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Centrafrique : lancement d’un nouveau projet pour le retour des déplacés dans la Nana-Mambéré

BANGUI, 02 septembre 2020 (RJDH) ---Environs 22 260 personnes vulnérables seront touchées par le projet « Kiri à léké ni » initié par le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés à Bouar, et lancé lundi 31 aout 2020 à Bouar, chef-lieu de la Nana-Mambere.

Ce présent projet a pour objectif la stabilisation des conditions d’existence et renforcement de la résilience des refugiés, déplacés et retournés ainsi que de leur communauté hôte en République Centrafricaine et au Cameroun.

Kotim Ngolssou de la Fédération Luthérienne Mondiale, explique que « c’est un projet que nous avons initié pour répondre aux problématiques de la sécurité alimentaire, de cohésion sociale mais aussi de la réintégration des réfugiés centrafricains vivant sur le sol qui sont en train d’entamer des procédures de retour et comme vous le savez, l’opération de retour facilitée par le HCR a commencé l’année dernière et est interrompue avec l’avènement du Covid 19 ».

Trente communautés vivant dans vingt-cinq villages de la Centrafrique et quatre camps des réfugiés au Cameroun Est sont ciblées. Pour cela, un fonds à hauteur de 3, 2 millions d’euros a été octroyé par le gouvernement Allemand et la Fédération Luthérienne Mondiale est retenue pour sa mise en œuvre.  

Le préfet de la Nana-Mambéré Marcel Bagaza y voit dans ce nouveau projet un signe de soulagement pour les centrafricains déplacés dans les régions voisines de Cameroun. « Ce financement vient donner sans doute un soulagement aux préfectures frontalières ciblées et je l’espère pour les régions voisines du Cameroun confrontées à ces multiples crises. »

Constant Ndolo Babou

mercredi, 02 septembre 2020 13:36 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : appel à l’aide pour les 2000 déplacés au nord du pays

BOCARANGA, 24 Août 2020 (RJDH) --- Environ 2000 personnes qui ont fui la localité de Koui pour se réfugier à Bocaranga, vivent dans des conditions difficiles. Le Sous-préfet de Bocaranga Esaïe Gbanet, a confirmé au RJDH ce lundi 24 août 2020, que les besoins humanitaires restent une préoccupation majeure depuis que les déplacés sont arrivés dans la sous-préfecture.  

Après les combats opposant les forces conjointes, FACA-Minusca aux éléments des 3R au nord du pays, plus de 2000 personnes sont dans des conditions difficiles et d’autres sans abris et manquent de l’aide nécessaire, a fait savoir Esaïe Gbanet, sous-préfet de Bocaranga, dans le nord-ouest du pays.  

Le sous-préfet a indiqué que la csituation sécuritaire à Koui, dans la Nana-Mambéré, a entraîné un afflux important des populations vers les localités voisines. « Environ 2000 personnes ont fui leurs localités pour se réfugier à Bocaranga. Elles vivent dans des conditions précaires, mêmes sans abris. Certaines sont dans des familles d’accueil », a expliqué le Sous-préfet joint au téléphone par le RJDH.

Les activités agricoles et commerciales sont au ralenti, ajoute-t-il, car « les éléments des 3R se sont constitués en coupeurs de routes. Les agriculteurs ne peuvent pas se déplacer au-delà de 5 kilomètres pour cultiver. Même difficulté qu'on en trouve du côté des éleveurs qui sont souvent victimes des exactions des groupes armés à cause de leurs bétails », a-t-il expliqué.

Pour la situation des déplacés de Bocaranga, le Sous-préfet a lancé un SOS aux humanitaires afin d’apporter de l’aide urgente à ces personnes vulnérables.

Auguste Bati-Kalamet

 

lundi, 24 août 2020 15:39 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Bocaranga accueille plus de 700 déplacés internes de Koui

BOCARANGA, 19 août 2020 (RJDH) --- 700 personnes en provenance de Koui sont arrivées hier à Bocaranga dans l’Ouham-Pende, en raison de la situation sécuritaire actuelle dans la région marquée par les combats opposant les forces coalisées FACA-MINUSCA aux 3R, a annoncé le sous-préfet de Bocaranga Esaïe Gbeni, joint au téléphone ce matin.

Environ 700 déplacés internes fuyant le combat interne opposant les forces conjointes FACA-MINUSCA aux 3R dans les environs de Koui, sont arrivés hier à Bocaranga dans le nord-ouest du pays. 

Ces personnes sont recensées par l’ONG Zo Kwe Zo basée à Bocaranga, comme le confirme Esaïe Gbani sous-préfet de Bocaranga. « J’ai écouté ce matin que ces déplacés sont au nombre de 700 pour la première opération, mais avec cette dernière opération le nombre serait de 1000. Ces ONG passent de hutte en hutte pour les recenser dans le but de leur apporter de l’aide. Ils ont reçu hier des kits composés des ustensiles de cuisine, des bâches, des nattes et beaucoup d’autres choses encore mais pas encore de vivre », a-t-il indiqué.    

Il a, par-ailleurs, signalé que les ONG sont en train de procéder à un deuxième enregistrement pour une réponse humanitaire. « C’est la première Vice-présidente de la délégation spéciale madame Asta Fakitome qui a eu à recenser ces déplacés internes. »     

Selon les dernières informations fournies par le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), les déplacés internes sont au nombre de 2000.

Sandra Cynthia Belly

jeudi, 20 août 2020 11:30 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : environ 843 personnes déplacées à Ouadda-Maïkaga dans la Haute-Kotto, selon OCHA

BANGUI, 14 aout 2020 (RJDH)---Cinq personnes ont été tuées et 843 autres, soit environ 17% de la population estimée à 5 000 habitants se sont déplacée suite à des affrontements intercommunautaires les 23 et 24 juillet. Des pillages de biens avaient également été enregistrés en marge des affrontements, selon OCHA.

Il s’agit d’une première mission humanitaire dans cette ville théâtre des violences interethniques opposant Goula et Rounga au mois de juillet dernier où des personnes ont été tuées et des maisons incendiées. Selon OCHA, les déplacés se sont installés dans des champs et ne sont pas encore retourné, même si une mission de médiation intercommunautaire en provenance de Ouadda Djallé a eu lieu le 1er août.

« La circulation des habitants est encore très timide dans la ville où il n’y a pas présence des FSI ni de la MINUSCA, ce qui ne rassure pas la population », relève le rapport de la mission.

Les besoins humanitaires d’urgence identifiés sont entre autres la protection des habitants car la circulation des habitants est encore très timide dans la ville où il n’y a pas présence des FSI ni de la MINUSCA, ce qui ne rassure pas la population qui vit toujours en la peur d’éventuelles représailles.

En termes sanitaires, la structure médicale de la région est non fonctionnelle depuis 3 mois et n’a pas de médicaments. « Un centre de santé privé existe également dans la région mais enregistre 4 à 5 décès d’enfants suite au paludisme. Sur 40 enfants dépistés, 7 ont été atteints de malnutrition aigüe sévère et 28 de malnutrition aigüe modérée ».

Eparpillés dans la nature, note OCHA, les déplacés utilisent une source d’eau non aménagée. « Il n’y a pas de latrines et les déplacés défèquent à l’air libre ». L’acheminement d’aide humanitaire est encore des infrastructures routières en état de dégradation avancée. L’accès à la zone est impossible par voie routière. Le Fonds humanitaire pour la RCA a financé ces déplacements par hélicoptères dans des zones difficiles d’accès comme Ouadda.

Une réponse humanitaire a été apportée aux déplacés par l’ONG APADE qui a distribué 50 bâches de 50m pour 50 ménages ; 200 jerricanes de 10 litres, 1 000 purifiants d’eau, 200 kits d’hygiène intime et 2 000 savons pour 161 ménages. Le Programme alimentaire mondial a distribué 50 cartons de biscuits énergétiques, et acheminera 1,5 tonnes de biscuits le 8 août.

 

La ville de Ouadda-Maïkaga a été théâtre des violences armées le 22 juillet dernier entre les rebelles du PRNC, à majorité Goula, au village de Bougnoul, et Sara, appuyés par les Rounga du FPRC.

 

Vianney Ingasso

 

 

vendredi, 14 août 2020 15:32 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : le PAM reçoit 360 tonnes des vivres des USA en provenance du corridor Brazzaville

BANGUI, 05 août 2020 (RJDH)--L’Ambassade des États-Unis a remis 360 tonnes des vivres au gouvernement Centrafricain pour le Programme Alimentaire Mondiale, ce lundi 04 août 2020 au port fluvial de Bangui.  

Ces vivres, est un don du gouvernement américain financé par USAID. La logistique est assurée par le PAM, qui assurera en même temps la distribution aux personnes vulnérables. Cet appui intervient dans un contexte marqué par la crise sanitaire liée au Covid-19 qui affecte les groupes déjà vulnérables dont les déplacés et les populations en détresse.

Virginie Baikoua, ministre de l’action humanitaire et de la réconciliation nationale se dit satisfaite de ce don qui est venu par le nouveau corridor Bangui-Brazzaville. « Nous avons connus des moments difficiles et donc nous avons des personnes vulnérables, d’abord des familles affectées par le conflit mais aussi des personnes déplacées dont les besoins en assistance alimentaire restent énormes.  Ce don va soulager un peu ces populations en souffrance », s'est-elle réjouie.

Le passage de ces dons par le corridor Brazzaville-Bangui est un soulagement pour le gouvernement mais aussi pour la communauté humanitaire. Bien avant, les vivres et autres logistiques humanitaires viennent par la voie terrestre Douala-Bangui.   

Avec ce nouveau corridor, le pays espère recevoir plus de produits en un seul temps comme l'a souligné Virginie Baikoua. " Vous imaginez un peu 360 tonnes en un seul temps c’est énorme et si cela se fait plusieurs fois, les personnes vulnérables n’aurons plus assez de problème », a souligné le membre du gouvernement".

L’ambassadrice des Etats-Unis Lucy Tamlyn a aussi exprimé son sentiment suite à ce don de la nation américaine à la Centrafrique. « Depuis 2013, La Centrafrique vit une crise alimentaire ou presque la moitié de la population vit une pénurie alimentaire, et nous sommes toujours là pour aider ces personnes qui sont dans le besoin par le biais de notre partenaire qui est le Programme Alimentaire Mondiale. Donc, c’est le premier convoi de ces vivres alimentaires.  Nous espérons satisfaire ceux qui sont dans le besoin », s’est-elle exprimée

Le Programme Mondiale Alimentaire, qui est chargé de gérer ce don au profit des personnes dans le besoin revient sur l’ouverture de ce nouveau corridor qui leur permettra d’évacuer plus rapidement les vivres et aides humanitaires.

Sa directrice adjointe Racky Fall evoque déjà les modalités de distribution de ces vivres. « Le premier travaille qu’on doit faire c’est le ciblage des personnes vulnérables. La première mission du PAM est d’apporter l’assistance alimentaire aux personnes les plus vulnérables.Les déplacés qui sont à Bambari,  Paoua,  Bouar, Bria,  Birao,  Bossangoa, Bangassou recevront ces assistances», a-t-elle expliqué. 

C’est le premier convoi d’aide humanitaire qui arrive à travers le fleuve par Brazzaville alors que le pays accueille toujours les vivres par le corridor Bangui-Douala au Cameroun. A ce jour, plus de la moitié de la population a besoin d'assistance humanitaire. 

Annela Niamolo

 

mercredi, 05 août 2020 15:24 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : près d’un million de personnes ont été assistées par le Comité International de la Croix Rouge en cette période de Covid-19

BANGUI, 31 juillet 2020 (RJDH)---Selon le Comité international de la Croix rouge (CICR), près d’un million de personnes en Centrafrique ont bénéficié d’une assistance conséquente en cette période de pandémie de Covid 19 depuis le Mars consistant à lutter contre le coronavirus qui est l’une des plus graves crises humanitaires au monde, a fait savoir Bruce Biber, chef de délégation du CICR.

D’entrée de jeu, le chef de délégation du CICR en Centrafrique a noté qu’au regard des différents défis auxquels liés à la pandémie de Covid 19, le CICR et la Croix Rouge Centrafricaine ont pu réaliser beaucoup de choses. « On pense toujours qu’on peut jamais faire assez mieux, je ne dirai pas qu’on est vraiment content de notre bilan, puisque nous pouvons faire plus vu les différents défis que la situation actuelle présente. On a pu faire le nécessaire et il fallait mettre une chose en exergue et c’est de soutenir la Croix Rouge Centrafricaine au niveau communautaire.   Je crois qu’on a tous collectivement en tant que Croix Rouge réalisé une campagne de sensibilisation qu’on estime toucher plus d’un million de personnes », précise Bruce Biber.

Pour Brice Biber, pour lutter contre cette pandémie, le CICR a pris toutes les précautions requises en s’adaptant à la nouvelle réalité afin de continuer ses activités dans l’assistance des personnes vulnérable pour répondre à leurs besoins.

« C’est l’un des plus grands défis que nous avons dans nos activités en cette période de Covid-19, qui est celle de mener des actions humanitaires sans nous mettre à risque et mettre à risque aussi les populations auxquelles ont assisté, ceci nécessite une autoprotection on se protège   avec tous les moyens nécessaires les mesures barrières sont appliqué à la lettre selon les instructions du gouvernement », explique le chef de délégation du CICR, avant de relever que « le CICR en cette période de pandémie à transformer ces activités humanitaires en vecteurs de prévention c’est-à-dire dans les actions de distribution de semence, ce qui permet à ces bénéficiaires de rentrer chez eux avec les notions de connaissances nécessaire pour se protéger contre le Covid-19 » , ajoute-t-il.

Plus de 4500 personnes malades de Covid-19 sont recensés en République Centrafricaine depuis l’apparition de cette maladie en mars dernier qui met à mal les efforts de riposte dans le strict respect des mesures barrières.

Paméla Dounian-Doté

vendredi, 31 juillet 2020 14:31 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Oxfam met en œuvre un projet à Bangui et Paoua financé par l’Union Européenne pour la réponse COVID 19

BANGUI, 23 Juillet 2020 (RJDH) ---Financé à hauteur de 884 250 000 FCFA par l'Union Européenne, le projet d’appui à la mise en œuvre d’une réponse sanitaire et sociale locale en prévention de la pandémie du Covid-19 en RCA sera mis en oeuvre par l'ONG Oxfam en Centrafrique pour une durée de six mois à Bangui et Paoua.

Il s'agit du projet réponse COVID d’appui à la mise en œuvre d’une réponse de santé publique et sociale locale, en prévention de l’épidémie COVID-19 en RCA, dans le but de freiner la propagation de cette maladie en République centrafricaine, en améliorant l’accès à l’eau et à l’hygiène. "Nous allons également sensibiliser 125 000 personnes sur le Covid-19 à Bangui et Paoua, notamment par l’intermédiaire de Comités Communautaires. Enfin, 10 000 kits d’hygiène seront distribués aux ménages les plus vulnérables à la maladie dans les semaines et mois à venir."

Dans le cadre de ce projet, temporaires de distribution d’eau à Bangui et son agglomération, nécessitant 1.350.000€ soit environ 884 250 000 FCFA pour sa mise en oeuvre dans les villes ciblées, a précisé Oxfam. "A ce jour, 12 points d’eau temporaires ont été installés dans l’agglomération banguissoise par les équipes d’Oxfam et son partenaire APSUD, avec le soutien et la collaboration des services techniques de l’Etat."

Ce service est rémunéré par l’Oxfam et la gestion globale des points d’eau est assurée par l’ONG Apsud en collaboration avec la Direction de la Protection Civile (DGPC) dans la distribution d’eau dans les bladders.

Pour Bernard Gbengué, un habitant du 6ème arrondissement, le constat révèle que les travaux de certains forages réalisés dans certains quartiers de la ville de Bangui n’aboutissent pas aux résultats attendus, « nous avons constaté que les études des zones destinées au forage ne sont pas bien faites, avant de procéder aux travaux. Parfois c’est une mauvaise qualité d’eau qui est recueillie et les travaux sont suspendus», a-t-il déploré.

Le projet d’accès à l’eau potable a atteint environ 60.000 personnes dans les quartiers de la ville de Bangui et Bimbo. Les activités ont démarré le 15 avril dernier et se poursuivent jusqu’en septembre 2020 à Bangui et à l’intérieur du pays.

Auguste Bati-Kalamet

vendredi, 24 juillet 2020 13:41 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : la ville de Nzacko en ruine, les autorités locales lancent un cri de cœur

NZACKO, 18 juillet 2020 (RJDH)--La ville de Nzacko, située au Nord de la préfecture du Mbomou à l’Est du pays, est toujours confrontée à de nombreuses difficultés après les violences survenues dans la localité. Les autorités locales lancent un appel au gouvernement et ses partenaires de venir à la rescousse de la population.

La région de Nzacko est restée sans infrastructures de base alors que la majorité de la population est encore déplacée. Ce qui freine la relance des activités économiques et administratives dans la région, selon les autorités locales. La commune rurale de Nzacko, reliée à Bangassou, le chef-lieu du Mbomou  par un petit axe routier impraticable de 60 kilomètres, se tourne vers la ville de Bria, située plus à l’ouest de la ville à plus de 135 kilomètres dans la Haute-Kotto, pour son ravitaillement en produits de première nécessité.

L’adjointe au Maire de la commune de Nzacko Adja Kaltouma Ganda, dans une entrevue avec le RJDH, revient sur les difficultés majeures de sa commune. « La commune de Nzacko a perdu ses institutions et les infrastructures de base comme les hôpitaux, les écoles voire même les bâtiments administratifs », a ramassé l’autorité communale.

Dans cette commune, plusieurs milliers de personnes sont toujours déplacées et sont restées sans abris, comme l’a souligné Adja Kaltouma Ganda. « Des maisons ont été incendiées, ce qui a provoqué beaucoup de déplacement. Sur 19 847 habitants que comptait la ville, à ce jour, il n’est resté qu’environ 12.000 habitants. Parmi ceux-là, de nombreuses personnes sont sans abris et d’autres vivent encore dans la brousse », regrette l’adjointe au Maire. 

Par ailleurs, l’insécurité alimentaire menace cette partie du territoire qui a subi à maintes reprises des violences armées. Ces difficultés ont poussé Adja Kaltouma Ganda à lancer un SOS au gouvernement et aux humanitaires afin de voler au secours de la population.

La commune de Nzacko, sous contrôle des rebelles du FPRC retient son souffle après les violences armées du début de l’année. Mais ce groupe armé, signataire de l’Accord politique pour la paix et la Réconciliation Nationale tente de rassurer en appelant au retour des déplacés.

Le commandant militaire du FPRC de Nzacko Mahamat Salé, dans un entretien avec le RJDH, invite les opérateurs économiques à retourner dans la ville, y compris la population et les collecteurs des diamants. « Le FPRC, toujours engagé dans l’accord de paix rassure la population et les opérateurs économiques du niveau de la sécurité. La libre circulation est garantie pour la population et les acteurs humanitaires », a-t-il déclaré au RJDH.

Les violences intergroupes armées, survenues à Bria dans la même région en février 2020 ont aussi affecté la commune de Nzacko, qui, par le passé a enregistré plusieurs attaques armées. Cette région riche en ressources minières fait face à des séries d’altercation des hommes armés, occasionnant le déplacement massif de sa population.

Jean Marie Anibikoumba

samedi, 18 juillet 2020 11:29 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : des déplacés internes au centre du pays appellent à plus d’assistance humanitaire

BAKALA, 13 juillet 2020 (RJDH)--- Les déplacés d’Yppi présents à Bakala, située à 108 km de Bambari dans la Ouaka, déplorent leur condition de vie. Installés depuis plus d’un an dans cette ville au centre du pays, ils estiment qu’ils ne bénéficient pas assez d’assistance humanitaire.

Au total, ils sont environs 500 personnes à être sur le site des déplacés internes de Bakala dans le centre du pays dans la Ouaka à 108 km de Bambari. Ils se plaignent de leur condition de vie qui selon eux est déplorable.

Pulchérie Adeline, une déplacée fuyant les violences d’Ippy témoigne : « nous avons fui les violences armées de l’an dernier à Yppi pour être à Bakala. Il y a de cela un an que nous sommes sur ce site mais dans des conditions déplorables. Nous ne mangeons pas bien. La souffrance est totale. Les denrées alimentaires sont chères. On tente malgré tout de joindre les deux bouts. Les bâches qui nous servent d’abris, nous les achetons nous-mêmes », fait-elle savoir.

Pour nous, le lendemain est incertain car personne ne vient à notre assistance, dit-elle, « les ONG viennent difficilement vers nous ici. Nous ne savons pas de quoi sera fait notre lendemain. Pour faire face à cela, nous les femmes, on fait de petits commerces. L’insécurité est totale dans la région, toujours prêtes à fuir à tout moment avec nos enfants. On fera comment avec eux ? », s’est-elle interrogée.

Pour Placide Zouni, délégué du bloc 4 du site des déplacés de Bakala, depuis qu’ils sont installés il n’y a que le PAM, le CICR et l'ONG Triangle qui les assistent. « Depuis que nous sommes installés ici, nous avons eu des appuis humanitaires par moment. Nous avons l’ONG Triangle qui nous a aidé avec les latrines, le CICR pour les soins et le PAM pour les vivres. Mais depuis quelques mois, nous sommes là sans appui et avec la saison des pluies, nous sommes exposés à tout genre de calamités. Nous voulons la paix pour retourner et travailler nos terres », souhaite-t-il.

A Bakala, de jour en jour, les déplacés d’Yppi ne réclament que la paix pour pouvoir retourner dans leurs villages respectifs et reprendre les activités agricoles.

Vianney Ingasso

lundi, 13 juillet 2020 16:51 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : près de la moitié des centrafricains affectés par l’insécurité alimentaire, selon OCHA

BANGUI, 16 juillet 2020 (RJDH)---Selon l’analyse du cadre intégré́ de classification de la sécurité́́ alimentaire, 2,36 millions de personnes, soit près de la moitié de la population centrafricaine qui est en situation d’insécurité́ alimentaire aiguë. C’est ce qui ressort du bulletin du mois de juin 2020 de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

 Se basant sur l’analyse du cadre intégré́ de classification de la sécurité́́ alimentaire, courant mai à août 2020, correspondant à la période de soudure, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a estimé́ que, « malgré́ l’assistance alimentaire planifiée, 29 sous-préfectures, soit 0,75 million de personnes représentant 16% de la population, sont en situation d’urgence alimentaire , tandis que 35 sous-préfectures, soit 1,6 million de personnes représentant 35% de la population, sont en crise . Au total, 2,36 millions de personnes (représentant 51% de la population analysée, 4,59 millions) sont en situation d’insécurité́ alimentaire aiguë », a mentionné le rapport qui la lie à la pandémie de la maladie au Coronavirus.

En dehors de ce chiffre, le rapport a également mentionné que « 1,61 million d’autres personnes, représentant 35% de la population analysée, sont en situation de stress avec le risque pour certains d’entre eux, de basculer dans une situation d’insécurité́ alimentaire plus sévère, au cas où̀ la situation actuelle perdurait », analyse le rapport.

Les enfants selon le document n’ont pas été épargnés par cette situation, « À l’heure actuelle, un enfant sur 18 présente un risque de décès extrêmement élevé en raison de la malnutrition aiguë sévère. Une situation qui pourrait se détériorer puisque, par rapport à l’analyse antérieure de l’IPC, on constate une dégradation importante de la situation alimentaire, notamment à Bangui, avec une augmentation de 25 à 50% de la population en besoin d’assistance, 15% à Sibut et Abba dans la Nana-Mambéré́ et environ 5% dans la majorité́ des sous-préfectures, à l’exception des zones où l’assistance alimentaire planifiée n’était pas prise en compte dans l’analyse antérieure».

Trois facteurs, selon le rapport d’Ocha expliquent ce drame.

D’abord, la persistance des conflits armés et inter-communautaires. Les populations étant les principales cibles et victimes de ces affrontements ont dû pour certaines « contraintes abandonné leurs cultures par crainte d’être prises pour cibles par les hommes en armes ». Ensuite, la faible production agricole pour les cultures vivrières sur la campagne 2019-2020. Le manioc, relève-t-on, a souffert de problèmes phytosanitaires, tandis que les cultures de rente comme l’arachide et le sésame ont pâti de déficits pluviométriques qui ont touché́́ l’ensemble du territoire centrafricain.

A ce déficit, s’ajoutent les effets d’inondations intervenues en toute fin de la campagne et d’autres aléas saisonniers qui ont durement affecté les cultures.  Et enfin, la pandémie de Covid 19 avec les conséquences des mesures restrictives pour barrer la route à la propagation de cette pandémie. Le constat révèle une l’augmentation des prix des intrants agricoles, mais aussi de ceux des transports mais également, le manque de disponibilité́́ de main d’œuvre pour les cultures plus exigeantes en termes d’entretien depuis le début de la pandémie.

« La fermeture partielle des frontières des pays voisins, principalement celles du Cameroun, du Tchad et de la République Démocratique du Congo, les prix des denrées alimentaires importées enregistrent des hausses allant de 3 à 50 % à Bangui pendant la période de l’analyse, et les mêmes tendances haussières ont été́ observées sur les prix des produits locaux », a conclu le rapport.

 Cyrille Wegue

vendredi, 10 juillet 2020 15:19 Écrit par Dans HUMANITAIRE
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