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Centrafrique : près de la moitié des centrafricains affectés par l’insécurité alimentaire, selon OCHA

 BANGUI, 10 juillet 2020 (RJDH)---Selon l’analyse du cadre intégré́ de classification de la sécurité́́ alimentaire, 2,36 millions de personnes, soit près de la moitié de la population centrafricaine qui est en situation d’insécurité́ alimentaire aiguë. C’est ce qui ressort du rapport Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) du mois de juin 2020.

 Se basant sur l’analyse du cadre intégré́ de classification de la sécurité́́ alimentaire (IPC), courant mai à août 2020, correspondant à la période de soudure, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a estimé́ que, « malgré́ l’assistance alimentaire planifiée, 29 sous-préfectures, soit 0,75 million de personnes représentant 16% de la population, sont en situation d’urgence alimentaire (IPC Phase 4), tandis que 35 sous-préfectures, soit 1,6 million de personnes représentant 35% de la population, sont en crise (IPC Phase 3). Au total, 2,36 millions de personnes (représentant 51% de la population analysée, 4,59 millions) sont en situation d’insécurité́ alimentaire aiguë (IPC Phase 3+) », a mentionné le rapport qui la lie à la pandémie de la maladie au Coronavirus.

En dehors de ce chiffre, le rapport a également mentionné que « Plus, 1,61 million d’autres personnes, représentant 35% de la population analysée, sont en situation de stress (IPC Phase 2) avec le risque pour certains d’entre eux, de basculer dans une situation d’insécurité́ alimentaire plus sévère, au cas où̀ la situation actuelle perdurait ».

Les enfants selon ce rapport n’ont pas été épargnés par cette situation, « À l’heure actuelle, un enfant sur 18 présente un risque de décès extrêmement élevé en raison de la malnutrition aiguë sévère. Une situation qui pourrait se détériorer puisque, par rapport à l’analyse antérieure de l’IPC, on constate une dégradation importante de la situation alimentaire, notamment à Bangui, avec une augmentation de 25 à 50% de la population en besoin d’assistance, 15% à Sibut et Abba dans la Nana-Mambéré́ et environ 5% dans la majorité́ des sous-préfectures, à l’exception des zones où l’assistance alimentaire planifiée n’était pas prise en compte dans l’analyse antérieure», a indiqué le communiqué.

Trois facteurs, selon le rapport d’Ocha expliquent ce drame.

D’abord, la persistance des conflits armés et intercommunautaires. Les populations étant les principales cibles et victimes de ces affrontements ont dû pour certaines « contraintes abandonné leurs cultures par crainte d’être prises pour cibles par les hommes en armes ».

Ensuite, la faible production agricole pour les cultures vivrières sur la campagne 2019-2020. Le manioc selon ce rapport a souffert de problèmes phytosanitaires, tandis que les cultures de rente comme l’arachide et le sésame ont pâti de déficits pluviométriques qui ont touché́́ l’ensemble du territoire centrafricain.

A ce déficit, s’ajoutent les effets d’inondations intervenues en toute fin de la campagne et d’autres aléas saisonniers qui ont durement affecté les cultures.  Et enfin, la pandémie de Covid 19 avec les conséquences des mesures restrictives pour barrer la route à la propagation de cette pandémie. Le constat révèle une l’augmentation des prix des intrants agricoles, mais aussi de ceux des transports mais également, le manque de disponibilité́́ de main d’œuvre pour les cultures plus exigeantes en termes d’entretien depuis le début de la pandémie.

« La fermeture partielle des frontières des pays voisins, principalement celles du Cameroun, du Tchad et de la République Démocratique du Congo, les prix des denrées alimentaires importées enregistrent des hausses allant de 3 à 50 % à Bangui pendant la période de l’analyse, et les mêmes tendances haussières ont été́ observées sur les prix des produits locaux », a conclu le rapport.

 Cyrille Wegue

vendredi, 10 juillet 2020 15:19 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : L’ONG MSF évalue les besoins en matière de santé dans le Sud-Est du pays.

BAKOUMA, 26 Juin 2020 (RJDH) --- L’ONG Médecins Sans Frontière a effectué une mission d’identification des besoins du centre de santé de Bakouma au sud-est du pays, du 24 au 25 juin.

Il s’agit pour l’équipe MSF d’évaluer et d’identifier les besoins du centre de santé de Bakouma, à l’issue de laquelle, elle déterminera un emplacement pouvant permettre le dépôt des produits pour les campagnes de vaccination.

Pour cela, l’ONG médicale a rencontré les autorités administrative et militaire de la ville de Bakouma afin de leur présenter l’objectif de leur déplacement, « pour trouver un local permettant de stocker les produits pharmaceutiques, identifier les besoins du centre de santé et préparer le terrain pour la campagne de vaccination prévue pour aout 2020 », a fait savoir une source proche de l’équipe MSF.

La mission a relevé qu’elle prend également en compte des micros planifications, l’identification des besoins en matériels, les difficultés rencontrées par le personnel soignant.

Une rencontre avec toute l’équipe mobile destinée au transport des malades vers l’hôpital régional de Bangassou a clôturé cette mission.

Jean Marie Anibikoumba

vendredi, 26 juin 2020 16:03 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : le HCR recherche 8,7 millions de dollars pour venir en aide aux réfugiés dans le pays

BANGUI, le 20 juin 2020(RJDH) ---8,7 millions de dollars est le montant recherché par le Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés en Centrafrique pour venir en aide aux personnes réfugiées et déplacées internes en Centrafrique face à la pandémie de Covid_19. Sur ce budget prévisionnel, le HCR n’a que mobilisé un (1) million six cent mille dollars. Un chiffre fourni par le Représentant Pierre Atchom.

L’enveloppe que recherche le HCR pour faire face aux besoins cruciaux pendant cette période de Covid_19 est d’environ 8,7 millions de dollars soit environ 50 milliards de francs CFA. Ce fonds est destiné à lutter contre le covid_19, l’assistance des personnes réfugiées, déplacées internes et d’autres appuis multiformes au profit des personnes dont le HCR a le mandat de protection. Depuis l’appel lancé par le HCR pour la mobilisation de fonds, rien que 1,600 millions de dollars ont été mobilisés.

« Dans l’appel global lancé pour faire face à la pandémie de covid_19 en RCA, le HCR  a émis le besoin d’environ 8,7millions de dollars pour venir en aide aux personnes qui relèvent de son mandat à savoir les réfugiées et les déplacées internes. A ce jour, le HCR n’a mobilisé que un million six cent mille dollars », indique le représentant.

Des mesures sur les gestes barrières sont prises par le HCR dans les camps des réfugiés en Centrafrique, « chaque famille de trois personnes reçoit 15.000 frs, 20.000 frs aux familles de quatre personnes de la part du HCR. Ceci pour leur permettre d’acheter du savoir, les seaux pour le lavage régulier des mains afin de lutter contre la maladie. Plus de  2.211 réfugiés qui ont bénéficié de cette assistance ».

Un centre de transit a été installé par le HCR et mis à la disposition du gouvernement centrafricain à Béloko, situé à 164 km de Bouar pour servir de centre d’isolement. Il a permis au district sanitaire de Baboua et Abba de commencer la prise en charge des patients grâce à l’appui de l’OMS.

Judicaël Yongo

samedi, 20 juin 2020 08:06 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Plus de 91000 déplacés internes de Bria soutenus par le HCR dans plusieurs domaines

BRIA, le 20 Juin 2020(RJDH)---Au total 17.779 ménages soit 91.417 personnes déplacées internes ont été assistées par le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés à Bria dans la Haute-Kotto. Ces chiffres sont communiqués par la responsable du bureau HCR de la ville Tekpa-Kemeh Dadanema dans une interview accordée au RJDH à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés célébrée le 20 juin de chaque année.

Le nombre des déplacés internes de Bria a été présenté par la responsable du bureau du HCR après le recensement des personnes sur le site le 31 mai 2020. L’intervention du HCR porte sur trois domaines à savoir, le monitoring de protection qui consiste à suivre de près les incidents ou de violences que les populations peuvent subir, il y a le volet de gestion de site et le troisième touche l’assistance en abris et en bien non-alimentaire. Pour exécuter cette activité, le HCR travaille avec les communautés, les déplacés en mettant en place des leaders communautaires avec les partenaires humanitaires et les autorités locales.

« On leur donne un peu la capacité de se prendre en charge financièrement à travers les organisations des déplacés ou les groupements notamment des femmes, les groupements de protection et nous appuyons financièrement ces groupements pour que les femmes puissent mener des activités génératrices de revenu », a-t-elle indiqué.

La pandémie de Covid 19 en Centrafrique ne permet pas au bureau régional du HCR de Bria de faire des activités qui demandent un grand rassemblement. Les activités de sensibilisation se poursuivent précise Tekpa-Kemeh Dadanema, dans le renforcement des capacités des communautés sur la pandémie de coronavirus, « nous allons tout simplement continuer les activités de sensibilisation dans le cadre de renforcement des capacités des communautés déplacées en matière de protection sur le Covid_19. Donc la sensibilisation par la radio, la sensibilisation des points focaux au niveau des sites et aussi des lieux publics avec qui, on a traduit des messages clés en dialecte banda concernant le coronavirus et les affiches ».

Le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés intervient depuis plusieurs années dans la préfecture de la Haute-Kotto. Il a accentué son intervention à partir de 2016 avec urgence lors de la crise qui s’est aggravée dans la ville de Bria occasionnant des déplacements massifs.

Pamela Dounian Doté

samedi, 20 juin 2020 07:32 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : des relais communautaires formés à Bakouma par Médecins d’Afrique sur le dépistage de la malnutrition

BAKOUMA, 17 juin 2020 (RJDH)---A Bakouma, dans le Mbomou, les relais communautaires ont été formés du 15 au 16 juin par l’ONG Médecins d’Afrique sur les techniques de dépistage des enfants malnutris dans la région.

D’après le superviseur de l’ONG Médecins d’Afrique de la sous-préfecture de Bakouma, Fidèle Poumale, le taux des enfants touchés par la malnutrition est en hausse dans la sous-préfecture précisément à Zako, à 60 km de Bakouma « Le taux des enfants malnutris est trop élevé à Zako. Les maladies liées à la consommation d’eau impropre sont très fréquentes et en grand nombre », a-t-il fait savoir. 

C’est dans cet ordre d’idée que l’ONG encadre les relais communautaires pour faire le dépistage des enfants malnutris auprès des communautés dans la localité pour les référencer dans les centres de santé« A intervalle d’une semaine, nous avons enregistré environ une trentaine présentant des signes de malnutrition grâce au dépistage », précise Fidèle Poumale.

Un appui salué par les habitants de Zako car l’ONG Médecin d’Afrique est la seule ONG intervenant dans la localité. « Médecins d’Afrique a suffisamment aidé la communauté de Zako pendant ces six derniers mois en distribuant des médicaments gratuitement. Ainsi que d’autres organisations telles que l’OMS et OCHA, qui ont vraiment aidé la communauté pendant la crise qui continue toujours de nous terroriser ».

Par-ailleurs, les prix des denrées alimentaires et autres articles de première nécessité sont en hausse à Zako.

Jean Marie Anibikoumba

mercredi, 17 juin 2020 14:47 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : la ville d’Obo enregistre environ 7000 personnes déplacées internes

BANGUI, 08 juin 2020(RJDH) ---En visite à Obo théâtre d’affrontements entre les FACA et combattants rebelles de l’UPC, la coordination des affaires humanitaires en Centrafrique a indiqué qu’il est difficile pour le moment d’acheminer de l’aide par la route aux 7000 personnes déplacées internes dans la ville en raison de la dégradation avancée des infrastructures routières. Tel est le constat fait par OCHA de passage dans la région le 28 mai dernier.

Cette visite pour les acteurs humanitaires en Centrafrique était d’évaluer les besoins des 7000 déplacées internes d’Obo dans le haut-Mbomou. Mais le constat est alarmant car, selon Madame Rosario la cheffe adjointe du bureau d’OCHA-Centrafrique, il est difficile pour faire parvenir de vivre aux personnes déplacées internes pour des questions de sécurité et des problèmes d’infrastructures routières. « Comme vous le savez Obo est dans une zone très reculée du pays où il y a beaucoup de problèmes d’acheminement d’aide en cause d’insécurité ou encore d’infrastructures routières surtout avec les routes. Il y a eu en général plusieurs ponts aériens qui ont été mis en place pour amener des vivres.   Quand nous étions à Obo, le Programme Alimentaire Mondial et COOPI ont réussi à faire acheminer des vivres aux personnes déplacées internes », explique-t-elle.  

Pour répondre aux besoins sanitaires, seule l’ONG ALIMA a pu installer un hôpital mobile sur le camp des déplacées, « à l’hôpital nous avons un partenaire ALIMA qui travaille depuis longtemps à Obo. Ces partenaires avaient mis en place une clinique mobile pour prendre en charge les enfants et les femmes enceintes pour faire le référencement à Obo. Les collègues du HCR ont distribué des sacs de bâches et il y a des distributions qui sont en cours par les collègues de ACTED », poursuit Rosaria.

Elle s’inquiète toutefois avec l’arrivée de la saison des pluies qui, selon elle, compliquerait l’acheminement d’aide aux déplacés par la voie routière. « La situation est compliquée et cela sera encore plus difficile car nous sommes déjà pendant la saison pluvieuse. Mais on va continuer à travailler avec les partenaires sur place à Obo pour que la situation dans la région s’améliore », ajoute-t-elle.

A l’issue de sa mission à Obo, la Coordonnatrice humanitaire a promis de travailler avec les autorités locales et gouvernementales afin d’améliorer la situation sécuritaire dans la ville et sur les axes, dans l’objectif de permettre à la population locale d’accéder aux champs et de vaquer librement à ses activités.

Pamela Dounian-Doté

lundi, 08 juin 2020 16:06 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Les déplacés de Obo appellent à une assistance humanitaire

OBO, 28 mai 2020 (RJDH) --- Les déplacés du site d’Obo installés proches de l’église Catholique de la ville, ont indiqué ce jeudi 28 mai 2020 au RJDH qu’ils vivent dans une précarité sans assistance humanitaire. Ils en appellent aux autorités centrafricaines et autres organisations humanitaires à leur venir en aide. Inquiétude exprimée ce jeudi 28 mai 2020 depuis le camp des déplacés de la localité.

Fuyant les violences du 19 au 22 mai dernier pour se réfugier sur le site de l’église catholique d’Obo, dans le Haut-Mbomou, les déplacés internes se plaignent davantage pour leur situation actuelle.

Joint au téléphone ce matin, un habitant de la localité décrit une situation alarmante. « Au début de cette crise, il n’y a aucun site des déplacés dans la localité. Bien après, un site a été créé à proximité de l’église Catholique. Mais les déplacés de ce site se confrontent à d’autres difficultés telles que le manque d’eau potable, des matériels en vivre et non-vivre. Ils n’ont pas de bâches pour construire des abris de fortunes afin de se protéger contre l’intempérie dans ce site suite à la dernière attaque de l’UPC dans la ville la semaine passée », témoigne-t-il.

« Donc nous demandons au gouvernement d’augmenter l’effectif des éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) présents dans la ville pour assurer la sécurité de la population civile. Aux Ongs nous leur demandons de nous venir en aide dans le domaine sanitaire éducatif ainsi que dans d’autre domaine pour soulager la population de la ville d’Obo en situation de précarité », a-t-il souhaité.

La population de la ville d’Obo sollicite l’appui du gouvernement à augmenter l’effectif des éléments des Forces Armées Centrafricaines afin de mettre un terme à la présence des éléments de l’UPC dans la région Haut-Mbomou.

Carlos Watou

jeudi, 28 mai 2020 15:32 Écrit par Dans HUMANITAIRE

 Centrafrique : Obo, les leaders communautaires se préoccupent de la situation humanitaire

OBO, 22 mai 2020 (RJDH)---Théâtre d’âpres affrontements mercredi, la ville d’Obo est en passe de connaitre une crise humanitaire en raison de la dégradation du tissu sécuritaire dans ces régions obligeant les habitants à regagner des sites de circonstances. Telle est l’inquiétude des leaders communautaires exprimée ce jour au RJDH.

Après les violents combats de ces derniers jours dans la ville, un semblant d’accalmie y est observé. D’après un travailleur humanitaire joint au téléphone ce matin, « les grands axes de la ville sont déserts. Il y a une affluence des populations des localités voisines d’Obo vers la mission catholique, une frange proche de la base de la MINUSCA y a trouvé refuge », rapporte-t-il, tout en précisant que, « le site de l’église catholique compterait environ 2 500 personnes ».

Ces déplacements massifs des habitants des campagnes et villages retirés sont encouragés par la crainte d’un probable retour des assaillants de l’UPC disséminés dans les coins et recoins d’Obo qui, d’après selon certaines sources, sont en attente de renfort de Zemio, Mboki et Bambouti.

Même si la ville est sous le contrôle des forces conjointes FACA-MINUSCA, il n’en demeure pas moins que la présence des hommes d’Ali Darassa signalée dans les parages crée encore des poches d’insécurité ayant pour corollaire la baisse des activités agricoles ouvrant la voie à une probable crise humanitaire et alimentaire, à en croire un acteur humanitaire majeur dans la région.

Toutefois, la MINUSCA a indiqué que les « Forces armées centrafricaines et les Casques bleus de la MINUSCA sont donc sur le terrain pour faire face à une éventuelle attaque des hommes de l’UPC qui, depuis quelques jours, tentent d’investir la ville. Les hélicoptères de la MINUSCA survolent la ville nuit et jour pour des reconnaissances ».

Barnabas Badiwi

vendredi, 22 mai 2020 15:09 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Obo, les leaders communautaires se préoccupent de la situation humanitaire

OBO, 22 mai 2020 (RJDH)---Théâtre d’âpres affrontements mercredi, la ville d’Obo est en passe de connaitre une crise humanitaire en raison de la dégradation du tissu sécuritaire dans ces régions obligeant les habitants à regagner des sites de circonstances. Telle est l’inquiétude des leaders communautaires exprimée ce jour au RJDH.

Après les violents combats de ces derniers jours dans la ville, un semblant d’accalmie y est observé. D’après un travailleur humanitaire joint au téléphone ce matin, « les grands axes de la ville sont déserts. Il y a une affluence des populations des localités voisines d’Obo vers la mission catholique, une frange proche de la base de la Minusca y a trouvé refuge », rapporte-t-il, tout en précisant que, « le site de l’église catholique compterait environ 2 500 personnes ».

Ces déplacements massifs des habitants des campagnes et villages retirés sont encouragés par la crainte d’un probable retour des assaillants de l’UPC disséminés dans les coins et recoins d’Obo qui, d’après selon certaines sources, sont en attente de renfort de Zemio, Mboki et Bambouti.

Même si la ville est sous le contrôle des forces conjointes FACA-MINUSCA, il n’en demeure pas moins que la présence des hommes d’Ali Darassa signalée dans les parages crée encore des poches d’insécurité ayant pour corollaire la baisse des activités agricoles ouvrant la voie à une probable crise humanitaire et alimentaire, à en croire un acteur humanitaire majeur dans la région.

Toutefois, la MINUSCA a indiqué que les « Forces armées centrafricaines et les Casques bleus de la MINUSCA sont donc sur le terrain pour faire face à une éventuelle attaque des hommes de l’UPC qui, depuis quelques jours, tentent d’investir la ville. Les hélicoptères de la MINUSCA survolent la ville nuit et jour pour des reconnaissances ».

Barnabas Badiwi

vendredi, 22 mai 2020 14:30 Écrit par Dans HUMANITAIRE

Centrafrique : Plusieurs projets sanitaires et d’assainissement en cours d’exécution à Bakouma

BAKOUMA, le 17 mai 2020(RJDH)--Plusieurs projets sanitaires et d’assainissements seront mis en œuvre à Bakouma et ses environs dans le Mbomou au sud-est du pays par l’ONG hollandaise Cordaid et Caritas de Bangassou. Ces projets ont été présentés dans la localité au cours d’un atelier de formation les 15 et 16 mai dernier.

Les projets comportent plusieurs volets notamment la formation et rôle des relais communautaires, les techniques de sensibilisation sur les maladies liées à la consommation de l’eau non potable, de l’hygiène et assainissement ainsi que les mesures barrières contre le Coronavirus.  Ces points ont été développés par le chef service en matière de mobilisation sociale de la région n°6 qui regroupe le Mbomou, la Basse-Kotto le Haut-Mbomou, Sylvestre Kodé et Gaston Gatélé chargé de programme à la Caritas.

C’est la première étape, indiquent ces derniers qui consiste, « à la présentation de neufs projets et la formation des relais communautaires. L’idée d’abord est de montrer aux communautaires ce qui doit être fait dans leur zone et leur implication dans la mise en œuvre de tous ces programmes », ont expliqué les deux intervenants.

Le volet Wash et assainissement a ciblé la sous-préfecture de Bakouma centre, Banabongo, Gbago sur l’axe Bangassou et Fadama à 3 kilomètres de Bakouma sur l’axe Nzako comme zones d’intervention des projets.

Sept relais communautaires ont pris part à cette formation et elle se poursuit à 80 kilomètres de Bakouma avec d’autres.

Jean Marie Anibikounda.

 

dimanche, 17 mai 2020 14:25 Écrit par Dans HUMANITAIRE
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