Centrafrique : Silence du Ministère de Commerce autour de flambée des prix des produits de première nécessité

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Centrafrique : Silence du Ministère de Commerce autour de flambée des prix des produits de première nécessité

BANGUI, le 01er avril 2020 (RJDH)---Face à la flambée de prix des produits sur les marchés, le ministre du Commerce n’a pas voulu accorder une interview à la presse sur la question de la hausse des prix. Laquelle hausse est contraire aux dires des autorités qui ont clairement affirmé que les restrictions faites à la frontière entre la RCA et le Cameroun n’engagent pas l’importation des marchandises dans le pays.

 « Le ministre dit qu’il va aller à la prière. Donc il n’est pas disponible pour l’instant à nous recevoir », c’est la réponse formulée par un responsable du ministère de commerce aux journalistes du RJDH ayant émis le vœu de rencontrer le ministre du Commerce sur la question en date du vendredi 27 mars dernier.

Lors d’une réunion le 20 mars dernier avec les grossistes, les représentants des associations des Koli et Wali Gara, le ministre du commerce qui devait présider la réunion, mais empêché, a désigné son collègue des PME/PMI d’assurer la réunion. 

Au sortir de la réunion, le ministre des PME/PMI avait instruit les grossistes à indiquer officiellement les prix des produits sur les ondes des radios de la place. Ce qui malheureusement n’a pas été fait jusqu’à présent.

Selon les informations RJDH, des agents censés descendre sur le terrain pour vérifier les prix, attendent une note officielle pour descendre sur le terrain mais en vain. « Pour l’instant, nous attendons une note ministérielle qui pourrait nous couvrir à descendre sur le terrain. Mais la note peine à sortir », a indiqué au RJDH un cadre au ministère de Commerce sous couvert d’anonymat.

Pour un autre cadre au ministère du commerce, « certains cadres au ministère du commerce sont impliqués dans la corruption. Chaque week-end, les commerçants ou les grossistes leurs fournissent soit du carburant, des crédits de communication voire de la nourriture », a confié cette source qui a requis l’anonymat. Une situation qui, selon elle, crée un climat d’inimitié entre ces derniers et les grossistes. Donc, ils sont incapables de prendre des mesures drastiques contre ces grossistes qui, aujourd’hui, « font de spéculations sur les prix sans que la loi leur oblige à le faire ».

Devant ces constats et face au silence du ministère en cette période de crise de Covid 19, le RJDH a tenté plusieurs fois d’entrer en contact avec le chef du département sur les spéculations. Le ministre du commerce n’a pas souhaité se prononcer sur cette question.

En sillonnant certains lieux comme la CCCG en passant par les boutiques d’alimentations ANA et Maram ainsi que Foberd, les prix varient d’un endroit à un autre.

Un sac de riz de 50 kg est passé de 24 mille francs à 28 500 frs chez ANA. Et à CCCG, un sac du sucre de 50 kg est passé à 33 500F, tandis qu’un sac de farine est à 25000 à Maram alors qu’avant, le sac du sucre se vendait à 30.000 frs et celui de farine à 21 000.

Une boite de lait, Nido en poudre de 900 grammes qui se vendait à 6000 frs est actuellement à 8 500 chez Foberd. Face à cette situation et malgré les plaintes des centrafricains, rein ne semble bouger du côté du gouvernement centrafricain

RJDH

Lu 194 fois Dernière modification le jeudi, 02 avril 2020 15:53
mercredi, 01 avril 2020 16:33 Écrit par  In ECONOMIE
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