Centrafrique : une journaliste du RJDH maintenue à la brigade criminelle

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Centrafrique : une journaliste du RJDH maintenue à la brigade criminelle

BANGUI, 07 aout 2020 (RJDH)---Jocelyne Nadège Kokada, une journaliste du RJDH qui réalisait un reportage sur le circuit de délivrance des cartes d’identité est maintenue plus de 3 heures, ce vendredi 7 août 2020, à la Direction des Services de Police Judiciaire (DSPJ).

Elle a été arrêtée par la Direction de la police judiciaire (DSPJ) pour avoir enquêté sur le prix truqué de la confection des cartes d'identité nationale en Centrafrique. Ce prix avait été fixé à 4500, voté dans la loi des finances par les députés. Mais, un arrêté ministériel du gouvernement l'a ajusté à 6750 XAF.

Ce dossier suivi par notre consœur à but d'une dénonciation lui a valu plus de 3 heures de temps passées à DSPJ. Son dictaphone confisqué lui avait été remis au moment de sa libération.

« Après 4 heures de 30 minutes à la direction des services de police judiciaire (DSPJ), la journaliste du Réseau des journalistes pour les Droits de l'homme Nadège Kokada est libérée et ramenée à la rédaction mais nous allons continuer l'enquête sur le circuit de délivrance de la Carte Nationale d'identité pour laquelle un centrafricain débourse plus de 10 000 frs pour s'en prémunir », a déclaré Romain Sylvestre Sokambi, Coordonnateur du RJDH.

Il y a de cela quelques semaines, les élus de la nation se sont prononcés sur le respect de la loi en ce qui concerne le prix actuel de la carte nationale d’identité à 4500 frs. Aujourd’hui, malgré la mise en garde à l’endroit des ministères concernés, les centrafricains continuent de payer les frais qui officiellement fixés à 6000 FCFA et à cela s’ajoutent les frais de photocopies qui se chiffrent à 750 frs.

RJDH

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vendredi, 07 août 2020 15:20 Écrit par  In DROITS DE L’HOMME
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