Humanitaire
HUMANITAIRE

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jeudi, 05 décembre 2019 11:49

Centrafrique : Les déplacés internes de Bambari expriment leur désir de retour à la maison

BAMBARI, 05 Décembre 2019 (RJDH) --- Les déplacés des sites Alternative et de l’Elevage à Bambari ont exprimé la volonté de regagner leurs localités respectives le mardi 3 décembre dernier. Les besoins soulignés par les déplacés sont, entre autres, le renforcement du système sécuritaire, l’appui financier pour leur accompagnement à travers l’élevage et l’agriculture attelée.

Les déplacés des sites d’Elevage et Alternative dans la ville de Bambari ont vivement exprimé le désir de regagner leurs localités respectives. Cette volonté de retour affichée se traduit par l’expression de ces déplacés de mettre fin à leur vie de « dépendance ». D’autres, au regard de la situation sécuritaire dans leur zone, demandent une relocalisation et un appui multiforme pouvant leur permettre de subvenir aux besoins de la famille. Cet appel a été lancé en présence du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés, des Ministres, de l’administration du territoire, des actions humanitaires, de la sécurité publique.

Le délégué des déplacés du site Alternative, Jacques Koko, a indiqué clairement que leur retour dépend de l’évolution de la sécurité, « la paix durable dans les périphériques de la ville de Bambari,  la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du pays, l’appui multiforme aux personnes qui manifestent la volonté de retourner », a-t-il relevé, avant de poursuivre en ces termes, « les femmes démunies, les veuves, les orphelins et les personnes du 3ème âge, ont  des besoins spécifiques », a-t-il ajouté.

D’autres difficultés ont été relevées par les déplacés du site Alternative, des difficultés auxquelles ils sont confrontés, l’on peut noter des cas de « violences sexuelles, de maladies avec un pic du paludisme, des parasites, suite aux mauvaises conditions de vie, l’état dégradant des latrines, des bâches usées », se sont-ils plaints.

Les préoccupations énoncées ont permis à Filippo Grandi de comprendre que la responsabilité de la stabilisation du pays est partagée, « le gouvernement est le premier garant, la Minusca doit appuyer le gouvernement.  Et vous devrez vous impliquer également dans ce processus du retour de la paix et la stabilisation. Ce n’est pas un hasard que nous sommes venus, c’est pour constater de plus près les besoins, les conditions dans lesquelles vous vivez afin de procéder à un plaidoyer spécifique », a expliqué le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés, Filippo Grandi.    

Environ 36000 personnes, présentes surles sites d’Elevage et d’Alternative, vivent dans des conditions difficiles.

mercredi, 04 décembre 2019 15:20

Centrafrique : Affaire Caritas Centrafrique, le Cardinal Dieudonné Nzapalahinga demande la lucidité des partenaires financiers

BANGUI, le 04 décembre 2019 (RJDH)---Le Cardinal Dieudonné Nzapalahinga plaide pour que les partenaires financiers de la Caritas Centrafrique ayant mis un terme aux contrats avec cette structure de l’église catholique de penser aux personnes qu’elle assiste à travers le pays. Appel lancé mercredi 4 décembre 2019 à Bangui.

Fortement éclaboussée par un cas d’abus sexuels sur mineurs qui auraient été commis par un père salésien belge qui a travaillé en Centrafrique de 2013-2019, la Caritas Centrafrique fait face à une situation financière difficile qui pourrait la contraindre d'envoyer en chômage technique plus de 300 personnes sur les 400 qu’elle engage dans ces différentes interventions sur l’ensemble du territoire. Les deux millions de bénéficiaires soutenus par cette structure risquent d’être eux aussi abandonnés. Car les principaux partenaires financiers de la Caritas Centrafrique se sont vus contraints de mettre terme aux contrats avec cette structure de l’église catholique avec cette histoire de viols sur mineurs. 

Face à cette situation, le Cardinal Dieudonné Nzapalahinga plaide auprès des bailleurs pour les bénéficiaires des interventions de Caritas Centrafrique. Ce qui, selon lui, apparait comme une urgence. « Mais l’urgence aujourd’hui, c’est tous ces quelques millions de personnes qui sont en souffrance sur les sites et que Caritas aide et ceux qui travaillent pour Caritas sont maintenant en chômage technique. Ceux qui sont aidés par Caritas ne vont plus avoir de l’eau, ne vont plus bénéficier à l’assainissement…beaucoup de choses qui vont en découler », s'est-il inquiété.

Au regard de tout ce qui précède, l’homme de Dieu demande aux partenaires de regarder la situation avec beaucoup de lucidité. « Nous demandons à ce qu’on regarde avec beaucoup de lucidité cette question-là, pas pour nous seulement, mais pour ceux qui sont en difficultés sur les sites que Caritas aide », a plaidé Cardinal Dieudonné Nzapalahinga.

« Allons-nous sacrifier tout le monde pour cette question ? C’est la question que je me pose. Nous craignons d’avoir des victimes collatérales du fait des actes d’une seule personne », a rappelé Dieudonné Nzapalahinga.

Des mécanismes seront mis en place pour éviter des cas similaires prochainement, à en croire, Cardinal Dieudonné Nzapalahinga. « Qu’est-ce que nous faisons actuellement, nous avons dit à nos partenaires que nos portes sont ouvertes. Nous avons fait une formation sur la sauvegarde de l’enfant où nous avons invité les partenaires et ils ont envoyé des partenaires qui sont venus avec un juge pour enfant qui a formé les secrétaires, parce que nous devons mettre des garde-fous pour éviter demain les mêmes mésaventures », a-t-il conclu. 

Les six principaux partenaires qui ont suspendu leurs contrats financiers avec Caritas Centrafrique, selon des sources du RJDH, sont le Programme Alimentaire Mondial (PAM), OCHA, UNICEF, CORDAID, Secours Catholiques, l’Union Européenne à travers COOPI et SOS. Ces suspensions vont de la rupture définitive de contrat à la suspension temporaire en attendant l’issue de l’enquête sur les soupçons de viol qui touchent la Caritas-Centrafrique.

mardi, 03 décembre 2019 15:32

Centrafrique : Le pays a accueilli la deuxième vague des réfugiés vivant au Congo Démocratique

Bangui, 03 Novembre 2019(RJDH)---La deuxième vague du rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant en République Démocratique du Congo est arrivée lundi 2 décembre à Bangui. Ils étaient une centaine à rentrer au pays et accueillis par le Haut-Commissaire du HCR, Philippo Grandi, et quelques membres du gouvernement centrafricain.

Quelques semaines après la première vague du rapatriement volontaire facilité par le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR), une seconde vague des réfugiés près d’une centaine ont été accueillies par Philippo Grandi, Haut-Commissaire du HCR, et Virginie Baïkoua, ministre de l’action humanitaire. Ce retour volontaire s’inscrit dans le programme de rapatriement volontaire encouragé par l’accord tripartite signé par le HCR et les deux gouvernements de la Centrafrique et la RDC en juillet dernier. Près de 4 000 personnes sont visées par ce programme du rapatriement volontaire.

Aux allures festives, les réfugiés ont  été reçus par la fanfare de la police nationale. Ne pouvant plus cacher leur joie de se sentir enfin chez elles, trois mères de famille affichent leur sourire d’être enfin en Centrafrique.

« Je suis vraiment ravie de retourner chez moi. Je tiens à remercier le Gouvernement et HCR pour leur appui. Mais je souhaite à ce que tout le monde retourne»,  précise la première.

Après plusieurs années d’exil,  « Je suis  également contente de fouler le sol centrafricain après avoir passé  7 ans de refuge au Congo », témoigne une autre.

La dernière promet  qu’elles vont travailler tous ensemble pour la paix. « Puisque nous sommes déjà chez nous, nous allons travailler tous ensemble pour relever le défi de la cohésion sociale, de vivre ensemble et de la stabilité dans notre pays», a-t-elle ajouté.   

Philippo Grandi, Haut-Commissaire du HCR, saisit ce moment pour souhaiter un bon retour aux réfugiés Centrafricains. « C’est la plus grande joie pour nous d’accueillir  les retournés puisqu’ils sont déjà là, car ce moment de retour dans leur foyer est le but de tout notre travail », a-t-il exprimé, mais toutefois, il reconnait que des défis énormes restent à relever pour le pays, « les défis restent plus grands, le défi de sécurité, celui du développement et le défi de la cohésion sociale. Vous êtes également ministre de la réconciliation Nationale qui est un élément très important de la reconstruction de ce pays, le travail qui reste à faire est beaucoup et ne va pas être un travail facile. Mais il ne faut pas oublier au moment où nous voyons ces réfugiés, il y a encore beaucoup des personnes déplacées dans ce même pays,  qui aussi  méritent  le support et l’appui de la communauté internationale et des autorités de ce pays», a rappelé Philippo Grandi.    

Pour leur réintégration dans la vie sociale, des dispositifs sont mis en place par le Gouvernement et en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés HCR pour accompagner les retournés, a indiqué Virginie Baïkou. « Actuellement ils sont déjà là, on a mis en place tout un dispositif pour pouvoir les accompagner au niveau familial, en soins de santé. Ensuite savoir là où ils vont,  il y aura un suivi dans les quartiers de retour, puisque nous avons identifié déjà les quartiers pour les retournés donc après il y aura un travail de monitoring qui va se faire », précise la ministre de l’action humanitaire.  

Cette 2e phase du rapatriement volontaire facilité, vise 4000 réfugiés Centrafricains vivants en République Démocratique du Congo, dont le 1er convoi avait permis le retour de 393 personnes le 21 novembre dernier.

mardi, 03 décembre 2019 09:37

Centrafrique : 1750 déplacés de Bambari assistés par le HRC en vivres et non vivres

 BAMBARI, le 03 décembre 2019(RJDH)---La sous-délégation du HCR de Bambari a fait un don en vivres et non vivres ce lundi 2 décembre 2019, aux déplacés des sites d’Alternative et Elevages. 1750 déplacés au total soit 315 ménages dont des personnes de 3ème âge qui sont les bénéficiaires de cet appui.

 L’assistance de la Sous-délégation du Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés de Bambari dans la Ouaka au profit des déplacés des sites Alternative et Elevage intervient dans un contexte où le Haut Commissariat Fillipo Grandi est en visite de trois jours en Centrafrique pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation humanitaire dans le pays.

 Ce lundi 2 décembre 2019, 1750 personnes déplacées dont les personnes de Bambari soit 315 ménages ont reçu des dons en vivres et non vivres composés des produits alimentaires, des nattes, des ustensiles de cuisine et bien d’autres articles. Le don s’inscrit dans le cadre d'appui aux personnes vulnérables selon la sous-délégation du HCR de Bambari, « la distribution a commencé le vendredi dernier, dans le site de l'Alternative, et nous faisons en sorte que tout se passe bien. Que chaque ménage reçoive sa part normalement », explique Idia Gebrakratos, Cheffe de la sous-délégation de Bambari.

 36000 déplacés ajoute-elle, ont déjà bénéficié de l'appui du HCR, et cela va se poursuivre dans les autres sites de déplacés en Centrafrique en dépit des défis liés à l’insécurité et le manque de financement pour répondre aux besoins humanitaires dans le pays.

 Une rencontre avec les représentants des déplacés internes de Bambari a eu lieu avec le bureau du HCR ce 02 décembre 2019 afin de toucher constater les conditions de vie de ces personnes déplacées.

samedi, 30 novembre 2019 10:04

Centrafrique : 1, 91 milliard F.CFA de Japon pour soutenir les besoins alimentaires

BANGUI, le 29 novembre 2019 (RJDH)---Le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) en Centrafrique a signé jeudi 28 novembre, un Accord de financement à hauteur de 1, 91 milliard FCFA avec le Japon, à Bangui. Ce financement permettra au PAM-Centrafrique de couvrir les besoins alimentaires et de réduire le taux de sous-alimentation des personnes vulnérables, des déplacés internes et refugiés dans les villes intérieures de Centrafrique.

Ce don financier est une aide alimentaire que le gouvernement du Japon a mis en place pour permettre aux pays, comme la République Centrafricaine faisant face à la pénurie alimentaire de gérer efficacement la situation.

L’Ambassadeur Japonais, TsutomuOsawa, a indiqué que l’annonce de cette aide alimentaire à la Centrafrique a été faite lors de la TICAD 7,  organisée au mois d’aout dernier à Yokohama au Japon, car « l’amélioration de la sécurité alimentaire figure parmi les priorités contenues dans la Déclaration de Yokohama », a-t-il déclaré, en ajoutant que, « cette aide va réduire effectivement la sous-alimentation des personnes vulnérables en Centrafrique », conclut-il.

L’aide alimentaire de cette année s’élève à 350 millions de Yen, soit environ 1, 91 milliards de FCFA placés sous la gestion du Programme Alimentaire Mondial en Centrafrique. Trois localités à savoir Nana-Gribizi, Ouham-Pende et la Ouaka, seront les bénéficiaires de cet appui. « Le don du Gouvernement du Japon à la Centrafrique mais à travers le Programme Alimentaire Mondial (PAM), sera utilisé pour combattre la faim en Centrafrique et la malnutrition dans trois localités de la Centrafrique. Nous avons la Nana-Gribizi, Ouham-Pende et la Ouaka pour 180 000 bénéficiaires », a indiqué Aline Rumonge, Directrice adjointe du PAM en Centrafrique.

« Les femmes enceintes, allaitantes, des enfants malnutris ainsi que des personnes vivant dans les camps des déplacés et dans des familles d’accueil », précise Aline Rumonge, et « cela sera fait sur une période de trois mois », poursuit-elle.

C’est sur la base des études que les villes précitées ont été choisies, à en croire, la Représentante à la cérémonie de la signature de l’Accord de financement. « Pour choisir les localités, on fait des études et ces études déterminent où se trouvent les populations les plus vulnérables. Donc pour le moment, ces localités sont les endroits où nous comptons le plus des personnes vulnérables », a fait savoir Aline Rumonge.

Le Programme Alimentaire Mondial reste la première organisation humanitaire qui assiste les déplacés par la prise en charge alimentaire et autres.