RJDH-RCA - DROITS DE L’HOMME
DROITS DE L’HOMME

DROITS DE L’HOMME (73)

DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Des officiers et agents de police judiciaire formés sur les nouvelles techniques d’enquête sur les VBG

BANGUI, le 07 Février 2020 (RJDH) ---Les acteurs judiciaires centrafricains entrent en une session de formation de 10 jours, depuis lundi 3 février dernier, sur les techniques d’enquête en matière de violences sexuelles basées sur le genre y compris les violences sexuelles liées au conflit. Une session de formation organisée sur financement du Programme des Nations-Unies pour le Développement.

Tout indique que les enquêtes sur des cas des VBG sont souvent difficiles pour les OPJ et/ou APJ. C’est dans cette optique que les principaux acteurs judiciaires engagés dans l’établissement des faits pour la manifestation de la vérité, notamment les officiers et agents de police judiciaire, voient leur capacité renforcer pour faire face à des situations des violences faites aux femmes.

Jean Claude Zoubanda, Inspecteur principal de la police centrafricaine, a reconnu ces difficultés auxquelles ils font souvent face. « Après les dernières crises que notre pays a connues, il y a eu trop de violences sur les femmes à travers des statistiques, c’est impressionnant. D’où nécessité de renforcer au fur et à mesure la capacité de nos techniciens c’est-à-dire nos OPJ et APJ afin qu’ils soient mieux outillés pour faire face à cette fatalité », a fait savoir l’officier de police. 

En poursuivant, il a relevé l’importance de ces nouvelles techniques qui leur permettraient de ficeler les procédures au niveau de parquet, « l’arme d’abord d’un APJ et d’un OPJ, c’est d’avoir toutes les connaissances de base et une fois aguerrie pour ficeler une procédure, cela ne posera pas problème parce que toutes nos difficultés au niveau du parquet, c’est lorsque les procédures sont mal ficelées »,a-t-il indiqué, avant de préciser que, « si les procédures sont mal montées, pour un auteur d’une infraction accompagné de son conseil, c’est cela qui engendre aussitôt une mise en liberté et que nous crions au scandale qu’il y a corruption et on en fait toute une interprétation alors que ce n’est pas une réalité », conclue Jean-Claude Zoubanda.

D’après une enquête menée en 2019 par le ministère de la sécurité publique, 2077 victimes ont été recensées représentant ainsi une augmentation de 7 % par rapport aux cas recensés en 2018. C’est pour cette raison que le gouvernement centrafricain et le département de la justice font de la lutte contre les violences basées sur le genre, une priorité.

Sandra Belly

vendredi, 07 février 2020 13:34 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Un jeune enfant battu mortellement à Bouar par son tuteur

BOUAR, le 30 janvier 2020 (RJDH)---Un enfant de douze ans est décédé ce matin après avoir été séquestré par son tuteur qui l’accuse d’avoir volé la somme de 120.000 FCFA. Le présumé coupable est entre les mains des forces de l’ordre pour des enquêtes.

Selon les témoignages, l’enfant a été accusé par son tuteur, un jeune commerçant de la ville de Bouar, d’avoir volé une somme de 120 000 FCFA. « L’enfant est âgé de 12 ans et il est le fils adoptif de ce jeune commerçant. Il a accusé l’enfant d’avoir volé son argent d’un montant de 120 000 FCFA. Après l’avoir rué des coups pendant des heures, le môme n’a pas survécu tellement il l’a battu à mort », a rapporté au RJDH une source locale.

L’auteur est aux arrêts pour le moment en attendant les enquêtes. Du côté des parents de l’enfant décédé, c’est le silence total.  

Constant Ndolo-Babou

 

jeudi, 30 janvier 2020 16:01 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : La commission épiscopale justice et paix lance un projet pour lutter contre l’impunité

BANGUI, le 29 janvier 2020(RJDH)---La Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP) appuyée par Secours catholique Caritas France a lancé officiellement le projet d’appui à l’éducation citoyenne et la lutte contre l’impunité en République centrafricaine, mardi 28 janvier 2020 à Bangui.

Promouvoir la lutte contre l’impunité, encourager la population pour la participation massive aux actes démocratiques sont les missions assignées à ce nouveau projet, selon l’Abbé Fréderic Nakombo, secrétaire national de La Commission Episcopale Justice et Paix, « La mission de la Commission Episcopale Justice et Paix consiste à accroitre la participation de la population à la vie démocratique à travers l’observation des élections qui sont organisée chaque 5 ans et promouvoir la lutte contre l’impunité compte tenu de la situation de la crise qui perdure à cause des groupes armées qui continuent de violer l’accord de paix en République Centrafricaine » a-t-il évoqué.  

Des centres d’écoute et référencement seront bientôt créés dans 3 diocèses à savoir Bambari, Bouar et Kaga-Bandoro pour une base de donnée sur les abus et violations graves des droits de l’homme dirigés contre les populations civiles. « La création de 3 nouveaux centre d’écoute diocésain à Bambari, Bouar et Kaga-Bandoro pour l’élaboration d’une base de données étendue aux 4 diocèses impliqués servant d’outil à la mise en place de poursuite pénale et compilation de données statistiques », a fait savoir l’Abbé Fréderic Nakombo.

 Pour la commission épiscopale justice et paix, ce projet vient renforcer le mécanisme de monitoring de suivi de la situation des droits de l’homme dans le pays. Pour Abbé Fréderic Nakombo, Secrétaire national de la CEJP, « c’est un pas important dans le travail que nous faisons et nous renforçons ainsi notre mécanisme de monitoring », s’est-il réjoui.

Severin Garba

mercredi, 29 janvier 2020 13:40 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Le projet de loi sur la CVJRR remis au Chef de l’Etat

BANGUI, le 22 janvier 2020 (RJDH)---Le projet de loi sur la commission vérité, justice, réparation et réconciliation a été remis hier mercredi 22 janvier au Président de la République par le Premier Ministre Firmin Ngrebada. Un pas important vers la justice transitionnelle tant réclamée par les victimes des crises en Centrafrique.

Après 8 mois de la Consultation Nationale Populaire pour la création de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR), le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera a réceptionné ce mercredi 22 janvier 2020 au Palais de la Renaissance, le document du projet de loi y relatif. Cette décision populaire pour la mise en place de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation est assortie du forum de Bangui de mai 2015.

Cette volonté de mettre fin à l'impunité en RCA a été réaffirmée dans les recommandations de l’accord de paix du 06 février 2019. Par la mise en place de cette commission, le Président Touadera a voulu mettre fin à l’impunité, gage de la réconciliation, de la cohésion sociale et du vivre ensemble en République Centrafricaine.

Virginie Baikoua, ministre de la réconciliation, salue ce pas important vers la concrétisation de la volonté du Chef de l'Etat de mettre fin à l'impunité tout en tenant compte des aspirations populaires. « En effet, le principe de la démocratie participative a conduit à l’organisation des consultations nationales populaires dans les sept régions du pays afin de recueillir les attentes des populations relatives à la CJVRR. Cette consultation nationale populaire a permis à la population d’échanger avec les membres du gouvernement et leurs équipiers sur d’autres préoccupations liées à leurs quotidiens qui sont les aspirations qui ont été à la source de ce projet », a fait savoir la ministre Virginie Baikoua.

Le Président de la République, Faustin Archange Touadera, dans son allocution pour la circonstance, a réitéré son engagement de faire de la lutte contre l’impunité une impérieuse nécessité pour une sortie durable des crises. « En réalisant cette activité, j’ai voulu marquer ma volonté de concrétiser de manière participative et inclusive, l’une des recommandations fortes du Forum National de Bangui, tenu du 4 au 11 mai 2015. Ces recommandations, véritables aspirations des populations à la base, avaient préconisé entre autres de faire de la lutte contre l’impunité une impérieuse nécessité pour une sortie durable de notre pays des crises et favorisé la restauration de l’autorité de l’Etat, la réconciliation nationale et le retissage des liens sociaux brisés par la récurrence des conflits violents et meurtriers ».

« Les Centrafricains avaient clairement exigé au cours de ces assises, la mise en place de deux dispositifs de justice transitionnelle, notamment la Cour Pénale Spéciale et la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation ».

Ce projet est déjà sur la table de l’assemblée nationale pour examen et vote par les élus de la nation à l'issue de la prochaine session extraordinaire qui sera convoquée d'ici peu par le Chef de l'Etat.

 Vianney Ingasso

jeudi, 23 janvier 2020 15:03 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Vers la mise en place de la plateforme des minorités marginalisées

BANGUI, le 22 janvier 2020 (RJDH)--- La question de la création de la plateforme des Minorités Marginalisées à l’ordre du jour d’un atelier de 4 jours, du 21 au 24 janvier 2020, organisé par la Haute Autorité chargée de la bonne gouvernance sur financement de la division des droits de l’homme de la Minusca en présence de personnes issus des groupes ethnique et religieux, minoritaires sur le thème, « Les Droits de l’Homme et Bonne Gouvernance relatifs aux minorités marginalisées ».

La définition et l’importance des Minorités Marginalisées, leurs droits, la bonne gouvernance appliquée aux Minorités marginalisées et la création de la plateforme des Minorités Marginalisées sont les thématiques qui seront développés au cours de cet atelier de 4 jours. « Le document de stratégie nationale de bonne gouvernance en conformité avec la volonté politique des centrafricains exprimées à travers les recommandations du forum national de Bangui, la constitution du 30 mars 2016 ainsi qu’à travers l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation se pose comme un cadre révérenciel de la promotion de la bonne gouvernance en général, et de la protection des personnes vulnérables, et des minorités marginalisées en particulier », a fait savoir Guy Eugène Demba, Président de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance.

« Il ne fait aucun doute que la bonne gouvernance appel à la répartition équitable des ressources de notre pays. Mais elle implique aussi et surtout que cette répartition ne peut se faire sans la participation effective des minorités marginalisées », a-t-il poursuivi.

Selon Guy Eugène Demba, l’une des missions à son institution qui est la Haute Autorité de la bonne gouvernance par sa loi organique et son règlement intérieur, est de contribuer à la protection et à la promotion des droits des minorités, des peuples autochtones et des personnes handicapées et âgées. L’objectif général assigné à l’organisation de cet atelier, dit-il, « est non seulement d’assurer la promotion et la protection des minorités marginalisées, mais aussi et surtout d’encourager leurs implications de plus en plus dans la prise des grandes décisions les concernant, et concernant leur environnement de vie ».

C’est près d’une centaine de participants issu des minorités Ethniques tels que, les Pygmées AKA, les Peulhs Mbororo, les Albinos, les Handicapées Moteurs, des représentants de différentes communautés religieuses, notamment du Christianisme et de l’Islam ainsi que des représentants du pouvoir public qui ont pris part à cet atelier.

Cyrille Wegue

mercredi, 22 janvier 2020 15:59 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : La remise du rapport final des consultations populaires à la base prévue pour demain

BANGUI, le 21 janvier 2020 (RJDH)---Après huit mois de la consultation populaire à la base pouvant aboutir à la mise en place de la commission, vérité, justice, réparation et réconciliation, le rapport final des travaux réalisés par le comité de pilotage sera remis demain mercredi 22 janvier au Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadera, a-t-on ce jour appris de sources proches du ministère de l’action humanitaire.

Tant attendu par les associations des victimes, de sources bien informées au ministère de l’action humanitaire et de la réconciliation nationale, le rapport final des travaux des assises du mois de juin 2019, qui avaient permis l’évaluation de l'application de l’accord par la population, en vue de permettre la mise en place de la commission vérité, justice, réparation et réconciliation, seront remis mercredi 22 janvier au chef de l’Etat.

« Tout est déjà compilé dans un rapport. Et l’avant-projet de la Loi portant création de la commission, vérité, justice, réparation et réconciliation est déjà envoyé à l’assemblée nationale pour examen et adoption par les élus de la nation. Il s’agit d’une avancée significative vers la mise en place de la CVJRR, preuve de la bonne volonté du gouvernement à faire avancer les choses dans le sens de la volonté populaire », a déclaré un haut cadre du ministère en charge de l’action humanitaire au RJDH ce mardi 21 janvier 2020.

En poursuivant, ce haut cadre a indiqué que trop de contre-vérités ont été dits à propos de la mise en place de cette commission. « C’est un travail technique qui devrait être fait avec beaucoup de minuties dans le souci de transcrire fidèlement le désidérata du peuple centrafricain qui ne souhaite que la paix et la justice. Ne cédons pas aux supputations », a-t-il conclu.

L’idée est celle d’impliquer les citoyens dans la mise en place et la gestion de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR). Voilà l’objectif de la consultation nationale populaire, lancée le 6 juin 2019 par le Chef de l’État, Faustin-Archange Touadera dans le mécanisme de justice transitionnelle voulu par l’accord de paix de Khartoum signé le 6 février dernier entre le gouvernement et 14 groupes armés centrafricains.

Ketsia Kolissio

 

 

 

 

mardi, 21 janvier 2020 13:37 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : La remise du rapport final des consultations populaires à la base prévue pour demain

BANGUI, le 21 janvier 2020 (RJDH)---Après huit mois de la consultation populaire à la base pouvant aboutir à la mise en place de la commission, vérité, justice, réparation et réconciliation, le rapport final des travaux réalisés par le comité de pilotage sera remis demain mercredi 22 janvier au Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadera, a-t-on ce jour appris de sources proches du ministère de l’action humanitaire.

Tant attendu par les associations des victimes, de sources bien informées au ministère de l’action humanitaire et de la réconciliation nationale, le rapport final des travaux des assises du mois de juin 2019, qui avaient permis l’évaluation de l'application de l’accord par la population, en vue de permettre la mise en place de la commission vérité, justice, réparation et réconciliation, seront remis mercredi 22 janvier au chef de l’Etat.

« Tout est déjà compilé dans un rapport. Et l’avant-projet de la Loi portant création de la commission, vérité, justice, réparation et réconciliation est déjà envoyé à l’assemblée nationale pour examen et adoption par les élus de la nation. Il s’agit d’une avancée significative vers la mise en place de la CVJRR, preuve de la bonne volonté du gouvernement à faire avancer les choses dans le sens de la volonté populaire », a déclaré un haut cadre du ministère en charge de l’action humanitaire au RJDH ce mardi 21 janvier 2020.

En poursuivant, ce haut cadre a indiqué que trop de contre-vérités ont été dits à propos de la mise en place de cette commission. « C’est un travail technique qui devrait être fait avec beaucoup de minuties dans le souci de transcrire fidèlement le désidérata du peuple centrafricain qui ne souhaite que la paix et la justice. Ne cédons pas aux supputations », a-t-il conclu.

L’idée est celle d’impliquer les citoyens dans la mise en place et la gestion de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR). Voilà l’objectif de la consultation nationale populaire, lancée le 6 juin 2019 par le Chef de l’État, Faustin-Archange Touadera dans le mécanisme de justice transitionnelle voulu par l’accord de paix de Khartoum signé le 6 février dernier entre le gouvernement et 14 groupes armés centrafricains.

Ketsia Kolissio

 

 

 

 

mardi, 21 janvier 2020 13:37 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Un corps sans vie découvert dans un puits à Bouar à l’Ouest du pays

BOUAR, le 20 janvier 2020 (RJDH)---Un corps sans vie a été retrouvé ce lundi 20 janvier 2020 dans un puits appartenant à une famille à Bouar. Selon les informations RJDH, la victime est une ex-combattante âgée de 21 an, démobilisée dans le programme du DDRR lancé à Paoua par les autorités centrafricaines.

De sources locales, la victime est une ex-combattante démobilisée présente à Bouar dans le cadre de suivi de programme de réinsertion sociale à Bouar. Son corps a été découvert dans le puits de la famille Radjago ce lundi 20 janvier au quartier centre commercial dans le 3e arrondissement de la ville de Bouar. Les premiers éléments d’informations indiquent que la défunte, était sortie avec sa sœur pour déjeuner au restaurant « La Confidente ».

« Aux environs de 20 heures, elle a pris congé de sa sœur pour aller se soulager. Après l’avoir attendu en vain, sa sœur imaginait qu’elle serait partie avec un homme et sans s’inquiéter, elle est rentrée », à en croire les témoignages.

La découverte macabre a été faite ce matin par des enfants qui étaient venus de bonne heure puiser de l’eau dans la concession de la famille Radjago, selon les récits. « Nous avons été alertés par des enfants qui étaient venus cherchés de l’eau. Nous sommes venus voir que le corps submergeait sur l’eau. C’est ainsi que nous avons appelé la police et la gendarmerie pour venir faire le constat. C’est pour la première fois que nous puissions faire face à ce genre de situation traumatisante », a fait savoir le propriétaire du puits.

Saisie de l’affaire, la gendarmerie locale a ouvert une enquête pour établir les circonstances du décès de cette fille venue de Bangui. Même si les raisons de sa mort ne sont pas encore connues, d’autres témoins ont indiqué à la police judiciaire que la défunte, Audrey Santoua, était ivre la nuit précédant sa mort. « C’est juste une hypothèse et on ne se fonde pas sur l’hypothèse mais l’enquête judiciaire nous permettra d’établir la vérité », a confié au RJDH une source proche du parquet général de la Cour d’Appel de Bouar.

Le corps se trouve actuellement à la morgue de l’hôpital de Bouar en attendant son transfèrement à Bangui.

Constant Ndolo-Babou

  

lundi, 20 janvier 2020 10:36 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Une jeune femme mortellement poignardée par son amant à Berberati

BERBERATI, le 15 janvier 2020 (RJDH) ---Une jeune femme de 30 ans est mortellement poignardée par son amant sous l’effet de la jalousie, le 12 janvier dernier au quartier Poto-Poto dans la ville de Berberati au sud-ouest du pays. Le suspect est entre les mains de la gendarmerie pour des enquêtes indique un témoin qui a requis l’anonymat.

Les faits se sont produits le dimanche 12 janvier dernier au quartier Poto-Poto dans le 5e arrondissement de la ville de Berberati. De sources locales, l’auteur de cet acte criminel aurait soupçonné son amie d’avoir de relations amoureuses avec un autre homme.  « Sous l’effet de la jalousie, il a agressé la victime à l’aide d’un couteau après l’avoir copieusement rossé de coups suivis de torture. Des traces des sévices corporels sont visibles sur la victime. Ce n’est pas la première fois qu’il puisse agir ainsi, il a juste récidivé et cette fois, la mort s’en est suivie », ont témoigné au RJDH les parents de la victime.

« Le suspect a eu la vie sauve grâce à l’intervention de la gendarmerie locale car, les jeunes du quartier et les parents de la victime, sous l’effet de colère, ont voulu en découdre avec lui », indique une source proche de la gendarmerie locale.

Ces types de violences à l’égard des femmes à Berberati préoccupent les autorités locales car, à en croire les activistes des droits de l’homme de la ville. C’est le deuxième du genre pour ce mois de janvier ajoute la même source, « Deux autres présumés coupables de mêmes cas se trouvent actuellement au niveau de la gendarmerie pour nécessité d’enquête».

Les autorités politico- administratives, locales et les activistes des droits de l’homme ont fermement condamné ces pratiques sur les jeunes filles en promettant la justice aux victimes.

Jean Claude Gnapongo    

 

mercredi, 15 janvier 2020 14:02 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Une femme, accusée de sorcellerie, victime d’agression physique à Paoua

PAOUA, le 07 janvier 2020 (RJDH) --- Une mère de famille, âgée de 37 ans, et ses deux enfants toutes accusées de sorcellerie, ont été victimes de violences physiques dans le quartier Dimbi à Paoua le jeudi 02 janvier dernier.

Les faits se sont déroulés le jeudi 02 janvier dernier au quartier Bimbi à Paoua quand un groupe d’individus ont pris à partie cette mère de famille et ses deux enfants qu’ils accusent de pratique de sorcellerie.

De sources sécuritaires, cette femme est allée se plaindre devant le tribunal de Paoua pour avoir été accusé d’être une sorcière, « à l’issue d’une audience entre elle et les personnes qui l’avaient accusé d’être, le 30 décembre 2019, les juges ont mis aux arrêts ces dernières. Ce qui a déplu aux parents de ces personnes emprisonnées, qui sont allés chez la femme pour la passer à tabac ainsi que ces deux enfants presqu’à mort », a rapporté cette source proche de la gendarmerie locale, avant d’indiquer que, « la femme et ces deux enfants ont été admises à l’hôpital préfectoral pour des soins médicaux », fait-elle savoir.

Pour son époux, c’est une vieille rancune qui a refait surface. « Ils veulent nuire à la vie de ma famille mais ils n’ont pas pu », a-t-il déclaré au RJDH.

Pour le moment, les agresseurs sont recherchés par la gendarmerie locale mais la femme et ses deux enfants se trouvent à la gendarmerie pour leur sécurité.  

mardi, 07 janvier 2020 13:44 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
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