Humanitaire
HUMANITAIRE

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mardi, 20 octobre 2020 09:56

Centrafrique : le Gouvernement annonce un plan de réponse durable face à la montée des eaux à Bangui

BANGUI, le 20 octobre 2020(RJDH)----Pour une solution durable face à la montée du fleuve, le gouvernement et ses partenaires se mobilisent pour répondre aux besoins cruciaux de 672 ménages affectés par cette catastrophe naturelle tout au long du fleuve. La ministre de l'Action Humanitaire Virginie Baïkoua, dans une interview exclusive accordée au RJDH, indique que des dispositions sont déjà prises pour une réponse durable à ce problème.

Depuis début octobre, les inondations refont surface dans les quartiers longeant le fleuve Oubangui. Ce phénomène naturel et de plus en plus cyclique ces deux dernières années, a produit des dégâts matériels incommensurables entraînant le déplacement de plus d’un millier de personnes encore sur des sites des sinistrés à Bangui et Bimbo. Cette année, le pays a enregistré des centaines de ménages affectés contrairement à l'année dernière.

Une équipe technique composée des partenaires, du gouvernement et de la mairie travaille pour une solution durable à ce phénomène, a fait savoir la Ministre de l'Action Humanitaire Virginie Baïkoua. "Nous avons essayé d'effectuer des missions sur le terrain pour identifier des zones à risque afin de dégager des canalisations. C'est un problème récurrent, chaque année si ces personnes restent sur les lieux, elles vont vivre la même situation. C'est pourquoi, il est important que nous mettions en place des réponses pour ces personnes affectées depuis l'année dernière."

L'équipe, selon elle, est en train de faire le profilage pour éviter des constructions anarchiques sur ces zones à risque. "Très rapidement pour qu'à long terme, il faut éviter de faire des constructions sur les zones marécageuses", a expliqué la ministre Virginie Baïkoua qui a également précisé qu'un travail de sensibilisation est programmé auprès des populations riveraines de ne plus construire à ces endroits-là.

Une étude de cartographie de ces zones inondables a été faite l'année dernière pour déterminer les lieux habitables et sans risques. "Ces zones qui normalement ne devraient pas être habitées, malheureusement les occupants n'ont pas consulter les services cadastraux et d'autres appropriés avant d'engager quelconque projet de construction sur ces espaces."

En 2019, le pays a enregistré plus de 1000 ménages sinistrés provoqués par les inondations. Cette année 2020, le nombre est réduit à 672 ménages selon les données du ministère de l'Action Humanitaire.

Judicaël Yongo

mardi, 20 octobre 2020 07:35

Centrafrique : retour progressif des déplacés internes de Bocaranga dans leur localité respective

BOCARANGA, 20 octobre 2020 (RJDH)---Les déplacés internes de Bocaranga, fuyant les violences entre les forces conventionnelles et les 3R, commencent à retourner dans leur localité respective après avoir observé depuis quelques semaines une accalmie dans la région, a annoncé au RJDH le sous-préfet de Bocaranga Esaïe Gbanet.

Les déplacés de la ville de Bocaranga dans l’Ouham-Pende ont peu à peu commencé à regagner leur localité respective après une accalmie observée ces derniers temps dans la région, selon le sous-préfet de Bocaranga. 

« Le nombre des déplacés interne ne fait que diminuer ces derniers jours, car ils ont observé une accalmie dans leur région secouée par les violences des combats opposant les forces coalisées MINUSCA-FACA aux 3R dans le cadre de l’opération « A La Londo ». Certaines personnes sont en train de revenir progressivement dans leurs maisons respectives quelques-unes sont encore sur le site », a fait savoir le sous- préfet Essai Gbané

Pour accompagner le retour de ces personnes chez elles, selon Esaïe Gbanet, l’ONG internationale Action Contre la Faim (ACF) leur a remis il y a de cela quelques jours, des kits composés des ustensiles de cuisine, des nattes et des moustiquaires pour faciliter leur réinstallation. « L’ONG Action Contre la Faim les a assistés et elle a eu à les aider avec une somme d’argent qui varie selon le nombre de ménages », explique-t-il. 

Malgré cette vague partielle de retour volontaire, des déplacés de Bocaranga dans leur différente localité, d’autres attendent encore surplace l’arrivée des aides humanitaires.

Sandra Cynthia Belly

vendredi, 16 octobre 2020 14:25

Centrafrique : plus de 45% d’enfants malnutris enregistrés à Nana-Bakassa dans l'Ouham

NANA-BAKASSA, 16 octobre 2020 (RJDH) ---La sous-préfecture de Nana-Bakassa dans l'Ouham au nord du pays a enregistré environ 45 % des enfants qui souffrent de malnutrition. Un chiffre rendu public par le chef de centre de santé de ladite localité Pierre Namboboina.

C’est l’une des localités de la Centrafrique fragilisée par la crise militaro-politique, la sous-préfecture de la Nana-Bakassa fait face à d'énormes défis pour ravitailler la population en produits alimentaires.  En outre, les habitants de la région s’adonnent beaucoup dans la recherche minière au détriment des activités agricoles et maraîchères.

 « La population qui se nourrit grâce à la culture maraichère et agricole à l’époque, ne peux plus aller cultiver la terre à cause de la présence des groupes armés dans les régions.  Du coup, elle est obligée de faire seulement les petites cultures qui ne répondent même pas au besoin de la famille et aussi en termes de revenu. Les enfants sont les plus touchés par rapport à cette situation. Car trouver de quoi à manger devient de plus en plus difficile », expliquent les chefs coutumiers de Nana-Bakassa.

Selon le chef du centre de santé de Nana-Bakassa Pierre Namboboina, la plupart des enfants dans la région sont mal nourris, note-t-il, « c’est vrai qu’il y a ce problème alimentaire, mais il y a aussi la négligence des parents. C’est ce qui est à l’origine du taux élevé de malnutrition chez les enfants dans la sous-préfecture », précise le chef de centre de santé.

Face à ce problème sanitaire, le centre de santé de Nana-Bakassa avec l’appui de MSF prend en charge les enfants malnutris, « si nous constatons le cas de malnutrition, nous les prenons automatiquement en charge, mais les difficultés se situent au niveau des produits que distribuons parfois les pepinettes aux enfants, mais les mères prennent pour vendre et cela fait que les enfants soient mal soignés. Et aujourd'hui, le taux de malnutrition est de 45% », a fait savoir Pierre Namboboina.

Les données sur la malnutrition sont en hausse. Les responsables sanitaires de la sous-préfecture sollicitent l'appui humanitaire pour la relance des activités agricoles. La faim, l’insécurité et le non accès de la population de cette région aux services sociaux de base sont entre autres les raisons qui favorisent le taux élevé de la malnutrition. 

Ketsia Kolissio

jeudi, 08 octobre 2020 13:26

Centrafrique : la situation humanitaire toujours préoccupante dans le pays, selon le chef de l’humanitaire de l’ONU

BANGUI, 08 octobre 2020 (RJDH)--- Alors que le pays s’apprête à aller aux élections dans prévues en décembre prochain et malgré des progrès significatifs depuis 2013 et 2014, la situation humanitaire demeure très difficile, a averti mardi le chef des affaires humanitaires de l’ONU, affirmant que le pays se trouve à un moment critique.

Dans sa présentation de la situation humanitaire en Centrafrique, le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, a déclaré que 2, 8 millions de Centrafricains sont dans le besoin d’assistance humanitaire.  « Aujourd'hui, 2,8 millions de Centrafricains ont besoin d'aide humanitaire et de protection, soit près de 60% de la population du pays… Les violations croissantes commises par les groupes armés créent de nouveaux déplacements et de nouveaux besoins humanitaires. Et bien sûr, tout cela est aggravé par l'impact de la Covid-19 », a fait savoir le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, lors de l’ouverture des travaux d’une réunion virtuelle destinée aux Etats membres portant sur la RCA.

Le Coordonnateur humanitaire a déploré la situation sécuritaire dans le pays, rendant « plus dangereux le contexte de travail pour les humanitaires », soulignant que « rien qu'au cours des neuf premiers mois de cette année, deux collègues humanitaires sont morts et 21 ont été blessés dans des incidents ».

A l’approche du renouvellement de mandat de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA), prévue à la mi-octobre par le Conseil de sécurité, M. Lowcock a appelé les Etats membres à « continuer de donner la priorité à la protection des civils dans leurs engagements en RCA, étant donné les nombreux risques et la dynamique des conflits dans le pays et dans la région au sens large ».

Pays en crise depuis 2013 avec le renversement du pouvoir de Bozize par la Seleka, une coalition rebelle à majorité musulmane, « L’Etat peine à livrer les services de base et ces lacunes doivent être comblées par les humanitaires », a expliqué M. Lowcock. 

 « J'espère qu'aujourd'hui inspirera le financement des agences humanitaires », a souhaité Mark Lowcock avant de conclure : « le peuple de la République centrafricaine a besoin de notre aide maintenant et nous ne devons pas le décevoir. Ils ont tellement souffert », appelle-t-il les bailleurs de la réponse humanitaire en Centrafrique

Vianney Ingasso

 

 

mardi, 06 octobre 2020 09:33

Centrafrique : Plus de quarante maisons écoulées et 60 hectares de champs inondés à Kabo suite à la pluie diluvienne

KABO, le 05 octobre 2020 (RJDH) --- Des champs et des maisons ont été inondés après les pluies diluviennes qui se sont abattues à Kabo et ses environs la semaine dernière. Plus d’une quarantaine de maisons écoulées et 60 hectares de champs inondés selon le maire de la ville Abdel Hatif joint au téléphone par le RJDH.

Ces pluies diluviennes qui se sont abattues la semaine dernière à Kabo dans l’Ouham, ont laissé des dégâts matériels. On compte plus d’une quarantaine de maisons écoulées selon le Maire de la ville Abdel Hatif contacté ce weekend par le RJDH.  La situation humanitaire est préoccupante, confirme-t-il, car les autorités locales craignent un risque de famine après l’inondation des champs.

« C’est suite à une forte pluie qui avait commencée à partir de 8 heures à 16 heures dans la journée du samedi dernier. Les agriculteurs n’arrivent pas à aller aux champs à cause des eaux stagnantes ça et là. Donc pour le moment c’est difficile de récupérer les produits agricoles pendant cette période », a expliqué Vincent Sakoma, un habitant de Kabo.

Abdel Hâtif maire de la ville de Kabo s’inquiète de la situation humanitaire de ces administrés qui n’hésitent pas à appeler à une aide, « la situation est vraiment inquiétante car la plupart des victimes d’inondation sont sans abris et certains se trouvent dans des familles d’accueil  ».

Au moment où les habitants de la ville Kabo sont affectés après la pluie, certaines populations riveraines de la capitale centrafricaine commencent à déménager de leurs demeures à cause de la montée en puissance des eaux. Ce phénomène est récurrent chaque année dans la ville de Kabo dont la majorité de la population est paysanne ou vivent grâce à l’élevage.

Japhet Beorofei.