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Centrafrique : Le président Touadera appelle les exploitants de bois au respect du code forestier

BANGUI, le 26 juillet 2020(RJDH)----A l’occasion de la célébration de la journée nationale de l’arbre, Faustin Archange Touadera a appelé les sociétés forestières en Centrafrique à respecter les dispositions relatives au code qui régit le secteur dans le pays. Un appel lancé ce 25 juillet à Mboko dans la commune de Bimbo 5.

« Les sociétés forestières installées en Centrafrique doivent se conformer à la disposition du code forestier centrafricain relatif au taux de transformation des essences de première catégorie qui devrait être applicable trois ans après la promulgation du code forestier en 2008 », a déclaré Faustin Archange Touadera à l’occasion de la célébration.

Depuis la promulgation de cette loi en 2008, les dispositions sont loin d’être respectées par des sociétés forestières en Centrafrique, constate le chef de l’Etat, « malheureusement plus de 12 ans après, les sociétés forestiers trainent encore le pas. Ce manquement est l’une des causes de l’exploitation illégale des bois qui s’amplifie, car le bois qui est de bonne qualité est insuffisant sur le marché local », a-t-il déploré avant d’appeler les partenaires forestiers opérant en Centrafrique « d’investir pour valoriser les essences secondaires afin d’apporter une réponse durable à cette problématique du manque de sciage sur les marchés locaux. J’ai instruit, le gouvernement de tout mettre œuvre afin de trouver des mesures réelles à la mise en œuvre de ce projet vital pour les populations centrafricaine ».

Les forêts constituent un grand réservoir des ressources génétiques forestière et faunique. Les matières premières sont à la base de fabrication de plusieurs produits pharmaceutiques modernes et également traditionnels.

La localité de Mboko dans la commune de Bimbo 5 a été choisie cette année pour accueillir cette célébration autour du thème : « l’arbre source de sécurité sanitaire ». Un thème choisi dans un contexte marqué par la pandémie de COVID 19 où des grands laboratoires de recherche médicale du monde, les grandes Universités et plusieurs Etats sont à la recherche de l’arme fatale contre cette maladie surtout l’une des matières pour toutes ces recherches est la ressource génétique et forestière.

Jospin Petho Sally

dimanche, 26 juillet 2020 13:39 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : La pisciculture dans le 4ème arrondissement de Bangui fait face à des difficultés

BANGUI, 21 Juillet 2020 (RJDH) --- Les pisciculteurs de Poungoulou dans le 4ème arrondissement de Bangui se plaignent par rapport au débordement des cours d’eau dans leur secteur. A l’origine de leurs maux, l’affaissement du pont Poungoulou. Ils appellent les autorités à leur venir en aide  pour la reconstruction du pont en question afin de favoriser l’évacuation de l’eau en cette période saison pluvieuse.

Dans la mutualisation de leurs énergies et des techniques piscicoles, l’association  des jeunes éleveurs de Poungoulou (AJEL) déplorent les conditions difficiles de leur métier. C’est ce qu’explique Carlos oscar Feyangaï Mobealla, président du groupement  « notre principale difficulté, c’est la canalisation par ce que le pont s’est complètement affaissé et il est bouché. Quand il pleut, tous les bassins sont inondés. C’est vraiment une difficulté majeure pour nous. » Il demande l’aide du gouvernement et des partenaires en vue de les aider à refaire le pont de ce secteur qui est complètement bouché et qui empêche le bon entretien des  bassins d’eaux en cette saison pluvieuse.

«  Nous remercions d’abord le gouvernement pour nous avoir refait cette route de N’dress mais il reste  vraiment le problème de canalisation, afin de bien mener nos activités. », a-t-il ajouté.

Notons que cette activité piscicole, qui s’exerce non sans difficultés, est une aubaine pour la population riveraine et des autres arrondissements de Bangui qui peuvent se payer ces variétés de poissons pour leur alimentation.

MALAMBETI ZANABA Chancelvie.

mardi, 21 juillet 2020 15:50 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : des cas d’incidents sécuritaires documentés dans les zones minières à Nola par le Comité de suivi du processus de Kimberly

NOLA, 16 juillet 2020(RJDH) ---Les activités minières dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré ont été évaluées par le Comité National de Suivi du Processus de Kimberly, marquées par plusieurs incidents sécuritaires et des cas de fraude ont été enregistrés dans la préfecture au sud-ouest du pays, selon le rapport présenté début juillet, lors de la deuxième réunion trimestrielle tenue dans la ville.  

Par rapport aux exigences du Processus de Kimberly inscrites dans le cadre opérationnel, le comité national de suivi des activités minières dans les zones déclarées vertes, une réunion trimestrielle de ladite structure a été tenue le 4 juillet dernier à Nola. L’objectif est de passer en revue, les activités minières dans la préfecture de la Sangha-Mbaere et de faire le bilan sur la situation sécuritaire, la production et la contrebande.

Selon le rapport, l’insécurité dans certains endroits a été enregistrée, les cas des villages de Yokadouma et Bouna dans la commune de Bilolo (Sangha-Mbaéré), localités situées entre la RCA, le Congo et le Cameroun. « Cette insécurité est due à l’absence des forces de sécurité dans les zones, l’impraticabilité des routes qui ne favorisent pas le mouvement régulier afin de renforcer la sécurité », déplore-t-on.

Il est noté aussi le conflit entre les éleveurs et les agriculteurs lors de transhumance. « En ce qui concerne la production, le comité local de suivi du processus de Kimberly a enregistré une baisse », analyse le comité qui précise que cette baisse se justifie par « l’absence des bureaux d’achat dans la ville, qui a impacté sur les prix de diamant et à cela s’ajoutent les cas de fraude ou la contrebande qui se font à travers les pistes rurales », précise le rapport du comité national de suivi du processus de Kimberley.

Face à cette situation, le comité en tant qu’organe de veille, entend formuler des recommandations à l’endroit du gouvernement et des institutions internationales, notamment la Banque Mondiale, la MINUSCA, l’Union Européenne, le Processus de Kimberly afin de s’approprier du rapport.

« Il y aura des recommandations qui seront formulées, des actions à entreprendre et le tout sera consigné dans le rapport. Au niveau du comité national, nous n’avons rien à ajouter ni à retrancher de ce rapport, mais nous allons seulement partager le rapport au gouvernement, aux institutions internationales comme le processus de Kimberley, l’Union Européenne, la MINUSCA, la Banque Mondiale y compris les représentations diplomatiques. Nous allons vulgariser ce rapport pour que chacun en ce qui le concerne, puisse intervenir afin de prendre des mesures pour que les activités minières puissent se dérouler comme convenablement », a annoncé le Rapporteur général du comité national de suivi de processus de Kimberly Saint-Cyr Dieu Béni Ngamadora.

Cette activité est financée par le projet Droits de propriété et artisanat minier (DPAM). Elle se tient dans un contexte marqué par la reprise progressive des activités minières dans les zones déclarées conformes par le Processus de Kimberly.

Judicaël Yongo

jeudi, 16 juillet 2020 13:31 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

 

Centrafrique : L’eau des bladders installés par OXFAM est potable et approuvée par l’ANEA

BANGUI, 04 Juillet 2020 (RJDH) --- L’eau des bladders installés par Oxfam est potable. C’est en substance la réponse formulée par cette organisation aux populations qui refusent de consommer les eaux des bladders prétextant qu’elles ne sont pas potables et puantes.

Au total, ce sont 12 bladders sur 20 qui sont déjà installés à travers la ville de Bangui et ses périphéries. Face  aux dires d’une partie de la population de Bimbo et de certaines localités de Bangui qui refusent de consommer ces eaux des bladders, l’ONG Oxfam répond en indiquant que « l’eau distribuée par Oxfam provient d’une source potable et de la SODECA, après le puisage ces eaux sont testées par l’ANEA  et par le service technique l’Etat, puis suivies régulièrement par d’autres laboratoires indépendants et transportées par les camions citernes de la protection civile.  Alors l’eau distribuée est bien certifiée », a fait savoir M. Harouna Tamboura, Responsable des programmes d’Oxfam.

A en croire l’ONG Oxfam, ce projet de distribution d’eau se fait en deux phases, dont la première est en train de s'achever et la seconde phase début juillet  avec la mise en place de 8 autres sites de distribution et 6 forages.. Chaque bladder a une capacité de 10m3 qu’il faut remplir quatre fois par jour à l’aide d’un camion-citerne. Ce service est assuré par la protection civile. Un bladder fournit jusqu’à 40.000 litres d’eau pour aider les populations. « Le projet ne s’arrête pas là, nous allons renforcer les qualités de ces bladders puis les remplacer par des forages permanents pour que la population puisse toujours avoir de l’eau potable car c’est indispensable et primordial », précise Oxfam.

Cette initiative d’Oxfam avec Apsud sur financement de l’Union Européenne Par l’intercession du ministère de l’économie, du plan et du développement, a vu le jour depuis le 15 Avril 2020. L’idéal est d’installer ces 20 points d’eau afin de pallier le problème d’eau potable que la Sodeca, l’unique société de distribution d’eau en Centrafrique n’arrive pas à couvrir. A ce problème, s’ajoute la pandémie de Covid-19 où l’eau est indispensable pour le lavage des mains.

 

 

 

Annela NIAMOLO

mardi, 07 juillet 2020 15:18 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : Le RJDH et le projet DPAM réalisent des émissions radiophoniques dans les zones minières au sud-ouest

BANGUI, le 07 juillet 2020(RJDH)----Une équipe du RJDH s’est rendue dans les zones minières du sud-ouest du pays pour la production des émissions radiophoniques. Une activité financée par le projet Droits de propriété et artisanat minier(DPAM) et mise en œuvre par le RJDH.

Il s’agit des zones de Carnot, Berberati, Nola, Boda, Gadzi et Ndolobo qui sont visées par le projet DPAM dont l’objectif est de produire des émissions sur les différents sujets qui touchent les activités des artisans et ouvriers miniers. Des experts dans le secteur sont sollicités pour des questions techniques relevant du domaine minier. La mission a sillonné du 26 juin au 05 juillet 2020, ces zones et a pu à faire des enregistrements dans les chantiers où exercent ces ouvriers et acteurs miniers.

L’idée est d’interroger ces derniers sur les questions notamment, le rôle et importance du Processus de Kimberly, comment combattre la contrebande et l’implication des acteurs miniers dans la commercialisation de diamant et or en Centrafrique.

Le chef service préfectoral de mines à Carnot dans la Mambéré-Kadeï, Clément Ndéngou, se félicite de cette initiative qui selon lui, permettra de booster l’économie du pays, «je me réjouis de cette initiative, car comme vous le savez, l’activité minière est l’un des secteurs qui remplit l’assiette de l’Etat centrafricain. Il est important aujourd’hui de relancer les activités minières après la levée partielle des sanctions par le processus de Kimberly », a salué   Clément Ndéngou.

Ces émissions une fois produites et réalisées, seront diffusées dans des radios communautaires afin de faciliter la compréhension des artisans miniers sur les cadres légaux et les documents qu’un artisan doit disposer avant toutes activités.

Les activités axées sur les émissions vont durer six mois.

RJDH

 

mardi, 07 juillet 2020 14:49 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : Le marché combattant baigne dans l’insalubrité

BANGUI, le 06 juin 2020 (RJDH)---Le marché de Combattant dans le 8e arrondissement de Bangui est inondé par des tas d’immondices. Une situation décriée par les commerçants qui pointent du doigt la mairie centrale qui, selon eux, ne procède pas au ramassage des ordures. Ils l’ont dit au RJDH de passage dans le secteur.

Le marché de Combattant, l’un des grands marchés de la capitale centrafricaine, à quelques encablures de l’aéroport-international de Bangui M’poko, est dans un état d’insalubrité avancé. A l’entrée du marché, l’on observe de tas d’immondices qui dégagent des odeurs nauséabondes. Les commerçants se disent dépassés et en appellent à la mairie centrale pour les ramassages.

Une situation qui laisse évasive une commerçante rencontrée-là. « Malgré nos multiples alertes, l’insalubrité sur le marché de combattant devient inquiétante. J’étale mes marchandises à côté d’un canal mais qui est bouché. Ce n’est plus lu coronavirus qui va nous tuer ici mais les immondices. La mairie doit procéder aux ramassages des ordures et dans les canaux d’évacuations d’eau. C’est sa responsabilité : créer un environnement sain pour tous ceux qui vendent. On ne doit pas ramener à la maison d’autres maladies », s’est-elle plainte.

Pour une autre qui vend des articles divers, le marché de Combattant ne doit en aucun cas être dans un état pareil. « Le marché de combattant est la vitrine de la capitale Centrafricaine. Tous ceux qui arrivent au pays, passent obligatoirement par là. Mais le marché est débordé par l’insalubrité. Nous payons les tickets à la Mairie centrale quotidiennement. Mais ces taxes prélevées, ils les mettent où ? Il faut que la municipalité fasse son travail. Elle doit mettre la propreté ici au marché de combattant. Avec la pandémie de Covid 19 la propriété doit être de rigueur si non on va tous mourir », dit-elle.

Aristide Ngaïkoussou Yao, secrétaire général de l’association Koli et Wali Gara du marché Combattant, confirme que le marché est débordé par des ordures. « Il y a l’insalubrité un peu partout dans le marché, on a fait appel à la mairie et jusqu’à là on a rien vu. On a un bac à ordure qui est déjà plein on ne sait plus où déposé les ordures maintenant, les balayeurs sont obligés de déposer les ordures au bord de la route. La Mairie vient une fois et s’en va puis on ne les voit plus parfois ils viennent avec des matériels, un ben et font un seul trajet puis c’est tout. Vraiment nous sommes envahis par les ordures. Oui c’est la mairie centrale qui s’occupe de ramassage des ordures».  

Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec le service d’hygiène et de l’assainissement de la municipalité de Bangui.

Jocelyne Nadège Kokada

 

samedi, 06 juin 2020 14:22 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : Des ONGs de l’environnement examinent le manuel de procédure de contrôle forestier

BANGUI, le 04 juin 2020(RJDH)----Un manuel de procédures de contrôle forestier est en cours de validation par des organisations de l’environnement et des partenaires en vue d’une gestion durable des ressources naturelles en Centrafrique. L’atelier est ouvert ce jeudi 4 juin 2020 au ministère des Eaux et forêts à Bangui.

Ce manuel de procédures de contrôle forestier est un document qui permet de garantir une meilleure gestion des ressources forestières en Centrafrique. Des acteurs et les organisations impliqués dans la lutte contre l’exploitation illégale des forêts, vont examiner les dispositions avant de soumettre au gouvernement, un projet d’arrêté d’application du manuel, précise Jean Jacques Urbain Matamalé, le coordonnateur du Centre pour l’information environnementale et le développement durable.

« Le document retrace les procédures. Lorsqu’ il y a une question de faire un contrôle forestier, alors c’est ce document qui permettra aux contrôleurs forestiers du département de se préparer pour pouvoir effectuer une mission de contrôle forestier », a précisé le Coordonnateur.

La validation de ce manuel de procédures de contrôle forestier fait suite à un constat selon le coordonnateur du CIEDD, où les forêts sont exploitées d’une manière illégale par des sociétés forestières, « Je crois qu’avec ce manuel, tous les contrôleurs forestiers seront de manière clairement définis et qui vont entamer une mission de contrôle forestier pas de manière anarchique mais de manière scientifique. Toutes ces démarches c’est pour arriver à des résultats meilleurs ».

L’objectif de ce travail vise à garantir la faisabilité de la mise en application de toutes les conditions techniques relatives aux activités d’exploitation et d’exportation menées par les entreprises forestières.

Vivien Yondo.

jeudi, 04 juin 2020 14:38 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : La Haute autorité de Bonne gouvernance très critique face à la gestion des taxes forestières par les communes

BANGUI le 02 juin 2020 (RJDH) --- Les taxes forestières sont très mal gérées par les communes dans les zones forestières plus précisément au sud-ouest et ouest de la RCA. Ce qui ressort du rapport de mission effectuée dans 13 localités et 12 sociétés forestières rendu public la semaine dernière. Zéphirin Mogba, président de la Commission 3 de la Haute Autorité de Bonne gouvernance, lors de la restitution, dénonce la gestion opaque des fonds par les présidents de délégation spéciale.

Cette mission consiste à investiguer sur le versement des taxes dans la Lobaye, la Sangha-M’baéré et la Mambéré-Kadéi. Le constat révèle de la mauvaise gestion des taxes de redevance forestière  encouragée par certaines autorités communales. Un constat de Zéphirin Mogba, président de la commission permanente spécialisée N°3 lors d’une mission dans ces zones. 

«Vous savez cette investigation a été menée sur demande de certaines autorités communales qui déplorent la perception des taxes forestiers depuis 2009 jusqu’au jour d’aujourd’hui.  C’est pourquoi la Haute autorité chargée de la bonne gouvernance a démarrée cette investigation auprès des sociétés qui ont leur représentation ici à Bangui. Mais grande a été de notre surprise, de voir que le fonds étant régulièrement versé tombe dans la gabegie financière total et nous sommes rendus compte que d’un certain nombre de faiblesse d’abord, la gestion exclusive de ces redevances  et ces redevances sont versées et c’est gérer par les présidents de la délégation spéciale », a t-il critiqué.

Il ressort également de cette mission, l’exploitation anarchique de ces forets par les sociétés œuvrant dans le Sud-ouest et Nord du pays Zéphirin Mogba, « et la plupart de ces sociétés n’ont pas des permis d’exploitation. Elles ont seulement les assiettes de coup temporaire qui a une durée de 3 ans et ces 3 ans sont expirées. C’est le cas aussi de SINFOCAM. Mais c’est grave avec les images que nous avions amenées cette société à couper des arbres abandonnés dans la nature qui commencent déjà à pourrir dans la forêt »,  dénonce-t-il.

Des enquêtes seront ouvertes sur ces malversations financières, a promis le président de la commission permanente spécialisée, «nous allons d’abord attirer l’attention du ministère des finances par rapport à leur personnel impliqué dans la gestion des affaires des communes, deuxièmement qu’on essaie rapidement de mettre en place, un manuel de procédure administrative pour les communes, nous allons aussi à l’immatriculation du personnel  communal et aussi ceux des sociétés. Nous avons constaté qu’ils font des retenus sur des salaires et ces retenus ne sont pas envoyés à la caisse nationale de sécurité sociale CNSS», a-t-il annoncé.

Le montant versé par les sociétés d’exploitation des arbres aux communes varie entre 100 millions à 80 millions. Ces fonds  sont géres au profit de la population vivant dans des zones forestières.

Ketsia Kolissio.

mardi, 02 juin 2020 12:40 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : le pont de Pk9, victime d’incivisme

BANGUI, 19 mai 2020 (RJDH) ---Les actes de vandalisme enregistrés sur le pont de PK 9 marqués par le vol des barres de fers du parapet créent, selon les autorités locales, une situation d’insécurité pour les usagers. Une situation qu’elles dénoncent et menacent de poursuivre les auteurs. Un constat fait par le RJDH ce mardi 19 mai 2020.

Considéré comme un axe stratégique et économique pour le ravitaillement de la ville de Bangui, le pont de PK9 dans la commune de Bimbo est depuis quelque temps dans une situation inquiétante. En dépit de quelques nids-de-poule, les fers du parapet de ce pont sont en train de disparaitre petit à petit. Ce qui ne saurait laisser indifférentes les autorités locales de Bimbo.        

Urbain Zomela, l’un des notables de la commune de Bimbo, a indiqué que des enquêtes seront ouvertes pour découvrir les personnes malintentionnées qui se livrent à cette pratique honteuse. « Notre pays, la République Centrafricaine sort difficilement des multiples crises qui ont tout effondré. Nous sommes en phase de la reconstruction de notre pays. Mais le peu que nous avons comme édifices, nous devons les protéger jalousement au lieu de se lancer dans cette mauvaise pratique qui n’honore pas notre pays », remarque-t-il, avant de relever que, « les auteurs de ces actes inciviques seront arrêtés et poursuivis devant la justice pour destruction de biens publics », prévient-il.  

Pour Jonathan Ogalama, un jeune de Bimbo, il pointe du doigt ses paires jeunes qui, selon lui, se livrent à cet de vandalisme. « Je pense que ce garde-fou est un moyen efficace de protection des usagers de ce pont de peur qu’ils ne tombent dans l’eau. Mais certaines personnes mal intentionnées utilisent ces fers à d’autres fins. Je demande aux autorités compétentes de prendre leur responsabilité face à cette situation désastreuse. Et j’invite également les auteurs de cet acte ignoble à une prise de conscience et à un changement de mentalité », dit-il. 

Pour une autorité préfectorale, les auteurs de cette pratique sont susceptibles de tomber sous le coup de l’article 420 du code pénal de la République Centrafricaine qui stipule que : « quiconque aura volontairement détruit ou renversé par quelques moyens que ce soit en tout ou partie des édifices, pont, digues, chaussés ou autres constructions sera puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende de 100 000 à 400 000 FCFA ».

Carlos Watou

mardi, 19 mai 2020 16:10 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : Des jeunes du 2ème arrondissement s’engagent à lutter contre l’insalubrité dans leur secteur

BANGUI, le 17  mai 2020 (RJDH) --- Les jeunes du quartier Batambo dans le 2e arrondissement de Bangui ont procédé ce 16 mai 2020 au curage des canaux dans leur secteur. Une initiative qui vise à rendre leur environnement plus sain et d’éviter l’inondation pendant la saison des pluies.

Le dépôt d’ordures dans les canaux occasionne chaque année, le débordement de l’eau dans les quartiers et l’écroulement des maisons.

Dieu-Beni Binza, un jeune du quartier Batambo souligne l’intérêt de cette activité, « les différents canaux situés dans notre localité sont débordés du fait des ordures. C’est pourquoi nous nous sommes mobilisés afin de procéder au curage de ces canaux, dans le but d’éviter l’inondation pendant la saison des pluies et empêcher également la prolifération des moustiques dans des eaux stagnantes, source du paludisme. »

Compte tenu du comportement déviant de la population qui ne fait que remplir ces canaux par des ordures, Ken Kaimba, leader des jeunes du 2e arrondissement appelle la population à une prise de conscience, « je demanderai à tous les jeunes de prendre des initiatives comme ceux de Batambo pour combattre l’insalubrité dans leur localité et de ne plus déverser les ordures dans ces canaux parce qu’ils sont construits pour l’évacuation des eaux et non comme des bacs à ordures. J’appelle également les jeunes à sensibiliser cette population pour une prise de conscience » lance-t-il.

Les travaux de curage entrepris par les jeunes du 2e arrondissement ont été soutenus par l’honorable Mathurin Massikini.

Carlos Watou

dimanche, 17 mai 2020 09:30 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT
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