Centrafrique : Les professionnels outillés sur le traitement des questions de la sécurité alimentaire et nutritionnelle

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BANGUI, le 19 Décembre 2019 (RJDH) ---- Des professionnels des media centrafricains sont désormais capables de produire des émissions sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle après une série de formation de deux jours du 18 au 19 décembre, initiée par l’ONG internationale Action Contre la Faim.

La malnutrition est l’un des problèmes majeurs de santé publique en République Centrafricaine, car elle contribue à la mortalité infanto-juvénile ainsi qu’à l’aggravation du taux élevé de la mortalité maternelle. D’où nécessité, selon l’ONG Action Contre la Faim, d’impliquer les professionnels des médias Centrafricains dans la lutte contre ce fléau.

Nino Ludick, Coordonnatrice terrain, précise que « l’activité a pour but d’avoir une meilleure compréhension des conséquences négatives de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle en vue de l’élaboration de matériels médiatiques. Ce dernier domaine vise à influencer les décideurs politiques et économiques en mobilisant l’opinion publique d’accorder un intérêt particulier aux médias car ces derniers jouent un rôle crucial dans la diffusion de l’information et la sensibilisation sur la question liée à la sécurité alimentaire et la nutrition en République Centrafricaine », croit-elle.

En 2018, la RCA s’est dotée d’une politique de nutrition qui trouve ses fondements dans le plan national de développement sanitaire de 2e génération qui vise à réduire le taux des  malnutritions. Pour le directeur des soins de santé primaires, Constant Sirkolo « la mise en œuvre de cette politique nécessite le concours de toutes les parties prenantes notamment les médias que vous représentez car vous  avez un rôle très  important dans l’information et la sensibilisation de nos population et dans l’éveil de conscience de nos décideurs », a souhaité Constant Sirkolo.

 A l’issue de  cette formation, les journalistes centrafricains sont à même de traiter les questions liées à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que ces conséquences  afin d’attirer l’attention des décideurs ainsi que des acteurs à s’y mettre pour réduire ce fléau.

Martial Steve Mbétissinga, journaliste participant à cet atelier, croit que «nous pourrions donc vulgariser les informations sur les conséquences ou bien les causes de la malnutrition afin d’attirer l’attention des décideurs et partenaires à agir beaucoup plus dans la prise en charge des personnes souffrant de la malnutrition.  La réalisation des émissions ou des interviews ou encore des enquêtes doivent tenir compte d’un certain nombre d’aspects et c’est ce que nous ferons prochainement, par ce que le taux du décès des enfants de moins de 5 ans liées à cette pandémie est de 45 % au pays, d’où nécessité de sensibiliser la population sur la prévention de la malnutrition et les décideurs ainsi que la communauté  internationale sur la question », a promis le journaliste.    

Selon le  rapport d’OCHA de cette année, la moitié de la population Centrafricaine soit 50 % est menacée par l’insécurité alimentaire dont les plus touchés sont les enfants et les femmes enceintes et allaitantes.

Lu 330 fois Dernière modification le vendredi, 20 décembre 2019 17:02
vendredi, 20 décembre 2019 19:46 Écrit par  In HUMANITAIRE
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