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lundi, 03 août 2020 15:47

Centrafrique : 255 330 électeurs inscrits à Bangui, selon l’ANE

BANGUI, 03 aout 2020 (RJDH) --- Environ 255 330 électeurs se sont inscrits sur la liste électorale à Bangui dont 144 770 hommes, soit 56, 69 % et 110 560 femmes, soit 43,10 %, après un mois des opérations d’enrôlement. C’est le bilan provisoire présenté lundi 03 juillet par l’ANE.

Du 30 juin au 02 juillet 2020, selon l’Autorité Nationale des Elections (ANE), les opérations d’enrôlement des électeurs ont permis à plus de 255 330 électeurs de s’enregistrer sur les listes électorales dans la capitale. ‘‘255 330 électeurs se sont inscrits sur la liste électorale à Bangui dont 144 770 hommes, soit 56, 69 % et 110 560 femmes, soit 43,10 %’’, a présenté l’ANE.

Même si les opérations sont entachées des difficultés d’ordre logistique, organisationnel, des cas de fraude ont été dénoncés dans certaines localités de la ville de Bangui et les périphériques.

Des cas de disparition des tablettes ont aussi été signalés, dont une information judiciaire a été lancée contre un présumé auteur d’une disparition de cet appareil dans le 6ème arrondissement de Bangui. Selon l’ANE, « lorsqu’une tablette est retrouvée après avoir été emporté, cet appareil est retiré immédiatement des opérations d’inscription des électeurs ».

Le samedi 1er aout 2020, le Ministre en charge de la Communication et des médias, Porte-parole du gouvernement, Maxime Kazagui, a reconnu que « le décalage des dates fait partie des glissements qui étaient prévus dans le calendrier électoral. Le gouvernement a mis en garde les groupes armés et s’est engagé à renforcer les Forces armées Centrafricaines (FACA) pour gérer ce processus électoral », a dit le membre du gouvernement.

Les résultats globaux des inscrits de la ville de Bangui seront rendus publics au courant de la semaine.

Auguste Bati-Kalamet

samedi, 01 août 2020 14:41

Centrafrique : environ 40% de fonds mobilisés par la Minusca pour le processus électoral

BANGUI, 1er Août 2020 (RJDH) --- Sur le budget d’environ 41 millions de dollars prévus par la MINUSCA pour soutenir le processus électoral en Centrafrique, aujourd’hui 40 % de fonds sont déjà mobilisés. Une information confirmée par le porte-parole intérimaire de la MINUSCA, Charles Bambara le mercredi dernier à Bangui.

Ce fonds selon la Minusca est géré par le Programme des Nations-Unies pour le Développement en Centrafrique à travers le projet d’appui au processus électoral en Centrafrique (PAPEC), a annoncé le mercredi dernier, le porte-parole par intérim. 

Sur un total de 41 millions de dollars américain, soit environ 20 milliards de FCFA, environ 40 % qui ont été mobilisés et gérés par le PNUD.

C’est un satisfecit pour la Représente Spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies, Denise Brown, qui estime que « 40 % des femmes se sont inscrites sur la liste électorale. Et Les résultats de ces fonds ont eu de l’impact sur la participation des femmes au processus électoral que nous qualifions de progrès important », a-t-elle exprimé.

L’appui de la Minusca a permis de former 70 responsables des sites des déplacés internes de Bria dans la Haute-Kotto dont 13 femmes sur « les techniques de sensibilisation des communautés sur l’opération de révision du fichier électoral. La participation massive de la population au processus électoral a été également prise en compte lors de cette formation dans le cadre du renforcement d’appui au processus électoral », précise Charles Bambara.

Le mandat de la MINUSCA consacre aussi un soutien au processus électoral en cours dans le pays.

Auguste Bati-Kalamet

vendredi, 31 juillet 2020 13:51

Centrafrique : L’ANE donne des précisions sur la situation financière des agents tablettes

BANGUI, 31 Juillet 2020 (RJDH) --- Le Rapporteur général de l’ANE, Julius Rufin Ngouade Baba, a fait savoir jeudi, que les agents tablettes déployés dans les centres d’enrôlement ont perçu une avance de dix jours sur leurs frais de mission et indemnités en vue de faciliter leur installation et les rations alimentaires.

En réponse aux multiples plaintes relatives aux per diem des agents tablettes et recenseurs déployés à l’intérieur pour le démarrage des opérations d’enrôlement des électeurs, et qui brandissent de menace de grève, une réunion de crise a été organisée regroupant les autorités de l’ANE et le premier ministre chef du gouvernement Firmin Ngrébada le 30 juillet pour y mettre un terme, a annoncé Julius Ngouade-Baba.

 « Avant de déployer les agents tablettes sur le terrain, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) leur a versé dix jours sur les frais de mission. Ceci pour faciliter leur installation et leur ration alimentaire », a affirmé le rapporteur général, avant de relever que « le versement des reliquats seront subordonnés à la restitution intégrale des matériels mis à la disposition de ces agents, dont les tablettes et leurs accessoires, les rapports dument établis et signés », a précisé Julius Ngouade-Baba.

Les frais de séjour étant de dix mille (10 000 FCFA) par jour, poursuit-il, « nous avons versé une avance de dix jours à chaque agent tablette déployé sur terrain. Ceci pour leur permettre de s’installer, de trouver à manger et démarrer les opérations d’enregistrement des électeurs, avec ceux qui sont recrutés localement sous supervision des démembrements ».

Julius Ngouade-Baba précise que « cette avance de dix jours ne concerne que les agents qui sont déployés dans les zones dites vertes, facilement accessibles, dont les préfectures de l’Ombella M’Poko, de la Lobaye, de la Mambéré Kadéï, de la Nana Mambéré, de l’Ouham, de la Sangha M’baéré », explique-t-il.

Cependant, les agents tablettes déployés dans les zones éloignées, « l’ANE leur a versé 21 jours des frais de missions. Il s’agit de ceux qui sont envoyés dans les préfectures de la Vakaga, du Haut Mbomou, du Mbomou, de la Bamingui Bangoran, de la Basse Kotto », a ajouté le rapporteur général Julius Rufin Ngouade Baba. 

Les reliquats des frais de mission ou de séjour, à en croire l’ANE, seront payés à Bangui à la fin des opérations d’enrôlement. Le paiement des agents de Bangui est prévu pour ce vendredi 31 juillet.

Auguste Bati-Kalamet  

mercredi, 29 juillet 2020 16:09

Centrafrique : 3500 électeurs enregistrés en 5 jours à Bozoum

BOZOUM, 29 juillet 2020 (RJDH)---Après 5 jours d’enrôlement sur les listes électorales, on dénombre environ 3500 inscrits repartis entre 1989 hommes et 1511 femmes dans les 5 communes de la ville de Bozoum dans le nord-ouest du pays.

L’enrôlement sur les listes électorales a démarré depuis vendredi 24 juillet dans les 53 centres d’enrôlement des 5 communes de la sous-préfecture de Bozoum. La population s’est appropriée du processus, selon l'Autorité sous préfectorale des Elections de Bozoum.

Après 5 jours, le président de l’Autorité Sous Préfectorale des Elections, Janvier Magoe, a indiqué qu'environ "3500 personnes se sont inscrites dont 1989 hommes contre 1511 femmes". Toutefois, il salue l’engouement de la population tout en relevant quelques manquements d'ordre logistique et technique. "Il nous manque de moyens de déplacement pour les 5 membres de démembrements dans les 5 communes que compte la sous-préfecture de Bozoum, ce qui devrait  faciliter l’accès dans les aires d’enregistrements sous leurs contrôles"

Pour les inscrits qui ont accepté de s’exprimer, ils justifient cela par leur « volonté de s’accrocher à la paix car la paix passe dans les urnes », disent-ilsQuant à Claudia Dansio, une des agents tablettes envoyées à Bozoum, leur travail se déroule dans la quiétude. « Nous sommes bien hébergés, pris en charge et nous sommes en sécurité.»  

La sensibilisation passe aussi sur les ondes de la radio locale « La Voix de Koyalé », en développant des rubriques visant à inciter les habitants de la sous-préfecture de Bozoum d’aller se faire inscrire sur les listes électorales.

Cyrille Kourandhaut

mardi, 28 juillet 2020 16:05

Centrafrique : les évêques de Centrafrique demandent des explications à l’ANE sur le dysfonctionnement dans le recensement électoral

BANGUI, 28 juillet 2020 (RJDH)---La conférence épiscopale, tenue du 20 au 26 juillet au siège de la CECA à Bimbo s'est focalisée sur les « élections et Covid ». Dans ses conclusions, les évêques ont demandé à l'Autorité Nationale des Élections (ANE) des explications suite aux irrégularités déjà enregistrées dans le processus d'enrôlement.

L’ANE mérite de donner des clarifications sur les soupçons de faux documents et de dysfonctionnement sur la phase d’enrôlement des électeurs, selon le constat des évêques de Centrafrique. « Ces allégations méritent d’être clarifiées par l’ANE car la confiance de population en ce processus en dépend. La prise en charge effective des honoraires des agents recenseurs apaiserait des mécontentements, les plaintes et les découragements. Par ailleurs, l'ANE devrait être à mesure d'expliquer le manque de mobilisation, la démotivation de la population à s’inscrire sur la liste électorale et la faible participation des femmes dans ce processus », déclare Joseph Tanga Kotti, le secrétaire Général du CECA.

Les évêques de Centrafrique soutiennent que pour le bien de la population, « les élections futures doivent faire l’objet d’un consensus entre toutes les parties prenantes », ceci pour qu'elles se tiennent dans un esprit d'apaisement.

Contacté par le RJDH suite à la position des évêques, l'ANE estime que ces opérations doivent être soutenues par toutes les couches sociales. « Vous savez en matière électorale, nous faisons le travail qui nous est dévolu mais il faut que ce travail soit accepté par toutes les franges du pays.  Je ne suis pas à la place des uns et des autres pour dire que ce travail est accepté mais nous faisons ce qui est possible au niveau de l’ANE. Je vais moi-même descendre sur le terrain pour faire le constat et voir comment mettre fin à tout dysfonctionnement », explique Marie Madeleine N’kouet, présidente de l’ANE.

Malgré le constat des évêques, ceux-ci invitent toute la population à se mobiliser pour la réussite de ce processus électoral.

Paméla Dounian-doté