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Centrafrique : Plus de quarante maisons écoulées et 60 hectares de champs inondés à Kabo suite à la pluie diluvienne

 KABO, le 07 octobre 2020 (RJDH) --- Des champs et des maisons ont été inondés après les pluies diluviennes qui se sont abattues à Kabo et ses environs la semaine dernière. Plus d’une quarantaine de maisons écoulées et 60 hectares de champs inondés selon le maire de la ville Abdel Hatif joint au téléphone par le RJDH.

Ces pluies diluviennes qui se sont abattues la semaine dernière à Kabo dans l’Ouham, ont laissé des dégâts matériels. On compte plus d’une quarantaine de maisons écoulées selon le Maire de la ville Abdel Hatif contacté ce weekend par le RJDH.  La situation humanitaire est préoccupante, confirme-t-il, car les autorités locales craignent un risque de famine après l’inondation des champs.

« C’est suite à une forte pluie qui avait commencée à partir de 8 heures à 16 heures dans la journée du samedi dernier. Les agriculteurs n’arrivent pas à aller aux champs à cause des eaux stagnantes ça et là. Donc pour le moment c’est difficile de récupérer les produits agricoles pendant cette période », a expliqué Vincent Sakoma, un habitant de Kabo.

Abdel Hâtif maire de la ville de Kabo s’inquiète de la situation humanitaire de ces administrés qui n’hésitent pas à appeler à une aide, « la situation est vraiment inquiétante car la plupart des victimes d’inondation sont sans abris et certains se trouvent dans des familles d’accueil ».

Au moment où les habitants de la ville Kabo sont affectés après la pluie, certaines populations riveraines de la capitale centrafricaine commencent à déménager de leurs demeures à cause de la montée en puissance des eaux. Ce phénomène est récurrent chaque année dans la ville de Kabo dont la majorité de la population est paysanne ou vivent grâce à l’élevage.

Japhet Beorofei.

mercredi, 07 octobre 2020 05:30 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : Le CNLS-PK envisage la création d’une plateformes d’échange entres les FSI pour la lutte contre la fraude minière

BANGUI, 07 octobre 2020(RJDH)---Le Comité National du suivi de Processus de Kimberley a envisagé la création d’une plateforme d’échange d’information au niveau des frontières pour lutter contre la fraude minière et la contrebande. Cette plateforme regroupera toutes les forces notamment, la police, la gendarmerie, la douane, les agents des eaux et forêts. L’annonce a été faite par le rapport général adjoint du comité Saint-Cyr Nganamadora, après avoir effectué du 20 septembre au 01 octobre, une mission dans les zones minières du sud-ouest du pays.

La création de cette plateforme fait suite aux multiples cas de fraudes dans les zones minières où le transit de diamant et l’or au niveau des frontières est récurrent selon les comités locaux de suivi de processus de Kimberley. Le comité compte faire, « un plaidoyer auprès du gouvernement pour renforcer les capacités des éléments de forces de sécurité. Et aussi de mettre en place, une plateforme d’échange d’informations qui regroupera toutes les forces du pays. Je voudrais parler de la douane, des agents des eaux et forêts, la police, la gendarmerie. Les communautés seront impliquées dans cette lutte contre la fraude et la contrebande », a annoncé le rapporteur général adjoint du CNLS-PK

C’est une réponse aux multiples appels relatifs aux cas de fraudes décriées par les autorités locales et les comités locaux de suivi de processus de processus de Kimberley au sud-ouest du pays. « Puisse que des échanges entre ces forces pourront renforcer le système de contrôle », insiste-t-il.

Lors des réunions trimestrielles des comités locaux, le rapporteur se félicite des progrès réalisés par les membres dans le travail de veille, mais beaucoup ajoute-t-il, de défis restent à faire en ce qui concerne le renforcement des capacités de ces derniers, « le bilan est satisfaisant dans la mesure où les comités locaux de suivi de processus de Kimberley commencent à travailler dans le bon sens. Après avoir organisé des rencontres avec le concours de DPAM, il y a lieu de souligner que l’aspect sécuritaire s’améliore progressivement ».

Cette réunion des comités locaux se tient chaque trois mois et s’inscrit dans le cadre de l’appui du projet Droits de propriété et artisanat minier en Centrafrique sur fonds du gouvernement américain.

Judicaël Yongo.

mercredi, 07 octobre 2020 05:15 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : Global Eco village Network mise sur la participation des femmes dans la gouvernance forestière

BANGUI, 28 septembre 2020 (RJDH)--Global Eco village Network antenne de la Centrafrique (GEN-RCA) dans ses actions visent l’implication effective des femmes dans leaders de la Lobaye et de la Kemo dans le plaidoyer en faveur de leur participation au sein des instances décisionnelles de la gouvernance forestière. Une rencontre avec les médias a été organisée le weekend à Bangui pour présenter ce projet. 

Ce projet, parrainé par le Centre pour l’information environnementale et le développement durable (CIEDD) est financé par l’organisation américaine Global Green Grants Fund, dans un contexte où l’implication des femmes est très attendue dans la gouvernance forestière en Centrafrique, en tant catégorie qui encaisse les effets directs et indirects sur le changement climatique.

Les femmes, d’après ce projet doivent s’impliquer dans tout projet des réformes dans le cadre de l’environnement, en lien avec les textes, notamment la validation de la stratégie nationale REDD+ et autres stratégies nationales.  

Les femmes de la Lobaye (Mbaïki) et celles de la Kemo (Dekoa) ont été formées pour leur implication, comme a souligné Norma Guitinzia, coordonnatrice de GEN-RCA. « Nous avons informé les médias sur le projet qui a eu lieu depuis 2019 et la seconde phase en 2020. Nous avons sensibilisé et collecté les données qui ont montré l’adhésion à toute participation pour le développement durable du pays », a-t-elle expliqué.

Pour la coordonnatrice, après ce projet, il sera question de repartir sur les terrains pour les projets les congrès, pas seulement la sensibilisation et la formation. « Ces projets vont aider les femmes au sein de leur économie, de l’éducation mais aussi pour renforcer le comité paritaire pour gérer tout ce qui concerne les questions du genre dans tout projet de développement », a soutenu Norma Guitinzia.

Global Eco village Network est une organisation née n 2013. Sa mission est de contribuer à la consolidation de la paix à travers un partage holistique des connaissances et des bonnes pratiques au sein de l’environnement. En Centrafrique, cette organisation focalise aussi ses actions sur le changement climatique et la REED+, notamment le rôle de la femme dans les changements climatiques.

Fridolin Ngoulou

lundi, 28 septembre 2020 14:51 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : la commune de Bangandou enregistre une baisse considérable de production de l’or et diamant

MBAIKI, 24 septembre 2020 (RJDH)---La production de l’or et diamant dans la commune de Mobomba connait une baisse, malgré l’amélioration des conditions sécuritaires dans cette zone déclarée conforme par le Processus de Kimberley depuis quelques mois.

Les raisons de cette baisse de production sont notamment la fraude, la contre bande, l’absence des bureaux d’achats, le manque de financement, l’incident sécuritaire et d’autres activités minières qui échappent au contrôle des services des mines qui sont présentées lors de la deuxième réunion trimestrielle du comité ce 21 septembre 2020 à Bagandou, commune de Mobomba dans la Lobaye.

Ces manquements rendent difficile la production de l’or et le diamant dans la zone, ce qui a pour conséquence, le faible rendement des produits miniers et les données statistiques durant ce dernier trimestre, a souligné le Maire Georges Mbicko de Bagandou ; coordonnateur du comité local de suivi de processus de Kimberley, « il y a deux raisons qui expliquent cette baisse de production de l’or et le diamant dans la commune de Moboma. Premièrement c’est sur le plan sécuritaire, parce qu’en juin dernier, des jeunes ont incendié le poste de police de Bagandou suite à l’assassinat d’un prévenu au cours de son transfert à Mbaïki et cela a eu des répercussions sur les activités minières. L’autre aspect, pendant la période de chenille, presque toutes les activités étaient orientées vers ce secteur », a-t-il relevé.

Pour la bonne marche des activités minières dans la zone, la sous-préfète de Mbaïki Angèle Semkomana, superviseur dudit comité a indiqué que des actions seront menées contre la fraude et la contre bande dans la région.

Les membres du comité local après avoir passé en revue toutes les activités, ont formulé des recommandations, notamment le déploiement urgent des forces de sécurité à Bagandou, le lancement des recherches des potentiels sites miniers en remplacement des autres épuisés, la sensibilisation des ouvriers et artisans et les autres acteurs miniers pour le paiement régulier de leurs cartes et patente.

Cette réunion trimestrielle financée par le DPAM, (Droits de Propriété et Artisanat Minier) intervient après la première tenue le 27 juin dernier. Elle s’inscrit dans le cadre du suivi des activités minières dans les zones déclarées conformes par le processus de Kimberley.  Plusieurs actions envisagées lors de la dernière réunion n’ont pas pu réaliser pour des raisons de sécurité et la pandémie de Covid 19.

Judicaël Yongo

jeudi, 24 septembre 2020 13:06 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : l’inquiétude gagne de plus en plus les habitants riverains du fleuve à Bangui face à la montée des eaux

BANGUI, 10 septembre 2020 (RJDH)--- La montée du fleuve Oubangui ces dernières semaines fait craindre le pire aux riverains qui se souviennent encore des inondations de l’an dernier. Face à cela, ils en appellent aux autorités centrafricaines pour éviter une situation similaire à celle de l’année dernière.

A Ouango, dans le 7e arrondissement de Bangui, au port de Sao, les riverains ont vivement exprimé leur inquiétude quant à la montée des eaux et se souviennent encore du dernier drame d’octobre dernier ayant entraîné la destruction de plusieurs habitations ainsi que le déplacement de plus d’un millier.

« C’est avec inquiétude que je parle en ce moment parce qu’on a constaté que si cette montée des eaux continue comme celle de l’année dernière, ce sera catastrophique. Même les sinistrés de l’année dernière, ne sont pas encore rentrés chez eux. Nous demandons aux autorités compétentes de le prévenir », s’inquiète un habitant du 7e arrondissement de Bangui.  

Dans le 2e arrondissement de Bangui, l’un des secteurs fortement touchés par les inondations de 2019, l’on exprime la même crainte. « Notre inquiétude est essentiellement basée sur la crue de la rivière Oubangui ces derniers jours. Nous nous inquiétons également de la sécurité de nos frères et sœurs qui traversent chaque jour cette rivière. Et également cela nous empêche dans nos activités économiques. Nous demandons aux autorités centrafricaines de nous aider dans ce sens. »       

C’est vraiment un sujet de préoccupation comme le souligne Crépin Le Grand Mayane, chef de service de l’hydraulique au ministère des transports et de l’Aviation civile, qui n’écarte pas l’hypothèse de voir l'Oubangui inonder les villes riveraines du pays. "Le constat est fait par notre département le 07 septembre dernier. Nous avons noté que le niveau d’eau est à 5 m. Attendons-nous à toute imprévue parce que nous avons encore deux mois de saison de pluie. Ce sera vraiment un désarroi pour ces riverains."       

Aujourd’hui, les sinistrés de l’inondation d'octobre 2019 n’ont pas encore regagné chez eux et sont sur le site des déplacés, mais redoutent encore de revivre le même cauchemar si rien n’est fait.

Jospin Fernandez Petho Sally     

jeudi, 10 septembre 2020 15:49 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : Bozoum compte des morts et des maladies après les exploitations minières chinoises

BOZOUM, 09 septembre 2020 (RJDH) ----Les sites miniers abandonnés par les sociétés chinoises à Bozoum dans l’Ouham-Pende après plus de deux ans d’exploitation, laissent des effets énormes sur l’environnement.

« Moins de 20 personnes sont mortes, des maladies telles que la rougeole, la diarrhée et le vomissement », selon les autorités locales, qui indiquent que ces pathologies apparaissent de manière récurrente. A cela s’ajoute, l’écroulement des terres dont sont victimes les jeunes de commune de Kouazo à 138 kilomètres de Bozoum.

Les témoignages des autorités locales et des habitants rapportent que « les localités de Boyélé et de Kouazo, zones minières exploitées par la société chinoise à 138 kilomètres de Bozoum dans l’Ouham-pende enregistrent de plus en plus des cas de décès et de maladies liées à la pollution de l’environnement. Ces cas sont liés parfois à l’utilisation des eaux polluées ou l’écroulement des terres après les fosses abandonnées par les chinois ».