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vendredi, 17 janvier 2020 13:39

Centrafrique : Les évêques de Centrafrique préoccupés de la situation du pays à l’approche des élections

BANGUI, le 17 janvier 2020 (RJDH)---A l’approche des élections prévues pour fin 2020, les évêques de Centrafrique sont de plus en plus préoccupés de la situation sécuritaire du pays. Ils appellent les autorités centrafricaines de tout faire pour que les scrutins groupés soient une réelle chance pour le peuple. Inquiétude exprimée lors de la clôture de la session ordinaire des évêques la semaine dernière.

Pour les évêques, la question des élections reste très préoccupante en Centrafrique et dans un contexte sociopolitique tendu, marqué par des tensions sécuritaires dans quelques zones du pays sous contrôle des groupes armés. Pour cela, la population centrafricaine doit être sensibilisée pour ne pas tomber dans le piège de manipulation.

Monseigneur Désiré Nestor Nongo Aziagbia, Président de la CECA, estime que le pays entre dans une année critique avec les prochaines élections, « nous savons pertinemment que nous entrons dans une année critique, une année où le pays peut consolider les acquis de la démocratie en élisant les représentants qui peuvent travailler pour le développement du pays ou bien en aidant le pays en sortant complètement dans la crise des conflits armés », s’est-il inquiété, avant de relever qu’une campagne de sensibilisation doit être lancée auprès de la population que mènera la commission justice et paix, « nous avons besoin plutôt de sensibilisation et avec la Commission justice et Paix, nous travaillerons à produire un guide pour aider nos concitoyens, nos fidèles à aller dans ces échéances électorales dans la sérénité en gardant à l’esprit un climat de paix de cohésion dans la nation centrafricaine », souligne le Président de la CECA.

Que les uns et les autres mettent de côté leur intérêt personnel et privilégient plutôt l’intérêt du peuple, exhortele Prélat, « la situation qui nous préoccupe en ce moment, c’est le bien-être de toute la population et les autorités du pays doivent travailler pour ramener la paix dans le pays. Nous devons laisser de côté la question d’ethnie et certaines mauvaises pratiques qui peut nuire au développement du pays, c’est ainsi que la paix et le vivre ensemble peut revenir dans le pays ».

L’appel des Evêques de Centrafrique aux autorités politiques du pays intervient dans un contexte où le débat entourant les organisations des élections ne favorise pas l’éclosion d’un climat pacifique dans le pays.

Paméla Dounian-Doté

mercredi, 15 janvier 2020 12:46

Centrafrique : L’Autorité Nationale des Elections lance les opérations de cartographie électorale à Sibut

BANGUI, le 15 janvier 2020 (RJDH) --- Les opérations de la cartographie électorale ont été lancées ce mardi 14 janvier 2020 à Sibut dans la Kemo. Ces opérations sont lancées dans d’autres préfectures du pays, à savoir la Nana-Gribizi, Ouaka, Ouham et l’Ouham-Pende par une équipe de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), chargée d’organiser les prochaines élections en Centrafrique d’ici fin 2020.  

Les cinq (5) préfectures sont principalement concernées par ces opérations de cartographie électorale couplées avec la vulgarisation du code électoral sont la Kemo, Nana-Gribizi, Ouaka, Ouham et l’Ouham-Pende. Ces missions sont supervisées par les commissaires de l’ANE considérées comme l’une des phases importantes pour les opérations électorales. Elle permet de déterminer en fonction du nombre de la population les bureaux et les lieux de vote, pour faciliter l’installation des bureaux locaux de l’ANE et le déploiement des équipes des agents de recensement, selon Julius Rufin Ngouade-Baba, Rapporteur Général de l’ANE.

« C’est une opération importante pour la réussite des autres étapes électorales et nous devons être là avec les agents cartographes pour superviser les travaux sur le terrain. La présidente de la commission finance est dans la Kemo, Richard Gueret-Gbaba est dans l’Ouham, Bernard Kpongaba est avec l’équipe de la Ouaka. Célestin Namkpea et René Sakanga Morouba sont dans l’Ouham-Pende, deux commissaires dans cette préfecture au regard de sa densité », a fait savoir Julius Rufin Ngouade-Baba.

Même si ces opérations se font sans incidents majeurs dans ces villes, il n’en demeure pas moins que l’équipe qui est présente dans la Nana-Gribizi principalement à Kaga-Bandoro évolue dans un contexte sécuritaire hautement sensible en raison d’un climat de tension suite à la présence du MPC et l’UPC actuellement dans la localité. Cette situation, selon Julius Rufin Ngouade-Baba présentement à Kaga-Bandoro comme superviseur des opérations dans la Nana-Gribizi, n’altèrera pas la volonté de l’ANE à réussir les travaux. « Nous allons évoluer dans notre travail même si nous nous trouvons dans un contexte sécuritaire volatile, cette situation ne réduira pas notre volonté à réussir les opérations de cartographie dans la Nana-Gribizi », a rassuré le Rapporteur Général de l’ANE.

Décidément entre la tenue du calendrier électoral et l’inquiétude de la classe politique sur un probable glissement, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) doit réussir le pari.

Vianney Ingasso

mardi, 14 janvier 2020 16:26

Centrafrique :  Le RELEFCA encourage la candidature féminine aux prochaines élections

BANGUI, le 14 janvier 2020 (RJDH)---Dans le but d’encourager les candidatures féminines, le Réseau du Leadership féminin en Centrafrique (RELEFCA) poursuit ces activités de sensibilisation sur la faible participation de la femme au processus électoral ce lundi 13 janvier 2020 à Bangui. Cette phase consiste à présenter le réseau des volontaires pour la démocratie aux autorités communales et les maires de chaque arrondissement.

Se basant sur le code électoral recommandant aux partis politiques de présenter un pourcentage de 35% de candidatures féminines dans la liste de leurs candidats, le Réseau du Leadership Féminin de Centrafrique (RELEFCA) s’engage depuis quelques temps à sensibiliser leurs paires féminines à participer activement aux prochains scrutins électoraux de décembre 2020.

Pour le faire, RELEFCA met en place un Réseau des Volontaires pour la démocratie au féminin et qui a été présenté aux autorités communales et les maires des huit arrondissements de Bangui et Begoua ainsi que de Bimbo, lundi 13 janvier au stade 20 000 places à Bangui. Cette présentation est une première étape d’une vaste campagne de sensibilisation sur le Code électoral qui sera menée par ce réseau à Bangui, et ceci doit être facilité par les autorités municipales, comme l’a dit Lina Ekomo, Coordonnatrice de RELEFCA.

« Nous avons convié les Maires des 8 arrondissements de Bangui et les Maires des communes de Bimbo et Begoua, ce sont les zones que nous aurons à couvrir pour leur présenter les membres du Réseau et présenté leur rôles », a déclaré Lina Ekomo.

Pour la vulgarisation du nouveau code électoral et la sensibilisation de la communauté, ces volontaires ont un rôle très capital à jouer, selon la coordonnatrice du RELEFCA, « nous les appelons, les volontaires pour la démocratie au féminin, à comprendre leur rôle qui est celui d’encourager nos sœurs à poser aussi leur candidature au prochain scrutin non seulement pour être candidate, mais également sensibiliser la communauté plus particulièrement les femmes contre les pesanteurs socio culturelles », a-t-elle rappelé.

 

En poursuivant, Lina Ekomo a précisé que les dispositions empêchant ainsi les femmes à aller aux élections ont été levées dans le nouveau code électoral. « Les obstacles juridiques qui empêchaient les femmes à poser leur candidature aux élections ont été retirées dans le nouveau code électoral et toutes les nouveautés qui ont été insérées dans le ce nouveau code, sont de nature à favoriser leurs candidatures aux échéances électorales », a fait savoir la coordinatrice du RELEFCA.

 

Ce projet mis en œuvre par le RELEFCA vise à faire passer la moyenne de moins de 15 % de représentativité des femmes dans la sphère de décisions politique à au moins 35 % conformément à la loi sur la parité et financé conjointement par l’ONUFEMME et le UNFPA. 

 

Ketsia Kolissio

dimanche, 05 janvier 2020 21:42

BANGUI, le 24 décembre 2019 (RJDH) --- Célestin Namkpea a prêté serment comme le nouveau commissaire de l’ANE le mardi 24 décembre à la Cour d’Appel de Bangui pour 7 ans. Cette prestation de serment a eu lieu 4 mois après le décès de Bernard Voyemakoa.

Selon le décret 19.344 du 30 novembre 2019, portant nomination d’un membre de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), il est fait institution de nommer un cadre en remplacement du regretté Bernard Voyemakoa, décédé au mois d’aout 2019. Célestin Namkpéa en prêtant, commissaire chargé du département de la formation à l’ANE.

Le procureur général, Didier Eric Tambo, dans la présentation de l’identité du récipiendaire,  a rappelé les obligations résumées en cinq points à remplir, « le récipiendaire doit jurer de respecter la Constitution de la RCA, adopter une attitude d’impartialité, de sérénité, d’indépendance, d’observer la stricte obligation de réserve et de confidentialité et le secret de délibération », a rappelé le Procureur Général.

Le récipiendaire Célestin Namkpéa a juré, « de servir et de respecter les engagements et les textes régissant sa fonction et les obligations de l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Ce n’est la première fois que je prête serment. Les expériences montrent que je suis expert dans les processus électoraux, bien qu’ils soient complexes. Il est de rigueur à respecter les serments, afin que les élections se tiennent dans la transparence, une exigence de la population afin d’éviter le pire dans le pays », a-t-il déclaré.

La prestation de serment de Célestin Namkpea a été faite dans un contexte où la question de la fin du mandat des membres de l’Autorité Nationale des Elections reste problématique à l’approche des élections de 2020, même si elle est une institution autonome et pérenne

jeudi, 19 décembre 2019 17:29

La Cour Constitutionnelle a une fois de plus débouté Joseph Bendounga, président du MDREC ce mercredi qui valide par la même occasion le comité stratégique d’appui au processus électoral mis en place par le Premier Ministre Firmin Ngrebada le 18 novembre dernier. La cour a jugé sa requête recevable mais non fondée au regard de la Constitution du 30 mars 2016.

La Cour Constitutionnelle dans son verdict au recours de Joseph Bendounga a trouvé non-fondée la requête introduite par l’opposant en date du 27 novembre dernier se basant sur  la Constitution du 30 mars 2016 pour motiver sa décision. La cour a motivé sa décision  en indiquant que la décision du premier ministre s’inscrit dans le cadre des actes règlementaires en tant que chef de l’exécutif qui lui sont reconnus par la Constitution. Par ce verdict, elle valide ipso facto le controversé  comité stratégique d’appui au processus électoral créé par Arrêté N°058 en date du 18 novembre 2019.

 « Article 1, la Cour Constitutionnelle est compétente, article 2, le recours est recevable, article 3, l’arrêté N0 058 du 18 novembre 2019 mettant en place le Comité Stratégique d’Appui au Processus Electoral en République centrafricaine est conforme aux dispositions constitutionnelles, article 4, la demande est non-fondée, article 5, la présente décision sera notifiée au Président de la République, au Président de l’Assemblée Nationale, au Premier Ministre au requérant, à l’Autorité Nationale des Elections, et publiée au Journal Officiel de la République Centrafricain », c’est en fondant sur ces dispositions que la Cour Constitutionnelle a rendu son arrêt.

C’est une décision inique, rétorque Joseph Bendounga, et cette cour n’est plus apte à assumer ses fonctions, a-t-il fustigé. « Alea jacta est,  le sort en est jeté. A partir de cet arrêt, la Cour Constitutionnelle n’est plus apte à assumer ses fonctions. Elle a rendu une décision inique qui viole la Constitution, elle n’en est pas à sa première »,  constate le MDREC, tout en relevant qu’il continuera à critiquer cet arrêt même si la décision de la cour s’impose à tous, « je me rapprocherai du Greffe de la Cour Constitutionnelle pour prendre connaissance de ce document, de cet arrêt, l’analyser que ce soit dans sa forme ou au fond et le critiquer. Quand bien même que la décision de la Cour Constitutionnelle s’impose à tous, aux pouvoirs publics comme aux administrés. Cela n’empêchera pas le MDREC de formuler ses observations du point de vue de droit», a laissé entendre Joseph Bendounga.

Le verdict de la cour sonne comme une victoire pour le gouvernement qui estime que ce comité ne vient pas remplacer l’Autorité Nationale des Elections.