Centrafrique : recrudescence de violences dans le pays, l'Observatoire Centrafricain des Droits de l'Homme prend position

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Centrafrique : recrudescence de violences dans le pays, l'Observatoire Centrafricain des Droits de l'Homme prend position

BANGUI, 10 Juin 2020 (RJDH) --- Au regard de pic de violences enregistré récemment dans le nord-ouest du pays, l’Observatoire Centrafricain des droits de l’Homme (OCDH) a pris position ce mardi 09 juin à Bangui, en interpellant la MINUSCA et le gouvernement à prendre des mesures qui s’imposent pour réduire la nuisance de ces rebelles et faciliter les opérations prochaines d’enrôlement des électeurs.

Les populations civiles des préfectures de la Nana Mambéré, de l’Ouham, de l’Ouham Pendé vivent sous pression des groupes armés de MPC d’Alkatim,  FPRC d’Abdoulaye Hissene, RJ et 3R d’Abbas Sidiki. Plusieurs barrières illégales ont été érigées, des cas d’exploitation et d’abus sexuels ont été enregistrés, des commerçants font l’objet de rançonnage. Face à cette situation, l’OCDH sans prendre des gants accuse la MINUSCA d’être complice de ces exactions perpétrées contre la population, « Sidiki Abbas est choyé. Il perçoit un salaire en tant que ministre conseiller à la Primature. Il a défié le gouvernement et la MINUSCA. Il était sorti de cortège officiel la fois dernière pour reprendre le maquis au vu et au su de l’opinion nationale et internationale », a dénoncé Mathias Barthélémy Morouba, Coordonnateur de l’OCDH.

Ce dernier temps, poursuit-il, Sidiki a lancé  des menaces dans un communiqué contre le gouvernement et la MINUSCA annonçant des éventuelles attaques,« aujourd’hui, plusieurs régions sont attaquées effectivement par les éléments des 3R. La base de la MINUSCA a été attaquée à Pougol par ces hommes et les casques bleus des Nations Unies ont été désarmés.  La Minusca est là avec un mandat robuste pour mettre hors d'état de nuire tous ceux qui vont se mettre en marge de la paix, et pourtant, ils en sont les garants et facilitateurs », a-t-il martelé.

Le 22 juin prochain, dit-il, le peuple centrafricain est appelé à se faire enregistrer sur la liste électorale, mais pas dans ce climat d'insécurité. « Nous demandons aux garant et aux facilitateurs de garantir la sécurité de la population pendant les opérations électorales, d’ici et maintenant. Nous craignons que les paisibles citoyens soient encore victimes des atrocités des ennemis de la paix. Nous sommes dans l’obligation de faire valoir nos droits aux élections démocratiques et apaisées », a suggéré Maitre Mathias Barthélémy Morouba.

Le 8 juin 2020, la Communauté internationale dans un communiqué de presse conjoint a condamné les hostilités perpétrées dans le pays et rappellent l’application de l’article 35 de l’accord de paix, assujettis aux sanctions des acteurs de non-respect de l’accord de Paix.

 Auguste Bati-Kalamet.

Lu 292 fois Dernière modification le jeudi, 11 juin 2020 09:41
mercredi, 10 juin 2020 15:40 Écrit par  In SECURITE
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