Imprimer cette page

Centrafrique : Environ 500 personnes libérées des centres carcéraux

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Centrafrique : Environ 500 personnes libérées des centres carcéraux

BANGUI, 12 mai 2020 (RJDH) --- Le Directeur général des services Judiciaires, Alain Gbanzialé a confirmé ce 11 mai, la libération d’environ 500 détenus dont 15 mineurs, sur toute l’étendue du territoire national, dans le cadre de lutte contre la pandémie de Covid-19. Une enquête est ouverte sur certains agents pénitentiaires qui auraient conditionné la sortie de la prison par la formalité.

Un décret présidentiel portant libération de certains prisonniers auteurs des infractions mineures a été accompli à Bangui et à l’intérieur du pays. Le total des bénéficiaires s’élève à environ 500 personnes libérées. Cette mesure concerne une catégorie des détenus, dont les personnes âgées, les mineurs, les femmes enceintes et les femmes allaitantes, les personnes souffrant des pathologies chroniques médicalement établies.

Le rapport établi par les services pénitentiaires, se présente comme suit, à la maison centrale de Ngaragba, « 204 prévenus, 91 inculpés et 67 condamnés ont été libérés.  15 mineurs ont été décontractés, 20 malades ont bénéficié de cette grâce », a confirmé le directeur général des services judiciaires Alain Gbanzialé.

Au centre carcéral pour femmes de Bimbo, poursuit-il, cette grâce a pris en compte les femmes allaitantes, les femmes enceintes, les personnes âgées, « nous avons enregistré une femme allaitante, des femmes de troisième âge, des femmes qui commis des infractions. Nous avons environ 15 femmes libérées à la maison d’arrêt de Bimbo », a ajouté le directeur général, avant de confirmer qu’environ 500 personnes ont été libérées à Bangui, Bimbo et à l’intérieur du pays.

Il a martelé que toute libération est gratuite et sans aucune condition, « une enquête est ouverte sur ces cas de formalité qui fait l’objet d’allégation. Si nous constatons la véracité des faits, les auteurs seront poursuivis et sanctionnés même au niveau la fonction publique. Ceci constitue une mauvaise exécution de la mesure prise par une très haute autorité du Pays », a suggéré le magistrat Alain Gbanzialé.

L’UNICEF procédera à la réunification des 15 mineurs libérés, dans le but de favoriser leur réinsertion sociale. Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a la charge de ce processus de l’unification des enfants aux parents.

Auguste Bati-Kalamet

Lu 324 fois
mardi, 12 mai 2020 14:28 Écrit par  In JUSTICE
Batikalamet

Dernier de Batikalamet

Connectez-vous pour commenter