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DROITS DE L’HOMME

DROITS DE L’HOMME (73)

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Centrafrique : Faux, un cheveu trouvé dans une bible n’est pas un traitement du Covid-19

BANGUI, le 14 avril 2020 (RJDH)---Une rumeur, venue de la République démocratique du Congo voisine, affirme qu’un cheveu trouvé dans une bible, mis dans de l’eau, devient un remède au Covid-19. Cette rumeur est fausse, il n’existe aucun traitement à base d’eau et de cheveu contre la maladie à coronavirus.

C’est via une audio, largement partagé et qui est en swahili que cette rumeur circule. Une voix de femme dit ceci : « As-tu déjà été informé de la prophétie biblique concernant le Coronavirus ? Il faut feuilleter la Bible page par page et tu vas y trouver une tige de cheveux que tu devras mettre dans un bidon d’eau, le secouer, ensuite boire cette eau avec toute la famille. Cela va vous protéger du Coronavirus et cette maladie ne vous atteindra pas quoiqu’il arrive. C’est très vrai car tous mes amis viennent de trouver ce cheveu dans leurs Bibles »

La voix dans l’audio prétend que cette thérapie a été révélée par Dieu à un enfant de 10 ans de Lubumbashi, une ville dans située au Sud-Est de la RDC.

Des spécialistes religieux réfutent cette théorie

Notre rédaction a voulu poser la question à un théologien, à la Faculté de théologie biblique de Bangui. Nous avons parlé à docteur David Koudoungueret, qui remet en question des pratiques de guérison mettant en jeu un cheveu et une bible : « La bible est un livre inspiré de Dieu pour nous enseigner, nous corriger et nous transformer. Elle n’est pas faite pour ces pratiques. »

Il souligne : « Donc boire de l’eau des cheveux n’est pas du tout une pratique biblique. »

Un prêtre catholique, le père M. nous a conseillé d’aller voir des spécialistes en cas de maladie. « De nos jours, les chrétiens se figent dans une immaturité dans leur réflexion. C’est comme des conceptions pareilles. Si l'on se sent malade, on doit aller à l'hôpital et suivre les conseils d'un médecin. », conclue-t-il.

Aucun traitement n’est à ce jour officiel, mais des avancées scientifiques sont en cours

Selon l’Organisation mondiale de la santé en charge de la politique internationale sur la pandémie, aucun traitement n’est à ce jour disponible mais des avancées considérables sont en essai. Nous pouvons mentionner entre autres, le protocole Raoult qui permet le traitement par la Chloroquine, le traitement par ventilation à l’aide d’oxygène. Les récentes découvertes démontrent que des antirétroviraux font leurs preuves aussi. Mais pour vous protéger, et protéger votre entourage, il faut observer les gestes barrières.

Les gestes barrières comme seul mode de prévention au Covid- 19

Vous pouvez réduire le risque d’être infecté ou de propager le COVID-19 en prenant quelques précautions simples. Ces directives sont internationales et recommandées par l’Organisation mondiale de la santé.

  • Se laver fréquemment et soigneusement les mains avec une solution hydro alcoolique ou à l’eau et savon ;

 

  • Maintenir une distance d’au moins un mètre avec les autres qui toussent et qui éternuent ;

 

  • Eviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche ;

 

  • Appeler le 1212, numéro vert et donc gratuit, en cas de suspicion ;

 

  • Rester chez soi si on se sent malade et faire appel à un professionnel de santé.

 

Face à cette réalité pandémique, les opinions se divergent et induisent en erreur.  Ne vous protégez pas seulement contre le Covid-19. Protégez-vous aussi des fausses informations.

Leo Papy Benam/ Esdras Michael Ndamoyen / Line Ngalingbo/Aristide R Maleyo.

Vous voulez vérifier une information qui vous parait douteuse ou fausse ? Contactez notre rédaction au : +236 75 38 58 52, 75 42 33 32 ou contactez directement l’émission « Eke sioni sango » de la radio fréquence RJDH +236 72 27 95 20. Écrivez-nous aussi à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

mardi, 14 avril 2020 16:19 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Le Japon annonce un financement de 500.000 dollars pour la stabilisation sociale et lutte contre l’extrémisme violent

BANGUI, le 08 mars 2020(RJDH)---500.000 dollars américains soit environ 301.610.000 FCFA, c’est le montant prévu par le Japon dans le cadre du « Projet de stabilisation sociale et de prévention de la radicalisation et de l'extrémisme violent en RCA ». L’annonce a été faite ce mercredi 08 avril 2020 dans un communiqué de presse. 

Le projet qui cible les retournés volontaires et les communautés d’accueil au Sud-ouest du pays, à la frontière de la RCA et du Congo, afin de faciliter leur réintégration et renforcer la cohésion sociale, sera exécuté par le Programme des Nations-Unies pour le Développement.  A cette occasion, Mme Natalie Boucly, Représentante Résidente du PNUD Centrafrique a félicité l’effort du Gouvernement du Japon et a souligné que :« Ce Projet témoigne de l’excellente collaboration entre le Gouvernement du Japon, le gouvernement centrafricain et le PNUD, d’un engagement collectif en soutien à l’Accord de Paix pour la stabilisation du pays », a-t-elle déclaré.

Ce projet, d’une durée d’un an, financé avec le budget supplémentaire de l’année fiscale 2019 du gouvernement japonais,  devrait démarrer ses activités en mars 2020, selon le communiqué. Il vise d’une part à contribuer à la stabilisation socio-économique, et, d’autre part à la restauration de la sécurité dans la ville de Mbaïki située dans la préfecture de la Lobaye et des zones cibles frontalières à la RDC, à travers l’intégration socio-économique de 1500 personnes (300 familles), essentiellement des retournés et les communautés d’accueil.

En outre, il est indiqué que le projet facilitera l’accès des populations vulnérables aux sources de revenus durables, contribuera à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent. Ainsi, le projet appuiera le Comité de Coordination de la Stratégie Nationale pour la Prévention de l’Extrémisme Violent (SNPREV), mis en place avec l’appui financier du Gouvernement du Japon et le conseil technique du PNUD, en renforçant les capacités à travers l’échange de connaissances entre pairs et en réalisant des consultations de haut niveau avec d’autres pays en Afrique faisant aussi face à la menace de l’extrémisme violent. 

De ce fait, l’Ambassadeur du Japon au Cameroun, S.E.M. OSAWA Tsutomu a déclaré dans son message « La situation sécuritaire et humanitaire actuelle en RCA est un sujet de grande préoccupation pour le Gouvernement du Japon. Nous avons donc étendu notre assistance, par l’intermédiaire du PNUD, en vue de réduire les souffrances des groupes vulnérables tels que les PDIs, les communautés d’accueil et les réfugiés. Cette aide réaffirme notre engagement à améliorer la situation humanitaire difficile en RCA».

Judicaël Yongo

mercredi, 08 avril 2020 12:22 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Les auditeurs du RJDH se prononcent sur l’initiative du gouvernement d’instaurer un enseignement par la radio

BANGUI le 07 avril 2020, (RJDH)----Le gouvernement projette d’instaurer un enseignement à distance et par les radios opérationnelles dans le pays en réponse à l’arrêt de cours à cause du coronavirus. Cette initiative n’est pas portée par de nombreux auditeurs qui ont réagi ce jour dans l’émission interactive que le RJDH organise tous les jours.

L’enseignement à distance et par la radio, c’est la réponse que le gouvernement en réponse à l’arrêt des cours dans les établissements scolaires pour prévenir la propagation de la pandémie du coronavirus. Cette initiative gouvernementale ne fait pas unanimité au sein de la population, un contact qui ressort de l’émission interactive « Regard des auditeurs » du RJDH organisée ce 07 avril 2020.

Certains auditeurs s’interrogent sur les moyens pouvant rendre cette initiative accessible à de nombreux élèves centrafricains, « l’initiative en soi pour moi, n’est pas mauvaise mais elle est pas adaptée à la situation de la République Centrafricaine. Dans ce pays, vous avez que peu de gens ont des postes téléviseurs et radio, comment les enfants de ces gens vont avoir accès à ces enseignements ? », Interroge Eric, un parent habitant la partie Ouest de Bangui.

Florence, une mère de famille estime que cette mesure ne pourra pas marcher à cause de l’électricité qui fait défaut dans le pays, « vous pouvez avoir des postes mais comment avoir de l’électricité pour la projection des cours aux enfants. C’est une initiative irréaliste pour le pays », tranche-t-elle. Eric, élève se pose des questions sur l’organisation des cours à diffuser ou à protéger, « j’ai soif de connaitre comment ils vont faire. Mais je pense qu’il sont encore dans l’air et ils veulent faire comme les autres qui sont bien en avance que nous ».

Très peu d’auditeurs ont défendu l’initiative du gouvernement. Ceux qui même défendent l’initiative, sont dubitatifs sur la capacité de l’Etat à organiser cette mesure, « ils ont bien réfléchi mais pour moi que veux bien, que mes cinq enfants puissent y participer, l’organisation et les moyens à mobiliser vont poser problème », explique un magistrat.  

L’annonce du ministre de l’Education Moukadas Nour le 06 avril dernier, préconisant l’enseignement à distance et par voie de presse, présage la prorogation des mesures complémentaires dont l’arrêt   des cours qui devrait prendre fin d’ici trois jours.

Aboubakar Salé

mardi, 07 avril 2020 15:54 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : La Radio « Ndélé pas loin » pillée

NDELE, le 05 avril (RJDH)---La radio communautaire de Ndele, communément appelé « Ndélé pas loin » a été pillée et certains édifices publics tels que, la Mairie, la maison des jeunes, le marché central et bien d’autres bureaux administratif de Ndele lors des violences armées dans la région depuis le mois dernier.

Les combats opposant les membres des ethnies, Goula et Rounga à Ndélé depuis près d’un mois continuent de présenter un bilan désastreux.  La radio communautaire de Ndele, communément appelé « Ndélé pas loin » a été pillée et certains édifices publics aussi tels que, la Mairie, la maison des jeunes, le marché central, le lycée et bien d’autres services administratifs de la ville. Ces bâtiments ont été soit pillés ou incendié volontairement par des individus mal intentionnés.

Une situation qui fait réagir la population locale et qui en demande aux autorités compétentes de réagir aussi vite que possible, ainsi qu’aux partenaires traditionnels de la RCA de leur venir en aide dans la réhabilitation de ces édifices surtout de la radio locale. Pour cette population c’est à travers la radio que les campagnes de sensibilisation se font.

La radio « Ndélé pas loin » a été installé grâce à l’appui financier de l’union européenne en 2016.

Depuis le déclenchement des hostilités entre Rounga et Goula à Ndele le 04 mars dernier suites aux combats de Birao et Bria, la population de Ndele vit dans un enclavement total, les réseaux téléphoniques viennent à peine d’être rétabli il y a moins d’une semaine. Une situation inquiétante pour la population dont bon nombre est aujourd’hui dans des lieux de refuge.

RJDH

 

dimanche, 05 avril 2020 12:33 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique: La population de Bakouma réclame une radio locale

BAKOUMA, le 29 mars 2020 (RJDH) --- A Bakouma, au sud-est du pays dans la préfecture de Mbomou, par manque d’information, les habitants de cette localité sont informés de bouche à oreille sur les mesures prises par le Gouvernement pour limiter le risque de la propagation du Covid 19 dans le pays à défaut d’une radio locale.

A l’heure où des campagnes de sensibilisation de lutte contre le Corona virus s’effectuent dans la Capitale, la population de la ville de Bakouma et les périphériques sont encore sous informées en ce qui concerne les consignes contre cette pandémie à défaut d’une station radiophonique. Ce besoin en radio diffusion a été exprimé par les leaders communautaires ce dimanche 29 mars à Bakouma.

Ce qui est qualifié par les leaders communautaires comme une rétention d’information pour les villes éloignées du pays. « Les autorités ecclésiastiques ont continué à organiser des réunions préparatoires de la fête de pâque. Les messages sur les mesures sont transmis de bouche à oreille », a rapporté une autorité locale. Après s’être informées, les autorités de la ville de Bakouma ont suspendu toutes les activités dans la région pour un délai de 15 jours, selon les préceptes du gouvernement.

C’est dans ce contexte que certains habitants de la ville de Bakouma ont exprimé le besoin d’avoir une radio dans la ville afin d’« éviter les rumeurs ». La nouvelle radio installée à Bangassou n’émet pas sur Bakouma et ses environs.

Jean Marie Anibikoumba

 

dimanche, 29 mars 2020 13:22 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Le RJDH tient la première émission dédiée à la lutte contre le COVID 19

BANGUI, 25 mars 2020 (RJDH)---Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) a créé une émission spécifique à la lutte contre le COVID 19, émission dénommée « E TIRI NA CORONAVIRUS » en français, luttons contre le coronavirus. La première édition s’est tenue ce jour en direct sur les 100.5 fm.

Face à l’avènement du COVID 19, l’équipe dirigeante du RJDH a décidé de la création d’une émission interactive consacrée à la lutte contre cette pandémie. Le Coordonnateur National du RJDH Sylvestre Sokambi parle d’un engagement communautaire conforme à la ligne éditoriale du RJDH, « la République qui nous porte tous est menacée et comme organe de presse, nous avons le devoir d’apporter une contribution spontanée, voilà pourquoi l’émission E TIRI NA CORONAVIRUS est créée en plus des actions multiformes que nous menons déjà dans ce cadre », a-t-il justifié. Cette émission, selon le numéro 1 du RJDH, permettra de « répondre quotidiennement aux questions des auditeurs et de combattre à la base le phénomène de fake news et des préjugés qui entourent cette maladie aujourd’hui et qui fragilisent la lutte qui doit être menée », explique Sylvestre Sokambi.

Déjà, le RJDH est engagé dans le processus de vérification et surtout de lutte contre la désinformation avec l’appui d’Internews. Ces derniers jours, tous les articles de vérification sur les fake news ont porté sur les stéréotypes qui entourent le coronavirus, « 100% de nos articles de vérification des faits produits ces deux derniers jours, ont porté sur le Coronavirus parce qu’il y a de nombreux préjugés sur cette maladie en Centrafrique. Cette nouvelle émission est donc la version audio de cet engagement électronique », confie le Coordonnateur National du RJDH.

La première émission dédiée à la lutte contre le Coronavirus a porté sur la présentation générale de la pandémie, son origine, ses symptômes…Elle a été animée à la radio en direct par Marina Moulou Ngatho, cheffe des programmes de la radio fréquence RJDH. A l’ouverture de l’antenne aux auditeurs, Anaïs, visiblement inquiète lance « dites-nous seulement comment on doit se protéger et protéger nos enfants ». Même réaction de la part de Paterne qui s’inquiète du risque de contamination dans les transports en commun, « nous prenons encore les taxis et les bus, n’est pas que nous sommes tous en danger ? ».

Cette émission a permis de mesurer le degré de connaissance des Centrafricains sur cette pandémie. Sur la vingtaine d’appels reçus, onze auditeurs ont affirmé n’avoir pas des connaissances réelles sur les moyens de prévention contre le COVID 19, « nous avons constaté lors de l’émission le faible degré de connaissance sur la maladie et l’inquiétude réelle que porte les Centrafricains » affirme Marina à sa sortie de Studio.

Le RJDH compte tenir au quotidien cette émission interactive qui intéresse déjà de nombreux auditeurs qui ont plusieurs questions à poser aux spécialistes d’où la nécessité d’avoir des experts au studio, vœu exprimé par l’animatrice de l’émission, « il y a trop de questions et beaucoup d’attentes. Nous avons à y apporter des réponses dans ce cas, nous avons besoin des spécialistes ».

La République Centrafricaine a enregistré son premier cas confirmé de COVID 19 le 14 mars 2020. En douze jours, quatre autres cas ont été confirmés et 725 personnes placées en quarantaine, une mesure difficilement respectée par certains sujets, ce qui fait craindre le pire dans un pays au système sanitaire complètement affaibli après plusieurs années de crise militaro-politique.

RJDH

mercredi, 25 mars 2020 17:42 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Des ONG des droits de l’Homme militent pour une loi portant protection des défenseurs des droits humains

BANGUI, le 23 mars 2020 (RJDH) --- Les organisations de défense des droits de l’homme ont échangé longuement, le 21 mars dernier, sur la proposition de loi portant protection des défenseurs des droits humains en Centrafrique. L’objectif de cette rencontre est d’impliquer toutes les organisations des défenseurs des droits de l’homme dans le processus de la validation de ce projet de loi.

Le principal enjeu de cette rencontre initiée par le Réseau des Organisations de défense des droits l’homme (RONGDH) est de voir les activistes des droits de l’homme évoluer dans un contexte juridique serein encadré par une loi. Ce cadre juridique est « un parapluie », pour toutes personnes qui s’engagent dans la protection des droits humains. Un document de 4 chapitres repartis en 23 articles, en partant de la définition du terme défenseurs des droits humains, en son article 1. L’article 5 porte interdiction de sanctionner les défenseurs des droits humains.

Il est inadmissible que « les défenseurs des droits de l’homme utilisent des textes de loi pour défendre des compatriotes et les défenseurs ne disposent pas de couverture juridique, en cas des éventuels dérapages dans l’exercice de leur fonction. Il s’avère important que nous ayons une couverture juridique », a souligné Maitre Bruno Hyacinthe Gbiegba.

Ces activistes, selon Jean Jacques Mathamalé, coordonnateur du CIEDD, « sont tenus au respect de la Constitution, des textes de loi et des intérêts publics de la République Centrafricaine, selon l’article 9 de ce projet de loi. Cette loi se présente en plusieurs points, dont la responsabilité des autorités envers les activistes de droits humains, le respect des textes par les acteurs eux-mêmes et envers la société », a expliqué le coordonnateur.

Ce projet de loi a été initié en 2018. Les exemplaires de ce document juridique ont été distribués dans plusieurs institutions de la République, dont le parlement, la Présidence et la primature.

Auguste Bati-Kalamet   

lundi, 23 mars 2020 15:38 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Un pasteur mis en cause dans une affaire de trafic d’enfants

BANGUI, le 27 février 2020 (RJDH)---Le pasteur Etienne Kotokoa, ancien président de l’Association des Eglises Coopération Evangélique de Centrafrique est accusé par un groupe de femmes de son église d’organiser un trafic d’enfants. Ces veuves qui réclament leurs enfants, ont exprimé leur mécontentement en plein centre-ville de Bangui le 26 février dernier.  

Le dossier remonte à 2015 lorsqu’un groupe d’enfants admis à l’orphelinat tenu par le pasteur Etienne Kotokoa, s’envole pour la France. Il s’agirait, selon les sources du RJDH, de l’adoption de ces enfants dont les parents réclament aujourd’hui le retour.

En sanglot, Léocadie Yassérégue, une des plaignantes parle d’une véritable affaire d’escroquerie, « nous avons été dupées. Moi, c’est après la mort de mon mari que le pasteur Etienne Kotokoa a interné mes trois enfants dans son orphelinat. Quelque temps il m’a annoncé que les Blancs vont venir prendre les enfants pour les amener en France et après ils vont me ramener les enfants. Mais cela fait 5 ans aujourd’hui que je suis sans nouvelle », explique cette femme visiblement désespérée.

Une autre veuve dit compter sur les autorités pour avoir une idée claire sur ses trois enfants, « nous sommes fatigués parce que le pasteur ne dit pas où il a envoyé nos enfants et comment on peut entrer en contact avec eux. C’est pourquoi j’appelle le gouvernement à agir pour nous aider » lance-t-elle en larme.

Le pasteur Etienne Kotokoa, contacté par le RJDH, n’a pas souhaité se prononcer sur cette affaire qui croit monter de toute pièce par ses détracteurs pour nuire à sa personnalité. L’affaire est pendante devant la justice depuis le mois d’octobre 2019. Les veuves, mères des enfants partis en Europe sans le consentement des parents, ont été auditionnées à plusieurs reprises par le parquet. Selon des informations proches du parquet, les enquêtes sur ce dossier sont toujours en cours.

Ce dossier touche une dizaine d’enfants dont l’âge varie entre 4 et 11 ans. L’adoption est régie en Centrafrique par le code de la famille qui exige le consentement des parents.

Paméla Dounian –Doté

vendredi, 28 février 2020 09:40 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme facilite la sensibilisation sur la CPS à Boali

BANGUI, le 27 février 2020 (RJDH) --- Dans le cadre d’une campagne de sensibilisation sur la Cour Pénale Spéciale, le RJDH a organisé le samedi 22 février à Boali une activité sur le fonctionnement de la cour. La population de Boali se félicite de cette activité et appelle la Cour et le RJDH à étendre ce projet dans les autres communes de la sous-préfecture.

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) a symboliquement choisi la ville de Boali, qui a aussi été secouée par les violences, pour faire connaitre la cour selon Romain Sylvestre Sokambi, Coordonnateur du RJDH. « Le RJDH, en tant qu’organisation non gouvernementale œuvrant dans le domaine de défense de droit de l’Homme, a toujours privilégié la vulgarisation des instruments juridiques des structures judiciaires afin de permettre à la population, l’accès le plus facilement possible à ces structures-là et de connaitre ce qui s’y fait », a fait savoir Romain Sylvestre Sokambi.

« C’est dans ce cadre que nous avons conclu un projet avec la CPS à travers le PNUD afin de vulgariser la cour Pénale Spéciale qui est une cour mixte que les centrafricains ne connaissent pas très bien aujourd’hui. Nous avons choisi la ville de Boali pour aller vers cette population en commun accord à la Cour Pénale Spéciale pour que la structure soit présentée à la population et c’était un honneur pour nous et pour les populations qui attendaient voir les émissaires de la CPS venir entrer en contact avec elles et le RJDH a facilité ce contact là et nous en sommes fière », a soutenu le Coordonnateur national du RJDH.

La Cour doit aller vers les centrafricains, a estimé Théophile Momokoama, porte-parole de la CPS. « Nos compatriotes de Boali, comme beaucoup d’autres dans les autres localités de la RCA, ont besoin exactement d’un accompagnement.   A travers les activités que nous menons avec les différentes unités de la paix, nous leur offrons les possibilités de bien s’informer à un niveau égal. Les autorités judiciaires avec les organisations de la société civile et d’autres acteurs qui pourtant vont nous aider à faire en sorte que s’ils ont les dossiers des plaintes, qu’ils soient accompagnés vis-à-vis de la CPS.

 Pour cela, en poursuivant, le porte-parole de la CPS a indiqué que « ce qui est très intéressant dans ce dispositif-là, c’est  la coopération de la radio Fréquence RJDH avec la radio locale ICDI, qui a diffusé en direct pour l’ensemble de la population de Boali, mais également ils ont un relai sur l’ensemble du territoire national, c’est un dispositif qui nous a beaucoup plu et nous pensons que l’écho des activités des informations liées à la radio RJDH, est un écho très favorable qui a pu toucher un large public au-delà même de la localité de Boali».  

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation sur la CPS mise en Œuvre par le RJDH.

Paméla Dounian –Doté

jeudi, 27 février 2020 16:15 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme facilite la sensibilisation sur la CPS à Boali

BANGUI, le 27 février 2020 (RJDH) --- Dans le cadre d’une campagne de sensibilisation sur la Cour Pénale Spéciale, le RJDH a organisé le samedi 22 février à Boali une activité sur le fonctionnement de la cour. La population de Boali se félicite de cette activité et appelle la Cour et le RJDH à étendre ce projet dans les autres communes de la sous-préfecture.

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) a symboliquement choisi la ville de Boali, qui a aussi été secouée par les violences, pour faire connaitre la cour selon Romain Sylvestre Sokambi, Coordonnateur du RJDH. « Le RJDH, en tant qu’organisation non gouvernementale œuvrant dans le domaine de défense de droit de l’Homme, a toujours privilégié la vulgarisation des instruments juridiques des structures judiciaires afin de permettre à la population, l’accès le plus facilement possible à ces structures-là et de connaitre ce qui s’y fait », a fait savoir Romain Sylvestre Sokambi.

« C’est dans ce cadre que nous avons conclu un projet avec la CPS à travers le PNUD afin de vulgariser la cour Pénale Spéciale qui est une cour mixte que les centrafricains ne connaissent pas très bien aujourd’hui. Nous avons choisi la ville de Boali pour aller vers cette population en commun accord à la Cour Pénale Spéciale pour que la structure soit présentée à la population et c’était un honneur pour nous et pour les populations qui attendaient voir les émissaires de la CPS venir entrer en contact avec elles et le RJDH a facilité ce contact là et nous en sommes fière », a soutenu le Coordonnateur national du RJDH.

La Cour doit aller vers les centrafricains, a estimé Théophile Momokoama, porte-parole de la CPS. « Nos compatriotes de Boali, comme beaucoup d’autres dans les autres localités de la RCA, ont besoin exactement d’un accompagnement.   A travers les activités que nous menons avec les différentes unités de la paix, nous leur offrons les possibilités de bien s’informer à un niveau égal. Les autorités judiciaires avec les organisations de la société civile et d’autres acteurs qui pourtant vont nous aider à faire en sorte que s’ils ont les dossiers des plaintes, qu’ils soient accompagnés vis-à-vis de la CPS.

 Pour cela, en poursuivant, le porte-parole de la CPS a indiqué que « ce qui est très intéressant dans ce dispositif-là, c’est  la coopération de la radio Fréquence RJDH avec la radio locale ICDI, qui a diffusé en direct pour l’ensemble de la population de Boali, mais également ils ont un relai sur l’ensemble du territoire national, c’est un dispositif qui nous a beaucoup plu et nous pensons que l’écho des activités des informations liées à la radio RJDH, est un écho très favorable qui a pu toucher un large public au-delà même de la localité de Boali».  

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation sur la CPS mise en Œuvre par le RJDH.

Paméla Dounian –Doté

jeudi, 27 février 2020 16:10 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
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