Centrafrique : Flambée des prix de produits de première nécessité à Obo dans le Haut-Mbomou

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Centrafrique : Flambée des prix de produits de première nécessité à Obo dans le Haut-Mbomou

BANGUI, 20 Novembre 2020 (RJDH) ---La ville de Obo dans le Haut-Mbomou connait une flambée de prix des produits de première nécessité. Pour s’approvisionner, les habitants éprouvent d’énormes difficultés à cause de l’état des routes et l’insécurité grandissante dans les régions. Une situation déplorée par les populations qui en appellent au renforcement des dispositifs sécuritaires proche de la frontière.

La ville est située à environ 1000 kilomètres de Bangui. De par sa situation géographique, elle est ravitaillement par le Sud-Soudan qui partage sa frontière avec la RCA à cause de son éloignement avec la capitale. Les habitants ont du mal à s’approvisionner en produits de première nécessité, ce qui selon eux, occasionne la hausse des prix dans la ville et ses environs. Le savon, l’huile végétale, le sucre et bien d’autres produits sont rares dans la localité. Le prix d’un sac de sucre par exemple, est aujourd’hui à 120.000 frs alors dans la capitale, c’est à 36500 frs et le 1kilogramme du sucre qui coutait 1000 frs à Bangui est vendu à 7500f à Obo.  

Thibaut Doumia, un habitant de la ville de Obo explique que dans ces conditions dans lesquelles vivent ces Centrafricains à l’Extrême-est du pays, « nous vivons dans des conditions très difficiles. Les prix des denrées alimentaires sont très élevés. Prenant le cas du sucre où un sac de sucre coute 120000 frs cela fait que certaines populations n’ont pas les moyens pour s’en prémunir et sont obligées de prendre du café sans sucre. Le Savon que vous achetez à 150frs à Bangui ici c’est à 750 Frs. Donc en tous cas nous vivons vraiment dans des conditions précaires. Ce n’est qu’une partie de problème que nous rencontrons dans cette ville », a déploré ce dernier.

Cette situation se complique davantage à cause des conditions sécuritaires et la dégradation de la route entre la ville d’Obo et le Sud-Soudan, explique Irène Ndoté, une commerçante à Obo, « en allant vers Bambouti, vraiment il est difficile d’emprunter cette route juste à plus de 100 Kms. Il faut de fois passer plus d’un mois de route, alors imaginez le calvaire et cela s’ajoute la situation sécuritaire sur l’axe Mboki par ce que ces zones sont contrôlées par les éléments de l’UPC d’Ali Darass », a-t-elle énuméré.

Depuis plusieurs années, les voies sont impraticables à cause de l’insécurité. Les produits de première nécessité proviennent beaucoup plus de la frontière soudanaise qui ravitaille la ville. Ketsia Kolissio.

Lu 198 fois Dernière modification le vendredi, 20 novembre 2020 21:30
vendredi, 20 novembre 2020 14:43 Écrit par  In ECONOMIE
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