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Centrafrique : Première livraison de Dubaï en matériels formulaires pour le recensement électoral  

BANGUI, le 17 Mai 2020 -- L’Autorité Nationale des élections a réceptionné 40 tonnes de formulaires pour le recensement électoral en Centrafrique. C’est la première livraison qui a eu lieu ce samedi 16 mai 2020 à l’aéroport international Bangui M’poko.

Cette première livraison du formulaire de recensement électoral permet aux agents recenseurs de procéder aux enrôlements de la population en âge de voter. Ces documents ont été conçus en Centrafrique et imprimés à Dubaï.  « Nous recevons aujourd’hui 40 tonnes qui sont réparties en 51 palettes de formulaire pour le recensement électoral et aussi les formulaires pour la formation des agents recenseurs », indique la présidente de l’ANE Marie Madeleine Kouet Hoornaert.

L’arrivée de ces matériels selon Aboubacar Moukadas Nour, Ministre Intérimaire de l’Administration du territoire, marque la détermination du Gouvernement à respecter le calendrier électoral en Centrafrique, « ces matériels qui viennent de Dubaï seront paraphrasés l’opération de recensement qui est en cours. Parce qu’il s’agit des formulaires, ceci pour concrétiser cette première étape ».

Le processus d’enrôlement des électeurs est prévu pour le mois de Juin prochain avec l’arrivée dans deux semaines des tablettes numériques à Bangui, annonce l’ANE, l’organe en charge d’organiser les élections en Centrafrique.

Paméla Dounian-Doté.

dimanche, 17 mai 2020 09:23 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : le G5 appelle au respect des délais constitutionnels pour les élections prochaines

BANGUI, le 21 avril 2020 (RJDH)---Dans un communiqué de presse en date du 21 avril 2020, les membres du G5, un groupe d’États et d’institutions partenaires de la République centrafricaine (RCA), réitèrent leur engagement à soutenir les élections de décembre et écartent toute idée de prorogation de la constitution.

Les membres du G5 ont clairement affiché leur inquiétude au regard du climat politique de plus en plus délétère dans le pays. « Alors que le pays, à l’instar du reste du monde, fait face à l’un des plus grands défis sanitaires de son histoire, ils suivent cependant avec une grande préoccupation les récents développements politiques en RCA », lit-on dans ce document.

Allant plus loin, ils réitèrent leur « soutien à l’organisation d’élections inclusives, libres, transparentes, pacifiques et crédibles dans le strict respect du calendrier électoral et des dispositions constitutionnelles qui s’imposent à tous les acteurs, sans exception », une manière pour les partenaires de botter en touche l’initiative parlementaire entreprise par un groupe des députés proches du pouvoir visant à modifier la Constitution du 30 mars 2016.

Dans ce contexte, sans détours, les membres du G5 appellent tous les acteurs politiques et forces vives de la Nation centrafricaine à rejeter les actes, discours et manipulations de nature à compromettre l’ordre et la sécurité publique, et à s’abstenir de toute tentative d’atteinte aux institutions démocratiques et à l’ordre constitutionnel. Ils demandent également que, chaque fois que cela soit nécessaire, la justice soit administrée de manière impartiale et efficace, en assurant à tous les auteurs d’actes répréhensibles le respect des droits de la défense et à un procès équitable.

RJDH

 

 

mardi, 21 avril 2020 14:34 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : « L’ANE tient à respecter les dispositions de la Constitution », dixit Julius  Rufin Ngouade-Baba

BANGUI le 16 Avril 2020, (RJDH) ---L’Autorité Nationale des Elections (ANE), en dépit de la pandémie à Covid19, maintient le cap pour l’organisation des élections en Décembre 2020. Contrairement aux informations faisant état de plausible report des élections, l’ANE selon lui ne s’engage pas dans cette voie, mais tient à respecter les dispositions de la Constitution. Julius Rufin Ngouade-Baba, Porte-parole de l’Autorité Nationale des Elections ANE, l’a dit dans une interview exclusive accordée au RJDH.

 

 

RJDH: Monsieur, Julius Rufin Gouade-Baba Bonjour !

Julius Rufin Ngouade-Baba : Bonjour

RJDH : Un cas importé de Covid 19 a été confirmé 14 mars en République Centrafricaine. Entre temps, le pays amorce le processus électoral en vue des élections groupées. Avec l’évolution de cette maladie, les autorités ont pris des mesures restrictives visant à faire obstacle à la propagation de cette maladie à travers le pays. Aujourd’hui, quel est l’impact de cette maladie sur les activités de ce processus ?

JRNB : Je vous remercie. Je vous annonce que nous observons strictement ces mesures, mais cela ne nous empêche pas de continuer à progresser. L’ANE a fait des analyses sur les éventuels impacts de ce contexte sanitaire sur le processus électoral. Pour l’instant, nous avons décidé de garder le cap sur la préparation des élections dont la date demeure le 27 Décembre 2020.

Je tiens à le dire parce qu’il y a des informations qui circulent. L’ANE ne s’engage pas dans cette voie-là, pour l’instant. L’ANE tient à respecter les dispositions de la loi qui charge l’institution à préparer les élections. Donc, pour l’instant nous gardons le cap. Nous avons eu des échanges avec nos partenaires, avec les prestataires que nous avons identifiés et qui doivent nous livrer du matériel. Des échanges et  analyses que nous avons menées, pour l’instant, nous pouvons tenir ce cap-là. Nous travaillons dans ce sens, bien entendu, en intégrant de nouvelles données, dans les préparations des élections.

RJDH : En quoi faisant ?

JRNB: Je vous donne un exemple. Nous avions déjà à l’époque, passé les commandes du matériel d’enregistrement des électeurs. L’entreprise qui a été retenue est une firme américaine. Nous avons eu plusieurs échanges avec cette firme qui nous confirme qu’elle peut encore tenir le délai de livraison qui est de 60 jours à partir de la signature du contrat.  Par conséquent, nous aussi, nous réorganisons notre travail de sorte à rester dans le temps imparti. Mais, en tenant compte de ce contexte-là nous avons intégré  un certain nombre d’innovation.

Par exemple dans le kit d’enregistrement des électeurs, nous avons dorénavant intégrer les kits de lavage de mains. C’est une nouvelle mesure qui s’impose à cause du contexte actuel. Nous envisageons aussi, et c’est en réflexion, de faire accompagner les équipes d’enregistrement des électeurs par une équipe sanitaire, qui puissent veiller à la mise en œuvre, qui puissent veiller à l’application des mesures barrières face à Covid19.  

L’ANE n’évolue pas en dehors de ce contexte, nous travaillons avec ce contexte, mais comme je l’ai dit, jusqu’à présent, nous observons l’évolution de la situation, que nous espérons positive mais nous continuons à garder notre cap. Nous continuons à travailler dans le but de tenir le délai que la loi, la constitution nous fixe.

RJDH : Monsieur le Porte-Parole, aujourd’hui, quel est le niveau des activités au sein de l’ANE ?

JRNB : Le niveau des opérations, c’est vrai que l’actualité est préoccupante en raison de cette maladie à Covid-19 là, nous ne parlons peut-être pas trop des élections depuis les semaines écoulées, mais nous tenons le cap de nos opérations. Nous avons fini la cartographie, les données sont en traitement. Bientôt, nous allons les valider et  les rendre publiques. Nous avons entamé la mise en place de nos démembrements. Vous savez que ça crée quelques remous dans la classe politique. Nous avons eu des discussions avec les leaders des partis politiques, nous avons répondu à quelques préoccupations qui ont été exprimées ici et là. Et donc, aujourd’hui, après la mise en place des démembrements, nous allons leur faire prêter serment. Parce que c’est la condition de leur entrée en fonction. Pour ce faire, nous pensons privilégier ce serment par écrit.

Nous allons saisir le ministre de la Justice à propos.  Une fois qu’ils auront prêté serment,  nous allons lancer le processus de recrutement, de formation, des agents recenseurs afin de nous permettre de poursuivre cette opération. Je le répète encore, en tenant compte de l’évolution de la situation sanitaire mondiale.

RJDH : Monsieur le Porte-Parole, quelle est aujourd’hui la situation de démembrement à l’intérieur du pays ?

JRNB : Nous avons mis en place un peu plus de 130 démembrements à ce jour. Bon, il y eu quelques protestations que nous enregistrées. Et comme l’ANE reste toujours très réceptive des plaintes ou des observations faites par les acteurs du processus, nous les avons examiné au cas par cas. Ce qui nous a permis de reprendre à deux ou trois endroits où nous pensons que les plaintes étaient justifiées.

RJDH : Autrement dit,  est-ce la réponse aux multiples contestations de la classe politique et de la société civile ?

JRNB : Vous parlez de multiples contestations, je vous dis que chaque fois qu’il y a eu de contestation, l’ANE reçoit, l’examine et apporte une réponse adéquate.

RJDH : Monsieur Julius Rufin Ngouade-Baba, Porte-parole de l’ANE, je vous remercie !

JRNB : c’est moi qui vous remercie !

Propos recueillis par Cyrille Wegue

vendredi, 17 avril 2020 09:53 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : L’ANE maintient le cap d’organiser les élections fin 2020 en dépit de la pandémie Covid-19

BANGUI, le 14 avril 2020(RJDH)----Le calendrier électoral sera toujours maintenu selon l’Autorité Nationale des Elections en Centrafrique, l’organe en charge d’organiser les élections. Le rapporteur général Rufin Julius Ngouade-Baba, interrogé par le RJDH ce mardi 14 avril 2020, a indiqué que les opérations se poursuivent en dépit des mesures restrictives contre le coronavirus.

L’ANE a décidé de garder le cap sur la préparation des élections dont la date demeure le 27 décembre 2020. Selon le rapporteur général de cet organe chargé d’organiser les élections en Centrafrique, plusieurs études et analyses sont déjà faites par l’ANE et ses partenaires en vue de tenir les élections dans le délai prévu par la constitution du 30 mars 2016, « je tiens à le dire parce qu’il y a des informations qui circulent, mais l’ANE ne s’engage pas dans ces voies-là. Pour l’instant nous gardons le cap. Nous avons eu des échanges avec nos partenaires, les prestataires qui devraient nous livrer des matériels. Des études, des analyses que nous avons menées, pour l’instant, nous pouvons encore tenir ce cap », a précisé Rufin Julius Ngoade-Baba.

En tenant compte de ce contexte, l’ANE dit avoir intégré des mesures dans les opérations en cours, visant à barrer la route à cette maladie à coronavirus, « nous avons intégré un certain nombre d’innovation dans les opérations d’enregistrement notamment des kits d’hygiène. Nous envisageons faire accompagner les équipes d’enregistrement par une équipe sanitaire qui puisse veiller à la mise en œuvre, à l’application des mesures devant barrer la route à la propagation de coronavirus. Nous travaillons dans ce contexte et nous continuons dans le but de tenir le délai qui nous a fixé la constitution », ajoute-t-il.

Plusieurs voies se sont levées au sein de la classe politique, de l’opposition et de la société civile contre un probable report des élections dans le pays. La réaction de l’ANE vient en réponse au doute qui plane dans les esprits et face aux mesures drastiques contre le covid-19.

Cyrille Wegue

mardi, 14 avril 2020 13:42 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : polémique autour de prorogation du mandat présidentiel

BANGUI, le 13 avril 2020 (RJDH)--- Un groupe des députés de la majorité présidentielle entretient depuis quelques jours la volonté de proroger le mandat du chef de l’Etat pour un an sous prétexte de la crise sanitaire de maladie à coronavirus pouvant jouer sur le calendrier électoral. L’opposition politique entend saisir la cour constitutionnelle si un tel projet se concrétise.

Evoquant la crise sanitaire mondiale provoquée par le coronavirus, les députés de la majorité présidentielle militent pour le report des élections tout en proposant une loi d’habilitation à l’assemblée nationale qui permettra au président de la république de légiférer par ordonnances dans le domaine réservé à la loi en vue de proroger la durée du mandat, ce que ne partage pas l’opposition démocratique..

Pour l’opposition démocratique, il s’agit d’une entreprise périlleuse et hasardeuse pouvant créer un enlisement politique dans le pays. Se basant sur l’article 35 alinéa 3 qui prohibe de façon catégorique la prorogation de la durée du mandat du président de la république, la COD 2020 entend saisir la Cour Constitutionnelle si le projet d’une probable prorogation du mandat présidentiel se concrétise.

« Il y a un verrou sur le nombre du mandat et la durée du mandat du président de la République ne peuvent nullement faire l’objet d’une révision. Il y a ce verrou qui ne peut pas du tout sauter et tout ce qui est fait actuellement par un certain nombre des députés relève de manœuvre dangereuse pour la stabilité politique du pays », a relevé Maitre Nicolas Tiangaye, avant d’indiquer que les velléités de la modification constitutionnelle étaient déjà conçues depuis le mois d’octobre 2019, « c’est depuis le mois d’octobre et novembre 2019 que les bruits ont couru qu’ils vont chercher à proroger le mandat du président de la République et leur propre mandat. Donc il ne faut pas tirer prétexte de cette pandémie pour dire qu’on va proroger le mandat du président de la République. De toute façon, l’Assemblée Nationale n’est pas l’organe qui est habileté si oui ou non il y aura dépassement. Ce n’est pas l’Assemblée Nationale qui organise les élections, c’est l’Autorité Nationale des Elections qui doit dire voilà les difficultés auxquelles je suis confrontées et qu’il est techniquement difficile pour moi d’organiser les élections. C’est des députés achetés par le pouvoir en place qui vont décider pour proroger le mandat du chef de l’Etat. Nous saisirons la Cour Constitutionnelle le moment venu à cet effet », a noté Nicolas Tiangaye.

 Pour La Synergie Centrafricaine, organisation politique proche du pouvoir soutenant cette initiative, elle appelle les députés à adopter une loi dans ce sens. Pour ce mouvement politique, dans le contexte de pandémie de maladie à Coronavirus, les efforts doivent être orientés vers la lutte contre le Covid 19.  

Pour Mathurin Dimbélé Nakoué, à l’initiative de cette démarche, 110 députés centrafricains sont favorables à une révision constitutionnelle émettant des doutes quant à la tenue effective des élections présidentielle et législatives, programmée en décembre 2020. « Si par exemple, la présidentielle ne se tenait pas à la date prévue à cause de l'épidémie de COVID-19, dans le cadre de la loi constitutionnelle actuelle, un vide présidentiel de facto serait provoqué. Il ne s'agit nullement de rallonger le mandat du président, encore moins d'augmenter le nombre de mandats fixé par la Constitution », a affirmé M. Dimbélé Nakoué.

Vianney Ingasso

 

lundi, 13 avril 2020 12:07 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : Les États-Unis annoncent un financement d’un million de dollars pour soutenir les élections en RCA

BANGUI, le 9 avril 2020 (RJDH)---Le gouvernement des États-Unis, par l'intermédiaire de l'Agence américaine pour le développement international (USAID), a annoncé un nouveau financement d’un million de dollars soit (603,5 millions de CFA) pour soutenir les médias locaux avant les élections nationales de décembre 2020 en République centrafricaine (RCA). Ce nouveau financement s'appuie sur des années d'investissement de l'USAID dans des médias libres et indépendants en RCA, ce qui encourage une participation pacifique au processus démocratique.

L’ambassadeur Mme Lucy Tamlyn a qualifié le soutien de l’USAID aux médias locaux « d’un symbole de l’engagement des États-Unis à soutenir le processus démocratique en RCA. » Elle a ajouté : « lorsque le secrétaire d'État adjoint Tibor Nagy s'est rendu en RCA en janvier, il a apporté un message de soutien américain et international pour des élections libres, équitables et ponctuelles en RCA. Ce financement démontre notre conviction que les élections peuvent et doivent se dérouler conformément à la constitution, et que nous considérons une presse libre comme l'un des piliers essentiels d'une société démocratique », dit-elle dans ce communiqué de presse rendu public ce jeudi 9 avril 2020.

Le financement aidera les institutions médiatiques locales à rendre compte des élections de manière juste et responsable et à dialoguer efficacement avec la commission électorale, les partis politiques et la société civile pendant cette période. Un média libre et indépendant fournit aux citoyens des informations précises et en temps réel sur les processus électoraux, encourage la participation démocratique pacifique et lutte contre la désinformation. Le gouvernement des États-Unis est déterminé à donner aux Centrafricains les moyens de réaliser leur objectif d'une démocratie stable qui promeut la paix et le développement.

Il est question de ce programme de développement de l'USAID d’atténuer les conflits intercommunautaires, d’encourager la participation démocratique pacifique. De renforcer la résilience des communautés face à l'insécurité persistante et renforcer la conservation de la faune. Le bureau régional de l'USAID à l'ambassade des États-Unis à Kinshasa, en République démocratique du Congo est en charge de gérer en grande partie le projet.  

 

RJDH

jeudi, 09 avril 2020 13:28 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : le Président du Cadre de Concertation est optimiste à la tenue des élections

BANGUI, le 27 mars 2020 (RJDH) --- Dans une interview accordée au RJDH en date du mercredi 25 mars à Bangui, le président du Cadre de Concertation des partis politiques, Louis Papeniah, s’est dit optimiste quant à la tenue des élections groupées de 2020 à 2021, quelqu’en soient les difficultés.

Les élections de 2011, 2015, 2016, se sont tenues dans un contexte où l’insécurité a été grandissante et la population avait décidé d’élire leurs dirigeants et leurs représentants à l’Assemblée nationale, rappelle le président du Cadre de Concertation, Louis Papéniah, pour présenter son optimisme à la tenue des élections groupées de 2020 à 2021.

Dans son analyse, il est revenu sur les promesses tenues par les partenaires sur les plans sécuritaires, financiers et techniques, « nous avons opté pour la démocratie et nous y arriverons. La population avait voté oui pour le referendum sous les balles et ce suffrage avait été décidé. L’insécurité ni le Corona virus ne sont pas une fin en soi, il braver ces obstacles et aller de l’avant », pense-t-il.

En réalité, dit-il, les autorités, dont le Président de la République, les élus de la Nation, les préfets et les sous-préfets, les maires, doivent circuler librement sur toute l’étendue du territoire dans le but de « recueillir les besoins, afin de répondre concrètement à ces exigences de la population. Il ne devrait plus avoir des groupes armés dans le pays, que le gouvernement assoie son autorité pour réduire la nuisance de ces hommes en armes », a-t-il suggéré.

Le constat révèle que le respect du chronogramme électoral établi par l’ANE rencontre au fur et à mesure des modifications. Les opérations de la cartographie sont effectuées aux ¾. La mise en place des démembres à l’Ouest et au Sud-Ouest est rejeté par le cadre de concertation le 18 mars dernier, par manque de collaboration entre le cadre de concertation. L’ANE ne dispose que de 35 % des fonds pour les opérations électorales de 2020 à 2021.

Auguste Bati-Kalamet

vendredi, 27 mars 2020 13:28 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : L’ANE dispose de 35% du budget des élections à neuf mois des échéances

BANGUI, 19 Mars 2020 (RJDH)---L’Autorité Nationale des Elections est en possession de 35% du budget pour l’organisation des élections de décembre prochain, annonçait mercredi le porte-parole de l’ANE Julius Rufin Ngouade Baba, lors d’une rencontre avec les partis politiques.  

Les élections présidentielles et législatives prévues en Centrafrique en décembre prochain, demandent un budget de 24 milliards de Fcfa. A neuf mois de ces échéances, l’ANE, organe technique chargé d’organiser ces élections, dit n’avoir reçu que les 35% de la somme attendue soit environ 8,4 milliards de Fcfa.

Entre 2019 et 2020, le gouvernement centrafricain a décaissé 3,2 milliards de Fcfa soit 13% du budget global des opérations électorales et 39% des 8,4 milliards déjà disponibles au niveau de l’Autorité Nationale des Elections.

La mobilisation des ressources reste alors une épine dans le cadre de l’organisation des élections groupées de décembre 2020 même si les autorités et les responsables de l’ANE gardent l’optimisme sur la question. De l’avis d’un expert en processus électoral, la mobilisation des ressources a pris un grand retard mais il estime que « dans les pires de cas, il faudrait que dans les deux ou trois prochains mois, l’Etat puisse boucler le budget de 24 milliards c'est-à-dire avoir les 15 milliards pour éviter que l’une ou l’autre étape du processus puisse souffrir et donc impacter négativement sur l’ensemble du processus ».

Les pesanteurs sont de plus en plus multiples sur l’ANE qui doit d’un coté faire face aux critiques et de l’autre gérer la pression d’un budget mobilisé à 35%. Au sein de la classe politique, il y a un camp porté par le pouvoir en place qui jure que par le respect du délai constitutionnel et l’autre porté par une frange de l’opposition qui estime que les conditions globales ne sont pas favorables à la tenue des élections démocratiques. Les signaux renvoient une fois de plus à des élections à risque, ce qui est déplorable pour un pays dans lequel une crise multiforme n’a toujours pas dit son dernier mot./RJDH   

jeudi, 19 mars 2020 14:21 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : Le pays dispose désormais d’une loi sur la collectivité territoriale

BANGUI, le 27 février 2020 (RJDH) --- La loi sur la collectivité territoriale a été votée par acclamation ce mercredi 26 février par les élus de la nation, une loi qui va permettre la politique de décentralisation du pays en vue des prochaines élections locales et municipales dans les différentes villes du pays. 

La loi sur la décentralisation, dorénavant appelée loi portant Organisation et Fonctionnement des Collectivités Territoriales, votée mercredi par les députés de la nation, tant attendue est de mettre un terme à la nomination des présidents de la délégation spéciale des communes par le pouvoir central. Une situation qui cadre aux normes de la démocratie dans un pays. Dorénavant, le mode de désignation des autorités administratives locales demeure les élections qui assurent une légitimité populaire.

L’adoption de cette loi, pour le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Augustin Yangana-Yahote, « la loi actuelle a pour vocation de donner au peuple la possibilité de choisir ses représentantes surtout des représentants proches qu’on appelle le conseiller municipal. C’est depuis 1988 qu’il n’y a pas les élections des maires en République Centrafricaine. C’est pourquoi le gouvernement cherche des voies et moyens pour résoudre ce problème. La solution la plus efficace est l’adoption de ce projet de loi », note-t-il.

La loi ainsi adoptée, pour certains élus de la nation, le plus dur reste à définir un modèle économique pour chaque région en vue de favoriser leur autonomisation car, selon ces députés, le ministre des finances avait émis de réserve quant à l’applicabilité de la loi surtout du point de vue financier. « Par manque de moyen financier à supporter les projets inclus dans cette loi, certains élus de nations s’inquiètent et s’abstiennent de voter ce projet de loi sans acclamer ».

La loi sur la collectivité territoriale est la 3e loi adoptée par les députés depuis l’ouverture de la session extraordinaire le 18 février dernier à l’hémicycle de l’assemblée nationale.

Carlos Watou

vendredi, 28 février 2020 08:46 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : Le pays dispose désormais d’une loi sur la collectivité territoriale

BANGUI, le 27 février 2020 (RJDH) --- La loi sur la collectivité territoriale a été votée par acclamation ce mercredi 26 février par les élus de la nation, une loi qui va permettre la politique de décentralisation du pays en vue des prochaines élections locales et municipales dans les différentes villes du pays. 

La loi sur la décentralisation, dorénavant appelée loi portant Organisation et Fonctionnement des Collectivités Territoriales, votée mercredi par les députés de la nation, tant attendue est de mettre un terme à la nomination des présidents de la délégation spéciale des communes par le pouvoir central. Une situation qui cadre aux normes de la démocratie dans un pays. Dorénavant, le mode de désignation des autorités administratives locales demeure les élections qui assurent une légitimité populaire.

L’adoption de cette loi, pour le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Augustin Yangana-Yahote, « la loi actuelle a pour vocation de donner au peuple la possibilité de choisir ses représentantes surtout des représentants proches qu’on appelle le conseiller municipal. C’est depuis 1988 qu’il n’y a pas les élections des maires en République Centrafricaine. C’est pourquoi le gouvernement cherche des voies et moyens pour résoudre ce problème. La solution la plus efficace est l’adoption de ce projet de loi », note-t-il.

La loi ainsi adoptée, pour certains élus de la nation, le plus dur reste à définir un modèle économique pour chaque région en vue de favoriser leur autonomisation car, selon ces députés, le ministre des finances avait émis de réserve quant à l’applicabilité de la loi surtout du point de vue financier. « Par manque de moyen financier à supporter les projets inclus dans cette loi, certains élus de nations s’inquiètent et s’abstiennent de voter ce projet de loi sans acclamer ».

La loi sur la collectivité territoriale est la 3e loi adoptée par les députés depuis l’ouverture de la session extraordinaire le 18 février dernier à l’hémicycle de l’assemblée nationale.

Carlos Watou

vendredi, 28 février 2020 08:46 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS
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