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BANGUI, 28 Novembre 2019(RJDH)—L’ONG Médecins Sans Frontière(MSF) a lancé ce lundi 25 novembre 2019, une campagne relative aux 16 Jours d’Activisme pour lutter contre la violence faite aux femmes en Centrafrique. Les violences sexuelles selon l’organisation médicale, restent un problème majeur qui touche toutes les communautés dans l’ensemble du pays.

  Le thème national pour les 16 Jours d’Activisme en 2019 est : « Tolérance zéro aux viols et protection des survivantes et victimes dans notre société pour le relèvement socioéconomique et la consolidation de la paix ». Ce thème est défini par le gouvernement centrafricain à travers le Ministère de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant.

 « Depuis plusieurs années, MSF est l´un des principaux acteurs non gouvernementaux engagés dans la prise en charge médicale et psychologique des victimes de violences sexuelles en RCA, tant au niveau provincial (avec des activités intégrées dans les projets des préfectures de la Basse Kotto, Haute Kotto, Mambéré-Kadéi, Mbomou, Ouaka, Ouham, et de l’Ouham-Pende) qu’à Bangui, où des services spécifiques ont été mis en place dans les projets déjà existants à la maternité de Castors, à l’hôpital SICA, à l’hôpital Communautaire et au Centre de Santé de Bédé Combattant. Entre Janvier 2018 et Juin 2019, MSF a soigné 6 252 survivants de violences sexuelles, dont 57% étaient des femmes, 3% des hommes et 40% des mineurs de moins de 18 ans », précise MSF dans le communiqué.

 Les survivants(e) reçoivent selon MSF, un soutien psychologique pendant plusieurs mois jusqu’à la sortie du programme, avec une amélioration de leur état, ainsi que la possibilité d’orientation pour la prise en charge juridique et la protection. « Depuis le début de l’année, 770 survivant(e)s ont été pris en charge au projet Tongolo, ce qui montre un taux de plus de 42% de fréquentation par rapport à la même période en 2018 ».

 Cette augmentation du nombre de patients est probablement aussi liée à l’expansion des activités au Centre de Santé de Bédé Combattant et au développement du volet de la promotion de la santé dans la communauté.

 En 2018, le Système de gestion de l’Information sur les Violences Basées sur le Genre avait rapporté 21.969 cas de violence sexuelle, et Médecins Sans Frontières, avait identifié 4.256 de plus à travers ses projets en RCA.

jeudi, 28 novembre 2019 05:51 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés attendu dans le pays

 BANGUI, le 26 Novembre 2019(RJDH)---Le Haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Fillipo Grandi est attendu dans la capitale d’ici lundi prochain, pour une visite de trois jours en RCA. Une visite pour constater la situation des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées internes.

 La visite du Haut-commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés intervient dans un contexte où le HCR a déployé des efforts qui ont permis au rapatriement des réfugiés centrafricains vivant à l’étranger. Elle permettra au Haut-commissaire d’attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation humanitaire dans le pays.

 « En sa qualité de Haut-commissaire, Monsieur Grandi vient exprimer de vive voix sa compassion aux 600,000 personnes déplacées internes et sa profonde gratitude au Gouvernement et au peuple centrafricains pour l’hospitalité et la solidarité manifestées envers près de 7,500 réfugiés et des réfugiés centrafricains vivant pour la grande majorité au Cameroun, en République Démocratique du Congo, en République du Congo et au Tchad » a déclaré Monsieur Buti Kale, Représentant du HCR au Centrafrique.

 « Ce sera l’occasion tout indiquée pour le Haut Commissaire pour réitérer l’engagement du HCR à accompagner le Gouvernement centrafricain à trouver des solutions durables aux problèmes des réfugiés et personnes déplacées internes en RCA », a-t-il ajouté.

 Pendant son séjour en RCA, M. Grandi aura d’importantes rencontres avec les plus hautes autorités centrafricaines, les représentants des pays donateurs, le groupe des ambassadeurs africains y compris l’Union Africaine et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), les Représentants de la Plate-forme Religieuse, les Agences du Système des Nations Unies et des Organisations Non Gouvernementales.

 A Bangui, il assistera à l’arrivée en provenance de Zongo en République Démocratique du Congo d’un convoi de rapatriés avec lesquelles il aura des échanges. Le Haut Commissaire visitera également les sites de personnes déplacées internes (Elevage/Alternative) et s’entretiendra avec ces derniers, ainsi que les acteurs de terrain de première ligne pour mieux comprendre la situation.

mardi, 26 novembre 2019 16:34 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Un plan national de réduction des catastrophes naturelles validé par la Croix rouge

BANGUI, 22 Novembre 2019 (RJDH) --- La Croix Rouge Centrafricaine et ses partenaires techniques et financiers ont validé un document dénommé « Plan national stratégique de riposte contre les différentes catastrophes naturelles et d’inondations en Centrafrique». La validation a eu lieu ce jeudi 21 novembre 2019 à Bangui.

La République Centrafricaine fait face à des catastrophes naturelles, les inondations et bien d’autres phénomènes naturels.  C’est dans ce contexte que la Croix Rouge centrafricaine a développer un plan afin de prévenir ces catastrophes.

 Pasteur Antoine Mbao Bogo, président de la CRCA présente les biens fondés de ce document, « les aléas qui ont été ici identifiés, comme étant un probable à haut risque a fait l’objet des discussions pour la conception de ce document.Ce plan multi risque permettra à la Croix rouge d’accéder aux appuis multiformes des partenaires», a-t-il résolu.

Le partenaire de la CRCA, la Fédération des Associations des Croix Rouge et du Croissant Rouge représentée par Dénis Duffaut, a suggéré l’implication de tous les acteurs humanitaires dans cette réponse face aux goulots d’étranglements, afin de réduire les souffrances de la population, « la CRCA travaille avec le gouvernement, la Fédération des Associations des Croix Rouge, les volontaires de la croix rouge, en commun nous pouvons réduire les fléaux multiforme. C’est pourquoi, nous demandons l’implication de tous dans ce travail  », a-t-il dirigé.

Dans ce plan, la CRCA peut apporter de secours aux victimes de catastrophes naturelles. C’est dans ce contexte le département de la Croix rouge qui est para étatique qui apporte des réponses humanitaires aux personnes touchées par les différentes calamités a sollicité l’appui des partenaires pour la mise en œuvre de plan national.

vendredi, 22 novembre 2019 15:50 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : 396 réfugiés centrafricains du Congo démocratique rapatriés par le HCR dans leur pays d’origine

BANGUI, 21 Novembre 2019 (RJDH) ---Au total 393 réfugiés centrafricains résidant en RDC suite à la crise ont été rapatriés ce jeudi 21 novembre 2019 vers la République Centrafricaine. Un retour facilité par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) en collaboration avec les gouvernements centrafricain et congolais.

Le processus du retour des réfugiés centrafricains vivant dans le camp de Molé en RDC, intervient après à la signature d’un accord tripartite entre le HCR, le gouvernement centrafricain et congolais le 5 juillet dernier. C’est un cadre juridique qui définit le retour volontaire des réfugiés centrafricains de la RD Congo dans la dignité et la sécurité. C’est ainsi que la première tranche des réfugiés a débuté ce jeudi 21 novembre 2019 en terre centrafricaine. 393 personnes sont arrivées par voie fluviale au port Amont de Bangui et accueillies par les trois parties.

 « Des dispositifs sécuritaire et sanitaire ont enrichi ce retour volontaire. 393 compatriotes, sur les 4000 qui se trouvent en RDC sont effectivement arrivés. Ils ne sont plus des réfugiés, par ce que c’est avec beaucoup de sentiments que nous les avions accueillis », a déclaré la Ministre des Affaires sociales, Virginie Mbaïkoua.

Un contrôle strict de tous les retournés s’est effectué à leur arrivée, comme le définit Emma Mbilinaguéra Babo, responsable du centre de santé installé au bord du fleuve pour les circonstances, « une équipe de surveillance et de lavage des mains est installée aux abords du fleuve. Des appareils de détection de la maladie à virus Ebola, quelques personnes consultées sont en observation, parce que leur température est élevée à 38°C ».

Après ce premier convoi, le HRC organisera d’autres opérations de rapatriement volontaire pour favoriser l’évacuation totale des réfugiés centrafricains au Congo Démocratique. Plus de 11000 réfugiés en provenance de la République du Congo et du Cameroun selon le HRC ont été rapatriés en Centrafrique

jeudi, 21 novembre 2019 17:17 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Les déplacés du site de Ngou-Etat déplorent leurs conditions de vie et appellent à une aide

BANGUI, 19 novembre 2019 (RJDH) ---Les déplacés du site de Ngou-Etat, dans le 2e arrondissement de Bangui, déplorent leurs conditions de vie sociale et se sentent abandonnés par les autorités ainsi que les différentes organisations humanitaires de la place.

Environ  500 déplacés dont la plupart composés des femmes et des enfants vivants sur ce site,  déplorent leur condition de vie et appellent à la solidarité nationale. Ces sinistrés sont les habitants du quartier Paris-Congo dans le 2e arrondissement. 

Bénédicte Gambo, l’une des déplacées, présente les difficultés rencontrées au quotidien, « nous traversons un véritable calvaire sur ce site. La carence d’eau potable nous oblige à consommer la rivière Oubangui, ce qui provoque la gale et la diarrhée chez certains enfants. Toute la famille crève de faim sur ce site. Deux femmes ont mis au monde dans des conditions extrêmement difficiles et les nouveaux nés sont à la merci des moustiques. Nous sommes vraiment délaissés par nos autorités», s’est-elle plainte.

Au regard de cette situation, elle en appelle aux autorités et à la solidarité nationale, «avec ces conditions difficiles que nous sommes en train de traverser, nous demandons à nos autorités et aux organisations œuvrant dans le domaine humanitaire de nous venir en aide car, nous sommes exposés pour le moment à plusieurs dangers», a-t-elle ajouté.

La crue du fleuve Oubangui et de la rivière Mpoko dans la commune de Bimbo, provoquant depuis octobre des inondations dans des zones riveraines, a fait environs  50.000 déplacés en République Centrafricaine.

mardi, 19 novembre 2019 16:54 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : L’ONG Oxfam ferme sa base à Batangafo au nord-ouest du pays

BATANGAFO, le 15 novembre 2019 (RJDH)---L’ONG internationale Oxfam a annoncé jeudi 14 novembre la fermeture de sa base à Batangafo, faisant objet de braquage armé le 21 octobre dernier. Quatre membres du staff de l’ONG dans la localité selon le bilan avaient été violentés par les malfrats.

Quelques jours après son annonce de réduire ses services minimum dans la région en raison de braquage armé contre ses installations à Batangafo, au nord-ouest du pays en proie à des violences armées, l’ONG internationale Oxfam a décidé enfin de fermer définitivement son bureau dans la région.

Cette cessation d’intervention dans cette partie du pays privera plus de 96 000 personnes qui sont des bénéficiaires directs des services de l’ONG dans la zone. Car Oxfam offre divers services s’articulant essentiellement autour des programmes eau et assainissement, sécurité alimentaire et protection genre.

« C’est une situation très difficile pour Oxfam, mais nous nous voyons contraint à fermer la base de Batangafo » a déclaré Ferran Puig, directeur pays de Oxfam en République Centrafricaine, dans un communiqué rendu public le jeudi 14 novembre 2019.

L’ONG internationale en Centrafrique Oxfam a déjà été victime d’incidents dans la ville de Batangafo cette année 2019. En avril, « il y a eu une tentative d’intrusion dans la base. En juin, des individus armés ont violenté notre personnel. En juillet, un véhicule a été braqué. Les autres acteurs humanitaires de Batangafo ont aussi subi des nombreux incidents durant cette période », peut on lire dans ce document dont le RJDH a eu copie.

Oxfam appelle les groupes armés au respect des principes humanitaires pour faciliter l’intervention des acteurs auprès des populations qui se trouvent dans le besoin, « nous exhortons les groupes armés à respecter les couloirs humanitaires et les principes humanitaires car nous travaillons en toute neutralité», exhorte Harouna Tamboura, responsable de programme action humanitaire de l’organisation.

Le braquage de la base de l’ONG Oxfam dans la nuit du 20 au 21 octobre dernier, est le quatrième du genre en 2019. Cette attaque qui a conduit à la réduction des activités de l’organisation dans le nord-ouest où elle compte plusieurs milliers de bénéficiaires, avait fait quatre blessés dont un grave encore aujourd’hui en état de convalescence.

Toutefois, Oxfam a indiqué qu’une réévaluation sera faite en début 2020, une manière de dire que son retour dans la ville est tributaire de l’amélioration du climat sécuritaire. Batangafo est l’une des villes où la récurrence d’attaques ou d’exactions sur les humanitaires ne connait pas une baisse. Un personnel de MSF et un enseignant avaient été victimes de ce genre d’actes criminels. RJDH

vendredi, 15 novembre 2019 12:51 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Difficile accès à l’eau potable pour  les sinistrés de l’Ile de Mbongossoa sur le site de SOCADA

BANGUI, le 15 novembre 2019 (RJDH) --- Les sinistrés en provenance de l’Île Mbongossoua installés sur le site de SOCADA dans le 2ème arrondissement, éprouvent des difficultés pour s’approvisionner en eau potable. Environs 2036 personnes vivent sur ce site.

Estimés à près de 2030 personnes vivant sur le site de SOCADA dans le 2e arrondissement de la capitale centrafricaine, l’approvisionnement en eau potable sur le site est l’une des difficultés à laquelle sont exposées les victimes d’inondations relocalisées là.

Selon le constat RJDH sur les lieux, deux latrines ont été construites pour ces milliers de personnes. Certaines manquent d’abris, le décor révèle que la majorité des sinistrés dorment à même le sol, sur des pagnes, et le besoin en eau potable y est énormément ressenti.

Le délégué du site, Emmanuel Gremokoa, s’en plaint. « Nous ne disposons pas d’abris comme les autres, deux latrines ne suffisent pas pour 2036 sinistrés. Nous consommons l’eau du fleuve avec tout le danger que cela représente pour nous. Par manque d’eau potable et constamment nous tombons malade. Plusieurs cas d’irritation cutanée sont enregistrés. Les cas des diarrhées surtout chez les enfants, d’autres présentent un état paludique qui connait un pic et d’autres pathologies que nous ne maitrisons pas », décrit-t-il.

Ces conditions déplorables sont liées à l’utilisation de l’eau du fleuve Oubangui par les sinistrés. C’est dans ce contexte que les sinistrés réclament l’amélioration de leurs conditions.

Les forces égyptiennes de la MINUSCA tentent apporter assistance en fournissant aux sinistrés de l’eau potable mais elle est insuffisante au regard de la taille des ménages, « Nous saluons le geste des militaires égyptiens mais c’est insuffisant », s’est plaint un homme présent aussi sur le site.

Guy Nzagué, conseiller du quartier Mbongossoua, souligne, que les besoins des latrines se font sentir. Deux latrines pour 2036 personnes ne répondent pas, nous craignons des éventuelles contaminations sur le site de SOCADA. « Nous avons fui la catastrophe pour faire face à des difficultés d’ordre sanitaire, c’est inadmissible », martèle-t-il.   

Deux postes de secours dont celui de la Croix Rouge centrafricaine et de la région sanitaire n°7 ont été installés pour des cas d’urgence et des évacuations sanitaires.

vendredi, 15 novembre 2019 10:48 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Le Programme Alimentaire Mondial assiste 2210 personnes sinistrées au village M’poko 1

M’POKO, 12 novembre 2019 (RJDH)---2210 personnes sinistrées installées sur le site du village M’poko 1, ont été assistées par le Programme Alimentaire Mondial lundi 11 novembre 2019 par la distribution des kits en vivres composés des céréales et légumineuses pour leur permettre de subvenir aux besoins de leur famille. Une opération lancée depuis le vendredi dernier.

La fulgurante montée des eaux n’a pas épargné les villages se trouvant le long du fleuve Oubangui. Le village M’poko 1 dans la commune de Bimbo a aussi été durement touchée et a laissé dehors plus de 2000 personnes en besoin d’assistance humanitaire d’urgence.

C’est dans cet élan de solidarité nationale et internationale que le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a assisté 2210 victimes de cette catastrophe naturelle présentes sur le site des sinistrées du village M’poko 1 dans la commune de Bimbo.

Pour le pasteur Eugène Bandognan, de l’église Elim M’poko 1, ces distributions sont salutaires pour les familles sinistrées. « Vous êtes sans ignorer que nos maisons ont été dévastées par la montée du fleuve. Nos réserves ont été emportées. N’eut été l’intervention du Programme Alimentaire Mondial, nous ne saurions à quel saint se vouer. Grâce à ces distributions en vivres, les familles mangent à leur faim même si ce n’est pas suffisant, c’est d’abord le geste qui compte », dit-il.

Une jeune mère de famille, Patricia Depenze, même s’il se réjouit de l’assistance portée par l’agence onusienne, elle souhaite que d’autres personnes ou organisations fassent plus surtout la question de la prise en charge sanitaire, « je suis mère de 6 enfants. Je n’ai pas à me plaindre de ce que le PAM nous offre mais nous voulons aussi être assistés en termes d’assistance sanitaire. Nos enfants sont exposés aux piqures des moustiques et  le paludisme. Nous consommons de l’eau impropre qui nous fera du mal dans les jours à venir. Nous craignons le pire », s’est-elle inquiétée.

Maryse Mbarapas, Assistant au Programme au PAM, indique les 2210 bénéficiaires identifiés ont tous reçu les vivres composés du riz, des légumineuses, d’huile et de la super-céréale, avant d’insister sur un autre volet qui s’articule autour de la résilience, «  au regard de la situation, l’urgence nous amène à distribuer aux sinistrés des kits en vivres. Mais on a un autre programme qui vise la résilience et dans quelle mesure nous pourrions apporter de l’aide aux sinistrés », a précisé Maryse Mbarapas.

Le Programme Alimentaire Mondial procédera ce mercredi 13 novembre à la distribution des kits aux déplacés du 6e et 7e arrondissement de la ville Bangui.

Vianney Ingasso

mardi, 12 novembre 2019 15:05 Écrit par Dans HUMANITAIRE

BANGUI, 03 Août 2019 (RJDH) --- Dans le cadre de la promotion de l’entreprenariat agricole des jeunes en Centrafrique, la FAO a indiqué que plus de 1000 jeunes centrafricains ont été initiés sur les nouvelles techniques et modernes en matière agricole pour leur permettre de s’offrir de l’emploie via l’agriculture et le petit élevage.

Promouvoir l’entreprenariat agricole pour favoriser l’autonomisation des jeunes en Centrafrique a été toujours au centre des préoccupations de la FAO, puisque c’est cette frange de la population qui est beaucoup plus touchée par le chômage.

Selon Rosmon Zokoue, chargé de communication à la FAO, « La problématique de l’entreprenariat des jeunes a été durant ces dernières années l’une des préoccupations majeurs de la FAO qui a travaillé en collaboration avec le gouvernement dans le sens de changer la vision que les jeunes centrafricains ont de l’agriculture et de l’élevage sur le territoire national » a-t-il souligné.

C’est dans cette optique qu’un bureau a été expressément créé au sein de la FAO pour s’occuper de cette problématique de l’entreprenariat agricole de la jeunesse.

A l’heure d’aujourd’hui, beaucoup de jeunes Centrafricains ne parlent plus le même langage qu’ils avaient il de cela 10 ans. « Nous sommes aujourd’hui convaincu que d’ici quelques années, la FAO va enregistrer un taux appréciable des jeunes entrepreneurs agronomes et pastoraux en République Centrafricaine », a ajouté Rosmon Zokoue.

Dans les années passées, dans le cadre du projet conjoint FAO, Minusca et gouvernement Centrafricain appelé ‘‘Réduction de violence communautaire’’ en 2017, plus de 750 jeunes ont été formés et dotés de kits d’installation pour leur permettre de réaliser leurs objectifs déjà engagés.

Dans le même ordre d’idée, la FAO a ouvert un centre de formation dans la circonscription de Bimbo 2 l’année dernière, plus précisément chez les prêtres italiens du mont Carmel, où une projection de former plus de 1500 jeunes centrafricains. Pour l’instant, 500 jeunes sont déjà formés dans la fabrication du lait, dans l’élevage de porcins, de poulets et autres activités dans ce sens. « Nous pensons qu’avec ce projet appuyé par le gouvernement Italien, l’objectif global est de fournir à ces jeunes des connaissances et kits pouvant leur permettre de voler de leurs propres ailes à la fin de la formation » a-t-il conclu.

vendredi, 02 août 2019 13:15 Écrit par Dans HUMANITAIRE

BANGUI, 1er Aout 2019(RJDH)--- Début ce jour de la réunion de travail entre les Gouvernements congolais, centrafricain et le HCR qui procéderont à la signature d’un accord tripartite pour le rapatriement des réfugiés centrafricains vivant en République du Congo les 1er  et le 2 Août 2019 à Bangui. Cet accord sera un cadre juridique qui accompagnera les retours déjà amorcés depuis 2017 et qui apporte une protection supplémentaire aux rapatriés.

 L’ouverture de cette réunion de travail des Experts du Groupe de Travail pour la signature de l’Accord Tripartite sur le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant en République du Congo, servira d’un cadre juridique qui accompagnera les retours déjà amorcés depuis 2017 et qui apporte une protection supplémentaire aux rapatriés.

 L’Accord Tripartite implique que les parties signataires s’engagent à respecter le caractère volontaire du rapatriement dans la sécurité et la dignité ; tout en garantissant le droit d’Asile et protection pour les réfugiés centrafricains qui n’auront pas opté pour le retour.

 Virginie Mbaïkoua, ministre des affaires sociales et humanitaires de la Centrafrique, souligne que le lancement des travaux qui débouchera sur la signature de cet accord tripartite engagera le rapatriement volontaire des centrafricains réfugiés au Congo, « nous venons de lancer les travaux de la réunion pour aller vers la signature d’un accord tripartite pouvant déboucher sur le rapatriement volontaire de nos compatriotes centrafricains qui se sont réfugiés sur le sol congolais, depuis le début de la crise qu’a connue la Centrafrique. Nous avons déjà signé deux autres accords avec le Congo Démocratique et le Cameroun. Aujourd’hui avec la volonté des deux chefs d’Etats centrafricain et Congolais, nous sommes en train de nous donner toutes les possibilités de ramener nos compatriotes qui se sont réfugiés à l’étranger » a-t-elle précisée. 

Buti-Kalé, Représentant pays du Haut-Commissariat pour les Réfugiés en Centrafrique, donne des détails sur les opérations de rapatriement. «  Depuis 2016, ont eu succès à ce droit au retour de plus de 100 000 réfugiés centrafricains dont 105.000  sont retournés en Centrafrique spontanément », a indiqué le Représentant du HCR en Centrafrique, avant de préciser que  « le 14e  convoi de rapatriement des réfugiés centrafricains en République du Congo est arrivé de Bétou, à Moungoumba, le 1er aout transportant 365 personnes.  Au total, 4983 réfugiés centrafricains accueillis en République du Congo se seraient fait prévaloir du droit au retour avant la fin du mois d’aout 2019. Ces retours s’effectuaient jusque-là sur la base d’une Lettre d’Echange  », a-t-il souligné.

Quant à la Ministre des affaires sociales humanitaires du Congo-Brazzaville, Antoine Dinga-Dzongo, affirme que cette réunion va aboutir à un bon résultat. « Notre réunion bénéficie d’une conjoncture favorable, propice à la mise en place à travers les documents qui seront signés  d’un plan de rapatriement des centrafricains refugiés vivant au Congo  dans la majorité se trouvent  dans le département de Likouala. Force est de constater que les réfugiés ont toujours manifesté le désir de revenir chez eux » a-t-elle conclu.

Depuis 2013, la République du Congo a accueilli environ 32.000 réfugiés centrafricains installé dans deux sites. Le site d'Ikpengbele et celui du 15 avril aménagés pour les accueillir. La signature de l’Accord tripartite aura lieu demain à Bangui.

jeudi, 01 août 2019 11:33 Écrit par Dans HUMANITAIRE
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