Centrafrique : la pacification de la ville de Kaga-Bandoro se renforce et des vies se reconstruisent

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Centrafrique : la pacification de la ville de Kaga-Bandoro se renforce et des vies se reconstruisent

KAGA-BANDORO, le 16 novembre 2020(RJDH)----Durant l’année 2019, la ville de Kaga Bandoro, dans la préfecture de la Nana Gribizi située au Centre de la République centrafricaine, a été marquée par plusieurs cas de violences. L’absence d’activités socio-économiques expose les jeunes de la ville à l’enrôlement dans différents groupes armés qui sont les principaux acteurs de violences et plusieurs femmes et jeunes filles y ont été victimes des violences basées sur le genre.

En plus des exactions, le tissu social et les relations intercommunautaires, du fait des conséquences de ces violences, étaient tendus dans les zones de retours spontanés où les problèmes liés à l’accès aux terres se posaient également avec acuité. Les périodes de la transhumance étaient, pour la plupart du temps, marquée autour de Kaga Bandoro par les vols des bétails suivis de représailles sur la population civile et constituent ainsi un des facteurs de la dégradation de la cohésion et du climat sécuritaire. Ce qui a mis la population locale dans une grande vulnérabilité.

Grace au soutien financier obtenu de l’Union Européenne (UE), l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a mis en œuvre de janvier à septembre 2020 le projet de Réduction de la Violence et Stabilisation des Communautés à Haut Risque Sécuritaire qui vise à réduire les violences qui sévissaient à Kaga Bandoro à la suite de la crise de 2013. Ce projet a couvert la ville de Kaga Bandoro. Plus de 1300 personnes parmi lesquels près de 800 hommes et plus de 500 femmes âgés de 18 à 35 ans, issus tous de la ville sont bénéficiaires de ce projet qui a pour objectif global d’améliorer la situation sécuritaire et la résilience des communautés par la réintégration socio-économique de la jeunesse désœuvrée à risque d’être impliquée dans la violence.

Aujourd’hui la mise en œuvre de ce projet a eu pour impact matériel la construction d’un centre des jeunes, d’un marché communautaire, d’un stade à deux tribunes, la canalisation suivie des poses des dalletes dans la ville de Kaga Bandoro et la formation à ces  plus de 1300 bénéficiaires sur les thématiques de la cohésion sociale, la coexistence pacifique, le dialogue inter/intracommunautaire, la communication non violente, la lutte contre les violences basées sur le genre, la citoyenneté et l’éducation civique. Le gain de la paix et de la cohésion est le plus grand bénéfice de la mise en œuvre de ce projet arrivé à point nommé pour la population de Kaga Bandoro.

« Avec ce projet et grâce à l’engagement des jeunes et adultes issus de toutes les composantes de la population de Kaga Bandoro, nous avons pu améliorer la situation sécuritaire et la résilience des communautés par la réintégration socio-économique de la jeunesse désœuvrée le plus souvent impliqués dans la violence à travers des petits revenus obtenus grâce aux activités de cash for work des formations professionnelles qui ont permis aux bénéficiaires d’avoir aujourd’hui chacun une activité génératrice de revenus », juge Gerard Nkurunziza.

Pendant des mois, la forêt de Yagarandji sur l’axe Ndomété-Dékoa était une zone où des braquages étaient fréquemment commis. En déployant les activités de cash for work sur le tronçon avec une présence continue des bénéficiaires et les revenus issus de leur activité, les braquages ont considérablement diminué. Pendant que les activités de ce projet dans la ville de Kaga Bandoro ont pris fin, elles se poursuivent encore dans les villages Ndomété et Dissikou et dans la préfecture de la Kémo.

RJDH.

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lundi, 16 novembre 2020 20:47 Écrit par  In HUMANITAIRE
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