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Centrafrique : Le HCR prévoit aider quelques 4.000 personnes réfugiées d’ici la fin 2020

BANGUI, le 17 novembre 2020(RJDH)---Le Haut-Commissariat pour les Réfugiés en Centrafrique prévoit aider quelques 4.000 personnes réfugiées d’ici la fin 2020. Ce qui portera le total à 7.000 depuis juillet 2019. Avec l’amélioration progressive de la situation sécuritaire dans les quartiers de Bangui ainsi que dans les régions de Lobaye et d’Ombella M’poko, plus de 15.000 réfugiés se trouvant dans les provinces de Nord- et du Sud de la RDC ont déjà signé pour un rapatriement volontaire.

Plus de 600.000 réfugiés centrafricains vivent en RDC et dans d’autres pays voisins. Quelque 474 réfugiés ont ainsi quitté le camp de Mole pour se rendre à Zongo, dans la province du Sud de la capitale, au nord de la RDC. Il s’agit d’opérations menées depuis le 10 novembre dernier, avec deux convois de 20 véhicules dont six camions et trois cars. 

L’opération de rapatriement librement consenti des réfugiés centrafricains avait commencé en novembre 2019 mais elle a été suspendue en mars 2020, les deux pays ayant fermé leurs frontières pour empêcher la propagation du coronavirus.

Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, c’est la première opération de ce type depuis que la pandémie de Covid-19 avait forcé des pays à la fermeture de leurs frontières, « la pandémie du coronavirus a mis fin aux rêves des réfugiés de rentrer chez eux, comme à beaucoup d’autres aspirations humaines », a déclaré le Représentant adjoint du HCR en RDC, Pierre Atchom. 

La fermeture des frontières a été levée pour faciliter les retours volontaires, que le HCR espère voir se poursuivre, « Cette reprise des retours de réfugiés marque un nouveau chapitre dans la vie de nombreux réfugiés », a ajouté M. Atchom, relevant que ces réfugiés « peuvent rentrer chez eux, retrouver leur pays - laissant derrière eux leur vie d’exilé. »

Et pour limiter le risque de contagion pendant l’opération de retour, le HCR et ses partenaires ont renforcé les dispositifs habituels au niveau des soins de santé et de l’assainissement. Ces mesures comprennent la fourniture de masques et des contrôles de température. Le nombre de réfugiés par convoi a également été réduit à 65 personnes pour favoriser la distanciation sociale.

Des centaines de réfugiés centrafricains ont pu regagner leur pays d’origine la semaine dernière après avoir passé plus de sept années en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé lundi le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Judicaël Yongo.

mardi, 17 novembre 2020 07:07 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : la pacification de la ville de Kaga-Bandoro se renforce et des vies se reconstruisent

KAGA-BANDORO, le 16 novembre 2020(RJDH)----Durant l’année 2019, la ville de Kaga Bandoro, dans la préfecture de la Nana Gribizi située au Centre de la République centrafricaine, a été marquée par plusieurs cas de violences. L’absence d’activités socio-économiques expose les jeunes de la ville à l’enrôlement dans différents groupes armés qui sont les principaux acteurs de violences et plusieurs femmes et jeunes filles y ont été victimes des violences basées sur le genre.

En plus des exactions, le tissu social et les relations intercommunautaires, du fait des conséquences de ces violences, étaient tendus dans les zones de retours spontanés où les problèmes liés à l’accès aux terres se posaient également avec acuité. Les périodes de la transhumance étaient, pour la plupart du temps, marquée autour de Kaga Bandoro par les vols des bétails suivis de représailles sur la population civile et constituent ainsi un des facteurs de la dégradation de la cohésion et du climat sécuritaire. Ce qui a mis la population locale dans une grande vulnérabilité.

Grace au soutien financier obtenu de l’Union Européenne (UE), l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a mis en œuvre de janvier à septembre 2020 le projet de Réduction de la Violence et Stabilisation des Communautés à Haut Risque Sécuritaire qui vise à réduire les violences qui sévissaient à Kaga Bandoro à la suite de la crise de 2013. Ce projet a couvert la ville de Kaga Bandoro. Plus de 1300 personnes parmi lesquels près de 800 hommes et plus de 500 femmes âgés de 18 à 35 ans, issus tous de la ville sont bénéficiaires de ce projet qui a pour objectif global d’améliorer la situation sécuritaire et la résilience des communautés par la réintégration socio-économique de la jeunesse désœuvrée à risque d’être impliquée dans la violence.

Aujourd’hui la mise en œuvre de ce projet a eu pour impact matériel la construction d’un centre des jeunes, d’un marché communautaire, d’un stade à deux tribunes, la canalisation suivie des poses des dalletes dans la ville de Kaga Bandoro et la formation à ces  plus de 1300 bénéficiaires sur les thématiques de la cohésion sociale, la coexistence pacifique, le dialogue inter/intracommunautaire, la communication non violente, la lutte contre les violences basées sur le genre, la citoyenneté et l’éducation civique. Le gain de la paix et de la cohésion est le plus grand bénéfice de la mise en œuvre de ce projet arrivé à point nommé pour la population de Kaga Bandoro.

« Avec ce projet et grâce à l’engagement des jeunes et adultes issus de toutes les composantes de la population de Kaga Bandoro, nous avons pu améliorer la situation sécuritaire et la résilience des communautés par la réintégration socio-économique de la jeunesse désœuvrée le plus souvent impliqués dans la violence à travers des petits revenus obtenus grâce aux activités de cash for work des formations professionnelles qui ont permis aux bénéficiaires d’avoir aujourd’hui chacun une activité génératrice de revenus », juge Gerard Nkurunziza.

Pendant des mois, la forêt de Yagarandji sur l’axe Ndomété-Dékoa était une zone où des braquages étaient fréquemment commis. En déployant les activités de cash for work sur le tronçon avec une présence continue des bénéficiaires et les revenus issus de leur activité, les braquages ont considérablement diminué. Pendant que les activités de ce projet dans la ville de Kaga Bandoro ont pris fin, elles se poursuivent encore dans les villages Ndomété et Dissikou et dans la préfecture de la Kémo.

RJDH.

lundi, 16 novembre 2020 20:47 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : des AGR lancées par OIM à Paoua au nord-ouest du pays pour l’amélioration des conditions de vie de la jeunesse

 

PAOUA, le 14 novembre 2020(RJDH)---A Paoua dans l’Ouham-Pende située au nord du pays, plusieurs sont lancés des activités génératrices de revenus afin d’améliorer leurs conditions de vie. Ce projet a été porté par l’Organisation Internationale des Migrations(OIM) en Centrafrique.

En août 2018, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a lancé à Paoua, Préfecture de l’Ouham-Pendé au Nord-Ouest de la République centrafricaine, le projet « Réduction de la Violence et Stabilisation des Communautés à Haut Risque Sécuritaire », en faveur de deux milles (2000) jeunes désœuvrés à risque d’être impliqué dans la violence de 18 à 35 ans de la Sous-Préfecture.

Trois (03) communes de cette sous-préfecture sont concernées par le projet à savoir Bah-Bessar, Mia-Pende et Nana Barya. Financé par l’Union Européenne (UE), ce projet vise à renforcer la résilience et la cohésion des communautés, la coexistence pacifique et le dialogue intra et intercommunautaire et à favoriser la réintégration socio-économique de la jeunesse désœuvrée disposés à prendre part aux activités du cash for Works et à prendre part à des formations professionnelles et avoir des activités génératrices de revenus (AGR).

A l’issue des activités de la phase première à savoir l’étude des indicateurs de base, la mise en place des Comités Locaux y compris le ciblage des zones et le profilage des bénéficiaires ; la campagne de sensibilisation sur le choix des activités génératrices de revenus (AGR) et formation professionnelle, le choix et enregistrements des besoins en AGR a commencé en 2019. A ce jour, plus de 60 bénéficiaires de métiers de tricotterie mécanique ont pu finaliser leur formation professionnelle et sont entrés en possession de leurs kits pour démarrer leurs activités génératrices de revenus.

Pour Amadou TRAORE, Chef du Sous-Bureau de l’OIM à Paoua, indique que les métiers choisis par les bénéficiaires sont des opportunités très importantes pour l’amélioration de leurs conditions de vie, « Vous pouvez donner un coup de main à la communauté et vous-même. Cela vous permet de faire un peu d’argent aussi… cette initiative a pour but d’aider les uns et les autres à être indépendants, d’avoir un petit métier et pouvoir l’exercer. Tous les métiers peuvent nourrir son homme à condition qu’on s’y mette », a-t-il rappelé à un groupe de bénéficières à la fin de leur formation.

Plus de 300 autres bénéficiaires de la sous-préfecture de Paoua qui ont choisi comme projet de réintégration économique en couture mixte, menuiserie, petite mécanique moto, soudure, maçonnerie, saponification, conduite de motos sont actuellement en phase de réception de leurs kits pour lancer leurs activités génératrices de revenus. Adorine MOUALA, habitante du village Baria situé sur l’axe Paoua-Bossangoa, qui a participé pendant trois mois à la formation en couture se dit très heureuse d’avoir pris part à cette formation. « Nous avions commencé notre formation par une sensibilisation sur les mesures barrières de la pandémie à COVID 19. Nous avons ensuite appris comment utiliser les pédales de la machine à coudre, à faire des coupes des habits avant d’apprendre à les coudre. Actuellement je suis à même de faire les coupes des pantalons, chemises et des ensembles de jupes et autres modèles que je peux moi-même coudre », affirme Adorine. « A mon retour à Baria, je pourrais aider mes proches à faire coudre leurs habits sur place au lieu qu’ils parcourent plusieurs kilomètres à la recherche de couturier », ajoute cette dernière. Pour cette dernière, le fait d’avoir eu également une formation en code de bonnes conduites, lui permettra d’avoir une bonne collaboration avec ses futurs clients.

Près de 400 autres bénéficiaires ont opté pour l’agriculture avec la culture attelée et le petit élevage de caprins et porcins. De tous ces bénéficiaires des formations professionnelles, plus de 400 ont participé en plus à la formation en alphabétisation pour améliorer leur niveau en lecture et en calcul. Ces séries de formation sont délivrées avec l’appui des structures locales de formation identifiées sur place comme le Centre d’Apprentissage, le Pools Rural de Formation (PRF, le Centre Récréation, El-haddai, auxquelles s’ajoutent des structures de l’Etat comme l’Agence Centrafricaine pour le Développement Agricole (ACDA) et l’Agence Nationale du Développement de l’Elevage (ANDE).

Il faut dire cependant que le mauvais état des routes dans la région de l’Ouham Péndé et l’éloignement des localités des bénéficiaires constituent des défis à la bonne avancée de la mise en œuvre de ce projet à Paoua. Les restrictions liées à l’insécurité dans certaines zones d’intervention sont aussi par moment des blocages au développement des activités.

RJDH.

samedi, 14 novembre 2020 14:56 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : la situation humanitaire préoccupante à Bambouti dans le Haut-Mbomou suite aux combats opposant deux groupes rivaux de l’UPC

BAMBOUTI, le 12 novembre 2020, (RJDH)---La situation humanitaire et sécuritaire dans la ville de Bambouti reste préoccupante suite aux combats qui ont opposé deux fractions rivales de l’UPC depuis le samedi 07 Novembre dernier. Selon le Député de Bambouti Jean Bernard Anioué Gbissigui, ces combats qui se sont généralisés dans la ville après deux jours d’affrontement ont provoqué une vague de réfugiés centrafricains sur le territoire sud-soudanais.

Ces combats selon le Député de Bambouti, se sont produits entre les éléments de l’UPC basés à Bambouti, « c’est depuis le samedi 06 novembre qu’une partie d’éléments de l’UPC a traversé la frontière pour aller vers le Sud-soudan alors qu’ils leur sont formellement interdits de traverser de l’autre côté. Une fois aperçu de l’autre côté du territoire, les jeunes les ont rappelé à l’ordre. Mais ces éléments de l’UPC ont eu le courage de tabasser un jeune sur son territoire avant de repartir sur Bambouti », a-t-il expliqué.

De retour de Bambouti, raconte l’honorable, « les échanges de tirs ont démarré. Et arrivée le dimanche c’était devenu le pire. Les informations en ma possession évoquent le décès de certains leaders influents de l’UPC à Bambouti. Les combats qui ont démarré le samedi, dimanche et lundi, cela s’est généralisé et la population ne pouvait pas supporter. La majeure partie de la population a traversé la frontière pour se réfugier au sud soudan » a-t-il poursuivi.

C’est depuis le mois de septembre 2019 que les éléments de l’UPC ont fait leur incursion dans la ville de Bambouti face à ce que l’élu de la nation qualifie de passivité des autorités du pays. « La population est abandonnée à elle-même et ne sait à quel saint se vouer. De l’autre côté vers le sud soudan, nous sommes taxés. Les gens disent que c’est nous qui gardons les rebelles à la frontière, et ce n’est pas normal. Nous savons que l’Etat centrafricain à la possibilité d’envoyer des militaires à la frontière, mais il ne veut pas. Mais aujourd’hui, par contrainte, la population est en train de traverser, quel sort leur sera réservé. C’est là où s’est compliqué », a conclu le Député de Bambouti.

La ville de Bambouti est située à plus de 1400 km de Bangui à l’extrême Est du pays.  La tenue des élections dans cette partie du territoire semble hypothétique vue que même les agents de l’ANE n’ont pas eu le temps de boucler les opérations d’enrôlement sur la liste électorale. Ces derniers ont pu enrôler seulement 700 électeurs, selon le député en trois jours avant d’être chassés par les éléments de l’UPC. /Cyrille Wegue

jeudi, 12 novembre 2020 22:54 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : 6500 personnes à Bakouma au Sud-est assistées en vivres par le PAM

BAKOUMA, le 10 novembre 2020(RJDH)---Le programme alimentaire mondial(PAM) a lancé du 08 au 09 novembre dans la sous-préfecture de Bakouma au sud-est du pays, une campagne de distribution des vivres au profit des personnes vulnérables. Au total, 6500 bénéficiaires de différents villages proches de la ville ont été touchées par ce programme.

Ces dons sont composés de riz, de haricot, des bidons d’huile et d’autres produits alimentaires qui ont été distribués à ces personnes. Six mille cinq cent (6500) personnes des villages proches de la ville qui ont été assistées à travers cette campagne de distribution des vivres par l’organisation Coopi en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial(PAM) dans la sous-préfecture de Bakouma.

Antoinette, une des bénéficiaires se dit satisfaite de cet appui qui vient aider les personnes vulnérables dans les différents villages de la sous-préfecture de Bakouma, « je ne dispose pas de ressources financières pour acheter à manger. Mais grâce aux denrées alimentaires remises par le PAM, je pourrais enfin faire faire de la bouillie à mes enfants » déclare-t-elle.

L’appui du PAM, selon le responsable, s’inscrit dans son programme d’assistance aux personnes vulnérables de la préfecture, « vous savez les multiples conflits entre les communautés ont fragilisé les activités agricoles et plusieurs personnes ont été victimes de la crise alimentaire. Après une enquête, nous avons voulu répondre à cette situation afin de renforcer les besoins des populations du sud-est sur le plan alimentaire », a expliqué le responsable de l’ONG Coopi.

Jean Marie Anibikouma.

mercredi, 11 novembre 2020 03:00 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : La Croix-Rouge annonce la tenue prochaine de l’assemblée générale en 2021

BANGUI, 26 octobre 2020 (RJDH) --- Le bureau exécutif de la Croix-Rouge Centrafricaine a annoncé la semaine dernière, la tenue d’une l’assemblée générale en avril 2021 à Bangui. Une annonce faite ce 23 octobre 2020 par Antoine Mbao-Bogo, président de la Croix-Rouge Centrafricaine, en prélude de la célébration du 54e anniversaire de ladite organisation paraétatique en Centrafrique.

Depuis plus d’une dizaine d’années, la CRCA n’a pas tenu son assemblée générale. Au cours de la célébration en différé du 54ème anniversaire de  cette structure, le président Antoine Mbao-Bogo a annoncé qu’ils procéderont à la relecture des textes statutaires de l’organisation en tenant compte du contexte actuel du pays. La Croix-Rouge Centrafricaine est une organisation paraétatique qui apporte assistance multiforme aux populations vulnérables.

Cette assemblée générale selon Antoine Mbao-Bogo, président de la Croix-Rouge Centrafricaine rendra l’organisation plus opérationnelle, « C’est donc pour être très opérationnelle que le comité de direction dont nous avons la charge depuis plusieurs années, a prévu organiser d’ici avril 2021, une assemblée générale pour l’adoption de ses statuts et règlements intérieur. A cet effet un chronogramme a été mis en place qui a prévu des interventions qui vont conduire à la tenue de cette assemblée générale » déclare-t-il.

« Un comité de relecture qui vient d’être mis en place et se retirera très bientôt pour réviser les textes statutaires et règlementaires pour les adapter au contexte de l’heure. Ces textes révisés seront soumis au comité de direction de la Croix-Rouge Centrafricaine et envoyé à la commission conjointe CICR fédération pour leurs appréciations » a confié Antoine Mbao-Bogo.

Depuis qu’il a succédé au Docteur David Dofara, plus de dix ans aujourd’hui, à la tête de la CRCA, c’est la première fois que Antoine Mbao-Bogo annonce la tenue prochaine de leur assemblée générale.

Carlos Watou

lundi, 26 octobre 2020 12:52 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : le Gouvernement annonce un plan de réponse durable face à la montée des eaux à Bangui

BANGUI, le 20 octobre 2020(RJDH)----Pour une solution durable face à la montée du fleuve, le gouvernement et ses partenaires se mobilisent pour répondre aux besoins cruciaux de 672 ménages affectés par cette catastrophe naturelle tout au long du fleuve. La ministre de l'Action Humanitaire Virginie Baïkoua, dans une interview exclusive accordée au RJDH, indique que des dispositions sont déjà prises pour une réponse durable à ce problème.

Depuis début octobre, les inondations refont surface dans les quartiers longeant le fleuve Oubangui. Ce phénomène naturel et de plus en plus cyclique ces deux dernières années, a produit des dégâts matériels incommensurables entraînant le déplacement de plus d’un millier de personnes encore sur des sites des sinistrés à Bangui et Bimbo. Cette année, le pays a enregistré des centaines de ménages affectés contrairement à l'année dernière.

Une équipe technique composée des partenaires, du gouvernement et de la mairie travaille pour une solution durable à ce phénomène, a fait savoir la Ministre de l'Action Humanitaire Virginie Baïkoua. "Nous avons essayé d'effectuer des missions sur le terrain pour identifier des zones à risque afin de dégager des canalisations. C'est un problème récurrent, chaque année si ces personnes restent sur les lieux, elles vont vivre la même situation. C'est pourquoi, il est important que nous mettions en place des réponses pour ces personnes affectées depuis l'année dernière."

L'équipe, selon elle, est en train de faire le profilage pour éviter des constructions anarchiques sur ces zones à risque. "Très rapidement pour qu'à long terme, il faut éviter de faire des constructions sur les zones marécageuses", a expliqué la ministre Virginie Baïkoua qui a également précisé qu'un travail de sensibilisation est programmé auprès des populations riveraines de ne plus construire à ces endroits-là.

Une étude de cartographie de ces zones inondables a été faite l'année dernière pour déterminer les lieux habitables et sans risques. "Ces zones qui normalement ne devraient pas être habitées, malheureusement les occupants n'ont pas consulter les services cadastraux et d'autres appropriés avant d'engager quelconque projet de construction sur ces espaces."

En 2019, le pays a enregistré plus de 1000 ménages sinistrés provoqués par les inondations. Cette année 2020, le nombre est réduit à 672 ménages selon les données du ministère de l'Action Humanitaire.

Judicaël Yongo

mardi, 20 octobre 2020 09:56 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : retour progressif des déplacés internes de Bocaranga dans leur localité respective

BOCARANGA, 20 octobre 2020 (RJDH)---Les déplacés internes de Bocaranga, fuyant les violences entre les forces conventionnelles et les 3R, commencent à retourner dans leur localité respective après avoir observé depuis quelques semaines une accalmie dans la région, a annoncé au RJDH le sous-préfet de Bocaranga Esaïe Gbanet.

Les déplacés de la ville de Bocaranga dans l’Ouham-Pende ont peu à peu commencé à regagner leur localité respective après une accalmie observée ces derniers temps dans la région, selon le sous-préfet de Bocaranga. 

« Le nombre des déplacés interne ne fait que diminuer ces derniers jours, car ils ont observé une accalmie dans leur région secouée par les violences des combats opposant les forces coalisées MINUSCA-FACA aux 3R dans le cadre de l’opération « A La Londo ». Certaines personnes sont en train de revenir progressivement dans leurs maisons respectives quelques-unes sont encore sur le site », a fait savoir le sous- préfet Essai Gbané

Pour accompagner le retour de ces personnes chez elles, selon Esaïe Gbanet, l’ONG internationale Action Contre la Faim (ACF) leur a remis il y a de cela quelques jours, des kits composés des ustensiles de cuisine, des nattes et des moustiquaires pour faciliter leur réinstallation. « L’ONG Action Contre la Faim les a assistés et elle a eu à les aider avec une somme d’argent qui varie selon le nombre de ménages », explique-t-il. 

Malgré cette vague partielle de retour volontaire, des déplacés de Bocaranga dans leur différente localité, d’autres attendent encore surplace l’arrivée des aides humanitaires.

Sandra Cynthia Belly

mardi, 20 octobre 2020 07:35 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : plus de 45% d’enfants malnutris enregistrés à Nana-Bakassa dans l'Ouham

NANA-BAKASSA, 16 octobre 2020 (RJDH) ---La sous-préfecture de Nana-Bakassa dans l'Ouham au nord du pays a enregistré environ 45 % des enfants qui souffrent de malnutrition. Un chiffre rendu public par le chef de centre de santé de ladite localité Pierre Namboboina.

C’est l’une des localités de la Centrafrique fragilisée par la crise militaro-politique, la sous-préfecture de la Nana-Bakassa fait face à d'énormes défis pour ravitailler la population en produits alimentaires.  En outre, les habitants de la région s’adonnent beaucoup dans la recherche minière au détriment des activités agricoles et maraîchères.

 « La population qui se nourrit grâce à la culture maraichère et agricole à l’époque, ne peux plus aller cultiver la terre à cause de la présence des groupes armés dans les régions.  Du coup, elle est obligée de faire seulement les petites cultures qui ne répondent même pas au besoin de la famille et aussi en termes de revenu. Les enfants sont les plus touchés par rapport à cette situation. Car trouver de quoi à manger devient de plus en plus difficile », expliquent les chefs coutumiers de Nana-Bakassa.

Selon le chef du centre de santé de Nana-Bakassa Pierre Namboboina, la plupart des enfants dans la région sont mal nourris, note-t-il, « c’est vrai qu’il y a ce problème alimentaire, mais il y a aussi la négligence des parents. C’est ce qui est à l’origine du taux élevé de malnutrition chez les enfants dans la sous-préfecture », précise le chef de centre de santé.

Face à ce problème sanitaire, le centre de santé de Nana-Bakassa avec l’appui de MSF prend en charge les enfants malnutris, « si nous constatons le cas de malnutrition, nous les prenons automatiquement en charge, mais les difficultés se situent au niveau des produits que distribuons parfois les pepinettes aux enfants, mais les mères prennent pour vendre et cela fait que les enfants soient mal soignés. Et aujourd'hui, le taux de malnutrition est de 45% », a fait savoir Pierre Namboboina.

Les données sur la malnutrition sont en hausse. Les responsables sanitaires de la sous-préfecture sollicitent l'appui humanitaire pour la relance des activités agricoles. La faim, l’insécurité et le non accès de la population de cette région aux services sociaux de base sont entre autres les raisons qui favorisent le taux élevé de la malnutrition. 

Ketsia Kolissio

vendredi, 16 octobre 2020 14:25 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : la situation humanitaire toujours préoccupante dans le pays, selon le chef de l’humanitaire de l’ONU

BANGUI, 08 octobre 2020 (RJDH)--- Alors que le pays s’apprête à aller aux élections dans prévues en décembre prochain et malgré des progrès significatifs depuis 2013 et 2014, la situation humanitaire demeure très difficile, a averti mardi le chef des affaires humanitaires de l’ONU, affirmant que le pays se trouve à un moment critique.

Dans sa présentation de la situation humanitaire en Centrafrique, le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, a déclaré que 2, 8 millions de Centrafricains sont dans le besoin d’assistance humanitaire.  « Aujourd'hui, 2,8 millions de Centrafricains ont besoin d'aide humanitaire et de protection, soit près de 60% de la population du pays… Les violations croissantes commises par les groupes armés créent de nouveaux déplacements et de nouveaux besoins humanitaires. Et bien sûr, tout cela est aggravé par l'impact de la Covid-19 », a fait savoir le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, lors de l’ouverture des travaux d’une réunion virtuelle destinée aux Etats membres portant sur la RCA.

Le Coordonnateur humanitaire a déploré la situation sécuritaire dans le pays, rendant « plus dangereux le contexte de travail pour les humanitaires », soulignant que « rien qu'au cours des neuf premiers mois de cette année, deux collègues humanitaires sont morts et 21 ont été blessés dans des incidents ».

A l’approche du renouvellement de mandat de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA), prévue à la mi-octobre par le Conseil de sécurité, M. Lowcock a appelé les Etats membres à « continuer de donner la priorité à la protection des civils dans leurs engagements en RCA, étant donné les nombreux risques et la dynamique des conflits dans le pays et dans la région au sens large ».

Pays en crise depuis 2013 avec le renversement du pouvoir de Bozize par la Seleka, une coalition rebelle à majorité musulmane, « L’Etat peine à livrer les services de base et ces lacunes doivent être comblées par les humanitaires », a expliqué M. Lowcock. 

 « J'espère qu'aujourd'hui inspirera le financement des agences humanitaires », a souhaité Mark Lowcock avant de conclure : « le peuple de la République centrafricaine a besoin de notre aide maintenant et nous ne devons pas le décevoir. Ils ont tellement souffert », appelle-t-il les bailleurs de la réponse humanitaire en Centrafrique

Vianney Ingasso

 

 

jeudi, 08 octobre 2020 13:26 Écrit par Dans HUMANITAIRE
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