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Centrafrique : Treize mesures prises par les autorités visant la riposte contre le Covid-19

BANGUI, le 14 avril 2020, (RJDH)--- Entre le 14 mars et le 14 avril 2020, les autorités centrafricaines ont pris plusieurs mesures pour barrer la route à l’avancée de cette maladie dans le pays. Quelles sont ces mesures.

Le 26 mars 2020, c’est la seconde déclaration du Président de la République qui est rendue publique sur les ondes de la radio nationale suite à la détection du 5ème cas le 24 mars faisant craindre le pire dans le pays avec des cas de plausible contamination locale.

Treize (13) mesures sont édictées pour une période de 15 jours renouvelables si nécessaire visant à lutter contre la propagation de cette maladie à travers le pays à savoir : La suspension des entrées en République centrafricaine, si nécessaire, les voyageurs non centrafricains en provenance ou ayant transité au cours des derniers 15 jours à travers les pays à transmission locale.

Ceci, à l’exception des diplomates et des organisations non gouvernementales humanitaires et internationales. La fermeture de tous les établissements préscolaires, scolaires et universitaire; La suspension de cérémonies des cultes religieux regroupant plus de 15 personnes ; La fermeture des bars dancings et buvettes. 

En ce qui concerne les restaurants, caves et dépôt de vente de boissons, le Président a fait savoir que des dispositions spéciales seront prises. L’interdiction a également été faite pour des rassemblements publics de plus de 15 personnes. Il a également annoncé la fermeture de l’aéroport, si nécessaire, à l’exception des vols humanitaires, des vols cargos, des aéronefs en difficultés, des escales techniques sans débarquement des passagers ou des vols spéciaux autorisés. L’interdiction totale de sortir de son lieu de quarantaine à toutes personnes suspectes, sauf décision médicale. L’obligation d’isolement pour les cas confirmés et la prorogation de la période quarantaine et de confinement de 14 à 21 jours en fonction des donnés épidémiologique. La déclaration obligatoire aux autorités sanitaires de tous sujets suspects au Corona Virus. La limitation des cérémonies de deuils, de mariage, de dot à la strict limité familiale ainsi que la restriction de mouvement de population entre Bangui et les provinces ainsi que l’établissement des comités locaux de crise dans les provinces. 

Ensuite, le 27 mars, c’est un arrêté interministériel signé du ministre de l’intérieur et celui du transport sur instruction du premier ministre qui a été rendu public. L’arrêté fait mention de limitation du nombre de passagers dans les véhicules de transport public et privé inter et intra urbain et fixant les nouvelles mesures en matière de circulation routière en république centrafricaine, en application des mesures complémentaires de prévention et de lutte contre covid-19.

Pour les bus, mini bus et les autocars, la moitié du nombre de places assises offertes, y compris le conducteur et le personnel de bord, idem pour les autres véhicules automobiles à savoir les taxis, véhicules administratifs et véhicules des particuliers, la moitié du nombre des places assises offertes y compris le chauffeur;  Quant aux camions et les gros porteurs, outre le chauffeur, un seul passager en cabine et aucun passager sur les marchandises, en dehors du personnel de bord; Pour les motos, un seul passager à l’arrière du conducteur.

A l’article 2 de cet arrêté, il est également dit, pendant la même période le port de masque et de gants est obligatoire pour les chauffeurs, les passagers et le personnel de bord durant tout le trajet.

Les fréquentations aux abords ou à l’intérieur des gares routières qui ne sont pas liées à l’exploitation ou à l’activité desdits gares sont formellement interdites pendant la période précitée, selon l'article 3.

 Ce délai expiré, ces disposions ont une fois été reconduites à compter du vendredi 10 avril sur décision du Premier Ministre. Les lieux de service fondamentaux à l’image des magasins, restaurant et bien d’autres sont priés d’accroitre les mesures barrières afin de minimiser le risque de contamination à Covid19. 

Cyrille Wegue 

mardi, 14 avril 2020 13:34 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Décalage ou élections à bonne date, Crépin Mboli-Goumba souhaite une concertation des forces vives de la nation  

BANGUI, le 13 avril 2020, (RJDH)--- Me Crépin Mboli-Goumba, président du PATRIE, dans une interview accordée au RJDH ce dimanche, appelle à une concertation nationale à propos de la prorogation du mandat présidentiel porté par les députés proches du pouvoir de Bangui. Car, selon lui, cette démarche est contradictoire au regard de la Loi fondamentale.

Candidat déclaré au présidentiel de 2020, Crépin Mboli-Goumba pense que c’est complètement dérisoire et contradictoire pour le pouvoir en place de dire que les élections auront lieu à bonne date d’un côté, et de l’autre côté, initié une pétition pour proroger le mandat du Président et des députés. Pour lui, le génie centrafricain voudrait que les forces vives de la nation se réunissent pour trouver une solution à cette aventure.

« Face au flou qu’entretient le pourvoir en place à travers d’une part, des incessants discours affichant sa volonté de tenir le calendrier électoral et d’autre part, la pétition des Elus de la nation allant à contre-courant de ce que clame l’exécutif », relève le Président du PATRIE.

Non partisan de la transition, Crépin Mboli-Goumba a également fait mention de ce que le mandat du président n’est pas de l’ordre d’une disposition modifiable dans la constitution centrafricaine : « le Patrie de Crépin Mboli-Goumba n’est pas partisan d’une quelconque transition », dit-il, tout en relevant que cette question doit être discutée, « si d’aventure on modifiait le calendrier électoral et que le mandat du Président arrivait à terme sans organisation de l’élection présidentiel, le Président de la République ne serait plus Président de la République.  Et dans cette hypothèse, le génie centrafricain voudrait que les forces vives de la nation se réunissent pour trouver une solution », a-t-il suggéré. 

De l’avis de Crépin Mboli-Goumba et de son parti le PATRIE, « nous sommes dans une belle contradiction où d’un côté, le gouvernement nous dit que les élections auront lieu à bonne date, c’est-à-dire le 1er tour le 27 décembre 2020, et de l’autre côté, initie une pétition pour une prorogation du mandat présidentiel ou du mandat des députés. Il faut choisir. Soit, on nous rassure et nous dit, qu’effectivement les élections auront lieu à bonne date, auquel cas, dit-il,  c’est complètement dérisoire et contradictoire d’initier cette pétition que de nous dire, il y aura des problèmes, on va être obligé de revoir le calendrier. Et dans cette hypothèse-là, il faut que les forces vives de la nation arrivent à donner leur point de vue », a conclu Crépin Mboli-Goumba.

Dans la foulée la Synergie Centrafricaine très proche du pouvoir en place soutient la démarche des élus de la nation allant dans le sens d’apporter à la constitution des dispositions visant à proroger leur mandat et celui du chef de l'Etat.

 Cyrille Wegue

 

lundi, 13 avril 2020 13:23 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Que doit-on retenir de maladie à coronavirus face à l’insuffisance des dispositifs sanitaires dans le pays ?

BANGUI, le 13 avril 2020 (RJDH)--- La crise de maladie à coronavirus révèle l’échec politique des régimes successifs en matière de santé publique incapable d’offrir des services de soins de qualité aux populations centrafricaines après 60 ans d’indépendance.

Face à la progression inquiétante de la pandémie de maladie à coronavirus en Centrafrique, et la réponse proposée par le gouvernement, se pose la question de la pertinence des mesures annoncées par le gouvernement, avec des mises en quarantaines plus ou moins respectées, la suspension des vols en provenance des pays infectés, avec la fermeture des frontières, les inquiétudes sont dans les esprits quant aux capacités du pays à faire face à cette maladie en cas de généralisation.  

Après 60 ans d’indépendance, il est à noter avec amertume que le système de santé est déficitaire, la capacité de réponse des pouvoirs publics est très inefficace, et « il est encore plus difficile d'avoir la discipline des populations parce que la promiscuité, la pauvreté, la vie sociale rendent très compliquées les mesures préventives », selon les observateurs.

Cette faiblesse de plateau technique sanitaire reflète l’échec politique des régimes successifs qui n’ont pas pu offrir au pays des services de santé de qualité. Pour les chercheurs et observateurs sociopolitiques, cette crise de maladie du nouveau coronavirus a démontré inexorablement les limites de nos gouvernants qui ne sont pas préoccupés à l’idée d’offrir des infrastructures sanitaires de pointe à travers la formation des médecins spécialistes.

« Dans les quartiers les plus défavorisés par exemple, il n’est pas rare qu’une famille de 5 ou 6 personnes vive entassée dans une même pièce. L’eau courante est rare, et les toilettes sont souvent communes aux habitants des alentours. Difficile dans ces conditions d’appliquer les règles d’hygiène répétées en boucle par les autorités ou les mesures de distanciation sociale. Ces failles font craindre que ces populations soient les plus à risque », relève un enseignant-chercheur en anthropologie à l’Université de Bangui. 

En clair, Après six décennies d’indépendance, les services sanitaires adéquats font défaut dans le pays faute de gouvernance responsable qui devrait se traduire par l’amélioration de conditions de vie des centrafricains à travers la construction des infrastructures sociales de base.

RJDH

lundi, 13 avril 2020 12:22 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : le pays table sur 133 milliards pour le budget de lutte contre la maladie à coronavirus

BANGUI, le 09 avril 2020 (RJDH)---Face aux élus de la nation ce mercredi, Firmin Ngrebada, Premier Ministre Centrafricain, annoncé que le pays table sur un budget de plan de riposte contre la maladie à coronavirus estimé à 133.486.544.990 FCFA.

Le Premier Ministre Firmin Ngrebada était ce mercredi 8 avril 2020 devant la Conférence des Présidents des Commissions de l'Assemblée Nationale. Les élus de la nation veulent avoir des éclaircissements sur la réponse du Gouvernement à la pandémie du Covid 19 en République Centrafricaine.

« Nous voulons mesurer le degré d'engagement du Gouvernement surtout son plan en cas de généralisation de Covid 19 », a confié au RJDH un député présent à cette rencontre.

Dans son intervention, le premier ministre Firmin Ngrebada a annoncé aux députés que le Gouvernement, dans son plan de riposte, a établi un budget à hauteur de 133.486.544.990 FCFA

En poursuivant, Firmin Ngrebada a indiqué que « ce montant pourrait augmenter après l'adoption du plan d'action national de riposte à la pandémie à Coronavirus ».

Pour la COD-2020, il y a un manque de transparence dans la gestion des appuis financiers alloués par les partenaires extérieurs dans la lutte contre le Covid19.

Vianney Ingasso

 

jeudi, 09 avril 2020 14:08 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le pays suspend la navigation fluviale avec plusieurs villages de la RDC et du Congo Brazza

BANGUI, 08 avril 2020 (RJDH)---Le ministre des Transports Djoubaye Abazene a suspendu par arrêté, la navigation fluviale entre Bangui et plusieurs villages de la RDC et du Congo Brazza. L’arrêté est rendu public depuis le 03 avril 2020.

L’arrêté du ministre des Transports s’inscrit dans le cadre des mesures préventives contre le corona virus. Le document a suspendu pour quinze jours, renouvelable, la navigation entre Bangui et Zongo, une ville de la RDC qui se situe en face de la capitale centrafricaine et où les échanges avec la RCA sont intenses.

Cette suspension concerne aussi six autres localités de la République Démocratique du Congo et du Congo Brazzaville, localités très fréquentées par les Centrafricains engagés dans le commerce. Ainsi la navigation entre la République Centrafricaine et Betou et Dengué, du Congo Brazza et Zambi, Pandu, Elaka et Dougé de la RDC sont désormais impossible pour la durée considérée.

Les activités commerciales entre Bangui et les localités ciblées par cette suspension, sont intensives durant toute l’année. Cette suspension risque d’impacter ces relations commerciales qui constituent les sources de revenus de plusieurs centaines de Centrafricains qui pour certains sont des navigants et d’autres des commerçants.

RJDH

mercredi, 08 avril 2020 12:17 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : L’Assemblée nationale projette l’idée d’une mobilisation interne de fonds pour la lutte contre le Covid 19

BANGUI, le 07 avril 2020 (RJDH)----Les députés centrafricains travaillent à l’interne pour mobiliser de l’argent afin de soutenir la lutte contre Covid 19. L’idée a été émise et validée le 06 avril dernier lors de la conférence extraordinaire des présidents.

Cette information RJDH est confirmée par plusieurs députés qui affirment soutenir l’initiative de la conférence des présidents. Selon nos sources, la conférence des présidents a proposé que chaque député puisse donner 50 000 FCFA pour soutenir cette initiative. C’est une somme de 7 millions que l’Assemblée Nationale pourrait mobiliser pour impulser la lutte contre le coronavirus.

L’idée n’est pas encore arrêtée mais elle semble déjà soutenue par une grande majorité des élus de la nation. L’initiative de l’Assemblée Nationale pourrait inspirer d’autres institutions de la République et des structures privées.

En Afrique plusieurs pays se sont déjà inscrits dans cette dynamique. C’est le cas du Rwanda où le salaire des ministres, députés et d’autres cadres de l’Etat seront utilisés ce mois pour combattre la pandémie. Au Maroc, les députés ont remis la totalité de leur salaire pour soutenir la pandémie. Au Malawi, le président n’aura droit qu’à la moitié de son salaire et la moitié sera utilisée pour la lutte contre le coronavirus.

L’Etat ivoirien a mobilisé 95 milliards de FCFA soit un peu plus de 40% du budget annuel de la RCA pour lutter contre le coronavirus. Le Sénégal plus de 300 milliards de FCFA, ce qui dépasse le budget de la RCA pour une année. En Centrafrique, le gouvernement n’a toujours pas annoncé ce qu’il entend dégager sur fonds propres pour soutenir la lutte contre pandémie qui ravage le monde et déstabilise l’économie de tous les pays.

RJDH 

mardi, 07 avril 2020 15:33 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : L’ambassade de France confirme la mort d’un soldat français dans un camp militaire à Bangui

BANGUI, le 06 avril 2020 (RJDH)---Un militaire français en détachement en République Centrafricaine est retrouvé mort dans la matinée du dimanche 05 avril 2020. Une information RJDH confirmée par l’ambassade de France en Centrafrique.

Le militaire mort est un adjudant de l’armée française en poste en République Centrafricaine depuis cinq mois. Il s’appelle Jean Bernard Russon et était chargé du dépôt des munitions du détachement opérationnel français dans le pays.

Selon les premières informations RJDH, le militaire est mort dans sa chambre et ce n’est que le matin que ses compagnons d’armes l’ont retrouvé. Le ministère français des armées dans un communiqué n’a pas donné des précisions sur les causes de cette mort subite. L’ambassade de France en Centrafrique, contactée par le RJDH n’a pas souhaité se prononcer sur le dossier. Elle dit n’avoir pas encore des précisions sur cette disparition.

Au moment où la République Centrafricaine fait face à la pandémie du covid 19, de pareilles situations ne peuvent que renforcer l’inquiétude déjà grandissante au sein de la population.

RJDH     

lundi, 06 avril 2020 21:56 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le KNK dénonce un acharnement judiciaire déguisé contre François Bozize

BANGUI, le 05 mars 2020 (RJDH)---Le KNK dénonce un acharnement judiciaire déguisé contre François Bozize. Une réaction en lien aux opérations militaires lancées non loin de sa résidence le vendredi dernier soldant à l’arrestation de 6 personnes présentées comme des ex miliciens antibalaka. Position exprimée ce samedi lors d’un point de presse animé à Bangui.

Au lendemain des opérations conjointes des forces de sécurité intérieures et forces de défense et de sécurité contre un groupe de personnes appréhendées qui, selon le parquet général, fomenteraient un coup de force pour libérer quelques éléments des antibalaka détenus à la Maison d’arrêt de Ngaragba, et ce à quelques encablures de la résidence actuelle de l’ancien chef d’Etat François Bozize, le KNK dénonce un acharnement déguisé contre le leader de ce parti

« L’opinion publique, tant nationale qu’internationale, a suivi le flot de haine et d’accusations mensongères déversé par les communicants du régime de Bangui à l’encontre du Président Fondateur du KNK suite à l’arrestation de 16 personnes au domicile du Ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme le samedi 28 mars 2020. En effet, à compter de cette date, l’ancien Président de la République François Bozize et sa formation politique n’ont eu de cesse de faire à nouveau l’objet d’accusations les présentant comme les instigateurs d’un putsch en gestation », dénonce Christian Guenebem, porte-parole du KNK.

En prenant à témoins la communauté internationale, le porte-parole du parti KNK dit condamner cet acte qu’il qualifie de provocation. « Le dispositif militaire a été déployé à proximité de la résidence du président fondateur du KNK sis route de Pindao, il ne nous a pas fallu bien longtemps pour comprendre les intentions réelles de ces hommes lourdement armés, notamment ceux des forces spéciales de la garde présidentielle qui ont tenté une progression à pied après avoir stationné leurs véhicules à l’entrée de Pindao. C’est suite à l’intervention de Jean Francis Bozize, sorti à leur rencontre pour leur présenter le risque élevé de dérapage de la situation qu’ils étaient en train de provoquer que ces derniers ont semblé entendre raison et ont décroché de quelques centaines de mètres », a-t-il relaté.

Le parquet général contacté sur la question, a indiqué qu’à ce jour aucun mandat d’arrêt de perquisition n’a été émis contre l’ancien Président de la République.

RJDH

dimanche, 05 avril 2020 12:20 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le président procède à un léger remaniement gouvernemental

BANGUI, le 1er avril 2020(RJDH)---Le Président centrafricain a procédé ce jour à un léger remaniement ministériel avec les nominations de quatre nouvelles personnalités.

Ce léger remaniement concerne deux ministères et deux ministères délégué. Le ministère de la modernisation des services publics revient à Armel Ningatoloum Sayo, chef du mouvement armé Révolution Justice (RJ) en remplacement Abdoulaye Miskine chef rebelle de FDPC qui n’a jamais pris fonction depuis sa nomination en mars 2019.

Hassane Bouba de l’UPC remplace Amadou Bi Aliyou, un autre cadre du même mouvement armé. Le colonel de l’armée Ismaël Kouagou, est nommé ministre délégué au DDR en remplacement de Noel Selesson, un autre militaire qui a démissionné de ces fonctions parce qu’en froid avec le président de la République sur la gestion du DDR. Issa Bi Amadou des 3R en difficulté relationnelle avec la hiérarchie du mouvement 3R, est remplacé par Baba Amazouda Tala.   

Ces remplacements concernent des personnalités issues des groupes armés qui sont en difficultés soit avec leur mouvement soit avec leur gouvernement.

RJDH

mercredi, 01 avril 2020 16:24 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : La CEMAC annonce la mobilisation de 90 milliards FCFA pour lutter contre le coronavirus

BANGUI, le 31 mars 2020 (RJDH)---Les gouvernements de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont annoncé la mobilisation une enveloppe de 90 milliards FCFA pour lutter contre le Covid-19 dans la sous-région, selon le communiqué final, sanctionnant la réunion extraordinaire du Comité de pilotage tenue samedi 28 mars à Brazzaville sur le Covid-19.

La crise sanitaire mondiale liée au Covid 19 s’accompagne d’ores et déjà de graves conséquences économiques pour l’Afrique, alerte la Conférence des Nations-Unies pour le commerce et le développement (CNUCED).

C’est dans cette optique que le Président congolais Denis Sassou Nguesso a invité la semaine dernière les ministres de l’Economie et des finances des pays de la CEMAC pour « l’examen des incidences économiques et financières du Covid-19 sur les économies de la zone CEMAC et les esquisses de solutions ». Des décisions ont été prises pour renforcer les moyens de lutte contre la propagation de la pandémie du Covid-19 tout en garantissant le fonctionnement régulier des Etats de la CEMAC.

« Les ministres de l’Economie et les experts de la zone CEMAC, ont pris des décisions en vue d’aligner la gestion des finances publiques de la zone sur les prévisions actualisées des recettes budgétaires et les dépenses publiques », fait-on savoir dans le communiqué.

Selon le communiqué ces décisions sont entre autres : « l’approbation d’une enveloppe de 90 milliards FCFA qui sera mise à la disposition de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) par la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale) pour le financement des projets des pays de la zone portant sur lutte contre la pandémie du Covid-19 et le renforcement des systèmes sanitaires nationaux ».

Pour réunir ce montant, le document final de la rencontre a précisé que « chaque Etat devrait soumettre des projets banquables à la BDEAC dans les plus brefs délais possibles au bénéfice de nos populations et la BDEAC veillera à une répartition équitable de cette ressource de 90 milliards F.CFA confiée à la Commission de la CEMAC. »

Pour la mobilisation de ce montant auprès des partenaires internationaux, la BDEAC et la BEAC ont été missionnées par les ministres de l’Economie et des finances.

Les six pays de la CEMAC sont aussi touchés par la maladie à Corona virus avec une centaine de personnes déjà enregistrées.

RJDH

mardi, 31 mars 2020 13:03 Écrit par Dans Politique
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