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DROITS DE L’HOMME

DROITS DE L’HOMME (64)

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Centrafrique : « Enfants Espoir de Demain » plaide pour le ravitaillement de cantine scolaire de Boufolo

BANGUI LE 24 Juin 2020, (RJDH) ---, L’ONG « Enfants Espoir de Demain » a procédé à la réhabilitation de l’école Boufolo en 2018 avec l’appui de l’ONG, Finn Church, ainsi que l’instauration de cantine scolaire. Aujourd’hui, le ravitaillement de cette cantine scolaire peine à se concrétiser, faute d’appui. Appel lancé à l’occasion de la journée internationale de l’enfant Africain.

Une éducation de qualité, gratuite, obligatoire et adaptée à tous les enfants de l’Afrique.  « Ce thème choisi par l’Union Africaine nous interpelle tous», a fait savoir Mme, Yvette Agouo Gnadindo, Présidente fondatrice de l’ONG, « Enfant Espoir de Demain ».

Pour elle, ce thème de l’Union Africaine a toujours été le cheval de bataille de son organisation qui en 2018 a procédé à la réhabilitation de l’école du village BOUFOLO, situé à 40 km de Berberati sur l’axe Gamboula. « Les enfants de ce village devraient parcourir 30 km à pied en aller-retour pour se rendre à l’école des villages voisins de Barka-Basso ou Nassolé. Ceux-ci arrivaient épuisés, le ventre vide et d’autres préféraient aller aux champs où ils pouvaient se mettre quelque chose sous la dent. Aussi en saison des pluies aucun enfant ne se rendait à l’école ».

En décembre 2018, l’ONG, Enfant Espoir de Demain a fait dons de kits scolaires aux élèves de cette école et les plus méritants ont reçu également des cadeaux de Noël. « Une fois ces remises de kits scolaires, l’effectif des élèves s’est accru allant de 300 à plus de 500 enfants et l’ONG FINN CHURCH AID en partenariat avec Enfants Espoir de Demain a procédé à une seconde réhabilitation par la construction d’autres salles de classe, d’une cuisine, latrine et E.E.D est dans l’attente d’aide des partenaires pour le fonctionnement et le ravitaillement de la cantine scolaire », a indiqué la Présidente de l’E.E.D.

L’idéal de cette cantine scolaire selon la Présidente Fondatrice, Yvette Agouo Gnadindo est d’offrir une chance équitable à tous les enfants de la région et d’avoir un accès à une éducation de qualité.   « La création de Enfant Espoir de Demain en 2017, a pour vocation l’instruction des enfants vulnérables, la protection des enfants et leur réinsertion dans le tissu familial. Son lancement officiel s’est déroulé à Berberati car l’organisation se veut plus particulièrement proche des villages là où les populations notamment les enfants en ont le plus besoin », a-t-elle fait savoir.

« Nous avons actuellement des kits scolaires et nous attendons de recevoir de l’aide pour l’acheminement jusqu’à Boufolo. Mais nous n’allons pas rester seulement à Bangui, Enfants Espoir de Demain » va s’atteler à sillonner l’arrière-pays et chercher à aider les enfants des villages les plus démunis à obtenir une scolarité digne, à encourager les parents à envoyer leurs enfants à l’école, à l’instar du village BOUFOLO, car les enfants sont l’avenir de la RCA », a-t-elle précisé.

Depuis la création de cette ONG dont le siège est logé à Fatima-1, Rue de la Paix dans le 6ème Arrondissement à Bangui,  elle mène ses activités sur ses fonds propres. Le second volet de ses actions s’articule autour de la protection des enfants.

Depuis le mois de mars 2020, Enfant Espoir de Demain a apporté son soutien moral et matériel à une petite fille de 09 ans qui a été maltraité par sa demi-sœur au quartier Kokoro-3.

L’enfant a été admise au centre d’accueil, « Centre Béthanie » dans le 2ème arrondissement de Bangui. « L’Enfant Espoir de Demain avait pris attache avec ses parents à Berberati pour leur informer de la situation. Dans le centre  susmentionné, l’enfant a rapidement retrouvé le sourire, la joie de vivre et l’affection qui lui avaient fait défaut depuis de très nombreux mois. Le dossier de la petite Maeva se trouve en ce moment au parquet du Tribunal de Bangui », a fait savoir, Yvette Agouo Gnadindo.

Aux dernières nouvelles, la petite fille Maeva est arrivée à Berberati le vendredi 19 juin 2020. Elle a été accueillie par le Directeur Régional des Affaires Sociales en présence de l’équipe locale de l’« Enfant Espoir de Demain » avant d’être remis à son père. Pour tout contact, l’Enfant Espoir de Demain (E.E.D). Tel: +236 72-14-92-05 /+236 75-95-75-91 / (WhatsApp):+1 914-608 2088 /Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Cyrille Wegue

mercredi, 24 juin 2020 15:36 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Moussa Fadoul, ancien maire du 3e arrondissement de Bangui, s’en est allé

BANGUI, 24 juin 2020 (Moussa Fadoul, ancien maire du 3ème arrondissement de Bangui, arrêté et détenu en la prison du camp militaire de Camp de Roux, est décédé dans la soirée de ce mardi 23. Ses parents, quant à eux, ont fait savoir qu’il aurait été maltraité et subi des tortures psychologiques en prison.

Détenu à la prison militaire de Camp de Roux à Bangui, il y a 14 mois, Moussa Fadoul est décédé dans la soirée de ce mardi 23 juin alors qu’il a été transféré dans un hôpital de la place pour des soins intensifs. A en croire ses proches parents, les services pénitenciers sont les seuls responsables de son décès car, depuis plus deux semaines son état de santé s’est dégradé, et ce, malgré leur incessante demande de pouvoir le conduire à l’hôpital.

En réponse aux allégations de mauvais traitement qu’aurait subi l’ancien maire du 3e, les services pénitenciers de leur côté ont indiqué que le défunt aurait consommé des produits dopants, ce qui selon eux, serait à l’origine de sa mort.

Les autres détenus, face à cela, ont manifesté pour revendiquer de meilleures conditions de détentions. Mais un dialogue est ouvert entre eux et les responsables de prison pour apaiser la situation.

Pour rappel, il a été arrêté au mois d’avril 2019 au quartier Ngou-ciment, dans le 5e arrondissement de Bangui, par l’OCRB (office central de répression du banditisme) lors d’une tentative de vol d’un minibus de l’ONG internationale DRC (Conseil danois pour les réfugiés). Il est mort sans être jugé par la Cour d’Appel de Bangui.

Vianney Ingasso

 

 

mercredi, 24 juin 2020 15:17 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : le Haut-Commissariat des Nations-Unies relève des violences perpétrées par des groupes armés signataires de l’accord de paix

BANGUI, 22 juin 2020 (RJDH)--- Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) reste préoccupé par les graves violations des droits humains commises en République centrafricaine (RCA), notamment à l’encontre des enfants par les groupes armés. Le rapport a été présenté par la commission des droits de l’homme au Conseil des droits de l’homme la semaine dernière.

Même si le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) « des évolutions positives dans le pays depuis le début 2019 avec l’installation d’une Commission vérité, justice et réconciliation », il n’en demeure pas qu’il reste préoccupé par les graves violations des droits humains commises en République centrafricaine (RCA), notamment à l’encontre des enfants.

Devant le Conseil des droits de l’homme, la cheffe adjointe des droits de l’homme de l’ONU a noté avec inquiétude que les attaques contre les civils et les autres violations des droits humains restaient monnaie courante dans ce pays.  « Quelques 634 incidents de violations des droits de l’homme impliquant 1.092 personnes, dont 156 femmes, 118 garçons et 72 filles, ont été documentés entre septembre 2019 et mai 2020 », a déclaré jeudi soir, la Haut-Commissaire adjointe aux droits de l’homme, Nada Al-Nashif.

Certains des groupes armés, qui sont pourtant signataires de l’accord de paix, sont ainsi accusés de « continuer à tuer, mutiler et maltraiter des civils ». Les abus et violations documentés se sont concentrés dans les préfectures périphériques du pays, dans le nord-ouest de l’Ouham et l’Ouham-Pendé, et dans les zones centrales de la Haute-Kotto, du Bamingui-Bangoran et de l’Ouaka.

« Plus de 90 % de ces attaques contre les civils ont été attribuées à des groupes armés pourtant signataires de l’accord de paix », a-t-elle fait savoir. 

Dans le même temps, les agents de l’État, en particulier les Forces armées de la RCA (les FACA), la police et la gendarmerie ont été responsables de 54 cas de violations des droits de l’homme depuis septembre, impliquant 67 victimes. Cela représente environ 8 % du nombre total de violations documentées.

Revenant sur les affrontements dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, Mme Al-Nashif a indiqué que ces violences se sont déroulées dans un climat de terreur, ayant opposé des éléments armés des factions Rounga et Goula du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC). « L’une des victimes est une fillette de sept ans qui a été décapitée, et l’autre un bébé de quatre mois dans le dos de sa mère - toutes deux tuées », a ajouté la Haut-Commissaire adjointe. « Les rapports selon lesquels des enfants ont été utilisés comme boucliers humains pour empêcher le déploiement efficace des soldats de la paix des Nations unies sont particulièrement inquiétants », a dénoncé la Cheffe adjointe des droits de l’homme de l’ONU, tout en relevant que « des écoles ont été pillées et deux ont été incendiées ».

« Il est regrettable que des groupes armés qui avaient répondu à l’appel pour un cessez-le-feu du Secrétaire général continuent leurs exactions », a-t-elle déclaré. Les groupes qui ont signé l’Accord de paix doivent mettre un terme aux violations des droits des enfants. Il faut également que l’ensemble des acteurs s’abstiennent de tout discours de haine, a souligné la Haut-Commissaire adjointe. 

En écho à la présentation de la Haut-Commissaire adjointe, l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine a estimé que les groupes armés signataires de l’accord de paix ont commis de multiples violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, malgré leurs engagements au titre de l’accord.  « Les groupes armés signataires de l’accord de paix ont commis de multiples violations des droits de l’homme en vertu du droit international humanitaire, au moins 80 % des 446 violations en 2019 étant attribuées aux groupes armés », a affirmé Yao Agbetse.

M. Agbetsea par ailleurs a alerté sur les conséquences des affrontements entre groupes armés qui risquent de se transformer en conflits intercommunautaires, notamment à Bria en janvier, et à Ndélé en mars et avril 2020, appelant les autorités centrafricaines à être les garantes de la paix.

RJDH

lundi, 22 juin 2020 15:13 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : « Les exploitations forestières ne bénéficient pas au peuple autochtone », selon Zéphirin Mogba

BANGUI, le 15 juin 2020 (RJDH)--- Les autochtones ne jouissent pas des retombées économiques et financières des exploitations forestières, selon la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance dans un rapport publié fin mai dernier.

Zéphirin Mogba, président de la commission permanente spécialisée n°3, a relevé dans le rapport de sa mission des manquements dans la redistribution des redevances forestières qui ne bénéficient pas aux peuples autochtones dans ces zones. Pour lui, ces autochtones vivent dans des conditions de vie difficiles et exposés à la maladie à coronavirus. Car ils sont en contact permanent avec les responsables des sociétés d’exploitations des bois. « Dans le cas de coronavirus, rien n’est prévu pour les minorités quand nous étions dans les campements à Mbata, Batalimo, Salo et autres…les gens vivent à même le sol et ils sont dans une situation d’insalubrité. Comment peuvent-ils éviter la contamination du moment o$ il n’y a même pas des kits de lavage des mains ».

Face à cette situation, selon Zéphirin Mogba, la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance compte élaborée un projet dans ce sens au gouvernement. « Nous avons élaborés un projet que nous soumettrons d’ici là au Gouvernement, d’abord, et aux partenaires pour voir la situation spécifique des peuples autochtones pourvu qu’on leur pourvoie des kits de lavage des mains. Aujourd’hui c’est le projet Zangha-Sangha et WWF qui ont procédés au confinement par forêt de ces peuples, parce que s’ils restent en contact permanent avec les Bilo, c’est-à-dire les communautés non autochtones, c’est facile pour eux de contracter la maladie parce qu’on les utilise pour des travaux domestiques et s’ils sont contaminés ils vont tous mourir en forêt », dit-il.

Pour la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance, les populations de ces zones pour la plupart n’ont pas accès aux services sociaux de base voire la structure sanitaire.

 Ketsia Kolissio

mardi, 16 juin 2020 17:38 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Le RJDH crée une plateforme des journalistes pour la lutte contre les violences basées sur le genre

BANGUI, le 10 juin 2020(RJDH)----Une plateforme composée de douze journalistes de différents organes de la capitale et de Bambari est mise en place ce mardi 09 juin à Bangui à l’issue d’une formation organisée conjointement par le RJDH et l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique dans le cadre du projet « Partenariat stratégique » financé par l’ONG Cordaid. L’objectif de cette plateforme est de lutter contre les différentes formes de violences basées sur le genre dans le pays.  

Les violences basées sur le genre notamment, physiques, le déni de ressources, les violences verbales, le viol et autres continuent d’être perpétrées en Centrafrique. Ces faits constituent donc une violation du droit fondamental à la vie, la liberté et la dignité humaine. Une stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre face à ces multiples cas de violences, a été mise en place par le gouvernement centrafricain. Malgré, ces instruments, les violences persistent toujours dans le pays.

C’est dans ce contexte que le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme et l’Association des Femmes juristes de Centrafrique, partenaires de Cordaid, ont créé une plateforme composée des journalistes dont l’objectif consiste à développer des stratégies de communication sur ces de pratiques liées aux VBG. Le travail est de produire des émissions, des articles  et des reportages sur ces différentes thématiques afin de contribuer au changement de comportement.

Narcisse Dibert, Assistant chef projet au RJDH, a défini les grandes tâches assignées à ces professionnels de média à savoir, d’abord la mise en place de cette plateforme et la production des émissions relatives aux VBG, « dans le programme de partenariat stratégique, un des volets d’activités consiste à mettre en place une plateforme des journalistes qui vont travailler sur les questions aujourd’hui des violences basées sur le genre. Après la création de cette plateforme, l’équipe sera dotée d’outils nécessaires, je voudrais parler des enregistreurs, des facilités de transport et les moyens de communication pour pouvoir réaliser ce travail qui entre dans le programme de lutte contre les VBG dans le pays ».

Ces journalistes ont été formés sur les différents modules notamment le traitement médiatique des VBG, la communication pour le changement de comportement, la définition des concepts genre, VBG développés par  les intervenants des organisations de la société civile, l’AFJC, l’UMIRR, les magistrats.

Cette initiative est portée par le RJDH dans le cadre du projet stratégique, lobbying et plaidoyer financé par l’ONG internationale Cordaid en Centrafrique. Ce partenariat regroupe différentes organisations telles que, LCDH, CERCLE, RJDH, AVED et bien d’autres.

RJDH.

mercredi, 10 juin 2020 15:17 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : La famille d’un jeune homme retrouvé mort dans les locaux de la police à Bayanga, exige des enquêtes sur les circonstances

BAYANGA, 09 Juin 2020 (RJDH) --- Le décès d’un jeune homme d’une vingtaine d’années dans le commissariat de Bayanga le dimanche dernier, laisse planer des doutes dans les esprits dans la ville. Sa famille exige des enquêtes pour établir les circonstances du décès.

De sources locales, le jeune homme a été interpellé le mardi dernier par la police locale. Il a été accusé d’avoir volé une somme de 23000 FCFA. Le samedi 6 juin, il a été retrouvé mort dans la chambre de sûreté du commissariat de Bayanga dans la Sangha-Mbaere. La police est directement indexée par la famille du défunt d’être à l’origine du décès.

« Les policiers auraient refusé de lui donner à manger pendant quatre jours. Les résultats médicaux prouvent qu’il est mort de diète et de déshydratation », a fait savoir une source hospitalière.

Les services de police parlent de suicide par pendaison, « il est mort de suite d’une pendaison. Des traces sont visibles autour de coup de la victime, il se serait donné la mort lui-même », telle est la thèse de la police.  

La famille du défunt exige des enquêtes pour faire la lumière sur les circonstances de sa mort.

Prosper Séké-Kouali

mardi, 09 juin 2020 15:28 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Une organisation des droits de l’homme soutenue par Cordaid, compile les dossiers des victimes afin de saisir la CPS

L’OCDH a déclenché le processus de compilation des dossiers des victimes afin de saisir la Cour Pénale Spéciale. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet Partenariat Stratégique porté par l’ONG internationale Cordaid.

Les victimes ont une fois de plus et ce pour la 5ème année consécutive, exigé des autorités la justice. C’est ce qui transparait dans leur déclaration rendue publique, ce 11 mai 2020. Le projet partenariat stratégique tente de faciliter ce processus. L’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH) a engagé depuis quelques semaines, le processus de compilation des dossiers des victimes afin de saisir la justice sinon la Cour Pénale Spéciale.

Il s’agit d’une action réclamée par les leaders des victimes. Hervé Lidamon, président d’une association des victimes l’a souligné dans une émission au RJDH en ces termes,  « les victimes ont besoin de soutien multiforme qui doit venir de partout. En matière de justice, les victimes ne connaissent pas grand-chose c’est pourquoi l’appui des spécialistes de droit ou des organisations de défense des droits de loi, est nécessaire et souhaité ».

Selon Nicaise  Doukoua, responsable des programmes, OCDH travaille déjà avec cinq associations des victimes nationales qui ont de nombreux membres. Cette organisation de défense des droits de l’homme a déjà visité et discuté avec plusieurs victimes à qui l’on a demandé de déposer des dossiers qui devront être traités avant que l’organisation puisse aider ces victimes à aller vers la Cour Pénale Spéciale. Mme Francine Ndémadé, présidente de l’Association des Victimes des Crises Militaro-Politique (AVCPM), loue cette initiative qui constitue une réponse aux attentes des victimes qui commencent, selon elle, déjà à perdre espoir, « cette organisation a engagé cette démarche qui a mon avis, est louable pare que nous, victimes, avons soif de la justice et nous le demandons toujours. Avec cet appui juridique, je pense que les victimes retrouveront l’espoir et ce que je souhaite c’est que d’autres organisation suivent l’exemple de OCDH parce que vous le savez, les victimes sont incalculables ».  

Selon les informations reçues auprès de OCDH, après l’enregistrement des dossiers, 20 seront retenus par OCDH pour être transmis aux avocats qui sont déjà identifiés pour accompagner les victimes à aller vers la justice. De sources bien informées, un pool de cinq avocats est déjà mis en place pour faire le suivi des dossiers des victimes.

Au sein de OCDH, on reconnait l’ampleur de la demande, « nous avons visité cinq associations de victimes et discuté avec les membres. Je pense que la demande est forte. Nous allons en fin de processus sélectionner 20 dossiers pertinents sur lesquels nous allons travailler pour que justice soit rendue. Dans l’émission « Regard des Auditeurs » du RJDH de la semaine dernière, le porte-parole de la Cour Pénale Spéciale, Théophile Momokoama a fait savoir que la cour travaille déjà afin que la justice soit rendue, « déjà le bureau du procureur est à pied d’œuvre donc les attentes des uns et des autres sont bien entendues ».

Le travail que l’OCDH est en train de faire est l’aboutissement du projet partenariat stratégique qui depuis 2016, soutient les victimes des crises centrafricaines.                    

                                       Sylvestre Sokambi

mardi, 02 juin 2020 15:29 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Le Premier Ministre promet la justice aux victimes lors de la commémoration de la journée du 11 mai

 Dans une interview collective accordée à la presse nationale à l’occasion de la journée du 11 mai, le Premier Ministre Firmin Ngrebada s’est dit déterminé à favoriser l’accès des victimes à la justice.

La justice est indispensable, c’est l’essentiel de la réponse que le Premier Ministre centrafricain aux journalistes lors de la commémoration de la journée du 11 mai 2020. Firmin Ngrebada qui l’année dernière, avait promis la réparation a, cette année promis la justice qui est en fait, la ligne dorsale de la déclaration que les victimes ont faites pour marquer l’édition 2020 de la journée en mémoire des victimes, « le gouvernement que je dirige sous l’impulsion du chef de l’Etat, est engagé et déterminé à favoriser un climat propice à la justice. Nous avons entendu vos attentes qui sont d’ailleurs légitimes, c’est pourquoi avec les partenaires nous faisons tout pour que la Cour Pénale Spéciale prenne forme et travaille sur le terrain », a expliqué le Premier Ministre devant un parterre de journalistes.  

La promesse du Premier Ministre est diversement appréciée par les victimes. Certaines croient en ce que dit le gouvernement tandis que d’autres estiment que c’est de la tromperie. « Vous me demandez ce que je pense de l’engagement du Premier Ministre ? Mais, moi je suis en attente de la justice et ce n’est pas aujourd’hui que le gouvernement nous promet la justice. C’est depuis la transition donc  pour moi, les paroles ne tiennent plus je veux des actes », a confié une enseignante, membre d’une des associations de victimes.

Une autre victime estime que le gouvernement a déjà beaucoup fait pour rapprocher la justice des victimes, « avant on ne connaissait rien sur la justice transitionnelle et autres. Mais, aujourd’hui il y a beaucoup de gens qui connaissent cela et sont engagés à aller vers la justice. Je pense qu’il faut encourager les autorités et un Premier Ministre ne peut pas dire les choses à la volée ».

La justice est une priorité pour les victimes centrafricaines. Depuis que le 11 mai est déclarée journée en mémoire des victimes, les associations ne font que placer la question de justice en premier plan afin d’attirer l’attention des autorités et des partenaires sur cette question. Aujourd’hui, il y a des signaux qui apparaissent et qui méritent d’être renforcés. On peut parler de la Cour Pénale Spéciale qui est déjà sur plusieurs enquêtes à travers le pays.

RJDH 

mardi, 02 juin 2020 15:23 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Les membres de la Plateforme PARSP-RCA outillés sur la prévention de Covid-19

BANGUI, 01 Juin 2020 (RJDH) --- La Plateforme des ONG nationales d’appui aux réformes du système pénitentiaire a initié ce samedi 30 mai à Bangui, une dizaine de membres de ladite structure, sur les techniques de sensibilisation sur le Covid-19. Le but est de lutter contre la propagation de cette pandémie en milieu carcéral à Bangui et Bimbo.

L’objectif de cette initiation est de descendre dans les centres carcéraux afin de sensibiliser les détenus sur le danger de Covid-19, son impact social, économique et vital. Avant cette descente sur le terrain, il est important de faire savoir aux membres des ONG affiliées, les techniques d’entretien avec les personnes détenues, car elles ont un mode de vie spécifique.

La prise en charge des personnes privées de leur liberté ne se limite pas seulement au niveau des dons des kits de lavage des mains, « il faut leur parler au préalable, les sensibiliser sur le danger qu’apporte cette pandémie en milieu carcéral. Le strict respect des consignes médicales est le moyen le plus efficace pour éviter le Covid-19 », a expliqué Alain Kizinguéré, coordonnateur de la Plateforme PARSP-RCA.

Dans cette lancée, il est revenu sur le rôle que doivent jouer ceux qui ont été initiés, « lorsque nous regardons le chiffre des 1011 cas enregistrés, 23 guéris et deux décès, ce qui veut dire que cette maladie a déjà pris une connotation communautaire. Il faut communiquer régulièrement à la communauté environnante. La spéculation prouve que 1011 personnes porteuses du Covid-19, peuvent à leur tour, propager », s’inquiète le coordonnateur.

Après cette formation, les agents pénitentiaires seront outillés sur le respect des consignes médicales en milieu carcéral, afin d’éviter le pire. Les détenus ont droit d’être protégés sur le plan sanitaire, alimentaire et environnemental.

 Auguste Bati-Kalamet.

lundi, 01 juin 2020 11:57 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : La LCDH annonce le prochain transfert des dossiers des victimes à la CPS  

BANGUI, 27 Mai 2020 (RJDH) --- Certains dossiers des victimes en cours de traitement par la LCDH seront transférés à la Cour Pénale Spéciale pour des informations judiciaires. L’annonce a été faite par le Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme Joseph Bindoumi ce mardi 26 mai 2020 à Bangui. 

Ces dossiers concernent les récents événements de Ndélé, de Paoua, de Obo et d’autres crimes graves qui relèvent de la compétence de la CPS. Une fois traités, ils seront transférés à la Cour Pénale Spéciale pour des procédures judiciaires, indique Joseph Bindoumi, président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme, « ces crimes contre l’humanité, de guerre, constituent une violation des droits internationaux. Des civiles, des enfants, ont été tués innocemment. Des lieux de culte ont été profanés, nul n’est au-dessus de la loi, nous contribuons auprès de la CPS, pour que les auteurs répondent de leurs actes », a fait savoir le président de la LCDH.

Plusieurs structures de défense des droits humains, dont la Ligue Centrafricaine pour les Droits (LCDH), se sont engagées à lutter contre l’impunité en Centrafrique. La LCDH travaille en collaboration avec la Fédération Internationale pour les droits de l’Homme (FIDH), la Cour Pénale Internationale (CPI), la Cour Pénale Spéciale (CPS) et les juridictions ordinaires sur les questions des droits humains.

Pour des raisons de confidentialité, plusieurs dossiers ont été enregistrés, « nous taisons les régions, l’identité des présumés auteurs, les victimes, les témoins, voire ce que font les juges de cette Cour. Le travail d’enquête s’effectue d’une manière surtout confidentielle. Mais, la pandémie du Covid-19 a occasionné un retard dans le traitement des dossiers, malheureusement, nous vous rassurons que les premières audiences, verrons son exécution», a-t-il fait savoir.

La Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme a enregistré, documenté et transféré plusieurs dossiers des crimes graves, crime contre l’humanité, crime de guerre à la CPS. / Auguste Bati-Kalamet.

mercredi, 27 mai 2020 11:51 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
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