RJDH-RCA - HUMANITAIRE
HUMANITAIRE

HUMANITAIRE (69)

HUMANITAIRE

Centrafrique : Plusieurs projets sanitaires et d’assainissement en cours d’exécution à Bakouma

BAKOUMA, le 17 mai 2020(RJDH)--Plusieurs projets sanitaires et d’assainissements seront mis en œuvre à Bakouma et ses environs dans le Mbomou au sud-est du pays par l’ONG hollandaise Cordaid et Caritas de Bangassou. Ces projets ont été présentés dans la localité au cours d’un atelier de formation les 15 et 16 mai dernier.

Les projets comportent plusieurs volets notamment la formation et rôle des relais communautaires, les techniques de sensibilisation sur les maladies liées à la consommation de l’eau non potable, de l’hygiène et assainissement ainsi que les mesures barrières contre le Coronavirus.  Ces points ont été développés par le chef service en matière de mobilisation sociale de la région n°6 qui regroupe le Mbomou, la Basse-Kotto le Haut-Mbomou, Sylvestre Kodé et Gaston Gatélé chargé de programme à la Caritas.

C’est la première étape, indiquent ces derniers qui consiste, « à la présentation de neufs projets et la formation des relais communautaires. L’idée d’abord est de montrer aux communautaires ce qui doit être fait dans leur zone et leur implication dans la mise en œuvre de tous ces programmes », ont expliqué les deux intervenants.

Le volet Wash et assainissement a ciblé la sous-préfecture de Bakouma centre, Banabongo, Gbago sur l’axe Bangassou et Fadama à 3 kilomètres de Bakouma sur l’axe Nzako comme zones d’intervention des projets.

Sept relais communautaires ont pris part à cette formation et elle se poursuit à 80 kilomètres de Bakouma avec d’autres.

Jean Marie Anibikounda.

 

dimanche, 17 mai 2020 14:25 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Le Comité International de la Croix-Rouge renforce la capacité de ses personnels pour lutter contre la Covid 19

BANGUI, le 15 mai 2020 (RJDH) --- Les médecins issus des différents sites appuyés par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) ont bouclé le jeudi 14 mai 2020 la session de formation sur les techniques de riposte contre la Covid 19. C'est une initiative du Comité International de la Croix-Rouge à lutter contre le Corona Virus en RCA.

La propagation à grand pas de Covid 19 en République Centrafricaine à fait drainer toutes les couches et organisations à se dresser contre cette pandémie à travers des campagnes de sensibilisation et des sessions de formations. Le Comité International de la Croix-Rouge à l’instar des autres organisations humanitaires s’est impliquée d’arrache-pied à mettre hors d’état de nuire la maladie à Corona Virus à travers le pays.    

Pour Ali Ouattara, l’un des organisateurs de cette session de formation, la formation du personnel soignant est l’un des moyens efficace de lutte contre le Covid19. « Avec la propagation de Covid 19 à travers le pays, nous avons décidé de réadapter nos programmes pour faire front à cette pandémie. C’est pourquoi nous avons sollicité auprès du Ministère de la santé et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) la formation de nos personnels soignants, car il est important de les outiller pour qu’ils puissent avoir un comportement adapté quand ils auront des cas à gérer. Et c’est l’un des moyens  efficaces de lutte contre cette pandémie qui continue à décimer le monde »

André Service Débato, Médecin-Chef de Kaga-Bandoro, a apprécié les modules qui sont au menu de cette formation. « Ce que nous avions eu à étudier pendant ces 72 heures, est très bénéfique pour nous car nous sommes en mesure  de suivre une personne atteinte de  maladie à Corona Virus. C’est une formation très riche et au quotidien on a beaucoup étudié plus particulièrement nous qui sommes sur le terrain nous avons appris à nous organiser du triage jusqu’à l’isolement.  Le Covid19 n’est pas un mythe j’appelle tout monde à lutter contre cette maladie en respectant les règles barrières», a-t-elle précisé

Le Comité  International de la Croix-Rouge, est une organisation humanitaire qui ne cesse d’apporter sa contribution à la population Centrafricaine vulnérable. Elle est l’une des organisations potentielle de la Croix-Rouge Centrafricaine.

Carlos Watou

vendredi, 15 mai 2020 15:05 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : les humanitaires à l’épreuve du Covid-19

BANGUI, 13 mai 2020 (RJDH)---En République centrafricaine (RCA), les travailleurs humanitaires ont dû s’adapter à la nouvelle menace du coronavirus mais les ressources financières manquent.

La pandémie du Covid 19, selon l’ONU, met à l’épreuve les interventions des humanitaires en Centrafrique. Tout en s’adaptant aux nouvelles exigences du travail, le manque des ressources financières actuel rend leur tâche difficile auprès de la population. Comment le Covid-19 affecte les activités humanitaires en RCA ?  Comment les humanitaires s’adaptent-ils face à cette pandémie ? Avec les ressources limitées dont ils disposent, « les humanitaires doivent constamment chercher à faire plus et mieux ».

Certaines distributions qui se faisaient par groupes de ménages se font dorénavant en porte-à-porte. C’est le cas de la distribution de coupons alimentaires par le Programme alimentaire mondial (PAM) à Bouar dans la préfecture de la Nana-Mambéré, dans l’ouest du pays.

Selon le dernier bulletin humanitaire du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) publié lundi, l'aide se poursuit. Mais les humanitaires ont dû s’adapter au contexte de pandémie mondiale. Avec la mise en place des mesures de distanciation sociale, les humanitaires utilisent des crieurs en lieu et place des sensibilisations de masse.

Selon OCHA, il s’agit aussi de privilégier l’aide en espèce (transfert monétaire) plutôt que les distributions directes, et d’étendre les distributions de vivres sur plusieurs jours. Les organismes humanitaires mettent en place systématiquement des dispositifs de lavage de mains tant dans les quartiers des communautés hôtes que dans les sites de personnes déplacées.

197 cas de Covid-19 depuis le 14 mars

Malgré l’épidémie, les humanitaires se doivent donc d’apporter des réponses ciblées à chacune de leurs missions. En soutien au gouvernement, ils ont assisté en avril 294.000 personnes qui ont bénéficié d’une assistance multisectorielle, en particulier en matière de santé, d’eau, d’hygiène et d’assainissement. Plus de 1 million de personnes ont également été sensibilisées aux gestes barrières, notamment à travers un réseau de radios et des relais communautaires formés à cet effet.

Depuis la confirmation du premier cas de Covid-19 en Centrafrique le 14 mars, 197 cas ont été enregistrés. Selon OCHA, 3.690 tests de diagnostic ont été effectués à la date du 4 mai et les contacts des cas confirmés sont suivis. « Cette nouvelle maladie s’ajoute aux défis existants dans un pays où une personne sur deux est touchée par l’insécurité alimentaire, alors que plus de la moitié de la population a besoin d’aide humanitaire », relève OCHA.

Selon l’OMS, la RCA qui a un des systèmes sanitaires les plus fragiles au monde est particulièrement vulnérable face à la pandémie de Covid-19. Dans cet environnement, environ 700.000 personnes déplacées, dont plus de 467.000 chez des familles d’accueil et plus de 230.000 sur des sites vivent dans des conditions de promiscuité et d’insalubrité rendant difficile l’observation des mesures de distanciation sociale.

Au défi sanitaire, vient s’ajouter le défi financier. 553 millions de dollars sont nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires en RCA cette année. A ce jour, seulement 22% des fonds requis ont été mobilisés.

RJDH

mercredi, 13 mai 2020 13:45 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : les humanitaires à l’épreuve du Covid-19

BANGUI, 13 mai 2020 (RJDH)---En République centrafricaine (RCA), les travailleurs humanitaires ont dû s’adapter à la nouvelle menace du coronavirus mais les ressources financières manquent.

La pandémie du Covid 19, selon l’ONU, met à l’épreuve les interventions des humanitaires en Centrafrique. Tout en s’adaptant aux nouvelles exigences du travail, le manque des ressources financières actuel rend leur tâche difficile auprès de la population. Comment le Covid-19 affecte les activités humanitaires en RCA ?  Comment les humanitaires s’adaptent-ils face à cette pandémie ? Avec les ressources limitées dont ils disposent, « les humanitaires doivent constamment chercher à faire plus et mieux ».

Certaines distributions qui se faisaient par groupes de ménages se font dorénavant en porte-à-porte. C’est le cas de la distribution de coupons alimentaires par le Programme alimentaire mondial (PAM) à Bouar dans la préfecture de la Nana-Mambéré, dans l’ouest du pays.

Selon le dernier bulletin humanitaire du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) publié lundi, l'aide se poursuit. Mais les humanitaires ont dû s’adapter au contexte de pandémie mondiale. Avec la mise en place des mesures de distanciation sociale, les humanitaires utilisent des crieurs en lieu et place des sensibilisations de masse.

Selon OCHA, il s’agit aussi de privilégier l’aide en espèce (transfert monétaire) plutôt que les distributions directes, et d’étendre les distributions de vivres sur plusieurs jours. Les organismes humanitaires mettent en place systématiquement des dispositifs de lavage de mains tant dans les quartiers des communautés hôtes que dans les sites de personnes déplacées.

197 cas de Covid-19 depuis le 14 mars

Malgré l’épidémie, les humanitaires se doivent donc d’apporter des réponses ciblées à chacune de leurs missions. En soutien au gouvernement, ils ont assisté en avril 294.000 personnes qui ont bénéficié d’une assistance multisectorielle, en particulier en matière de santé, d’eau, d’hygiène et d’assainissement. Plus de 1 million de personnes ont également été sensibilisées aux gestes barrières, notamment à travers un réseau de radios et des relais communautaires formés à cet effet.

Depuis la confirmation du premier cas de Covid-19 en Centrafrique le 14 mars, 197 cas ont été enregistrés. Selon OCHA, 3.690 tests de diagnostic ont été effectués à la date du 4 mai et les contacts des cas confirmés sont suivis. « Cette nouvelle maladie s’ajoute aux défis existants dans un pays où une personne sur deux est touchée par l’insécurité alimentaire, alors que plus de la moitié de la population a besoin d’aide humanitaire », relève OCHA.

Selon l’OMS, la RCA qui a un des systèmes sanitaires les plus fragiles au monde est particulièrement vulnérable face à la pandémie de Covid-19. Dans cet environnement, environ 700.000 personnes déplacées, dont plus de 467.000 chez des familles d’accueil et plus de 230.000 sur des sites vivent dans des conditions de promiscuité et d’insalubrité rendant difficile l’observation des mesures de distanciation sociale.

Au défi sanitaire, vient s’ajouter le défi financier. 553 millions de dollars sont nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires en RCA cette année. A ce jour, seulement 22% des fonds requis ont été mobilisés.

RJDH

mercredi, 13 mai 2020 13:25 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : « pendant le premier semestre 2019, MSF a pris en charge près de 600 patients à l’hôpital SICA », selon Yannick Arone

BANGUI, le 12 mai 2020 (RJDH)--- L’hôpital de MSF à SICA a pris en charge près de 600 patients au premier trimestre 2019, a expliqué au RJDH Yannick Arone, infirmière à MSF à l’occasion de la journée internationale des infirmiers célébrée le 12 mai de chaque année.

RJDH : Tout d’abord, pourquoi nous célébrons cette journée internationale ? Pouvez-nous expliquer de quoi s’agit –il ?

YA : Cette journée est célébrée tous les ans le 12 mai, en référence au jour anniversaire de la naissance de Florence Nightingale. Florence était une infirmière britannique, née le 12 mai 1820 à Florence, morte le 13 août 1910 à Londres, pionnière des soins infirmiers modernes. Cette célébration a été lancée en 1965 par les Conseil International des Infirmiers, et c’est une opportunité pour rappeler le travail fondamental fait par tous les infirmiers dans le monde. Cette année, avec la crise COVID-19 au niveau global, c’est encore plus important de rappeler les efforts des infirmiers, en première ligne dans la lutte contre ce nouveau virus dans tous les pays qui ont été touchés.

Chez Médecins Sans Frontières, nous célébrons cette journée toutes les années, car en plus que les médecins, le personnel de notre organisation est aussi composé par des milliers d’infirmiers sans frontières qui travaillent sans cesse dans tout le monde pour sauver des vies humaines. Cette journée c’est pour nous tous.

RJDH : Parlez- nous de votre parcours d’infirmière et pourquoi vous avez décidé de travailler avec Médecins Sans Frontières

YA : Par rapport à MSF, quand on est un infirmier on met de côté ce qu’on pense de la personne qu’on reçoit sur un brancard, ce qu’elle a fait/qui elle est, pour se concentrer sur ses besoins médicaux immédiats et ce dont elle a besoin pour vivre/guérir en toute impartialité, et tel que prévu par le droit international humanitaire.

RJDH : Ensuite, pour entrer toute de suite dans le vif du sujet, est ce que vous pouvez nous rappeler de quoi s’agit –il le projet où vous travaillez ? Qu’est-ce que MSF fait à l’hôpital SICA à Bangui ?

YA : L’hôpital SICA est un centre de traumatologie chirurgicale dédié aux victimes de violences et de traumatismes de plus de 15 ans. D’une capacité d’hospitalisation d’environ 80 lits, il comprend un service d’urgence, deux salles d’opération, un service de soins post-opératoire et un service de kinésithérapie. Les équipes MSF y travaillent depuis 2017 afin de garantir une aide médicale gratuite et de qualité à la population. Pendant le premier semestre 2019, MSF a pris en charge près de 600 patients à l’hôpital SICA, dont 70% étaient des victimes d’accidents de la voie publique tandis qu’environ 30% étaient des blessés par balles ou armes blanches.

Il faut rappeler que dans cette période de COVID, en plus MSF s’engage à poursuivre la provision de soins gratuits et de qualité dans les 13 projets dans tous la RCA, où 260 employés internationaux et plus de 2000 employés centrafricains travaillent actuellement. Beaucoup entre eux ces sont des infirmiers ou des aides-soignants.

RJDH : Nous voyons - comme partout dans le monde- que les structures de santé sont mises à dure épreuve par le COVID-19 : dans ce nouveau scénario, la protection du staff médicale et des patients est vitale pour arrêter la propagation du virus. Surtout pour le personnel soignant, qui est en 1ère ligne et donc le plus exposé au risque. Quelles sont les gestes barrière que vous considérez fondamentaux ? Est-ce que vous menez des sensibilisations au sein de votre équipe et des patients ?

YA : A présent nous travaillons pour mettre en place des mesures préventives et d’isolement sur nos projets, ainsi que pour supporter les autorités sanitaires nationales à répondre à un possible nombre élevé de patients atteints par le virus, à travers la mise en place d’un plan d’intervention d’urgence et des mesures préventives. En RCA, la plupart de la population n’a pas accès à l’eau courant, vive à plusieurs dans des petites habitations et ne peut pas compter sur une source de revenu stable. Nous renforçons notre engagement auprès des communautés pour informer sur le COVID-19 et nous travaillons pour adapter les mesures de prévention au contexte de la RCA.

RJDH : Mais en temps de COVID-19, les patients souffrant des autres pathologies continuent aussi à nécessiter de l’assistance : quels sont les défis pour assurer la continuité des soins pendant cette période de coronavirus ?

YA : Médecins Sans Frontières travaille en République centrafricaine depuis 1997, fournissant des soins vitaux et gratuits dans plusieurs régions du pays, et dans la capitale Bangui. MSF est resté à côté de la population centrafricaine pendant des périodes très difficiles, et nous continuons aujourd’hui à prendre soin des personnes souffrant des maladies les plus meurtrières, comme le paludisme, la diarrhée, la malnutrition, le VIH/TB, nous aidons les femmes à accoucher en sécurité, nous fournissons une prise en charge chirurgicale d’urgence et nous prenons soin des victimes de violence sexuelle. A présent, nous sommes confrontés à un nouveau virus, le COVID-19, qui a lourdement affecté certains des systèmes de santé le plus avancés au monde, dans des pays avec des systèmes de sécurité sociale et où la plupart de la population a accès à l’eau courante et dispose d’un endroit où s’isoler. En ce moment difficile, nous nous engageons à rester à côté de la population centrafricaine et à continuer d’aider les personnes qui ont le plus besoin de soins.

La prestation de soins médicaux en RCA, de même que dans de nombreux pays où nous travaillons, est devenue plus difficile depuis le début de la pandémie, car les restrictions actuelles de voyage limitent notre capacité à déplacer notre personnel. Il existe également une pression globale sur la production de certaines fournitures médicales, en particulier des équipements de protection individuelle spécialisés pour les professionnels de santé. Nos projets sont toujours en mesure de poursuivre les activités médicales, mais nous nous préoccupons d'assurer l'approvisionnement futur de certaines fournitures essentielles, telles que des masques chirurgicaux, des tampons, des gants et des produits chimiques permettant le diagnostic du COVID-19.

RJDH : Mademoiselle Yannick Arone, nous vous remercions.

YA : Je vous remercie.

Propos recueillis par Vianney Ingasso

 

mardi, 12 mai 2020 14:51 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : la situation humanitaire de Ndélé au centre des préoccupations

BANGUI, le 11 mai 2020 (RJDH)---La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général (en République centrafricaine) et Coordonnatrice humanitaire, Denise Brown, a conduit une mission humanitaire à Ndélé, le 9 mai 2020, pour toucher du doigt les conditions de vie des populations civiles après les affrontements de mars et avril 2020, afin d’y apporter une réponse humanitaire.

Le tableau dressé par Mme Denise Brown, Coordonnatrice humanitaire en Centrafrique, est peu luisant et dramatique pour les déplacés vivant sur les sites des déplacés à Ndele. Selon elle, l’affrontement du 29 avril dernier n’a épargné personne femmes comme enfants de moins de 5 ans, et au regard de la situation les humanitaires ont du mal à porter secours à la population. « Ces affrontements ont provoqué le déplacement de plusieurs personnes autour de la base de la Minusca, le ciblage des entrepôts et bureau des humanitaires et des ONG nous met dans une situation où on a des difficultés à répondre aux besoins de la population, car nous avons à peu près 8 à 9000 mille personnes à qui l’on doit venir en aide », explique Denise Brown

La population est la principale victime de cette crise, parce que les acteurs humanitaires ont des difficultés à répondre aux besoins de la population, a relevé Denise Brown. « Les groupes armés font tout cela pour que la population souffre, il y a une crise parce que la population s’est déplacée et maintenant il y a une autre crise qui s’y ajoute, et nous les humanitaires nous avons des difficultés pour répondre aux besoins de la population. Le message que j’ai passé à toutes les autorités que j’ai vues, que les humanitaires doivent circuler librement, nous ne pouvons pas travailler dans cette condition. Il faut un changement radical. Le départ de tous les humanitaires dans la ville de Ndélé, c’est vraiment le début de la fin », indique Denise Brown

Les dernières violences meurtrières à Ndele ont occasionné des pertes en vies humaines de près de 28 personnes et 8 000 autres ont fui pour se réfugier sur le camp des déplacés proche de la base de la MINUSCA.

Paméla Dounian-Doté

lundi, 11 mai 2020 15:48 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Denise Brown dénonce les attaques contre les humanitaires à Ndélé

BANGUI, le 11 mai 2020 (RJDH)---Au cours des neuf derniers jours, 10 attaques contre des organisations humanitaires ont été enregistrées dans la ville de Ndélé, au nord-est de la République centrafricaine (RCA) dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Les affrontements inter-communautaires qui ont commencé le 10 mars 2020 se poursuivent.

Le 29 avril, des violences ont éclaté dans la ville de Ndélé, obligeant plus de 2 000 personnes à fuir leurs habitations à la recherche de refuge. Plus de 27 personnes ont été tuées et au moins 56 autres ont été blessées.

La Coordonnatrice humanitaire pour la République centrafricaine, Mme Denise Brown, s'est rendue à Ndélé pour évaluer elle-même la situation des civils et des travailleurs humanitaires, mais aussi pour échanger avec les partenaires locaux. « Dans certaines régions de la République centrafricaine, la population est forcée aux déplacements récurrents suite aux conflits. Ces dernières semaines à Ndélé, des personnes ont été forcées à deux reprises de fuir la violence. La seule façon pour elles de retourner à leurs habitations et demeurer en sécurité dans leur communauté est la cessation du conflit », a déclaré Mme Denise Brown.

Depuis janvier, 27 incidents contre des organisations humanitaires, dont le meurtre d'un de ses travailleurs et le vol de quatre véhicules, ont été signalés à Ndélé. Le nombre d'incidents par mois est passé d’un en janvier à neuf en avril. Au cours de la première semaine de mai, sept incidents ont déjà été enregistrés. Ndélé est la deuxième préfecture la plus touchée de la RCA en terme d'incidents contre des travailleurs humanitaires.

« La situation sur le terrain est intenable. Les attaques contre la population et la communauté humanitaire doivent cesser. Les femmes et les enfants sont particulièrement exposés et payent les frais de cette crise prolongée », a déclaré la Coordonnatrice humanitaire. « J'appelle toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire, à respecter et à protéger les civils et les travailleurs humanitaires ainsi que leurs biens », a ajouté Mme Brown.

La ville de Ndele, dans le nord du pays, a été théâtre depuis le mois de mars dernier des violences meurtrières entre deux groupes armés rivaux ayant occasionné plus d'une dizaine de morts.

RJDH

 

lundi, 11 mai 2020 14:07 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : 12 millions de dollars américains alloués pour la République centrafricaine afin de soutenir une réponse multisectorielle d’urgence.

BANGUI, 08 mai 2020 (RJDH)---La Coordinatrice Humanitaire des Nations unies (ONU) a alloué douze millions de dollars du Fonds humanitaire pour soutenir la réponse multisectorielle d’urgence en République centrafricaine (RCA). Cette allocation financière d’urgence servira également à la réduction de la propagation de la pandémie du Covid-19.

L’allocation de ce Fonds Humanitaire, selon Denise Brown, est de permettre aux acteurs humanitaires de couvrir les besoins humanitaires les plus urgents dans les zones les plus critiques du pays. « L’allocation du Fonds humanitaire permettra aux acteurs humanitaires en première ligne de couvrir les besoins humanitaires les plus critiques dans les préfectures de Bamingui-Bangoran, Basse-Kotto, Haute-Kotto, Haut-Mbomou, Mambéré-Kadei, Mbomou, Nana-Gribizi, Nana-Mambéré, Ombella M’Poko, Ouaka, Ouham et Ouham-Pendé », a déclaré Denise Brown, coordonnatrice humanitaire pour la RCA.

Ce financement permettra alors à trente-quatre partenaires humanitaires de mettre en œuvre des projets prioritaires dans les secteurs de la santé, l’eau-hygiène-assainissement, la gestion des sites de déplacés, les abris et articles ménagers essentiels, la nutrition, la sécurité alimentaire, la protection et la logistique.

Par ailleurs, les besoins critiques du Plan de réponse humanitaire bénéficieront d’une enveloppe à hauteur de neuf millions de dollars, et ceux liés au Covid-19 seront couverts avec une enveloppe de trois millions de dollars. Selon l’ONU, plus de 2,6 millions de personnes, soit la moitié de la population, a besoin d’assistance humanitaire et de protection. La RCA compte également près de sept cent mille déplacés internes. Et seul le tiers de la population a accès à l’eau potable.

Les Nations Unies pensent que la République centrafricaine doit faire face à « des besoins croissants dans un environnement à indicateurs humanitaires fortement dégradés, surtout en pleine épidémie du nouveau coronavirus ».

D’autre part, les humanitaires sont parfois exposés au danger et rencontrent des difficultés pour acheminer une aide vitale à ceux qui en ont le plus besoin. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, cent vingt et un incidents ayant touché les humanitaires ont été enregistrés au premier trimestre de l’année, dont deux morts et huit blessés.

A noter que le Plan de réponse humanitaire 2020 n’est financé qu’à hauteur de 28%, soit 113,4 millions de dollars sur les 401 millions requis. « Je suis très reconnaissante envers les bailleurs de fonds pour leur confiance envers le Fonds humanitaire, car il s’agit d’un instrument de financement flexible pour une réponse humanitaire efficace, rapide et coordonnée », a relevé la coordonnatrice humanitaire. Ces fonds supplémentaires arrivent à point nommé d’autant que la situation humanitaire continue de se détériorer en Centrafrique. Mais l’ONU a encore besoin de plus de trois cents millions de dollars pour ses opérations en République centrafricaine.

RJDH

 

 

vendredi, 08 mai 2020 15:10 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : 121 incidents enregistrés sur les humanitaires de janvier à avril

BANGUI, le 05 mai 2020 (RJDH)---L'environnement de travail n'a pas changé pour les humanitaires : au 30 avril, 121 incidents ont été enregistrés dont 2 morts et 8 blessés, Ndélé  particulièrement touchée.

La situation demeure tendue dans plusieurs zones comme Batangafo, Birao, Bria, Kaga-bandoro et Ndélé. Cela a entraîné des restrictions de mouvement des organisations humanitaires et des contraintes dans la fourniture d’aide qui sauve des vies. Les populations civiles sont les premières victimes des tensions et violences dans le pays dont le contexte est l’un des plus dangereux au monde pour les travailleurs humanitaires.

En avril, 35 incidents affectant directement le personnel ou les biens des humanitaires ont été rapportés. Lors des nouveaux affrontements armés à Ndélé vers la fin du mois d’avril, plusieurs concessions d’organisations humanitaires ont été pillées et 3 véhicules emportés. Dans le premier quadrimestre de l’année, 9 véhicules humanitaires ont été braqués, dont 6 en avril.

Une dizaine de villes centrafricaines sont les plus touchées par ces incidents. Selon les statistiques et par type d’incident, 34.8% représentent les cas d’intimidation, menaces et d’agression, 15.4% relèvent des cas de braquage, cambriolage, intrusion et meurtre et autres sont des interférences ayant occasionné la baisse des interventions humanitaires dans les zones touchées par les violences avec la présence des groupes armés.

Vianney Ingasso

 

mardi, 05 mai 2020 15:23 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Le Fonds Bêkou poursuit son engagement auprès de la République Centrafricaine avec l’adoption de 3 nouveaux programmes 

BANGUI, le 05 mai 2020 (RJDH)---L’Union européenne et les Etats contributeurs du Fonds Bêkou ont adopté en avril trois nouveaux programmes en faveur de la résilience et du relèvement en République Centrafricaine à hauteur de 30 millions d’euros (19,7 milliards de FCFA). Ces fonds additionnels vont permettre de lancer de nouvelles phases des programmes de développement rural, réconciliation et genre déjà engagés. Ces nouvelles actions portent à 274 millions d’euros (180,4 milliards de FCFA) l’engagement global du Fonds Bekou en RCA.

18 millions euros sont destinés à la seconde phase du programme développement rural. Soutenir près d’1 million de petits exploitants dans le but d'augmenter leur production durable et leur accès aux marchés, injecter plus de 3 millions d’euros dans l’économie locale à travers les achats locaux, vacciner plus de 2 millions d’animaux, diminuer les tensions et l’insécurité liées aux transhumances, renforcer les Ministères de l’Agriculture et de l’Elevage à travers une assistance technique : ont été autant de succès du programme depuis son lancement en 2017. Il s’agit, avec cette nouvelle phase, d’accompagner la mise en place d’”agropoles”, des pôles de services destinés à appuyer le développement des activités agricoles et/ou d’élevage. Le projet proposé par l’Agence belge de développement Enabel prévoit, autour de ces agropoles, de réhabiliter des centres de formation, de développer des sources d’énergie propre et de dynamiser l’offre de services financiers (microfinance) et non financiers.

Suite à la décision du Comité de Gestion du Bekou, le programme réconciliation va se poursuivre, en particulier à travers le soutien aux médias centrafricains et particulièrement aux radios communautaires, qui occupent l’essentiel du paysage médiatique en RCA. Leur rôle est capital pour permettre l’échange d’opinions, une information objective, relier les communautés et favoriser le dialogue et le renforcement de la cohésion sociale. Nouveauté de cette seconde phase, un accent va être mis sur la jeunesse à travers le soutien aux maisons de jeunes. Les jeunes centrafricains, qui représentent 70% de la population, sont des acteurs incontournables pour une réconciliation durable.

Le Fonds Bêkou poursuit son engagement dans le domaine du genre à travers la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Avec la troisième phase du programme genre, le soutien aux centres d’accueils ou d’écoute publics et communautaires va être poursuivi. Les victimes de VBG seront référencées vers les services de santé et prises en charge juridiquement. Un volet important du nouveau programme doté de 7 million d’euros sera centré sur l’autonomisation socio-économique des victimes. Afin de prévenir de nouvelles violences mais aussi d’éliminer la stigmatisation des victimes de VBG, un travail de mobilisation communautaire sera mené pour sensibiliser les populations. Finalement, fidèle à son mandat de soutenir la résilience à tous les niveaux et renforcer les institutions dans leur mission, le Fonds Bêkou poursuivra son appui au Ministère de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant.

 Pour Francesca Di Mauro, Chef d’unité à la Direction Générale du développement et de la Coopération internationale et gestionnaire du Fonds Bêkou, l’adoption de ces nouveaux programmes s’inscrit dans l’engagement de long terme de l’Union européenne en RCA : « Ces trois programmes vont contribuer directement à la réalisation du Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix 2017-2023. Nous sommes fiers de poursuivre notre engagement au côté de toutes les catégories de la population centrafricaine et en faveur du relèvement du pays. Le soutien du Fonds Bêkou s’ajoute à celui des autres programmes soutenus par l’Union européenne à travers ses autres instruments. ».

Pour l’Ambassadrice de l’Union européenne en RCA, Samuela Isopi, “Le Fonds Bekou confirme sa pertinence dans le contexte centrafricain en lien avec la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation signé à Bangui le 6 février 2019”.

Le Fonds Bekou nous a permis d’apporter des dividendes concrets de cette paix à nos populations. Grâce à sa flexibilité et à sa capacité, des réponses adaptées sont apportées à nos besoins” l’a déclaré le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Felix Moloua. “Au nom du Président de la République Chef de l’Etat, je remercie l’Union européenne et les Etats-contributeurs pour ces nouveaux financements qui ciblent des secteurs et des acteurs clé pour le relèvement de notre pays, en cette période de lutte contre la pandémie à covid 19".

RJDH

mardi, 05 mai 2020 15:16 Écrit par Dans HUMANITAIRE
Page 2 sur 5