Centrafrique : la situation humanitaire toujours préoccupante dans le pays, selon le chef de l’humanitaire de l’ONU

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Centrafrique : la situation humanitaire toujours préoccupante dans le pays, selon le chef de l’humanitaire de l’ONU

BANGUI, 08 octobre 2020 (RJDH)--- Alors que le pays s’apprête à aller aux élections dans prévues en décembre prochain et malgré des progrès significatifs depuis 2013 et 2014, la situation humanitaire demeure très difficile, a averti mardi le chef des affaires humanitaires de l’ONU, affirmant que le pays se trouve à un moment critique.

Dans sa présentation de la situation humanitaire en Centrafrique, le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, a déclaré que 2, 8 millions de Centrafricains sont dans le besoin d’assistance humanitaire.  « Aujourd'hui, 2,8 millions de Centrafricains ont besoin d'aide humanitaire et de protection, soit près de 60% de la population du pays… Les violations croissantes commises par les groupes armés créent de nouveaux déplacements et de nouveaux besoins humanitaires. Et bien sûr, tout cela est aggravé par l'impact de la Covid-19 », a fait savoir le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, lors de l’ouverture des travaux d’une réunion virtuelle destinée aux Etats membres portant sur la RCA.

Le Coordonnateur humanitaire a déploré la situation sécuritaire dans le pays, rendant « plus dangereux le contexte de travail pour les humanitaires », soulignant que « rien qu'au cours des neuf premiers mois de cette année, deux collègues humanitaires sont morts et 21 ont été blessés dans des incidents ».

A l’approche du renouvellement de mandat de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA), prévue à la mi-octobre par le Conseil de sécurité, M. Lowcock a appelé les Etats membres à « continuer de donner la priorité à la protection des civils dans leurs engagements en RCA, étant donné les nombreux risques et la dynamique des conflits dans le pays et dans la région au sens large ».

Pays en crise depuis 2013 avec le renversement du pouvoir de Bozize par la Seleka, une coalition rebelle à majorité musulmane, « L’Etat peine à livrer les services de base et ces lacunes doivent être comblées par les humanitaires », a expliqué M. Lowcock. 

 « J'espère qu'aujourd'hui inspirera le financement des agences humanitaires », a souhaité Mark Lowcock avant de conclure : « le peuple de la République centrafricaine a besoin de notre aide maintenant et nous ne devons pas le décevoir. Ils ont tellement souffert », appelle-t-il les bailleurs de la réponse humanitaire en Centrafrique

Vianney Ingasso

 

 

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jeudi, 08 octobre 2020 13:26 Écrit par  In HUMANITAIRE
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