panel de facilitation de l’initiative africaine sont les garants et facilitateurs du processus de paix et de réconciliation en Centrafrique. A ce titre, « ils prennent des mesures pour encourager les différentes parties à respecter leurs engagements ».

Nadège Kokada

vendredi, 07 février 2020 14:29 Écrit par Dans Politique
Page 5 sur 8