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DROITS DE L’HOMME

DROITS DE L’HOMME (41)

DROITS DE L’HOMME

Centrafrique: La population de Bakouma réclame une radio locale

BAKOUMA, le 29 mars 2020 (RJDH) --- A Bakouma, au sud-est du pays dans la préfecture de Mbomou, par manque d’information, les habitants de cette localité sont informés de bouche à oreille sur les mesures prises par le Gouvernement pour limiter le risque de la propagation du Covid 19 dans le pays à défaut d’une radio locale.

A l’heure où des campagnes de sensibilisation de lutte contre le Corona virus s’effectuent dans la Capitale, la population de la ville de Bakouma et les périphériques sont encore sous informées en ce qui concerne les consignes contre cette pandémie à défaut d’une station radiophonique. Ce besoin en radio diffusion a été exprimé par les leaders communautaires ce dimanche 29 mars à Bakouma.

Ce qui est qualifié par les leaders communautaires comme une rétention d’information pour les villes éloignées du pays. « Les autorités ecclésiastiques ont continué à organiser des réunions préparatoires de la fête de pâque. Les messages sur les mesures sont transmis de bouche à oreille », a rapporté une autorité locale. Après s’être informées, les autorités de la ville de Bakouma ont suspendu toutes les activités dans la région pour un délai de 15 jours, selon les préceptes du gouvernement.

C’est dans ce contexte que certains habitants de la ville de Bakouma ont exprimé le besoin d’avoir une radio dans la ville afin d’« éviter les rumeurs ». La nouvelle radio installée à Bangassou n’émet pas sur Bakouma et ses environs.

Jean Marie Anibikoumba

 

dimanche, 29 mars 2020 13:22 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Le RJDH tient la première émission dédiée à la lutte contre le COVID 19

BANGUI, 25 mars 2020 (RJDH)---Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) a créé une émission spécifique à la lutte contre le COVID 19, émission dénommée « E TIRI NA CORONAVIRUS » en français, luttons contre le coronavirus. La première édition s’est tenue ce jour en direct sur les 100.5 fm.

Face à l’avènement du COVID 19, l’équipe dirigeante du RJDH a décidé de la création d’une émission interactive consacrée à la lutte contre cette pandémie. Le Coordonnateur National du RJDH Sylvestre Sokambi parle d’un engagement communautaire conforme à la ligne éditoriale du RJDH, « la République qui nous porte tous est menacée et comme organe de presse, nous avons le devoir d’apporter une contribution spontanée, voilà pourquoi l’émission E TIRI NA CORONAVIRUS est créée en plus des actions multiformes que nous menons déjà dans ce cadre », a-t-il justifié. Cette émission, selon le numéro 1 du RJDH, permettra de « répondre quotidiennement aux questions des auditeurs et de combattre à la base le phénomène de fake news et des préjugés qui entourent cette maladie aujourd’hui et qui fragilisent la lutte qui doit être menée », explique Sylvestre Sokambi.

Déjà, le RJDH est engagé dans le processus de vérification et surtout de lutte contre la désinformation avec l’appui d’Internews. Ces derniers jours, tous les articles de vérification sur les fake news ont porté sur les stéréotypes qui entourent le coronavirus, « 100% de nos articles de vérification des faits produits ces deux derniers jours, ont porté sur le Coronavirus parce qu’il y a de nombreux préjugés sur cette maladie en Centrafrique. Cette nouvelle émission est donc la version audio de cet engagement électronique », confie le Coordonnateur National du RJDH.

La première émission dédiée à la lutte contre le Coronavirus a porté sur la présentation générale de la pandémie, son origine, ses symptômes…Elle a été animée à la radio en direct par Marina Moulou Ngatho, cheffe des programmes de la radio fréquence RJDH. A l’ouverture de l’antenne aux auditeurs, Anaïs, visiblement inquiète lance « dites-nous seulement comment on doit se protéger et protéger nos enfants ». Même réaction de la part de Paterne qui s’inquiète du risque de contamination dans les transports en commun, « nous prenons encore les taxis et les bus, n’est pas que nous sommes tous en danger ? ».

Cette émission a permis de mesurer le degré de connaissance des Centrafricains sur cette pandémie. Sur la vingtaine d’appels reçus, onze auditeurs ont affirmé n’avoir pas des connaissances réelles sur les moyens de prévention contre le COVID 19, « nous avons constaté lors de l’émission le faible degré de connaissance sur la maladie et l’inquiétude réelle que porte les Centrafricains » affirme Marina à sa sortie de Studio.

Le RJDH compte tenir au quotidien cette émission interactive qui intéresse déjà de nombreux auditeurs qui ont plusieurs questions à poser aux spécialistes d’où la nécessité d’avoir des experts au studio, vœu exprimé par l’animatrice de l’émission, « il y a trop de questions et beaucoup d’attentes. Nous avons à y apporter des réponses dans ce cas, nous avons besoin des spécialistes ».

La République Centrafricaine a enregistré son premier cas confirmé de COVID 19 le 14 mars 2020. En douze jours, quatre autres cas ont été confirmés et 725 personnes placées en quarantaine, une mesure difficilement respectée par certains sujets, ce qui fait craindre le pire dans un pays au système sanitaire complètement affaibli après plusieurs années de crise militaro-politique.

RJDH

mercredi, 25 mars 2020 17:42 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Des ONG des droits de l’Homme militent pour une loi portant protection des défenseurs des droits humains

BANGUI, le 23 mars 2020 (RJDH) --- Les organisations de défense des droits de l’homme ont échangé longuement, le 21 mars dernier, sur la proposition de loi portant protection des défenseurs des droits humains en Centrafrique. L’objectif de cette rencontre est d’impliquer toutes les organisations des défenseurs des droits de l’homme dans le processus de la validation de ce projet de loi.

Le principal enjeu de cette rencontre initiée par le Réseau des Organisations de défense des droits l’homme (RONGDH) est de voir les activistes des droits de l’homme évoluer dans un contexte juridique serein encadré par une loi. Ce cadre juridique est « un parapluie », pour toutes personnes qui s’engagent dans la protection des droits humains. Un document de 4 chapitres repartis en 23 articles, en partant de la définition du terme défenseurs des droits humains, en son article 1. L’article 5 porte interdiction de sanctionner les défenseurs des droits humains.

Il est inadmissible que « les défenseurs des droits de l’homme utilisent des textes de loi pour défendre des compatriotes et les défenseurs ne disposent pas de couverture juridique, en cas des éventuels dérapages dans l’exercice de leur fonction. Il s’avère important que nous ayons une couverture juridique », a souligné Maitre Bruno Hyacinthe Gbiegba.

Ces activistes, selon Jean Jacques Mathamalé, coordonnateur du CIEDD, « sont tenus au respect de la Constitution, des textes de loi et des intérêts publics de la République Centrafricaine, selon l’article 9 de ce projet de loi. Cette loi se présente en plusieurs points, dont la responsabilité des autorités envers les activistes de droits humains, le respect des textes par les acteurs eux-mêmes et envers la société », a expliqué le coordonnateur.

Ce projet de loi a été initié en 2018. Les exemplaires de ce document juridique ont été distribués dans plusieurs institutions de la République, dont le parlement, la Présidence et la primature.

Auguste Bati-Kalamet   

lundi, 23 mars 2020 15:38 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Un pasteur mis en cause dans une affaire de trafic d’enfants

BANGUI, le 27 février 2020 (RJDH)---Le pasteur Etienne Kotokoa, ancien président de l’Association des Eglises Coopération Evangélique de Centrafrique est accusé par un groupe de femmes de son église d’organiser un trafic d’enfants. Ces veuves qui réclament leurs enfants, ont exprimé leur mécontentement en plein centre-ville de Bangui le 26 février dernier.  

Le dossier remonte à 2015 lorsqu’un groupe d’enfants admis à l’orphelinat tenu par le pasteur Etienne Kotokoa, s’envole pour la France. Il s’agirait, selon les sources du RJDH, de l’adoption de ces enfants dont les parents réclament aujourd’hui le retour.

En sanglot, Léocadie Yassérégue, une des plaignantes parle d’une véritable affaire d’escroquerie, « nous avons été dupées. Moi, c’est après la mort de mon mari que le pasteur Etienne Kotokoa a interné mes trois enfants dans son orphelinat. Quelque temps il m’a annoncé que les Blancs vont venir prendre les enfants pour les amener en France et après ils vont me ramener les enfants. Mais cela fait 5 ans aujourd’hui que je suis sans nouvelle », explique cette femme visiblement désespérée.

Une autre veuve dit compter sur les autorités pour avoir une idée claire sur ses trois enfants, « nous sommes fatigués parce que le pasteur ne dit pas où il a envoyé nos enfants et comment on peut entrer en contact avec eux. C’est pourquoi j’appelle le gouvernement à agir pour nous aider » lance-t-elle en larme.

Le pasteur Etienne Kotokoa, contacté par le RJDH, n’a pas souhaité se prononcer sur cette affaire qui croit monter de toute pièce par ses détracteurs pour nuire à sa personnalité. L’affaire est pendante devant la justice depuis le mois d’octobre 2019. Les veuves, mères des enfants partis en Europe sans le consentement des parents, ont été auditionnées à plusieurs reprises par le parquet. Selon des informations proches du parquet, les enquêtes sur ce dossier sont toujours en cours.

Ce dossier touche une dizaine d’enfants dont l’âge varie entre 4 et 11 ans. L’adoption est régie en Centrafrique par le code de la famille qui exige le consentement des parents.

Paméla Dounian –Doté

vendredi, 28 février 2020 09:40 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme facilite la sensibilisation sur la CPS à Boali

BANGUI, le 27 février 2020 (RJDH) --- Dans le cadre d’une campagne de sensibilisation sur la Cour Pénale Spéciale, le RJDH a organisé le samedi 22 février à Boali une activité sur le fonctionnement de la cour. La population de Boali se félicite de cette activité et appelle la Cour et le RJDH à étendre ce projet dans les autres communes de la sous-préfecture.

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) a symboliquement choisi la ville de Boali, qui a aussi été secouée par les violences, pour faire connaitre la cour selon Romain Sylvestre Sokambi, Coordonnateur du RJDH. « Le RJDH, en tant qu’organisation non gouvernementale œuvrant dans le domaine de défense de droit de l’Homme, a toujours privilégié la vulgarisation des instruments juridiques des structures judiciaires afin de permettre à la population, l’accès le plus facilement possible à ces structures-là et de connaitre ce qui s’y fait », a fait savoir Romain Sylvestre Sokambi.

« C’est dans ce cadre que nous avons conclu un projet avec la CPS à travers le PNUD afin de vulgariser la cour Pénale Spéciale qui est une cour mixte que les centrafricains ne connaissent pas très bien aujourd’hui. Nous avons choisi la ville de Boali pour aller vers cette population en commun accord à la Cour Pénale Spéciale pour que la structure soit présentée à la population et c’était un honneur pour nous et pour les populations qui attendaient voir les émissaires de la CPS venir entrer en contact avec elles et le RJDH a facilité ce contact là et nous en sommes fière », a soutenu le Coordonnateur national du RJDH.

La Cour doit aller vers les centrafricains, a estimé Théophile Momokoama, porte-parole de la CPS. « Nos compatriotes de Boali, comme beaucoup d’autres dans les autres localités de la RCA, ont besoin exactement d’un accompagnement.   A travers les activités que nous menons avec les différentes unités de la paix, nous leur offrons les possibilités de bien s’informer à un niveau égal. Les autorités judiciaires avec les organisations de la société civile et d’autres acteurs qui pourtant vont nous aider à faire en sorte que s’ils ont les dossiers des plaintes, qu’ils soient accompagnés vis-à-vis de la CPS.

 Pour cela, en poursuivant, le porte-parole de la CPS a indiqué que « ce qui est très intéressant dans ce dispositif-là, c’est  la coopération de la radio Fréquence RJDH avec la radio locale ICDI, qui a diffusé en direct pour l’ensemble de la population de Boali, mais également ils ont un relai sur l’ensemble du territoire national, c’est un dispositif qui nous a beaucoup plu et nous pensons que l’écho des activités des informations liées à la radio RJDH, est un écho très favorable qui a pu toucher un large public au-delà même de la localité de Boali».  

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation sur la CPS mise en Œuvre par le RJDH.

Paméla Dounian –Doté

jeudi, 27 février 2020 16:15 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme facilite la sensibilisation sur la CPS à Boali

BANGUI, le 27 février 2020 (RJDH) --- Dans le cadre d’une campagne de sensibilisation sur la Cour Pénale Spéciale, le RJDH a organisé le samedi 22 février à Boali une activité sur le fonctionnement de la cour. La population de Boali se félicite de cette activité et appelle la Cour et le RJDH à étendre ce projet dans les autres communes de la sous-préfecture.

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) a symboliquement choisi la ville de Boali, qui a aussi été secouée par les violences, pour faire connaitre la cour selon Romain Sylvestre Sokambi, Coordonnateur du RJDH. « Le RJDH, en tant qu’organisation non gouvernementale œuvrant dans le domaine de défense de droit de l’Homme, a toujours privilégié la vulgarisation des instruments juridiques des structures judiciaires afin de permettre à la population, l’accès le plus facilement possible à ces structures-là et de connaitre ce qui s’y fait », a fait savoir Romain Sylvestre Sokambi.

« C’est dans ce cadre que nous avons conclu un projet avec la CPS à travers le PNUD afin de vulgariser la cour Pénale Spéciale qui est une cour mixte que les centrafricains ne connaissent pas très bien aujourd’hui. Nous avons choisi la ville de Boali pour aller vers cette population en commun accord à la Cour Pénale Spéciale pour que la structure soit présentée à la population et c’était un honneur pour nous et pour les populations qui attendaient voir les émissaires de la CPS venir entrer en contact avec elles et le RJDH a facilité ce contact là et nous en sommes fière », a soutenu le Coordonnateur national du RJDH.

La Cour doit aller vers les centrafricains, a estimé Théophile Momokoama, porte-parole de la CPS. « Nos compatriotes de Boali, comme beaucoup d’autres dans les autres localités de la RCA, ont besoin exactement d’un accompagnement.   A travers les activités que nous menons avec les différentes unités de la paix, nous leur offrons les possibilités de bien s’informer à un niveau égal. Les autorités judiciaires avec les organisations de la société civile et d’autres acteurs qui pourtant vont nous aider à faire en sorte que s’ils ont les dossiers des plaintes, qu’ils soient accompagnés vis-à-vis de la CPS.

 Pour cela, en poursuivant, le porte-parole de la CPS a indiqué que « ce qui est très intéressant dans ce dispositif-là, c’est  la coopération de la radio Fréquence RJDH avec la radio locale ICDI, qui a diffusé en direct pour l’ensemble de la population de Boali, mais également ils ont un relai sur l’ensemble du territoire national, c’est un dispositif qui nous a beaucoup plu et nous pensons que l’écho des activités des informations liées à la radio RJDH, est un écho très favorable qui a pu toucher un large public au-delà même de la localité de Boali».  

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation sur la CPS mise en Œuvre par le RJDH.

Paméla Dounian –Doté

jeudi, 27 février 2020 16:10 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : La MINUSCA enregistre une réduction de violations et abus des droits de l’Homme

BANGUI, le 20 février 2020 (RJDH) --- La MINUSCA a documenté neuf cas d’incidents, d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire en Centrafrique. Au moins 13 victimes ont été enregistrées du 12 au 19 février. Un bilan présenté ce mercredi 19 février par le Porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro lors d’une conférence hebdomadaire de la mission onusienne dans le pays.

Selon la MINUSCA, il y a une baisse de violations des droits de l’homme. Les préfectures du Mbomou et de la Nana-Mambéré, sont les plus touchées par les abus et violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire. Du 12 au 19 février, au moins neuf incidents sont documentés par la mission onusienne et qui ont fait 13 victimes.  Ces cas sont attribués aux quatre groupes armés notamment le FPRC, les 3R, l’UPC qui ont commis ces violation graves. Toutes ces violations ont affecté environ 13 victimes.

Parmi les violations enregistrées et documentées, « il y a des meurtres, des traitements cruels et inhumains, des viols ainsi que la destruction et pillage de propriétés. Les régions les plus touchées par ces incidents graves sont la Nana Mambéré et le Mbomou », a fait savoir Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

Une campagne de sensibilisation de lutte contre les violations des droits des enfants est envisagée par la Minusca en faveur des dix leaders communautaires de Bangui, Bimbo et Bégoua afin d’« agir pour la protection des enfants contre les violations graves de leurs droits commises lors des conflits armés ».

« Cette campagne concerne la lutte contre les violations graves de leurs droits commis dans les conflits armés. Ces six violations des droits des enfants se présentent comme suit, recrutement et utilisation, meurtre et mutilation, viol et autres formes des abus sexuels, attaque contre les écoles, dénis humanitaire », a-t-il dit.

Ce bilan des incidents de la semaine dernière est revu en baisse. Neuf cas de violations et abus des droits de l’Homme sont enregistrés contrairement aux 23 incidents documentés du 5 au 12 février.

Auguste Bati-Kalamet.

jeudi, 20 février 2020 14:36 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : "La situation des droits de l’homme en RCA reste inquiétante", selon Yao Agbetse

BANGUI, le 15 février 2020 (RJDH)---En mission en Centrafrique du 3 au 12 février, Marc Yao Agbétsè, l’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en Centrafrique, a relevé que la situation des droits de l’homme s’est améliorée mais reste encore insatisfaisante face aux journalistes ce mercredi.

En visite en Centrafrique du 03 au 12 février, l’expert indépendant sur la situation de Droit de l’homme en RCA, Yao Agbetse, déplore la surpopulation à la maison carcérale de Ngaragba, ce qu’il qualifie de violation des droits de l’homme.

« La première chose qu’on remarque lorsqu’on arrive à Ngaragba, c’est la surpopulation carcérale. Et cela est une situation qui porte les germes de violations des droits de l’homme au niveau de l’administration pénitentiaire », dit-il, tout en relavant qu’il y a beaucoup d’éléments qui encouragent cette situation, « il y a beaucoup d’éléments qui concourent à la surpopulation carcérale, il y a d’abord la détention préventive ou la détention provisoire, lorsque les enquêtes préliminaires ne sont pas faites dans le délai, lorsque les investigations que les officiers des polices judiciaires (OPJ) doivent mener ne sont pas menées dans les délais, les juges ne peuvent pas se prononcer sur les cas et donc cela entraine de la surpopulation carcérale », fait-il remarquer.

 Cette surpopulation se justifie aussi par le manque d’infrastructures carcérales dans les provinces, a indiqué l’expert indépendant des Nations-Unies sur la situation des droits de l’homme en Centrafrique. « L’autre élément, c’est qu’étant entendu que les infrastructures pénitentiaires de l’arrière- pays ne sont plus fonctionnelles, la plupart des détenus des provinces sont à Bangui, c’est donc un élément qu’il faut considérer. L’une des recommandations c’est de faire en sorte que dans l’arrière-pays, les infrastructures pénitentiaires puissent être réhabilitées et que les prisons à Bangui puissent être soulagées puis cette question de surpopulation carcérale puisse être résorbée », recommande Yao Agbetse.

Cette visite s’effectue conformément à la mise en œuvre de la résolution 39/19 du conseil des droits de l’homme des Nations-Unies.

 Jocelyne Nadège Kokada

samedi, 15 février 2020 13:21 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

 

Centrafrique : Une plateforme de la société civile mise en place pour la redynamisation de l’administration pénitentiaire

BANGUI, le 12 février 2020(RJDH) ----Les organisations de la société civile ont décidé de mettre en place une « plateforme » pour appuyer les reformes du système pénitentiaire en République. Cette plateforme a pour objectif de promouvoir et défendre les droits humains en milieu carcéral par rapport à la stratégie nationale de démilitarisation. Les membres du bureau ont été mis en place ce mardi 11 février 2020 à Bangui.

Sept membres sont élus ce mardi 10 février 2020 à l’issue d’une assemblée générale qui a regroupé huit organisations nationales dont le RJDH, la LCDH et la Planète Femmes. Alain Kizinguere, de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme(LCDH), coordonnateur national de la plateforme de la société pour l’appui aux réformes du système pénitentiaire en RCA, définit les tâches de cette structure, « l’objectif de cette plateforme est d’appuyer la mise en œuvre de la stratégie nationale de démilitarisation en RCA. C’est un grand plan qui vise à aider au respect des droits humains dans le milieu carcéral. Ce travail est aussi d’aider le gouvernement à mettre en place ce plan pour qu’il y ait une amélioration des conditions de détenus dans le pays », a-t-il présenté.

Cette structure est appelée à contribuer à la mise en œuvre de la stratégie nationale de démilitarisation des établissements pénitentiaires en République Centrafricaine.

« Au niveau des prisonniers, il y a un problème. La prison c’est vrai que c’est un lieu pour punir les personnes en conflit avec la loi, mais, c’est aussi un lieu dans lequel les gens peuvent apprendre des petits métiers pour qu’à la fin qu’il y ait une réinsertion sociale. Donc pour le faire le travail, il faut l’appui de la société civile », a soutenu Alain Kizinguere, coordonnateur national de la Plateforme.

Notons qu’en juillet 2019, un comité technique de suivi de la mise en œuvre de la stratégie nationale de démilitarisation a été créé par un arrêté ministériel n°010 signé par le Ministre de la Justice Flavien Mbata. Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme en République Centrafricaine est l’une des structures des Droits de l’Homme impliqué dans la mise en œuvre de la stratégie nationale.

RJDH.

mercredi, 12 février 2020 13:33 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Des officiers et agents de police judiciaire formés sur les nouvelles techniques d’enquête sur les VBG

BANGUI, le 07 Février 2020 (RJDH) ---Les acteurs judiciaires centrafricains entrent en une session de formation de 10 jours, depuis lundi 3 février dernier, sur les techniques d’enquête en matière de violences sexuelles basées sur le genre y compris les violences sexuelles liées au conflit. Une session de formation organisée sur financement du Programme des Nations-Unies pour le Développement.

Tout indique que les enquêtes sur des cas des VBG sont souvent difficiles pour les OPJ et/ou APJ. C’est dans cette optique que les principaux acteurs judiciaires engagés dans l’établissement des faits pour la manifestation de la vérité, notamment les officiers et agents de police judiciaire, voient leur capacité renforcer pour faire face à des situations des violences faites aux femmes.

Jean Claude Zoubanda, Inspecteur principal de la police centrafricaine, a reconnu ces difficultés auxquelles ils font souvent face. « Après les dernières crises que notre pays a connues, il y a eu trop de violences sur les femmes à travers des statistiques, c’est impressionnant. D’où nécessité de renforcer au fur et à mesure la capacité de nos techniciens c’est-à-dire nos OPJ et APJ afin qu’ils soient mieux outillés pour faire face à cette fatalité », a fait savoir l’officier de police. 

En poursuivant, il a relevé l’importance de ces nouvelles techniques qui leur permettraient de ficeler les procédures au niveau de parquet, « l’arme d’abord d’un APJ et d’un OPJ, c’est d’avoir toutes les connaissances de base et une fois aguerrie pour ficeler une procédure, cela ne posera pas problème parce que toutes nos difficultés au niveau du parquet, c’est lorsque les procédures sont mal ficelées »,a-t-il indiqué, avant de préciser que, « si les procédures sont mal montées, pour un auteur d’une infraction accompagné de son conseil, c’est cela qui engendre aussitôt une mise en liberté et que nous crions au scandale qu’il y a corruption et on en fait toute une interprétation alors que ce n’est pas une réalité », conclue Jean-Claude Zoubanda.

D’après une enquête menée en 2019 par le ministère de la sécurité publique, 2077 victimes ont été recensées représentant ainsi une augmentation de 7 % par rapport aux cas recensés en 2018. C’est pour cette raison que le gouvernement centrafricain et le département de la justice font de la lutte contre les violences basées sur le genre, une priorité.

Sandra Belly

vendredi, 07 février 2020 13:34 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
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