Centrafrique : le gouvernement centrafricain favorable au retour du chef rebelle de l'UPC à Bambari

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Centrafrique : le gouvernement centrafricain favorable au retour du chef rebelle de l'UPC à Bambari

BANGUI, 31 juillet 2020 (RJDH)---Le leader de l’UPC, Ali Darassa, sera réinstallé à Bambari dans les prochains jours, selon un accord signé à Bangui le 30 juillet entre le gouvernement et le chef rebelle.

Selon le document d'accord entre les deux parties, et adoubé par les garants et facilitateurs de l'APPR du 06 février 2019, le Chef de l'UPC Ali Darassa reçu en toute discrétion à Bangui, le 25 juillet dernier par le Premier ministre Firmin Ngrebada à Bangui, au cours de cette entrevue, aurait montré sa bonne volonté à favoriser le retour de l’autorité de l’Etat et le déploiement des agents recenseurs de l'Autorité Nationale des Elections (ANE) dans les zones sous son influence.

Les discussions avec le chef rebelle de l’UPC à la Primature s’articulaient essentiellement autour de son rapprochement avec le mercenaire soudanais Moussa Assymei, qui s'est fait parler de lui durant les heures sombres de la Seleka en 2013, son alliance avec le 3R de Sidiki Abbas, le processus de désarmement des combattants, la déclaration de l’UPC relative à la relocalisation des pasteurs peuls réfugiés venus de la RDC et la sécurisation du processus électoral.

En contrepartie, selon les termes de l'accord, " le gouvernement créera les conditions pour l'installation de Monsieur Ali Darassa à Bambari à l’exemple de Monsieur Sidiki Abass. Le renforcement d’un mécanisme efficace et de consultation permanente entre le Gouvernement et les leaders des ex groupes armés, l’UPC en l’occurrence".

Allant plus loin, Ali Darassa s’engage à ne pas faire obstruction à la restauration de l’autorité de l’Etat, et à retirer ses hommes de Bambouti dans un plus bref délai et annulera son alliance avec les 3R.

En clair, cette annonce fera grincer des dents au sein de la classe politique et la société civile. Car Ali Darassa avait été contraint de quitter Bambari en février 2017 sous pression de la MINUSCA.

Vianney Ingasso

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vendredi, 31 juillet 2020 14:28 Écrit par  In Politique
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