RJDH-RCA - HUMANITAIRE
HUMANITAIRE

HUMANITAIRE (69)

HUMANITAIRE

Centrafrique : OCHA compte élargir son champ d’action humanitaire pour le pays

BANGUI, le 27 janvier 2020 (RJDH) ---Lors du lancement de plan de Réponse humanitaire 2020 mardi 21 janvier à Bangui, Denise Brown, Coordonnatrice humanitaire des Nations-Unies en Centrafrique, a souligné que l’année 2020 verra les actions humanitaires inscrites dans un cadre plus vaste.

L’année 2019 a été marquée par une forte mobilisation pour les besoins humanitaires de la Centrafrique 300 millions de dollars sur les 430 millions dollars prévu pour cette année-là ; ce qui a permis de venir en aide à 1,1 million de personnes sur un objectif de 1,7 million. Pour 2020, 401 millions de dollars sont prévus pour la réponse humanitaire dans le pays.

Denise Brown, Coordonnatrice Humanitaire des Nations-Unies en Centrafrique, a indiqué que l’année 2019 a été difficile et marquée par les violences à Birao augmentant ainsi les nombres des déplacés. « Ce que j’ai vu en 2019 depuis avril, a été difficile. La violence à Birao a provoqué plus de 15 mille personnes les inondations de Bangui et les situations aigües dans le sud-est du pays. On travaille étroitement avec le gouvernement à travers le ministre de l’action humanitaire, on a passé des moments difficiles et on cherche toujours à mieux faire ensemble », a rappelé Denise Brown, tout en relevant que « 2019 a été quand même une bonne année pour les financements, on a mobilisé grâce au travail qui a été fait 300 millions de dollars américain soit 70 % de fonds prévus pour le plan de réponse humanitaire pour 2019 », indique Denis Brown.

Les acteurs humanitaires renforceront leurs collaborations avec les acteurs de relèvement et de développement. Ceci afin d’opérationnaliser le nexus humanitaire développement- paix au titre de l’année 2020. « Pour 2020, notre action humanitaire s’inscrit dans un cadre plus vaste. Cette année, les acteurs humanitaires renforceront leur collaboration avec les acteurs de développement et de relèvement quand c’est approprié afin d’opérationnaliser le nexus humanitaire de développement de paix. Nous avons beaucoup travaillé sur la solution du développement durable pour répondre aux problèmes critiques des populations vulnérables liés au bien-être physique, mental et à l’amélioration des conditions des vies de vulnérables ainsi que la protection. C’est ce qui constituera la priorité du plan de réponse humanitaire en 2020 et surtout le respect des principes humanitaire », a ajouté Denis Brown.

En 2019, cinq travailleurs humanitaires ont été tués 42 autres ont été blessés au cours de leur exercice, comparé à 23 blessés en 2018. Ce qui revient à dire que les acteurs Humanitaires ne cessent de travailler dans un environnement d’insécurité afin de sauver la vie des populations civiles, conclut-elle.

Paméla Dounian-Doté

 

lundi, 27 janvier 2020 08:52 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Vers la mise en place d’un réseau de la société civile de lutte contre la sous-nutrition

BANGUI, le 25 janvier 2020 (RJDH) ---Contribuer à la réduction de la sous-nutrition et l’amélioration de la santé en République Centrafricaine. C’est le point débattu ce vendredi 24 janvier entre les acteurs de la société civile centrafricaine et l’organisation internationale non gouvernementale Action Contre la Faim, dans l’optique de mettre en place un réseau de la société civile pour la nutrition en République Centrafricaine.

Placée au rang des pays les plus touchés par le problème de malnutrition, la Centrafrique s’active à travers moult initiatives de sortir le pays de cette situation. C’est dans cette optique que l’ONG Action Contre la Faim et les organisations de la société civile centrafricaine sont dans la dynamique de la création d’un réseau pour la nutrition en RCA à travers des réflexions et discussions sur la problématique, en partenariat avec le Fonds des Nations-Unies pour l’Enfance (UNICEF) sous la supervision du Comité Technique National Multisectoriel de Nutrition et de Sécurité Alimentaire (CTNMNSA).

Pour Docteur André Koabosso, coordonnateur du Comité Technique National Multisectoriel De Nutrition Et De Sécurité Alimentaire, c’est une nouvelle dynamique avec l’implication à différents degrés des principaux acteurs. « L’objectif est d’engager le processus de réflexions et d’échange pour la mise en place d’un réseau de la société civile pour la nutrition comme recommande par le mouvement Sun, société civile, les donateurs et les agences des nations-unies sont organisés en réseau et le but de ce réseau est de réunir les parties prenantes active d’un même pays afin qu’elles disposent d’une plate-forme d’échange et du dialogue pour travailler fort comme ce qu’on appelle une plate-forme multi acteur », a expliqué Docteur André Koabosso.

Eradiquer la malnutrition sous toutes ces formes ne doit pas demeurer l’apanage seul des gouvernements mais avec la mobilisation de tous, poursuit le Docteur André Koabosso, « le mouvement SUN a vu le jour à la suite d’une prise de conscience collective d’échec du système international en matière de lutte contre la sous-nutrition et s’inscrit dans un esprit de collaboration en vue d’éradiquer la malnutrition sous toutes ces formes. Lancé en 2010, le mouvement SUN est dirigé par des gouvernements et repose sur l’idée que les facteurs sous-jacent à la nutrition sont interconnectés et il est donc essentiel de mobiliser tous les acteurs concernés, si l’on souhaite obtenir les résultats à grande échelle », a-t-il rappelé.

Des discussions sont d’ores et déjà ouvertes avec les différents pouvant déboucher prochainement sur la mise en place de ce réseau. « C’est la prochaine étape », précise un acteur de la société civile.

Pour mémoire, le mouvement SUN a vu le jour en 2010, sur initiative du Secrétaire général des Nations-Unies qui inscrit les organisations de la société civile dans la lutte contre la malnutrition. Il compte aujourd’hui 61 pays au rang desquels se trouve la République Centrafricaine devenue membre en 2017.

Régis Stéphane Banguima

samedi, 25 janvier 2020 09:29 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : 401 millions de dollars us pour la réponse humanitaire en Centrafrique

BANGUI, le 22 janvier 2020 (RJDH)---Lancé ce mardi 21 janvier à Bangui, le Plan de réponse humanitaire 2020 pour la Centrafrique requiert environ 401 millions de dollars pour répondre aux besoins urgents de plus de 1,6 millions de personnes vulnérables sur 2, 6 millions à travers le pays.

401 millions de dollars américains, c’est environ la somme dont la communauté humanitaire aura besoin pour répondre aux besoins de plus de 1,6 millions de personnes vulnérables pour l’année 2020. Ce plan présente les priorités et paramètres de la réponse au niveau stratégique et opérationnel que la communauté humanitaire vise à apporter en 2020 sur la base d’une compréhension partagée de la crise.

Virginie Baikoua, Ministre de l’Action Humanitaire et de la réconciliation, a indiqué que, « cette année, au niveau des chiffres, nous avons baissé au niveau de montant à mobiliser. Nous sommes à 400 millions de dollars américains, c’était un peu plus l’année dernière. Aussi le nombre des besoins, selon les répartitions, est clair mais il y a encore un problème, les gens sont dans les besoins d’assistance humanitaire », reconnait-elle, et se réjouit de ce que « ce Plan de réponse humanitaire pour l'année 2020 prenne en compte les solutions durables ».

Pour la Coordonnatrice humanitaire dOCHA en République centrafricaine, Mme Denise Brown, il faut que les acteurs humanitaires poursuivent leurs efforts, afin d’alléger les souffrances de ceux qui ont besoin d’une aide humanitaire. « Si l’aide humanitaire n’est pas fournie à grande échelle, la déjà très grave situation humanitaire se détériorera davantage en 2020 », a-t-elle ajouté.

 A en croire, François Batalingaya Chef de Bureau OCHA à Bangui, l’action humanitaire prend en compte tous les secteurs pour cette année 2020. « L’action Humanitaire en Centrafrique peut se résumer en un seul point. En 2019, nous avons pu assister 1,1 millions de personnes dans le pays, on peut parler par exemple des sinistrés des inondations qui ont affecté Bangui et une partie des provinces.  Nous parlons d’environs plus de 100 mille personnes qui ont été affectées, ainsi ceux qui ont été assistés dans le Sud-Est et aussi ceux qui n’ont pas été assistés depuis plusieurs années. Un quart de la population est en déplacement et parmi ces personnes nous avons presque 600 000 personnes dans le camp des déplacés et ces personnes ont toujours besoin d’assistance. Le plan comprend presque tous les secteurs, la santé, l’éducation, eau hygiène et assainissement et la logistique », a précisé le Chef de Bureau OCHA à Bangui

Virginie Baikoua a, par-ailleurs, déploré les attaques dirigées contre les acteurs humanitaires en Centrafrique en 2019, ce qui place le pays au rang des pays les plus dangereux pour les humanitaires.  « Au niveau des acteurs humanitaires, il y a des chiffres qui ont été avancés par rapport aux attaques qui ont été perpétrés contre les acteurs humanitaires sur le terrain dont 5 y ont laissé leurs vies, et plus d’une quarantaine blessée alors que normalement personne ne perdre sa vie en allant sauver de vie », s’est-elle plainte.

1,6 million de personnes en situation d’extrême vulnérabilité sont visées par ce plan de réponse humanitaire.

Pamela Dounian-Doté

mercredi, 22 janvier 2020 15:26 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Des prix remis aux trois journalistes lauréats de jeu concours médias initié par le CICR

BANGUI, 18 janvier 2020(RJDH)----Des ordinateurs et trophée ont été remis aux trois journalistes centrafricains lauréats du jeu concours média lancé en aout 2019 par le Comité International de la Croix-Rouge. La cérémonie de remise des prix a eu lieu ce vendredi 17 janvier 2020 à Bangui en présence des membres du jury.

Il s’agit de Leger Kokpakpa, Agée Michael Yagoua Guerret et Odilon Koulaka, journalistes de radio, télévision et presse écrite. La remise des prix aux lauréats a eu lieu en présence des membres du jury dont le président du Haut Conseil de la Communication José Richard Pouambi, du président de l’Union des Journalistes Centrafricains Tita Samba Solé, et le Chargé de mission au ministère de la Communication Simon pierre Ndouba.

Le président du jury José Richard Pouambi définit les critères du choix de ces lauréats en appliquant l’article 3 du règlement intérieur de concours médias, « chaque candidat avait le choix d’écrire un ou plusieurs articles, de réaliser des productions sur une ou plusieurs thématiques proposées par le CICR. Selon le règlement intérieur du concours médias, les productions ou les articles de presse doivent respecter les genres journalistiques à savoir, le reportage, l’interview, l’enquête, l’analyse et l’émission et ou le débat télévisé. La notation des articles de presse et de production n’est pas faite de façon classique, mais sur des critères et des barèmes bien définis par l’organisateur du concours médias qui est le CICR », a-t-il précisé.

Agée Michael Yaguoua Guerret, journaliste à radio Voix de l’Evangile, un des lauréats ne cache pas satisfaction, « j’ai choisi le sujet sur les violences sexuelles à l’égard des femmes, c’était très difficile parce que pour avoir des sources pour les témoignages, c’est un peu difficile. Puisse que c’est un travail de recherche et voilà nous sommes sortis meilleurs parmi les 40 candidats. Je suis vraiment satisfait du résultat qui a été rendu public par le jury », s’est-t-il exprimé.

Ce concours a débuté le 29 aout 2019 à l’endroit des journalistes de presse en ligne, presse écrite, radio et la télévision. Les thèmes proposés sont entre autres : la protection de la population civile, les personnes disparues et les violences sexuelles.

Jocelyne Nadège Kokada

 

 

samedi, 18 janvier 2020 13:52 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Le Comité International de la Croix-Rouge satisfait de son bilan d’activités de l’année 2019

BANGUI, le 17 janvier 2020 (RJDH) --- Le Comité International de la Croix Rouge en Centrafrique est satisfait du bilan d’activités menées en 2019 en dépit de la précarité de vie dans laquelle se trouvent les populations centrafricaines. C’est sur cette note positive que la cheffe de délégation du CICR, Valérie Petitpierre a annoncé le jeudi 16 janvier à Bangui, la continuité des activités au profit des populations en situation critique.

Tout en saluant le bilan des activités, Valérie Petitpierre, la Cheffe de délégation du CICR en Centrafrique, a indiqué que la situation humanitaire dans le pays est toujours précaire et dramatique. Car, la population vit toujours dans des conditions difficiles, «le bilan est positif en 2019. On a pu atteindre la plupart de nos objectifs. L’une des raisons qui explique ce beau résultat, c’est le meilleur accès qu’on a pu avoir sur le terrain malgré l’insécurité et les contraintes », a expliqué la responsable du CICR en RCA.

Valérie Petitpierre n’a pas manqué de rappeler que la RCA reste parmi les 15 pays dans le monde dans lesquels le CICR intervient, ceci rappelle que l’indicateur du niveau de besoin est très élevé. « De manière globale, la situation humanitaire dans le pays reste dramatique. Aujourd’hui, il y a des zones où la situation sécuritaire se stabilise davantage car on y voit des mouvements de retour, mais il y a toujours des personnes déplacées dans le pays. Il y a aussi des zones où il y a des confrontations armées dans le pays, la situation est extrêmement tendue. Et globalement, la condition des populations sur le terrain ne s’est pas améliorée sur le terrain d’où le fait que notre opération en Centrafrique reste parmi les 15 plus grandes opérations du CICR dans le monde, c’est un indicateur du niveau de besoin qui est très élevé toujours malheureusement », précise Valérie Petitpierre.

Elle souligne que la solution à la crise centrafricaine ne sera pas qu’humanitaire, mais la Croix Rouge va continuer à aider les personnes en situation d’urgence, « la solution à la crise ici, comme ailleurs, ne sera pas humanitaire. Nous, on va continuer à aider les populations affectées par la violence et par la crise mais il faut une réelle volonté politique, il faut une solution politique pour que les violencescessent une fois pour toutes pour qu’un semblant de normalité soit retrouvé parmi la population que ce soit ici ou à l’intérieur du pays. On va s’inscrire dans la continuité de nos activités en 2019, on va essayer d’accroitre notre proximité avec les populations dans le besoin, on va essayer encore davantage à l’écoute des besoins de la population pour mieux comprendre comment on peut aussi soutenir leur propre mécanisme de résilience avec les moyens que nous avons à disposition, toujoursla protection et la sécurité de la population sera placée au centre de notre préoccupation », a souligné Valérie Petitpierre.

En 2019, 72525 ménages ont bénéficié de l’assistance de la part du CICR et 290000 autres ont un meilleur accès à l’eau potable. Le CICR rappelle qu’en 2020, le Comité International de la Croix-Rouge s’inscrira dans la continuité des activités menées en 2019, en plaçant la protection de la population au centre de ces activités.

Pamela Dounian-Doté

vendredi, 17 janvier 2020 13:37 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Enfant Sans Frontière offre des kits scolaires aux enfants du site des sinistrés de Michéline

BANGUI, le 09 janvier 2020 (RJDH) --- Les enfants sinistrés du site des sinistrés de Micheline dans  la Commune de Bimbo ont reçu ce matin des kits scolaires ainsi que des matériels didactiques pour les enseignants. Un don fait par l’ONG Enfant Sans Frontières (ESF) pour aider ces enfants à bien terminer l’année académique en cours à cause des évènements douloureux qui ont perturbé leur scolarité.

Cette aide s’inscrit dans le cadre des affaires urgentes en faveur des enfants sinistrés afin que ces enfants puissent trouver une réponse à leur situation éducative, c’est ce qu’a souligné le Coordonnateur-Programme de l’ONG Enfant Sans Frontière, Kevin Rodrigue M’borolo, « suite à des situations qui avaient prévu y a eu des déplacés, le gouvernement a créé trois sites, par la suite il y a des enfants qui sont en âge scolaire, d’où nécessité maintenant pour nous en partenariat avec notre bailleur l’UNICEF d’intervenir auprès de ces enfants afin qu’ils puissent maintenir leur niveau scolaire. Voilà maintenant aujourd’hui, on a emmené les kits scolaires, les kits didactiques pour essayer de distribuer en faveur de ces enfants », a-t-il précisé.

Vivien Molazemo, vice-président de l’association des Parents d’élèves du site de Micheline, exprime ses impressions suite à ce geste généreux fait par l’ONG Enfant Sans Frontières. « Ces matériels didactiques vont permettre à nos enfants de bien suivre les cours au titre de cette année scolaire », dit-il. 

Les conditions des enfants sinistrés dans les sites à Bangui et à l’intérieur du pays nécessite restent  préoccupantes et l’ONG Enfants Sans Frontières entend poursuivre cette action au profit de ces enfants pour sauver leur année scolaire.

jeudi, 09 janvier 2020 16:51 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Les sinistrés du site de De la Cour à Bimbo s’inquiètent pour leur sécurité

BIMBO, le 08 janvier 2020 (RJDH)---Les sinistrés des inondations de l’an dernier présents sur le site de De la Cour à Bimbo se préoccupent davantage pour leur sécurité. Malgré la présence des deux gendarmes détachés pour assurer la sécurité du site, leur quotidien est émaillé de braquages, de vols et de viols.

Selon les sinistrés, l’insécurité dans le secteur avec des cas récurrents de braquages, de vols et de viols sur le site de De la Cour à Bimbo font qu’ils ne se sentent plus en sécurité et appellent le gouvernement à l’aide. 

Blandine Wama, la responsable du site témoigne qu’il ne se passe pas une nuit sans qu’ils ne soient exposés aux actes de braquages dans le secteur. « Nous sommes beaucoup menacés par rapport à ce qui se passe sur le site et à l’entour. La majorité des sinistrés ont fui pour aller dans les églises pour passer la nuit. Nous demandons au gouvernement de nous envoyer les forces de l’ordre pour assurer notre protection », a-t-elle rapporté.

« Récemment, une tentative d’enlèvement d’un enfant à côté de sa maman a été déjouée sur le site aux environs de 23 heures.  Même une femme sur le site a été physiquement agressée  par un malfrat. Nous craignons pour notre vie. On ne peut pas tout perdre et être encore victime des agressions de la part des délinquants qui pullulent ici », ajoute-t-elle.

Si les sinistrés se plaignent pour leur sécurité, il n’en demeure pas moins que leur prise en charge médicale et alimentaire soit encore un autre problème auquel ils doivent faire face au quotidien. Pour cela, ils souhaitent que les opérations de désinfection soient vite faites dans leur secteur pour qu’ils puissent retrouver le cours normal de leur existence. « Notre situation sur le site de De la Cour à Bimbo est vraiment critique, les aides qu’on nous apporte ne sont pas suffisants et nous ne mangeons pas à notre faim », a confié au RJDH une femme vivant sur ce site.

« Si on désinfecte nos maisons, nous sommes prêts pour les regagner », a souhaité une autre.

Les sinistrés qui sont sur le site de De la cour à Bimbo vivent avec la peur au ventre ces derniers temps et demandent à ce que les dispositifs sécuritaires soient renforcés car, de jour en jour, l’on enregistre des cas de menaces et de braquages non loin du site.   

Sandra Belly  

mercredi, 08 janvier 2020 16:07 Écrit par Dans HUMANITAIRE

BANGUI, le 19 Décembre 2019 (RJDH) ---- Des professionnels des media centrafricains sont désormais capables de produire des émissions sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle après une série de formation de deux jours du 18 au 19 décembre, initiée par l’ONG internationale Action Contre la Faim.

La malnutrition est l’un des problèmes majeurs de santé publique en République Centrafricaine, car elle contribue à la mortalité infanto-juvénile ainsi qu’à l’aggravation du taux élevé de la mortalité maternelle. D’où nécessité, selon l’ONG Action Contre la Faim, d’impliquer les professionnels des médias Centrafricains dans la lutte contre ce fléau.

Nino Ludick, Coordonnatrice terrain, précise que « l’activité a pour but d’avoir une meilleure compréhension des conséquences négatives de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle en vue de l’élaboration de matériels médiatiques. Ce dernier domaine vise à influencer les décideurs politiques et économiques en mobilisant l’opinion publique d’accorder un intérêt particulier aux médias car ces derniers jouent un rôle crucial dans la diffusion de l’information et la sensibilisation sur la question liée à la sécurité alimentaire et la nutrition en République Centrafricaine », croit-elle.

En 2018, la RCA s’est dotée d’une politique de nutrition qui trouve ses fondements dans le plan national de développement sanitaire de 2e génération qui vise à réduire le taux des  malnutritions. Pour le directeur des soins de santé primaires, Constant Sirkolo « la mise en œuvre de cette politique nécessite le concours de toutes les parties prenantes notamment les médias que vous représentez car vous  avez un rôle très  important dans l’information et la sensibilisation de nos population et dans l’éveil de conscience de nos décideurs », a souhaité Constant Sirkolo.

 A l’issue de  cette formation, les journalistes centrafricains sont à même de traiter les questions liées à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que ces conséquences  afin d’attirer l’attention des décideurs ainsi que des acteurs à s’y mettre pour réduire ce fléau.

Martial Steve Mbétissinga, journaliste participant à cet atelier, croit que «nous pourrions donc vulgariser les informations sur les conséquences ou bien les causes de la malnutrition afin d’attirer l’attention des décideurs et partenaires à agir beaucoup plus dans la prise en charge des personnes souffrant de la malnutrition.  La réalisation des émissions ou des interviews ou encore des enquêtes doivent tenir compte d’un certain nombre d’aspects et c’est ce que nous ferons prochainement, par ce que le taux du décès des enfants de moins de 5 ans liées à cette pandémie est de 45 % au pays, d’où nécessité de sensibiliser la population sur la prévention de la malnutrition et les décideurs ainsi que la communauté  internationale sur la question », a promis le journaliste.    

Selon le  rapport d’OCHA de cette année, la moitié de la population Centrafricaine soit 50 % est menacée par l’insécurité alimentaire dont les plus touchés sont les enfants et les femmes enceintes et allaitantes.

vendredi, 20 décembre 2019 19:46 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : La Croix-Rouge néerlandaise fait un don des kits d’assainissement aux comités locaux de la Croix Rouge nationale

BANGUI, le 10 décembre 2019 (RJDH) --- La Croix Rouge Néerlandaise, partenaire de la Croix Rouge Centrafricaine (CRCA), a offert des kits d’assainissement et d’hygiène aux comités locaux de la Croix-Rouge Centrafricaine des huit arrondissements de la ville de Bangui, Bimbo et de Bégoua, lundi 9 décembre. Ces kits serviront à ces comités de procéder au nettoyage des zones touchées par les inondations sous la supervision de la mairie de Bangui.

Ces dons composés en kits d’assainissement et d’hygiène offerts aux huit comités locaux de la ville de Bangui s’inscrivent dans le dynamisme de la préparation de retour des ménages dans les zones inondées dans un environnement sain et favorable.

Le président du comité local de la CRCA du 6ème arrondissement, David Angbanga, a indiqué que les activités de nettoyage de la ville de Bangui seront gérées par la Mairie de Bangui mais avec les comités locaux, « ces kits d’assainissement sont composés des brouettes, des pelles, des houes, des gans, des balais, qui ont été donnés par le gouvernement des Pays-Bas, représentés, par l’Ambassadrice des Pays-Bas Karin Boven. Le travail va s’effectuer en collaboration avec la mairie de Bangui », a-t-il expliqué, en précisant que la mairie mettra à la disposition des comités locaux des bens qui assureront le ramassage des ordures entassées par les habitants des huit arrondissements de Bangui.

Pour la vice-présidente de la CRCA, Zénaba Katara, elle met plus l’’accent sur la lutte contre le paludisme à travers les activités de salubrité qui seront menées par les comités locaux de la CRCA en partenariat avec la mairie centrale de la capitale. « Les fréquents cas de paludisme constatés sur les sites des sinistrés de la ville de Bangui et les périphériques ne nous ont pas laissé insensibles. Plusieurs cas des maladies liées à l’insalubrité ont été également enregistrés. Cet appui est une réponse à nos besoins qui sont les besoins de la communauté », a laissé entendre la Vice-Présidente de la CRCA, avant de noter que « la croix rouge centrafricaine demeure reconnaissante des gestes salvateurs du gouvernement des Pays-Bas représenté par son  Ambassadrice Korin Boven ».

Le don en kits d’assainissement effectué par la Croix Rouge Néerlandaise complète celui accompli de l’Association des banques et des Crédits qui s’élevaient à environ 30 millions de FCFA.

mardi, 10 décembre 2019 17:44 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Les déplacés internes de Bambari expriment leur désir de retour à la maison

BAMBARI, 05 Décembre 2019 (RJDH) --- Les déplacés des sites Alternative et de l’Elevage à Bambari ont exprimé la volonté de regagner leurs localités respectives le mardi 3 décembre dernier. Les besoins soulignés par les déplacés sont, entre autres, le renforcement du système sécuritaire, l’appui financier pour leur accompagnement à travers l’élevage et l’agriculture attelée.

Les déplacés des sites d’Elevage et Alternative dans la ville de Bambari ont vivement exprimé le désir de regagner leurs localités respectives. Cette volonté de retour affichée se traduit par l’expression de ces déplacés de mettre fin à leur vie de « dépendance ». D’autres, au regard de la situation sécuritaire dans leur zone, demandent une relocalisation et un appui multiforme pouvant leur permettre de subvenir aux besoins de la famille. Cet appel a été lancé en présence du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés, des Ministres, de l’administration du territoire, des actions humanitaires, de la sécurité publique.

Le délégué des déplacés du site Alternative, Jacques Koko, a indiqué clairement que leur retour dépend de l’évolution de la sécurité, « la paix durable dans les périphériques de la ville de Bambari,  la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du pays, l’appui multiforme aux personnes qui manifestent la volonté de retourner », a-t-il relevé, avant de poursuivre en ces termes, « les femmes démunies, les veuves, les orphelins et les personnes du 3ème âge, ont  des besoins spécifiques », a-t-il ajouté.

D’autres difficultés ont été relevées par les déplacés du site Alternative, des difficultés auxquelles ils sont confrontés, l’on peut noter des cas de « violences sexuelles, de maladies avec un pic du paludisme, des parasites, suite aux mauvaises conditions de vie, l’état dégradant des latrines, des bâches usées », se sont-ils plaints.

Les préoccupations énoncées ont permis à Filippo Grandi de comprendre que la responsabilité de la stabilisation du pays est partagée, « le gouvernement est le premier garant, la Minusca doit appuyer le gouvernement.  Et vous devrez vous impliquer également dans ce processus du retour de la paix et la stabilisation. Ce n’est pas un hasard que nous sommes venus, c’est pour constater de plus près les besoins, les conditions dans lesquelles vous vivez afin de procéder à un plaidoyer spécifique », a expliqué le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés, Filippo Grandi.    

Environ 36000 personnes, présentes surles sites d’Elevage et d’Alternative, vivent dans des conditions difficiles.

jeudi, 05 décembre 2019 11:49 Écrit par Dans HUMANITAIRE
Page 4 sur 5