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Politique (52)

Centrafrique : Le président procède à un léger remaniement gouvernemental

BANGUI, le 1er avril 2020(RJDH)---Le Président centrafricain a procédé ce jour à un léger remaniement ministériel avec les nominations de quatre nouvelles personnalités.

Ce léger remaniement concerne deux ministères et deux ministères délégué. Le ministère de la modernisation des services publics revient à Armel Ningatoloum Sayo, chef du mouvement armé Révolution Justice (RJ) en remplacement Abdoulaye Miskine chef rebelle de FDPC qui n’a jamais pris fonction depuis sa nomination en mars 2019.

Hassane Bouba de l’UPC remplace Amadou Bi Aliyou, un autre cadre du même mouvement armé. Le colonel de l’armée Ismaël Kouagou, est nommé ministre délégué au DDR en remplacement de Noel Selesson, un autre militaire qui a démissionné de ces fonctions parce qu’en froid avec le président de la République sur la gestion du DDR. Issa Bi Amadou des 3R en difficulté relationnelle avec la hiérarchie du mouvement 3R, est remplacé par Baba Amazouda Tala.   

Ces remplacements concernent des personnalités issues des groupes armés qui sont en difficultés soit avec leur mouvement soit avec leur gouvernement.

RJDH

mercredi, 01 avril 2020 16:24 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : La CEMAC annonce la mobilisation de 90 milliards FCFA pour lutter contre le coronavirus

BANGUI, le 31 mars 2020 (RJDH)---Les gouvernements de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont annoncé la mobilisation une enveloppe de 90 milliards FCFA pour lutter contre le Covid-19 dans la sous-région, selon le communiqué final, sanctionnant la réunion extraordinaire du Comité de pilotage tenue samedi 28 mars à Brazzaville sur le Covid-19.

La crise sanitaire mondiale liée au Covid 19 s’accompagne d’ores et déjà de graves conséquences économiques pour l’Afrique, alerte la Conférence des Nations-Unies pour le commerce et le développement (CNUCED).

C’est dans cette optique que le Président congolais Denis Sassou Nguesso a invité la semaine dernière les ministres de l’Economie et des finances des pays de la CEMAC pour « l’examen des incidences économiques et financières du Covid-19 sur les économies de la zone CEMAC et les esquisses de solutions ». Des décisions ont été prises pour renforcer les moyens de lutte contre la propagation de la pandémie du Covid-19 tout en garantissant le fonctionnement régulier des Etats de la CEMAC.

« Les ministres de l’Economie et les experts de la zone CEMAC, ont pris des décisions en vue d’aligner la gestion des finances publiques de la zone sur les prévisions actualisées des recettes budgétaires et les dépenses publiques », fait-on savoir dans le communiqué.

Selon le communiqué ces décisions sont entre autres : « l’approbation d’une enveloppe de 90 milliards FCFA qui sera mise à la disposition de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) par la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale) pour le financement des projets des pays de la zone portant sur lutte contre la pandémie du Covid-19 et le renforcement des systèmes sanitaires nationaux ».

Pour réunir ce montant, le document final de la rencontre a précisé que « chaque Etat devrait soumettre des projets banquables à la BDEAC dans les plus brefs délais possibles au bénéfice de nos populations et la BDEAC veillera à une répartition équitable de cette ressource de 90 milliards F.CFA confiée à la Commission de la CEMAC. »

Pour la mobilisation de ce montant auprès des partenaires internationaux, la BDEAC et la BEAC ont été missionnées par les ministres de l’Economie et des finances.

Les six pays de la CEMAC sont aussi touchés par la maladie à Corona virus avec une centaine de personnes déjà enregistrées.

RJDH

mardi, 31 mars 2020 13:03 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Des avis partagés au sein de la classe politique sur les quatre ans de Touadera

BANGUI, le 30 mars 2020(RJDH)---Les avis sont divergents autour du bilan de l’an quatre du Président Faustin Archange Touadera accédé au pouvoir le 30 mars 2016. Un bilan positif pour Eric Sorongopé, président du Mouvement National pour la Solidarité proche du pouvoir. Tandis qu’Anicet Georges Dologuélé chef de file de l’opposition, qualifie cette « gouvernance minée par la corruption et détournement».

Anicet Georges Dologuélé a qualifié de « désastreux », le bilan de l’an quatre de Touadera. « il y a quelques semaines, un de ses proches dans une audio a dit que le bilan est catastrophique et qu’ils ne savent pas ce qu’ils diront au peuple centrafricain puisqu’ils ne construisent aucune salle de classe, aucun centre de santé et aucune route. Cela résume assez bien ce que tout le monde a aperçu qu’il y a un manque d’eau potable et de l’électricité dans le pays. Tous les clignotants sont en rouge », a-t-il déclaré.  

« Un bilan positif sur le plan sécuritaire », apprécie Eric Sorongopé, président du Mouvement National pour la Solidarité proche du pouvoir. « En 2015, lors de son investiture il n’y avait pas d’armées. Or le problème crucial de l’époque, c’était la sécurité. En quatre an, 6 bataillons formés et remis sur pied. Plus d’un millier déployé à l’intérieur du pays. C’est positif puisque nous n’avions pas d’armées pour assurer la sécurité d’un pays, il faudrait que le pays dispose de son armée et la force c’est que le président Faustin Archange Touadera, a tout fait pour mettre en place une armée républicaine » défend le Mouvement national pour la solidarité.

Sur le plan de croissance économique affichée à 4, 7 %, Eric Sorongope estime que la performance réalisée par le président Touadera est une réussite de sa politique en quatre ans, « le président Faustin Archange Touadera a intégré plus de 3 000 milles fonctionnaires en quelques temps s’il n’y a pas un effet induit de la croissance, plus de deux milles jeunes centrafricains recrutés dans les FSI », ajoute-t-il.

En 4 ans, même si les notes sont diversement appréciées, le Président Touadera joue sa réélection surtout sur les questions sécuritaires, le premier point de sa profession de foi.

Sandra Belly

lundi, 30 mars 2020 14:37 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : L’héritage de Boganda sans dignes héritiers 61 ans après

BANGUI, le 29 mars 2020 (RJDH)---61 ans après la disparition de Barthélémy Boganda, les différents dirigeants qui se sont succédés à la magistrature suprême de l'Etat centrafricain n'ont pas totalement conjugué les cinq verbes légués par le père fondateur.

La République Centrafricaine célèbre aujourd’hui le 61e anniversaire de la mort de Barthelemy Boganda, décédé dans un accident d’avion le 29 mars 1959. Les idéaux de Boganda sont encore loin d’être portées par la classe dirigeante à travers les 5 verbes du MESAN à savoir vêtir, loger, soigner, nourrir, instruire traduisant sa volonté à offrir un cadre de vie décent aux centrafricains.

Après 6 décennies d’indépendance, le pays est marqué par une série de mauvaise gouvernance aggravée par la corruption entretenue par les différents régimes qui se sont succédés avec son corolaire les violences armées depuis plusieurs années.  

L’action politique de Barthélémy BOGANDA a visé, outre la décolonisation, la libération du peuple centrafricain de la servitude et de la misère pour le hisser à un niveau de dignité convenable qui sied à son humanité. La liberté et le progrès social sont les maîtres-mots que l’on voit transparaître dans tous ses discours et actions politiques. Son engagement pour l’essor économique de la République centrafricaine et le progrès social au profit du peuple centrafricain découle assurément de son humanisme hérité de la foi chrétienne.

Vu les réalités d'aujourd'hui, le pays est encore loin de sortir totalement de sa situation de crise, et connait véritablement des problèmes. Cette situation a consacré la destruction de la plupart des industries, base du développement de la RCA.

La question principale : qu'avons-nous fait de l'héritage de Barthélémy Boganda ? Le père fondateur a laissé un pays : la République Centrafricaine, un drapeau avec sa devise ainsi qu'un hymne national (la Renaissance).

Mais l'analyse des dernières crises militaro-politiques montrent à suffisance qu'il y a problème. Pour qu'un pays puisse se développer, il faudrait qu'il y ait la paix. Sans la paix, on ne peut rien entreprendre.

Vianney Ingasso

dimanche, 29 mars 2020 13:37 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : L’ancien ministre d’Etat Crépin Mboli-Goumba déclare sa candidature à la présidentielle

BANGUI, 27 mars 2020 (RJDH)---L’ancien ministre d’Etat Crépin Mboli-Goumba, sous le règne Michel Djotodia, a annoncé ce jour sa candidature à la présidentielle de décembre prochain. Il représentera son parti le PATRIE qui n’a pas pu tenir son congrès à cause de la pandémie de coronavirus.

Faute de réunir ses militants à cause des menaces de coronavirus, Crépin Mboli-Goumba a annoncé sa candidature en direct sur les ondes de certaines radios dont fréquence RJDH. Visiblement confiant et sur un ton solennel, l’ancien ministre d’Etat décrit sa candidature comme celle du renouveau et de grandes ambitions. Il décrit une situation aujourd’hui plus chaotique qu’il y a quelques années comme pour tacler l’actuel président sans épargner d’autres comme François Bozize et Michel Djotodia en faisant allusion aux mercenaires étrangers appelés par des Centrafricains pour les aider à prendre le pouvoir de l’Etat.

Pour le désormais candidat Crépin Mboli-Goumba, la nation centrafricaine actuelle est abimée, ce qui justifie sa candidature qui devra, selon lui « réparer » cette nation. Le président du PATRIE évoque les deux principales priorités qu’il appelle urgences de sa mandature : sécurité et éducation.

Crépin Mboli-Goumba promet des mesures fortes pour chasser du sol centrafricain ceux qu’il appelle les mercenaires étrangers, « nous mettrons en place une armée forte et républicaine afin de défaire militairement les mercenaires qui asservissent et nous libèrerons l’intégralité de notre territoire » dit-il comme pour montrer qu’une fois président de la République, il sera un chef de guerre.

La deuxième urgence du candidat est l’éducation qu’il compte reformer en y consacrant durant 5 ans, 20% du budget national. Mettre fin au phénomène de maitre-parent qui, selon Mboli-Goumba compromet l’avenir des enfants, est l’une des lignes de la relance de l’éducation en République Centrafricaine. Quelle est alors la chance de cet ancien ministre d’Etat, candidat à la présidentielle de 2020 dans son pays la RCA ?

Crépin Mboli-Goumba a 49 ans et il est candidat à la présidentielle. Son jeune âge est un atout. Si lui et son équipe travaillent dessus, ils vont drainer les jeunes qui, aujourd’hui, militent pour le rajeunissement du paysage politique. Si un travail de fond est bien fait sur ce point, il peut se faire passer pour le représentant de la jeune génération à la prochaine présidentielle, ce qui pourrait constituer un atout majeur et le placer parmi les vrais adversaires de l’actuel président.

Crépin Mboli-Goumba a été ministre d’Etat et s’est fait connaitre du public de Bangui comme un homme pragmatique en bitumant sur fonds propres de l’Etat et dans les moments difficiles, quelques avenues.

Crépin Mboli-Goumba fut leader des étudiants et il continue d’avoir une facilité de contact dans ce milieu. L’ancien ministre d’Etat et désormais candidat, est chef d’un parti politique qui a pu faire élire six députés à l’Assemblée Nationale lors des échéances de 2016, ce qui montre que sa formation politique a une certaine assise dans l’arrière-pays, assise qu’il peut exploiter en faveur de sa candidature.

Crépin Mboli-Goumba fait de la sécurité, la priorité n 1 de sa mandature. En plus, il pose la lutte militaire comme la solution à la crise promet aussi de chasser les mercenaires étrangers. Cette position est aujourd’hui portée et facilement absorbée par le peuple souverain. Là, il s’approprie la ligne voulue par le peuple et donc sur ce point il pourrait être facilement audible sauf que tous les candidats ont compris cette dynamique et beaucoup devront l’utiliser.

Mais, les chances de ce jeune candidat pourraient être anéanties par la présence de certains poids lourds. Crépin Mboli-Goumba fera face à des personnalités qui ont une véritable machine électorale derrière elles. Nous pensons à Martin Ziguele 4ème candidature avec sa machine le MLPC, le président en exercice Touadéra qui aura les moyens de l’Etat à sa disposition, possiblement l’ancien président François Bozize avec son KNK et Désiré Kolingba avec le RDC.

Etre Ministre d’Etat sous Michel Djotodia, leader de la Seleka, est loin d’être un atout. Cela va jouer en défaveur de Crépin Mboli-Goumba. Comme Ziguele en a fait les frais en 2016, ce passé sera utilisé contre Mboli-Goumba, souvent présenté par ses détracteurs comme l’une des forces intellectuelles du régime Séléka. Cela pourrait être la ligne d’attaque des autres candidats contre cette candidature.

Crépin Mboli-Goumba n’a pas de fief. Certes originaire du Mbomou et pouvant compter aussi sur le Haut Mbomou, ce dernier pourrait partager les voix avec son frère Armel Doubane, possible candidat à la présidentielle et aussi originaire de la région généralement fief du RDC qui présentera son candidat.

Les équations alors sont difficiles mais pas impossibles à résoudre pour cet esprit jeune, vif, intelligent et surtout très tactique politiquement.

Sylvestre Sokambi  

 

 

 

  

    

   

 

vendredi, 27 mars 2020 11:54 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Les activités scolaires et religieuses suspendues dans la Haute-Kotto

BANGUI, le 26 mars 2020 (RJDH) --- A Bria, dans la perspective de lutter efficacement contre la propagation de Covid-19, les autorités locales ont annoncé ce jour sur les ondes de radio Bara-Ngbaké la fermeture des écoles, lieux de culte et bien d’autres mesures. Ceci suite à une réunion tenue depuis quelques jours par les différentes communautés locales avec le comité de gestion des catastrophes naturelles.

La décision de la suspension de ces activités intervient après une réunion regroupant les autorités administratives, municipales, locales, les représentants de la Minusca ainsi que les différentes communautés de la ville. Ces mesures ont été prises de façon consensuelle, ceci pour lutter contre la pandémie du Covid 19 déclarée à Bangui.

Thierry Evariste Binguinindji, préfet de la Haute-Kotto, s’inquiète de la présence constante des voyageurs venant de partout dans la ville. « La ville de Bria continue de recevoir des voyageurs venant de toutes parts. Et donc elle est exposée à cette pandémie à cause de ces mouvements des personnes venant des villes sensibles et qui sont dans les ONGs internationales et nationales dans la ville. Il faut ajouter aussi les trafics commerciaux entre le Soudan et la région. La population doit suivre les principes instaurés par les autorités Centrafricaines et de ne pas se laisser entrainer par la panique », indique-t-il.

Sans attendre, des mesures drastiques ont été prises avec les fermetures des écoles et lieux des cultes et out endroit pouvant rassembler un nombre important des personnes. « En guise de prévention, certaines stratégies seront mises en place pour alerter le personnel soignant de la localité en cas d’alerte. Toutes les activités scolaires religieuses et les rassemblements des personnes sont suspendues dans cette partie du pays. Aucun cas de Corona Virus n’a été signalé dans la ville de Bria, depuis la confirmation de ce virus sur le territoire Centrafricain », a décidé le préfet de la Haute-Kotto.

Cette décision est intervenue au moment où tout le pays attend les orientations du Président de la République sur la pandémie dont quelques cas importés sont déjà annoncés sur le territoire national même si une contamination locale n’a pas été signalée.

Justin Mapouka

jeudi, 26 mars 2020 15:51 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le gouvernement encore hésitant sur les mesures drastiques contre la pandémie du coronavirus

BANGUI, 25 mars 2020 (RJDH)---L’exécutif centrafricain semble encore hésiter sur les mesures drastiques à prendre pour renforcer la prévention contre le COVID 19 dont quelques cas sont déjà enregistrés dans le pays.

Cinq cas de coronavirus confirmés et 725 personnes placées en isolement en Centrafrique en 12 jours, tel est le bilan actuel de cette pandémie dans ce pays qui n’est pas encore sorti d’une crise sécuritaire qui le secoue depuis 7 ans. Mathématiquement, la RCA enregistre 0,41 cas par jour, ce qui semble dérisoire or en réalité, la situation est plus qu’inquiétante de l’avis de nombreux spécialistes que le RJDH a pu enregistrés.  

Dans son adresse à la nation le 14 mars dernier, le président de la République qui paraissait prendre au sérieux cette maladie, n’a annoncé que des mesures qualifiées de « peu courageuses » par un médecin qui a jugé de garder l’anonymat, « nous sommes de plein pied dans cette pandémie mais les mesures ne suivent pas », note cette source.

Dans un communiqué l’ordre des médecins a proposé des mesures drastiques comme pour signifier que celles du gouvernement ne sont pas à la hauteur du danger. En réalité, l’attitude actuelle de l’exécutif cache son hésitation à prendre les mesures drastiques comme la fermeture des écoles, des lieux de culte voire un confinement général comme l’ont fait des pays africains qui sont mieux avancés que nous sur le plan sanitaire. Craignant peut-être ce que diraient les uns et les autres demain, le président  engage des discussions pour tâter le terrain d’où les rencontres avec les leaders religieux le 24 mars au palais. Les religieux comme l’ordre des médecins vont au-delà des mesures du gouvernement. Il est établi que la RCA n’a aucune capacité sanitaire opérationnelle pour faire face à cette maladie, le seul moyen pour ce pays, c’est la prévention.

Sans attendre et peut-être allant contre l’hésitation du gouvernement, des responsables ont pris des décisions de fermer écoles voire des lieux de culte pour minimiser le risque lié au coronavirus. Prendre des décisions au moment clé est essentiel en politique car après, on ne fait que récolter les dégâts. De sources proches de la primature, le président de la République pourrait annoncer des mesures fortes ce soir après avoir consulté plusieurs entités.

RJDH 

 

mercredi, 25 mars 2020 15:14 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le pays offre un cadre de vie décent aux anciens Présidents de la République

BANGUI, le 01er mars 2020 (RJDH)---L’Assemblée nationale a adopté une loi, jeudi, portant sur le régime de pensions des anciens Présidents de la République et Chefs d’Etat. Cette loi leur offre désormais un cadre de vie décent.

Cette loi est l’une des recommandations issues de l’accord politique signé le 6 février 2019. L’adoption de cette loi marque la volonté de la nation à mettre un terme à la précarité de vie des hauts dirigeants du pays après avoir quitté le pouvoir.

La loi a été votée après une longue et interminable discussion houleuse marquée par des vocabulaires peu amicaux. « C’est une juste reconnaissance. Le gouvernement est avec le chef de l’État des responsables, des humains, des gens qui savent que la paix passe d’abord par la satisfaction de certains impératifs. Et ces impératifs c’est de rendre à chacun sa dignité, et la dignité fait partie de notre devise. Un texte à haut risque effectivement. Donc nous sommes satisfaits », se réjouit le ministre de l’Administration du territoire, Augustin Yangana-Yahote.

Même si certaines dispositions de cette loi ne suscitaient pas l’approbation totale des élus de la nation, ils se sont prononcés favorablement pour le texte au nom de l’apaisement, affirment-ils.

Le texte encadrant le statut des anciens Présidents de la République leur impose la neutralité. Celui qui manifeste le désir de revenir sur le devant de la scène politique en se portant candidat aux différents modes de scrutin, perdra tous les avantages qui lui sont accordés par le texte.

« Ce que nous avons déploré c’est que par certaines méthodes on aimerait chercher à disqualifier déjà certains candidats. On voit très bien le but de la manœuvre : écarter François Bozize », a fait remarquer Bertin Béa, secrétaire général du parti KNK de l’ancien président François Bozize, d’ajouter : « Parce qu’on pose déjà des conditions, s’il veut être candidat il faut qu’il renonce à ses pensions. Il y sera prêt n’est-ce pas si c’est le prix à payer pour qu’il soit candidat pour défendre les couleurs de son parti et bien le parti sera mobilisé à ses côtés. Nous allons affronter la situation dans ces conditions-là ».

Cette loi prévoit notamment une pension pour les anciens présidents démocratiquement élus. Pour les anciens Chefs d’Etat de transition, une allocation spéciale leur sera attribuée par décret pris au conseil des ministres.

Vianney Ingasso

dimanche, 01 mars 2020 12:46 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le pays se dote en nouvelles lois

BANGUI, le 29 février 2020 (RJDH)---7 lois sur 11 prévues, dont, quatre autres voulus par l’accord politique, ont été adoptées par les élus de la nation en 10 jours des travaux en cette session extraordinaire. Quatre autres projets de lois sont renvoyés à la session ordinaire du mois de mars.

Convoquée du 19 au 28 février 2020, la Session Extraordinaire de l’Assemblée Nationale, les hauts représentants ont adopté en 10 jours 7 lois sur 11 initialement prévus, dont, la loi portant statut des partis politiques et de l’opposition, la loi portant statut des anciens Présidents de la République et Anciens Chefs d’Etat, la Loi sur la commission vérité, Justice, Réconciliation et Réparation, loi portant sur le Médicament, les Autres Produits de Santé et l’Exercice de la Pharmacie en République Centrafricaine et enfin la loi sur l’ordre des ingénieurs en génie civile.

Des 7 lois adoptées, quatre sont recommandées par l’accord politique, notamment la loi sur les partis politiques, loi sur le régime de pensions des anciens présidents de la République et la CVJRR et enfin la loi sur les collectivités territoriales.

Pour la loi sur les partis politiques, il est à observer qu’elle apporte des innovations notamment l’introduction du Statut du Chef de l’Opposition, la fixation à 15% du taux nécessaire à l’obtention des subventions de l’Etat, l’obligation faite à tous les partis politiques de tenir une comptabilité, l’obligation de transmission des comptes de campagne électorale à la Cour des comptes et l’obligation pour les partis politiques de présenter aux élections avec l’obtention d’un certain pourcentage des suffrages sous risque de leur dissolution.

Plusieurs amendements ont été formulés et l’on retiendra les leçons suivantes : désormais les partis politiques qui ne recueillent pas 5% des suffrages aux législatives de tout comme aux municipales seront appelés à disparaitre du paysage politique centrafricain. De même, un autre article 50 nouveau introduit concerne la dotation globale budgétaire du Chef de file de l’opposition dont le montant est fixé dans la loi de Finances.

La loi sur le régime des pensions et autres avantages accordés aux anciens Présidents de la République, elle prévoit notamment une pension pour les anciens présidents démocratiquement élus. Une allocation spéciale pourra être attribuée par décret aux anciens chefs d’État de Transition.

Vianney Ingasso

dimanche, 01 mars 2020 12:35 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Le gouvernement exige le départ du pays de quatre cadres de la mission onusienne

BANGUI, le 19 février 2020 (RJDH)---Les autorités de Bangui ont demandé le départ de quatre cadres de la MINUSCA, la mission des Nations Unies en Centrafrique depuis 2014. La demande a été signée du Ministre centrafricain des Affaires Etrangères.

Zlako Bars Dimitroff, chef de bureau de Coordination, Torres Ray, Directeur des Affaires Politiques, Carlos  José, responsable de la coordination du 3ème arrondissement de Bangui et Keita Mamady Rouge, agent de la MINUSCA détaché dans le 3ème arrondissement, sont les quatre cadres de la MINUSCA visées par le gouvernement qui veut leur départ en l’espace d’une semaine.  

Comme pour justifier sa décision, le gouvernement centrafricain accuse ces cadres de « comportements et agissements antinomiques au code de bonne conduite » qui encadre les relations entre l’Etat centrafricain et la MINUSCA. Les quatre cadres pourraient, selon la lettre du Ministre des Affaires Etrangères, intéressés la justice centrafricaine s’ils ne quittent pas le pays dans le délai, précise le gouvernement centrafricain.

Les autorités de Bangui sortent les gros moyens dans ce dossier 24 heures seulement après une manifestation organisée par des jeunes du Mouvement des Patriotes Centrafricains pour la Paix  (MPCP) pour appeler au départ de ces agents de la MINUSCA. Simple coïncidence ou arrangement subtil ?

De sources autorisées, le mouvement à la base de cette idée bien qu’officiellement tenu par des jeunes centrafricains, est porté dans l’ombre par un sujet ivoirien qui est conseiller à la présidence de la République. La décision prise par le gouvernement au lendemain de la manifestation des jeunes patriotes ne surprend guère. Le défilé des membres du gouvernement lors de la manifestation et l’attention portée à cette initiative étaient pour préparer la décision ultime qui est tombée ce 18 février 2020.  

Alors, l’idée du départ de Zlako Bars Dimitroff, Torres Ray, Carlos  José, et Keita Mamady Rouge viendrait de hautes autorités qui ne digèrent pas les rapprochements entre certains leaders de groupes armés et ces agents de la MINUSCA. Dans ce cas de figure, la MINUSCA peut engager des discussions avec le haut sommet de l’Etat pour éviter de perdre la face ou s’exécuter pour ne pas pousser le gouvernement à mettre en application les mesures fortes pour aussi sauver sa face. Il est possible que les cadres ciblés soient affectés dans une autre mission des Nations Unies comme le souhaite le libellé de la lettre du gouvernement centrafricain.

Interrogé, Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSA, a fait savoir que des "discussions sont ouvertes avec le gouvernement centrafricain au sujet des collègues accusés d'être en connivence avec des groupes armés".

RJDH

mercredi, 19 février 2020 13:07 Écrit par Dans Politique
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