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Centrafrique : Aristide Briand Reboas se porte candidat à la présidentielle de 2020

BANGUI, 08 Septembre 2020 (RJDH) --- Aristide Bruno Reboas, président du Parti Chrétien Démocrate, a annoncé le lundi 07 septembre à Bangui sa candidature à la présidentielle de 2020. Au cœur de son programme politique, le rétablissement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire avec l’anéantissement des groupes armés.

Ancien directeur de services de renseignements sous le régime du Président Bozizé, Aristide Briand Reboas, place au cœur de sa politique la restauration de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire centrafricain. Ce qui selon lui passe par l’anéantissement des groupes armés.

« Dans le but de restaurer la sécurité, la paix en Centrafrique, il faut neutraliser toutes les forces nuisibles qui fragilisent la relance économique, à travers l’agriculture, l’élevage, le commerce », avant de lancer qu’« on ne négocie pas avec les groupes armés ».

Dans son discours de circonstance, le président du Parti Chrétien Démocrate (PCD) fait reposer sa politique de développement sur la jeunesse et les femmes. En retraçant l’histoire du pays, avant, pendant et après l’indépendance, « à 60 ans d’impédance, le pays a reculé par rapport aux pays de la sous-région », a constaté Aristide Bruno Réboas.

Sur la tenue à bonne date des élections, sans détours, il croit qu’il y aura inéluctablement un éventuel glissement dans le processus électoral. « C’est prévisible. Les opérations d’enrôlement des électeurs ne sont encore terminées à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Les électeurs n’ont pas encore leurs cartes. Toutes explications prouvent le glissement du calendrier électoral », a-t-il fait mention.

Par-dessus tout, le désormais candidat à la présidentielle de fin d’année, souhaite une élection transparente, inclusive, démocratique, afin d’éviter une éventuelle crise.

Auguste Bati-Kalamet

mardi, 08 septembre 2020 15:23 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : l’ancien président de transition, Michel Djotodia, attendu à Bangui en fin soirée

BANGUI, 05 septembre 2020 (RJDH)---L’ancien président de transition Michel Djotodia est attendu cet après midi à Bangui. Plusieurs sources ont confirmée cette information et précisent qu’il s’agit de son soutien à Touadera pour la présidentielle de décembre prochain en Centrafrique.

L’annonce de l’arrivée de Michel Djotodia devient virale depuis quelques jours sur les réseaux sociaux circulent. Le mobile de cette venue, selon des indiscrétions proches du pouvoir de Bangui, serait d’apporter son soutien au Professeur Faustin Archange Touadera à la présidentielle du 27 décembre 2020 en Centrafrique.

Cette information est confirmée par plusieurs proches de l’ancien président de la transition notamment de l’ethnie Rounga, qui veulent se désolidariser vis-à-vis de leur ancien leader.

Il sera là à partir de 17 heures, « pour le moment, il est entre Cotonou et Lomé à destination de Bangui », a rapporté au RJDH différentes sources généralement bien informées.

D’ores et déjà, la ligne adoptée par celui qui a été porté au pouvoir par la coalition Seleka, ne semble-t-elle pas faire l’unanimité au sein du camp FPRC. Seule l’ethnie Goula est toujours soudée à l’idéologie de Djotodia qui souhaite soutenir Faustin Archange Touadera.

De sources proches de la présidence contactée par le RJDH a confirmé l’arrivée dans quelques heures de Michel Djotodia mais se réserve tout commentaire à propos d’un quelconque d’un probable soutien dont il apporterait au président Touadera pour la présidentielle de décembre. « Je ne veux pas me prononcer dès maintenant, donc attendons d’abord », a lâché un ministre conseiller à la présidence

Le porte-parole du FPRC Aboubakar Siddik, a indiqué au RJDH que « personnes à la présidence ne veulent en parler ».

L'ex-président Michel Djotodia était à Bangui le 10 janvier, peu après le retour de son prédécesseur François Bozizé.

RJDH

samedi, 05 septembre 2020 12:20 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Israël Jonas Dacko se porte candidat à la présidentielle de 2020

BANGUI, 29 août 2020 (RJDH) --- Israël Jonas Dacko a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle, lors d’un point de presse, ce samedi 29 août à Bangui.

Sa priorité, une fois élu à la magistrature suprême de l’Etat, la restauration de la sécurité, la réhabilitation des infrastructures routières, la révision des conventions signées entre la RCA et les partenaires au développement. « Le pays ne dispose d’environ 843 kilomètres de routes bitumées et 25 000 kilomètres de route en terre et compris des pistes rurales », a relevé le désormais candidat.

 « L’insécurité a gagné plus de 90 % du territoire national, handicapant les cultures attelées sources de développement économique du pays ». C’est fort de ce constat que Jonas Israël Dacko fonde son engagement pour la première fois dans la course pour la conquête démocratique du pouvoir en Centrafrique.

Pour Israël Jonas Dacko, « la révision de convention internationale signée entre la RCA et les partenaires au développement est aussi un gage pour la restauration de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Nous pensons qu’il y a des choses qui méritent une accélération pour que notre pays, nos populations, accèdent à une paix durable comme jadis ».

La relance des activités agropastorales fléchies sous le coup de l’insécurité, sera placée au centre de son programme de développement pour la Centrafrique. « La culture du cacao, de la banane, du sorgho, du café, entre autres, a placé la RCA au premier rang mondial. Notre vision, c’est de revoir la coopération militaire avec la France, dans l’objectif de restaurer la sécurité dans le pays, pour reprendre la sérénité d'antan », a déclaré le candidat indépendant.

Auguste Bati-Kalamet

 

samedi, 29 août 2020 13:26 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : les Etats-Unis octroient environ 13,6 millions de dollars pour la communication des risques de la Covid-19

BANGUI, 27 août 2020 (RJDH) --- Le gouvernement américain a octroyé un montant d’environ 13,6 millions de dollars pour la lutte contre la Covid 19, a annoncé jeudi 27 août 2020, Madame Lucy Tamlyn, ambassadeur des USA en Centrafrique.

Cet appui concerne le développement des vaccins, aux produits thérapeutiques, aux efforts de préparation, de protection et d’autres formes d’assistances auprès des pays africains, selon la diplomate américaine en Centrafrique, Lucy Tamlyn.

« A travers ce fonds, les Etats unis d’Amérique fournissent à la Centrafrique un appui pour la lutte contre cette pandémie d’un montant de 13, 6 millions de dollars américains, pour la communication des risques, la prévention et le contrôle des infections dans les établissement de santé, l’aide humanitaire d’urgence », a soutenu l’Ambassadrice des USA.

Cette assistance, renchérit-elle, concerne également « l’approvisionnement en eau potable, la protection de la santé des personnes vulnérables pendant la pandémie. A cela s’ajoute à notre aide humanitaire existant, soit plus de 100 millions de dollars chaque an, qui soutiennent les personnes déplacées, les vulnérables et les réfugiés », a affirmé Madame Lucy Tamlyn.

Toutefois, selon l’Ambassadeur des USA, seul le respect des mesures barrières, le port de masques, la distanciation sociale, le lavage régulier des mains, pourra renforcer la protection de la communauté.

L’appui des Etats Unis d’Amérique (USA) dans la lutte contre la pandémie de la Covid-19 est estimé à environ 20, 5 milliards de dollars américain pour le continent africain.

Auguste Bati-Kalamet   

jeudi, 27 août 2020 14:55 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : des députés demandent l’annulation de l’arrêté fixant les prix de la carte d’identité à 6500 FCFA

BANGUI, 24 aout 2020 (RJDH)---Un groupe des députés ont introduit deux requêtes auprès du tribunal administratif de Bangui le 6 août pour la suspension et l'annulation de l’arrêté interministériel qui fixe le prix de la Carte Nationale d’Identité à 6500 frs contrairement à celui voté lors de l’adoption de loi de finances de 2020. 

La requête a été déposée au greffe du Tribunal administratif le 06 aout par un groupe de six députés qui estiment que l'arrêté interministériel n'est pas légal et qu'il ne peut venir se substituer à la loi de Finances qui avait déjà fixé le prix de ces papiers à 4500 frs.

Pour Augustin Agou, député du 1er arrondissement de Bangui, l’un des initiateurs de cette démarche auprès des instances judiciaires compétentes, plusieurs appels ont été lancés pour exiger du gouvernement, l’annulation de cette décision mais le prix est toujours maintenu en violation des dispositions légales, dit-il pour justifier leur initiative.

« Le ministre des finances nous a rassurés qu’il va retirer cet arrêté lors de la dernière session extraordinaire parlementaire, mais il ne l’a pas fait. C’est à lui d’initier un autre arrêté pour annuler le précédent et aujourd’hui rien a été fait et on continue à obliger les centrafricains qui sont démunis et beaucoup des jeunes qui sont en chômage d’aller verser à la caisse d’un particulier un montant de 6750 frs. C’est de l’arnaque. »

Cette illégalité a fait réagir certains centrafricains vis-à-vis du gouvernement qui, en plus de 6500 frs, payent une somme de 750 représentant le frais de photocopie pour prétendre à un récépissé.

Face à cette situation, le groupe des députés, demande au Tribunal administratif de voir la conformité de l’arrêté interministériel, « nous avons saisi le Tribunal administratif par ce que l’arrêté n’est pas conforme à la loi des finances. Pour le moment nous attendons que le tribunal puisse se prononcer sur la conformité », a confié au RJDH un des députés qui a souhaité garder l’anonymat.

En cas de non satisfaction, Augustin Agou, un des députés annonce, « qu’il attendra le gouvernement à la prochaine session budgétaire sur cette question précise », prévient-il.

Malgré la pression de l’Assemblée Nationale, les demandeurs de la carte nationale d’identité continuent de payer 6750 frs.

Ketsia Kolissio

lundi, 24 août 2020 15:31 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : L’URCA appelle à plus de responsabilités le Président Touadera face aux agissements de Didacien Kossimatchi

BANGUI, 23 aout 2020, (RJDH)---L’URCA prend acte de la déclaration de Didacien Kossimatchi sur les ondes de la radio nationale, samedi 23 aout, appelant les jeunes de son mouvement Talitha Koum à s’en prendre physiquement au leader de l’opposition démocratique, d’Anicet Georges Dologuélé. L'URCA appelle le Président de la République à prendre ses responsabilités face aux agissements de ce dernier. Position exprimée ce dimanche 23 aout 2020.

Pour l’URCA, par la voix de Christian Gazam Betty, conseiller en communication d’Anicet Georges Dologuele, le Président Touadera doit prendre ses responsabilités face à cet énième appel à la haine d’un des cadres de son parti. « Ce cadre du MCU a clairement dit que la jeunesse viendra saisir M. Anicet Georges Dologuélé sur les ondes de Radio Nationale. Ce cadre était entouré des directeurs de la radio et de la télévision dans une conférence de presse, et a fait une déclaration en faisant appel à la haine. C’est que le Président de la République est d’accord avec cela, non seulement le Président de la République, c’est que le ministre de la communication est d’accord avec cela, non seulement le ministre de la communication, c’est que le premier ministre est d’accord avec cela », note-t-il.

Face à cette déclaration, selon Christian Gazambeti, « La réponse de l’URCA, la réponse de la jeunesse de l’URCA est très simple. Nous demandons au président de la République une seule chose. M. le Président, un cadre de votre parti a dit, ils vont venir saisir M. Dologuélé. Notre réponse est : venez le chercher », a-t-il déclaré.

L’URCA ne va pas rester les bras croisés car elle entend saisir les instances de régulation des médias en Centrafrique à savoir le Haut Conseil de la Communication sur la question. « Nous allons très clairement saisir le HCC, nous allons très clairement saisir la radio nationale qui est notre radio pour demander des explications parce qu’un droit de réponse ne nous intéresse pas. Comment peut-on laisser aujourd’hui un centrafricain aller proférer des menaces envers un autre centrafricain sur la radio nationale qui appartient aux centrafricains. C’est parce qu’il est MCU, c’est parce qu’il est proche du pouvoir qu’il peut aller et de parler comme il veut, d’insulter comme il veut ? », s’est indigné Christian Gazambeti.

« Nous disons que l’opinion nationale et l’opinion internationale doivent mettre un grand coup d’œil sur ce qui est en train de se passer. Donc, le Président Touadera joue avec le feu », prévient-il.  

Pour rappel, la réaction de l’URCA fait suite à la sortie médiatique de Didacien Kossimatchi, en date du 22 aout estimant que le Président de l’URCA, selon ses dires, aurait traité les centrafricains de mouton lors d’une interview accordée à un média en place.

Cyrille Wegue

dimanche, 23 août 2020 13:01 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : le Rassemblement Démocratique Centrafricain s’aligne derrière ceux qui réclament du gouvernement le dialogue

BANGUI, 21 Aout 2020 (RJDH) --- Le président du Rassemblement Démocratique Centrafricain, Désiré Nzanga Kolingba, appelle à la tenue incessante de la concertation nationale réclamée par les forces vives de la nation en vue d’aller aux élections dans un climat apaisé. Position exprimée mercredi 19 dès son retour à Bangui après plusieurs mois d’absence dans le pays.

C’est après plus de 6 mois d’absence du pays que le leader du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) formule cette demande pour soutenir l’esprit du dialogue entre les dirigeants du pays pour aller aux élections en posant sur la table les questions sécuritaires. 

Les litiges doivent être réglés autour d’une table, suggère le leader du RDC. « Il est vrai qu’il y a beaucoup de perturbation, ce n’est pas la première fois. C’est pour cela que le RDC a toujours demandé et la paix et la concertation. Si nous avons la concertation, il y a possibilité que nous nous entendons. »

Pour Désiré Nzanga Kolingba, la concertation est impérative pour la réussite des élections de décembre 2020. « Nous ne sommes pas des ennemis. Nous sommes des frères d’un même pays. Retrouvons-nous pour que nous puissions échanger sur les lacunes du processus. Rien n’est parfait. L’homme a ses défauts et l’organisation humaine à ses défauts. Acceptons qu’il y ait des défauts, retrouvons-nous, discutons autour d’une table, ressortons ces défauts-là, corrigeons parce que nous sommes observés même de loin. Nous devons discuter des questions sécuritaires avant les élections pour sauver nos compatriotes qui sont à l’intérieur et qui souffrent sérieusement », dit-il.

A la demande d’une concertation nationale aujourd’hui, la présidence de la République y a apposé une fin de non-recevoir.

Carlos Watou

vendredi, 21 août 2020 14:25 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : plusieurs projets sociaux de base réalisés à Nola au sud-ouest du pays

NOLA, 21 aout 2020(RJDH)----Les projets sociaux de base notamment la construction des forages, la gratuité de soins et la réhabilitation des routes ont été réalisés dans la préfecture de la Sangha-Mbaere au sud-ouest du pays. La cérémonie de remise de certaines infrastructures a eu lieu ce vendredi 21 août 2020 en présence du président de la République Faustin Archange Touadera.

Parmi ces réalisations, le gouvernement a remis deux ambulances dont une à Nola, des bâtiments de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et de l’Emploi(ACFPE) construit par la Banque Mondiale et de la Brigade minière construit par la Minusca.

Dans la préfecture, l’Agence Nationale de l’Eau et d’Assainissement(ANEA) a construit 90 forages pour faciliter l’accès de la population à l’eau potable. Au cours de la cérémonie, le chef de l’Etat a remis des kits Covid_19 aux populations pour la lutte contre cette pandémie dans le pays et des enfants de moins de 5 ans et les victimes de violences basées sur le genre bénéficieront de soins gratuits.

Les autres projets lancés par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera concernent les travaux de réhabilitation de 872 kilomètres des routes entre Nola-Berberati, Nola-Salo, Carnot, Dede-Mokouba et d’autres localités dont l’état des routes est très critique.

Pour ravitailler le pays en carburant, le gouvernement a annoncé la réhabilitation du site pétrolier de Salo vandalisé lors de la crise de 2012.

Ces plus grands projets réalisés dans la préfecture de la Sangha-Mbaere sont financés dans le cadre du Plan national pour le relèvement et la consolidation de la paix en Centrafrique(RCPCA).

Mariette Mowé

vendredi, 21 août 2020 13:45 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : le président du cadre de concertation appelle à la responsabilité des partis politiques

BANGUI, 19 aout 2020 (RJDH)---Louis Papeniah, président du président du cadre de concertation, appelle à la responsabilité des partis politiques qui se sont lancés dans les campagnes électorales avant le délai fixé par le code électoral. Appel lancé mardi 18 aout 2020.

A quelques mois des élections groupées en Centrafrique, les partis politiques se sont lancés dans les campagnes électorales en violation de l’article 48 al.3 qui interdit toute propagande en dehors des périodes fixées par la loi.

Louis Papeniah revient sur la responsabilité des instances en charges de réguler les campagnes et l’animation de la vie politique en Centrafrique. « Le Haut Conseil de la Communication a publié un communiqué concernant les campagnes anticipées de certains partis politiques. Ce n’est pas à l’ANE seulement mais aussi de la responsabilité du Ministère de l’Administration territoriale qui participe à la régulation du cadre de concertation   en passant par le processus électoral », souligne-t-il

Les campagnes électorales doivent être faites dans le cadre de la loi établie, poursuit Louis Papeniah, qui a indiqué que les opérations d’enrôlement sont en cours. Donc les partis politiques doivent respecter le chronogramme établi. « L’Autorité Nationale des Elections a réduit les préfectures en 4 groupes en allant du plus facile au plus difficile. L’ANE avait commencé par la ville de Bangui, Ombella –Mpoko, Lobaye, Sanga –Mbaéré et Mambéré-Kadei. C’est normal que la fin des opérations d’enrôlement ne soit pas les mêmes dans ces différents groupes de préfectures parce que, les dates du départ ne sont pas les mêmes également », a-t-il expliqué      

Le calendrier du récemment électoral est encore disparate selon la région alors que beaucoup de candidats aux élections législatives et présidentielle, se lancent déjà dans les campagnes anticipées ce qui est contre la loi au regard de l’article 48 du code électoral.

Sandra Cynthia Belly   

jeudi, 20 août 2020 09:18 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : des leaders politiques très critiques à propos des 60 ans d’indépendance du pays

BANGUI, 13 aout 2020(RJDH)---Depuis 60 ans d’indépendance, les lignes selon certains leaders des partis politiques centrafricains, n’ont pas bougé sur tous les plans notamment politique, social et économique. Ces réactions ont été exprimées à l’occasion de la célébration du 13 aout 2020, date de la proclamation de l’indépendance de la République Centrafricaine, autre fois  Oubangui-Chari.

Pour le président du parti la Renaissance pour le développement durable, Augustin Agou, le pays évolue en reculant. Ce qui se justifie selon lui, par le manque des infrastructures adéquates, « après 60 années d’indépendance, rien a progressé dans ce pays. Au contraire nous sommes en train de régresser jour en jour, d’année en année. D’abord cela a commencé aux temps de Jean Bedel Bokassa qui peut faire ce qu’il pouvait », a déploré le leader de cette formation politique.

Cette date, ajoute Me Crépin Mboli-Goumba devrait etre l’occasion de célébrer l’indépendance en pompe. Car il s’agit de celle de la République Centrafricaine qui a passé tant d’années sous l’empire coloniale française, « le 13 aout doit être la fête célébrée à l’instar des autres pays de la sous-région avec beaucoup de magnificence. Comment expliquer qu’un peuple après toutes ces années, continue à perpétuer l’imposture historique de célébrer le 1er décembre plus que le 13 aout ».

Pour que le pays connaisse un vrai essor, il est important qu’il y ait un renouvellement de la classe politique, insiste Augustin Agou, « premièrement,  cela doit se passer par le renouvellement de la classe politique chez nous en RCA. Pour que les nouveaux leaders arrivent avec de nouvelles visions pour essayer de reprendre les choses en main, puisque que tout est à refaire dans ce pays » insiste-t-il.

La République Centrafricaine a été proclamée le 13 aout 1960 par le feu président David Dacko. 60 ans aujourd’hui, plusieurs observateurs nationaux et internationaux pensent que le pays évolue à dent de scie.  

RJDH

jeudi, 13 août 2020 14:25 Écrit par Dans Politique
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