Centrafrique : Une charte nationale pour améliorer la qualité de soins validée par le gouvernement

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Centrafrique : Une charte nationale pour améliorer la qualité de soins validée par le gouvernement

BANGUI, le 12 février 2020 (RJDH)---Le ministère de la Santé et de la population, l’OMS et le Réseau des personnes vivant avec le VIH/SIDA ont validé une charte nationale pour améliorer la qualité de soins en Centrafrique. Ce document a été validé le mardi 11 février 2020 à Bangui, à l’occasion de la journée internationale des malades célébrée à travers le monde.

La célébration de cette journée selon Docteur Patrick Eba, directeur pays de l’ONUSIDA en Centrafrique, révèle d’un caractère particulier, « l’ONU SIDA est très honorée de commémorer cette journée sur trois raisons. Premièrement c’est de mettre un projecteur sur les malades, c’est-à-dire les personnes les plus vulnérables, nous la célébrons sur la charité et l’humanisme qui sont chers à toutes nos religions, mais aussi à toutes nos sociétés », explique le Directeur-pays.

De quatre coins du pays nous sommes tous confrontés à ce problème de soins et de stigmatisation qui n’encouragent jamais l’atteinte des objectifs fixés sur l’amélioration et la réduction du taux de virus VIH/SIDA d’où nécessité de créer un Etat de droit des soins des qualités aux patients, souligne Patrick Eba. « Cette épidémie du VIH a montré que sans la qualité, sans le respect de droit des patients, nous n’atteindrons pas à nos objectifs de réalisation de la santé. C’est pour cette raison que la vision même de l’ONU SIDA s’articule autour de trois (3) éléments : zéro nouvelle infection à VIH, Zéro décès lié au VIH et zéro discrimination. Ces trois zéros, ici en République Centrafricaine, cette exigence de qualité de respect se pose avec beaucoup d’acuité ».

Le ministre de la santé Dr Pierre Somse, appelle au respect à la dignité humaine. « Il s’agit pour nous, de saisir l’opportunité de la journée mondiale des malades pour renverser les tendances pour que l’hôpital soit un endroit où règne le respect, l’humanisme, l’amour pour que les droits des patients soient respectés. Nous voulons aussi que les comportements changent autour de la question de santé, que tout le monde se mobilisent, le Gouvernement, la société civile et les populations pour offrir des soins de qualité tout en respectant les droits des patients », a recommandé le ministre de la santé et de la population Dr Pierre Somsé. 

Instaurée en 1992 par le Pape Jean Paul II, cette journée est célébrée à Bangui ce mardi 11 février 2020. Elle a permis au gouvernement d’attirer l’attention du personnel soignant en ce concerne l’accès médicaux aux personnes qui ont besoin dans le pays.

 Ketsia Kolissio.

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mercredi, 12 février 2020 13:46 Écrit par  In SANTE
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