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DROITS DE L’HOMME

DROITS DE L’HOMME (73)

DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : La famille d’un jeune homme retrouvé mort dans les locaux de la police à Bayanga, exige des enquêtes sur les circonstances

BAYANGA, 09 Juin 2020 (RJDH) --- Le décès d’un jeune homme d’une vingtaine d’années dans le commissariat de Bayanga le dimanche dernier, laisse planer des doutes dans les esprits dans la ville. Sa famille exige des enquêtes pour établir les circonstances du décès.

De sources locales, le jeune homme a été interpellé le mardi dernier par la police locale. Il a été accusé d’avoir volé une somme de 23000 FCFA. Le samedi 6 juin, il a été retrouvé mort dans la chambre de sûreté du commissariat de Bayanga dans la Sangha-Mbaere. La police est directement indexée par la famille du défunt d’être à l’origine du décès.

« Les policiers auraient refusé de lui donner à manger pendant quatre jours. Les résultats médicaux prouvent qu’il est mort de diète et de déshydratation », a fait savoir une source hospitalière.

Les services de police parlent de suicide par pendaison, « il est mort de suite d’une pendaison. Des traces sont visibles autour de coup de la victime, il se serait donné la mort lui-même », telle est la thèse de la police.  

La famille du défunt exige des enquêtes pour faire la lumière sur les circonstances de sa mort.

Prosper Séké-Kouali

mardi, 09 juin 2020 15:28 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Une organisation des droits de l’homme soutenue par Cordaid, compile les dossiers des victimes afin de saisir la CPS

L’OCDH a déclenché le processus de compilation des dossiers des victimes afin de saisir la Cour Pénale Spéciale. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet Partenariat Stratégique porté par l’ONG internationale Cordaid.

Les victimes ont une fois de plus et ce pour la 5ème année consécutive, exigé des autorités la justice. C’est ce qui transparait dans leur déclaration rendue publique, ce 11 mai 2020. Le projet partenariat stratégique tente de faciliter ce processus. L’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH) a engagé depuis quelques semaines, le processus de compilation des dossiers des victimes afin de saisir la justice sinon la Cour Pénale Spéciale.

Il s’agit d’une action réclamée par les leaders des victimes. Hervé Lidamon, président d’une association des victimes l’a souligné dans une émission au RJDH en ces termes,  « les victimes ont besoin de soutien multiforme qui doit venir de partout. En matière de justice, les victimes ne connaissent pas grand-chose c’est pourquoi l’appui des spécialistes de droit ou des organisations de défense des droits de loi, est nécessaire et souhaité ».

Selon Nicaise  Doukoua, responsable des programmes, OCDH travaille déjà avec cinq associations des victimes nationales qui ont de nombreux membres. Cette organisation de défense des droits de l’homme a déjà visité et discuté avec plusieurs victimes à qui l’on a demandé de déposer des dossiers qui devront être traités avant que l’organisation puisse aider ces victimes à aller vers la Cour Pénale Spéciale. Mme Francine Ndémadé, présidente de l’Association des Victimes des Crises Militaro-Politique (AVCPM), loue cette initiative qui constitue une réponse aux attentes des victimes qui commencent, selon elle, déjà à perdre espoir, « cette organisation a engagé cette démarche qui a mon avis, est louable pare que nous, victimes, avons soif de la justice et nous le demandons toujours. Avec cet appui juridique, je pense que les victimes retrouveront l’espoir et ce que je souhaite c’est que d’autres organisation suivent l’exemple de OCDH parce que vous le savez, les victimes sont incalculables ».  

Selon les informations reçues auprès de OCDH, après l’enregistrement des dossiers, 20 seront retenus par OCDH pour être transmis aux avocats qui sont déjà identifiés pour accompagner les victimes à aller vers la justice. De sources bien informées, un pool de cinq avocats est déjà mis en place pour faire le suivi des dossiers des victimes.

Au sein de OCDH, on reconnait l’ampleur de la demande, « nous avons visité cinq associations de victimes et discuté avec les membres. Je pense que la demande est forte. Nous allons en fin de processus sélectionner 20 dossiers pertinents sur lesquels nous allons travailler pour que justice soit rendue. Dans l’émission « Regard des Auditeurs » du RJDH de la semaine dernière, le porte-parole de la Cour Pénale Spéciale, Théophile Momokoama a fait savoir que la cour travaille déjà afin que la justice soit rendue, « déjà le bureau du procureur est à pied d’œuvre donc les attentes des uns et des autres sont bien entendues ».

Le travail que l’OCDH est en train de faire est l’aboutissement du projet partenariat stratégique qui depuis 2016, soutient les victimes des crises centrafricaines.                    

                                       Sylvestre Sokambi

mardi, 02 juin 2020 15:29 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Le Premier Ministre promet la justice aux victimes lors de la commémoration de la journée du 11 mai

 Dans une interview collective accordée à la presse nationale à l’occasion de la journée du 11 mai, le Premier Ministre Firmin Ngrebada s’est dit déterminé à favoriser l’accès des victimes à la justice.

La justice est indispensable, c’est l’essentiel de la réponse que le Premier Ministre centrafricain aux journalistes lors de la commémoration de la journée du 11 mai 2020. Firmin Ngrebada qui l’année dernière, avait promis la réparation a, cette année promis la justice qui est en fait, la ligne dorsale de la déclaration que les victimes ont faites pour marquer l’édition 2020 de la journée en mémoire des victimes, « le gouvernement que je dirige sous l’impulsion du chef de l’Etat, est engagé et déterminé à favoriser un climat propice à la justice. Nous avons entendu vos attentes qui sont d’ailleurs légitimes, c’est pourquoi avec les partenaires nous faisons tout pour que la Cour Pénale Spéciale prenne forme et travaille sur le terrain », a expliqué le Premier Ministre devant un parterre de journalistes.  

La promesse du Premier Ministre est diversement appréciée par les victimes. Certaines croient en ce que dit le gouvernement tandis que d’autres estiment que c’est de la tromperie. « Vous me demandez ce que je pense de l’engagement du Premier Ministre ? Mais, moi je suis en attente de la justice et ce n’est pas aujourd’hui que le gouvernement nous promet la justice. C’est depuis la transition donc  pour moi, les paroles ne tiennent plus je veux des actes », a confié une enseignante, membre d’une des associations de victimes.

Une autre victime estime que le gouvernement a déjà beaucoup fait pour rapprocher la justice des victimes, « avant on ne connaissait rien sur la justice transitionnelle et autres. Mais, aujourd’hui il y a beaucoup de gens qui connaissent cela et sont engagés à aller vers la justice. Je pense qu’il faut encourager les autorités et un Premier Ministre ne peut pas dire les choses à la volée ».

La justice est une priorité pour les victimes centrafricaines. Depuis que le 11 mai est déclarée journée en mémoire des victimes, les associations ne font que placer la question de justice en premier plan afin d’attirer l’attention des autorités et des partenaires sur cette question. Aujourd’hui, il y a des signaux qui apparaissent et qui méritent d’être renforcés. On peut parler de la Cour Pénale Spéciale qui est déjà sur plusieurs enquêtes à travers le pays.

RJDH 

mardi, 02 juin 2020 15:23 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Les membres de la Plateforme PARSP-RCA outillés sur la prévention de Covid-19

BANGUI, 01 Juin 2020 (RJDH) --- La Plateforme des ONG nationales d’appui aux réformes du système pénitentiaire a initié ce samedi 30 mai à Bangui, une dizaine de membres de ladite structure, sur les techniques de sensibilisation sur le Covid-19. Le but est de lutter contre la propagation de cette pandémie en milieu carcéral à Bangui et Bimbo.

L’objectif de cette initiation est de descendre dans les centres carcéraux afin de sensibiliser les détenus sur le danger de Covid-19, son impact social, économique et vital. Avant cette descente sur le terrain, il est important de faire savoir aux membres des ONG affiliées, les techniques d’entretien avec les personnes détenues, car elles ont un mode de vie spécifique.

La prise en charge des personnes privées de leur liberté ne se limite pas seulement au niveau des dons des kits de lavage des mains, « il faut leur parler au préalable, les sensibiliser sur le danger qu’apporte cette pandémie en milieu carcéral. Le strict respect des consignes médicales est le moyen le plus efficace pour éviter le Covid-19 », a expliqué Alain Kizinguéré, coordonnateur de la Plateforme PARSP-RCA.

Dans cette lancée, il est revenu sur le rôle que doivent jouer ceux qui ont été initiés, « lorsque nous regardons le chiffre des 1011 cas enregistrés, 23 guéris et deux décès, ce qui veut dire que cette maladie a déjà pris une connotation communautaire. Il faut communiquer régulièrement à la communauté environnante. La spéculation prouve que 1011 personnes porteuses du Covid-19, peuvent à leur tour, propager », s’inquiète le coordonnateur.

Après cette formation, les agents pénitentiaires seront outillés sur le respect des consignes médicales en milieu carcéral, afin d’éviter le pire. Les détenus ont droit d’être protégés sur le plan sanitaire, alimentaire et environnemental.

 Auguste Bati-Kalamet.

lundi, 01 juin 2020 11:57 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : La LCDH annonce le prochain transfert des dossiers des victimes à la CPS  

BANGUI, 27 Mai 2020 (RJDH) --- Certains dossiers des victimes en cours de traitement par la LCDH seront transférés à la Cour Pénale Spéciale pour des informations judiciaires. L’annonce a été faite par le Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme Joseph Bindoumi ce mardi 26 mai 2020 à Bangui. 

Ces dossiers concernent les récents événements de Ndélé, de Paoua, de Obo et d’autres crimes graves qui relèvent de la compétence de la CPS. Une fois traités, ils seront transférés à la Cour Pénale Spéciale pour des procédures judiciaires, indique Joseph Bindoumi, président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme, « ces crimes contre l’humanité, de guerre, constituent une violation des droits internationaux. Des civiles, des enfants, ont été tués innocemment. Des lieux de culte ont été profanés, nul n’est au-dessus de la loi, nous contribuons auprès de la CPS, pour que les auteurs répondent de leurs actes », a fait savoir le président de la LCDH.

Plusieurs structures de défense des droits humains, dont la Ligue Centrafricaine pour les Droits (LCDH), se sont engagées à lutter contre l’impunité en Centrafrique. La LCDH travaille en collaboration avec la Fédération Internationale pour les droits de l’Homme (FIDH), la Cour Pénale Internationale (CPI), la Cour Pénale Spéciale (CPS) et les juridictions ordinaires sur les questions des droits humains.

Pour des raisons de confidentialité, plusieurs dossiers ont été enregistrés, « nous taisons les régions, l’identité des présumés auteurs, les victimes, les témoins, voire ce que font les juges de cette Cour. Le travail d’enquête s’effectue d’une manière surtout confidentielle. Mais, la pandémie du Covid-19 a occasionné un retard dans le traitement des dossiers, malheureusement, nous vous rassurons que les premières audiences, verrons son exécution», a-t-il fait savoir.

La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme a enregistré, documenté et transféré plusieurs dossiers des crimes graves, crime contre l’humanité, crime de guerre à la CPS. / Auguste Bati-Kalamet.

mercredi, 27 mai 2020 11:51 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : polémiques autour du décès d’un prisonnier à la maison d’arrêt de Ngaragba

BANGUI, 25 Mai 2020 (RJDH) --- Des rumeurs faisant état du décès d’un détenu atteint de Covid -19, la semaine dernière, ont été démenties par Le Directeur Général des services judiciaires Alain Gbanzialé, qui a indiqué au RJDH ce jour 25 Mai que le défunt souffrait de la tuberculose.

Un prisonnier issu de la maison centrale de Ngaragba a trouvé la mort au centre de santé de Ouango dans le 7ème arrondissement de Bangui. La polémique est autour de l’origine du décès du malade qui qui aurait présenté une température 40°c, comme le souligne le Directeur général des services judiciaires, le magistrat Alain Gbanzialé, « il souffrait de la tuberculose. Nous ne pouvons pas affirmer qu’il est mort de Covid-19, parce que les résultats des examens ne sont pas encore rendus publics », a fait savoir le magistrat.

Dans son entretien avec le RJDH, il est revenu sur les fausses supputations concernant la maison d’arrêt comme étant un mouroir, « nous tenons à rappeler le public que les centres carcéraux ne sont plus des mouroirs. Ce sont des centres de réflexion pour ceux qui sont en conflits avec la loi et vis-à-vis de la société et à la sortie de ces lieux, ils pourraient être des citoyens irréprochables », dit-il, avant de lancer que des mesures barrières contre le coronavirus sont prises dans les centres de détention à Bangui.

Des interrogations s’enrichissent autour de la prise en charge sanitaire des détenus de la maison d’arrêt de Ngaragba, parce qu’un détenu serait mort de la tuberculose. La tuberculose étant une maladie thérapeutique, elle peut être guérie après une bonne suivie par les médecins.

Auguste Bati-Kalamet.

lundi, 25 mai 2020 15:38 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Trois femmes prises en otage libérées après le déploiement des FSI dans le nord du pays

BANGUI, 22 Mai 2020 (RJDH) --- Trois femmes prises en otage par les peulhs armés à Kaga Bandoro, ont été libérées la semaine dernière par les Forces de sécurité Intérieure (FSI) en appui avec l’UNPOL de la MINUSCA, dès leur arrivée dans la ville, a annoncé mercredi dernier la mission onusienne en Centrafrique.

Pour la MINUSCA, le déploiement des FSI, dans la Sous-Préfecture de Kaga-Bandoro, améliore peu à peu le climat sécuritaire en terme de police de proximité avec les patrouilles conjointes.  C’est en ces termes que l’adjudant-Chef Alioune Kassé, porte-parole de la police onusienne en Centrafrique, a salué ce progrès. « Nous avons libéré trois femmes qui ont été prises en otage par un éleveur armé aussitôt après le déploiement des FSI dans la région. Avec l’appui de l’UNPOL, cinq personnes ont été interpellées et une information est aussitôt ouverte sur leur cas », a-t-il annoncé.

Dans le même ordre d’idée, l’annonce d’un futur déploiement des FSI à Ndélé au nord du pays est envisagé, poursuit le porte-parole de la police onusienne. « Une deuxième vague de 18 gendarmes a été formée du 12 au 18 mai, par la UNPOL et est prête pour déploiement. Le mardi 19 mai, des policiers ont entamé à leur tour une formation à l’école nationale de la Police à Bangui. Toute cette équipe sera envoyée à Ndélé », a-t-il dit. 

Depuis le déclenchement de la crise militaro politique de 2013, la sous-préfecture de Kaga Bandoro a été dépouillée des forces intérieures de la police et de la gendarmerie. L’autorité de l’Etat a été aussitôt fragilisée. Les populations ne font que subir les atrocités des groupes armés sans répression aucune. C’est dans ce contexte que les FSI sont formées et sont en train d’être déployées à l’intérieur du pays, dont la ville de Kaga Bandoro.

Auguste Bati-Kalamet

vendredi, 22 mai 2020 15:13 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : L’UJCA plaide pour l’adoption du statut particulier des journalistes

BANGUI, le 05 mai 2020 (RJDH) --- Dans sa déclaration à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, samedi 02 mai, Tita Samba Sole président de l’UJCA, souhaite que l’environnement médiatique Centrafricain soit encadré par un cadre juridique.

Pour l’UJCA, les préalables aujourd’hui pour les acteurs du monde médiatique, c’est l’encadrement de cette profession par des textes juridiques pour combler un certain nombre de carences dans ce sens afin de donner à la presse nationale sa lettre de noblesse. Tita Samba Sole, président de l’Union des Journalistes de Centrafrique : « Je le dis avec beaucoup d’amertumes. Les journalistes ne sont pas bien traités dans ce pays. En ce moment précis, il y a ce problème de la convention collective et du statut particulier du journaliste qui demeure encore l’une de nos préoccupations majeures. Tout ce problème nous fait comprendre que dans ce pays, il n’y a que d’autres entités qui sont prises en charge », dit-il.   

Allant plus loin, la question d’un local qui devrait abriter le siège de l’UJCA, est aussi l’un des sujets évoqués par le président de l’UJCA. « Aujourd’hui les journalistes sont dans la rue même le Haut Conseil de la Communication qui est une institution de la République est en train d’exploiter la maison des affaires étrangères. Il n’y a même pas une maison de la presse car l’ancienne maison nous a été ravie par une décision de la justice. Nous voulons que le gouvernement s’appesantisse sur ces problèmes pour que le journaliste ait au moins sa place dans ce pays », a fait valoir le président de l’UJCA Tita Samba Sole.

Ketsia Kolissio

mardi, 05 mai 2020 15:21 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : L’UJCA demande la protection des journalistes dans la lutte contre le Covid 19

BANGUI, le 05 mai 2020 (RJDH)---A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai de chaque année, dans un contexte où la maladie à coronavirus frappe le monde entier, l’Union des journalistes de Centrafrique ne cache plus ses inquiétudes quant à la protection des journalistes en cette période au regard des dispositifs mis en place pour que ces derniers puissent jouer pleinement leur rôle.

Pour le président de l’UJCA Tita Samba Solet en cette période de crise sanitaire mondiale, les journalistes sont au premier rang dans cette lutte contre cette pandémie mortelle, ce qui selon lui, les exposerait à une contamination. « L’UJCA est en train de s’évertuer de dire au gouvernement et aux partenaires que les journalistes sont exposés, ce sont les mêmes personnes au même titre que le personnel soignant. Ils sont en première ligne, ils travaillent avec des matériels pour prendre du son mais si ces matériels ne sont pas désinfectés et si ces personnes ne sont pas protégées, et même les micros qu’ils utilisent si on ne les désinfecte pas, ils pourraient retransmettre la maladie à plusieurs personnes via les matériels au cas où le micro est infecté la transmission sera inéluctable ».  

Pour ce faire, l’UJCA souhaite un appui consistant du gouvernement ainsi que des partenaires pour la protection des professionnels des médias dans l’exercice de leur travail. « Donc nous demandons à ce que les autorités de ce pays, et ce, à tous les niveaux prennent soins de protéger les journalistes et autres professionnels de médias », a appelé le président de l’Union des Journalistes de Centrafrique.

En plus de problème soulevé par l’organisation des associations des professionnels des media, il n’en demeure pas moins que d’autres questions plus importantes soient aussi évoquées. Il s’agit bien sûr de la convention collective, du statut particulier des journalistes et des cartes de la presse qui, apparemment, ne sont pas encore à l’ordre du jour.

Ketsia Kolissio

lundi, 04 mai 2020 12:31 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Une fillette de 9 ans, victime de maltraitance au quartier Kokoro 3 dans le 3ème arrondissement

BANGUI, le 28 avril 2020 (RJDH) ---Victime de maltraitance et de mauvais traitement des mains de sa grande sœur, une fille âgée de 9 ans a été récupérée la semaine dernière par l’ONG Enfant Espoir de Demain pour une prise en charge post traumatique. Sa grande qui reconnait les faits a échappé de justesse à la vindicte populaire des habitants proche du quartier Kokoro 3 dans le 3ème arrondissement de Bangui.

L’enfant victime de ces sévices corporels, le samedi 19 avril dernier au quartier Kokoro-3, a été ramenée de Berberati par sa grande sœur. 

En compagnie des adultes qui s’y trouvent, une fille de 9 ans, fatiguée, portant sur presque toutes les parties du corps les stigmates d’une violence exercée sur elle. « Quand nous avons rencontré cet enfant, c’était vraiment triste.   Elle a du mal à marcher, et comme si elle avait la tremblote et elle sent un malaise au niveau du bassin, une fois que tu la touches. Ce n’est pas à nous de l’ausculter, mais aux médecins », a rapporté Claver Ibozaqui a eu l’initiative de l’amener à l’ONG Enfant Espoir de Demain.

« Je connais cet enfant depuis qu’elle habitait avec sa grande sœur tout proche de chez nous. Et c’est ce matin, quand je voulais aller au marché, je l’ai rencontré, pâle et elle portait un blouson. Dès qu’elle m’a vue, elle m’a appelé. Présentant une mine triste, je lui ai posé la question de savoir si elle n’était pas malade. C’est à cet instant qu’elle m’a fait savoir qu’elle avait étémolestée par sa grande sœur. J’ai constaté qu’elle porte des cicatrices sur tout le corps », a témoigné Claudia Pomba, l’ex-voisine de l’enfant, avant d’ajouter que l’enfant lui a expliqué qu’elle s’est fait battre par sa grande sœur et son mari avec un fil électrique.

Claudia Doutingaye, la grande sœur de la victime, tout en reconnaissant les faits, se dit dépassée par les caprices de sa cadette. « L’enfant, je ne sais comment vous expliquer. C’est un enfant qui ne dort pas à la maison. Arrivée un jour, elle a passé trois jours à l’extérieur. Je l’ai cherché en vain pour la retrouver. Aux environs de 23h. Dès 4heures du matin, elle est sortie et a quitté la maison. Nous l’avons fouillé jusque la retrouver à une place mortuaire chez le chef du quartier. C’est ainsi que je l’ai ramené pour lui infliger une correction », reconnait-elle.  

Pour Maëva, la victime, c’est le comportement de sa grande sœur qui, d’ailleurs, l’a interdit d’aller à l’école qui la pousse à fuir la maison.

Selon elle, le jour où elle a été torturée par sa grande sœur et son mari, elle revenait d’une rencontre avec ses amies du quartier et que son beau-frère lui a même refusé l’accès au domicile. « C’est à mon retour que j’ai constaté la porte de la maison fermée et ce sont les voisins qui m’ont informé que m’a grande sœur a déménagé. J’ai passé des jours chez des voisins. Un jour, un tonton est venu m’informer qu’ils ont vu la nouvelle maison de ma grande sœur et que je pouvais la regagner ». 

Abordant ce qui lui est arrivée, « un matin, je suis sorti faire le ménage. Ce jour-là, ils m’ont refusé même le repas. Et quand je voulais aller chercher de l’eau, elle m’a sauté dessus. Elle m’a fait entrer de force dans la maison avant de me ligoter les mains et les pieds avec le concours de mon beau-frère. Ils m’ont avec de l’eau, et m’ont copieusement tabassé à l’aide d’un ceinturon et fil électrique, durant tous ces moments, ils ne m’ont rien donné à manger », a fait savoir l’enfant. 

Yvette Agouao Gnadindo, Présidente de l’ONG Enfant Espoir de Demain, a signifié qu’elle a déjà pris contact avec son point focal à Berberati afin d’identifier les parents de la victime sur place. Mais en attendant, la victime et sa grande sœur seront d’abord conduites à la Brigade criminelle avant que l’enfant ne soit transportée à l’hôpital.  L’article 74 du code pénal stipule : « Quiconque aura volontairement fait des blessures ou porté des coups à un enfant au-dessous de l’âge de 15 ans accomplis ou qui l’aura volontairement privé d’aliments ou de soins au point de compromettre sa santé, sera puni d’emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 100.002 à 600.000 francs ».

 

Cyrille Wegue

mardi, 28 avril 2020 14:18 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
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