Centrafrique : Le gouvernement exige le départ du pays de quatre cadres de la mission onusienne

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Centrafrique : Le gouvernement exige le départ du pays de quatre cadres de la mission onusienne

BANGUI, le 19 février 2020 (RJDH)---Les autorités de Bangui ont demandé le départ de quatre cadres de la MINUSCA, la mission des Nations Unies en Centrafrique depuis 2014. La demande a été signée du Ministre centrafricain des Affaires Etrangères.

Zlako Bars Dimitroff, chef de bureau de Coordination, Torres Ray, Directeur des Affaires Politiques, Carlos  José, responsable de la coordination du 3ème arrondissement de Bangui et Keita Mamady Rouge, agent de la MINUSCA détaché dans le 3ème arrondissement, sont les quatre cadres de la MINUSCA visées par le gouvernement qui veut leur départ en l’espace d’une semaine.  

Comme pour justifier sa décision, le gouvernement centrafricain accuse ces cadres de « comportements et agissements antinomiques au code de bonne conduite » qui encadre les relations entre l’Etat centrafricain et la MINUSCA. Les quatre cadres pourraient, selon la lettre du Ministre des Affaires Etrangères, intéressés la justice centrafricaine s’ils ne quittent pas le pays dans le délai, précise le gouvernement centrafricain.

Les autorités de Bangui sortent les gros moyens dans ce dossier 24 heures seulement après une manifestation organisée par des jeunes du Mouvement des Patriotes Centrafricains pour la Paix  (MPCP) pour appeler au départ de ces agents de la MINUSCA. Simple coïncidence ou arrangement subtil ?

De sources autorisées, le mouvement à la base de cette idée bien qu’officiellement tenu par des jeunes centrafricains, est porté dans l’ombre par un sujet ivoirien qui est conseiller à la présidence de la République. La décision prise par le gouvernement au lendemain de la manifestation des jeunes patriotes ne surprend guère. Le défilé des membres du gouvernement lors de la manifestation et l’attention portée à cette initiative étaient pour préparer la décision ultime qui est tombée ce 18 février 2020.  

Alors, l’idée du départ de Zlako Bars Dimitroff, Torres Ray, Carlos  José, et Keita Mamady Rouge viendrait de hautes autorités qui ne digèrent pas les rapprochements entre certains leaders de groupes armés et ces agents de la MINUSCA. Dans ce cas de figure, la MINUSCA peut engager des discussions avec le haut sommet de l’Etat pour éviter de perdre la face ou s’exécuter pour ne pas pousser le gouvernement à mettre en application les mesures fortes pour aussi sauver sa face. Il est possible que les cadres ciblés soient affectés dans une autre mission des Nations Unies comme le souhaite le libellé de la lettre du gouvernement centrafricain.

Interrogé, Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSA, a fait savoir que des "discussions sont ouvertes avec le gouvernement centrafricain au sujet des collègues accusés d'être en connivence avec des groupes armés".

RJDH

Lu 165 fois Dernière modification le mercredi, 19 février 2020 14:44
mercredi, 19 février 2020 13:07 Écrit par  In Politique
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