Humanitaire
HUMANITAIRE

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mardi, 24 mars 2020 14:35

Centrafrique : La ville de Bouca accueille environ 13 800 personnes déplacées

BOUCA, le 24 mars 2020 (RJDH) --- Au total 13 800 personnes déplacées de Bouca et les environs au nord du pays, vivent dans des conditions vulnérables. Cette situation a été décriée ce mardi 24 mars par le député de Bouca, Freddy Teddy Wedane. Ces personnes n’ont bénéficié jusque-là encore d’une assistance humanitaire sur le site des déplacés.

En Février dernier des peulhs armés ont incendié environ 52 maisons, plusieurs étendues de champs ont été brûlés, des greniers contenant des vivres et des semences sont partis en fumée aux périphériques de Bouca et de Batangafo. Ces violences armées ont occasionné le déplacement massif d’environ 13 800 personnes dans les sites de ces deux localités, selon les autorités locales de la ville de Bouca dans l’Ouham.

Joint au téléphone par le RJDH ce matin, le député de Bouca 1 Freddy Teddy Wedane, a témoigné la souffrance de ces personnes, « nous nous sommes rendus sur les lieux et avons constaté la surpopulation de la ville de Bouca, de Batangafo et les environnants avec ces corollaires. 13 800 déplacés manquent soins infirmiers adéquats, des vivres, passent la nuit à même le sol sans bâche », a témoigné l’honorable.

Des femmes ont accouché dans des conditions déplorables, des enfants sont privés de l’éducation suite à la présence régulière des hommes en armes en quête de pâturage. « Des bâtiments scolaires ont été incendiés, 52 maisons, des champs, des greniers ont été incendiés. Certaines familles d’accueil ont du mal à subvenir aux besoins alimentaires de leur convive suite à l’augmentation du nombre de personnes au foyer », a déploré le député.

Le député dans ses explications s’indigne de cette situation se basant sur le cas importé de Corona Virus déclaré au pays, « nous craignons que cette maladie n’atteigne la région, parce que les mesures préventives imposées par le ministère de la Santé publique ne sont pas observées par ces déplacés. Certains passent la nuit ensemble sur les mêmes nattes, par manque de moyens financiers », a fait savoir Freddy Teddy Wedane.

Une interpellation est lancée au gouvernement et aux ONG nationales et internationales, afin de voler au secours de ces 13800 personnes en situation difficile.

Auguste Bati-Kalamet

 

lundi, 23 mars 2020 15:33

Centrafrique : 149 réfugiés centrafricains vivant au Congo sont rapatriés au pays

BANGUI, le 23 mars 2020 (RJDH) --- 149 réfugies centrafricains de Molé en RDC répartis dans 64 ménages sont rentrés au pays le 18 mars dernier. Ils sont arrivés au Port Amont à Bangui avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugié(HCR) en collaboration avec la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR).

Mercredi 18 mars 2020, il est 11 heures 15 minutes au Port Amont aux abords du fleuve Oubangui où 149 réfugiés centrafricains à bord de 4 baleinières rentrent au pays après plusieurs années passées en République Démocratique du Congo suite aux conflits. Ils sont accueillis par une équipe médicale, selon les dispositifs sanitaires prévus pour l’occasion, notamment le lavage de mains à l’eau chlorée et la prise de la température.

Blaise Grengbo-Lombet, Président des réfugiés de Mole se réjouit pour ce retour au bercail. « Je suis ravis de retourner dans mon pays aujourd’hui avec toute ma famille. La vie en exil est vraiment difficile. Pour cela je remercie le Gouvernement et le HCR d’avoir facilité notre retour et aussi je demande au Gouvernement de continuer dans ce sens pour le retour de nos compatriotes qui sont actuellement en République Démocratique du Congo », apprécie-t-il.  

C’est une nouvelle vie qui commence dit Pacôme Ngome Ngame, administrateur principal à la protection au HCR, « pour eux, c’est une nouvelle vie qui commence. Ils rentrent chez eux par ce que l’objectif du HCR est de faire en sorte qu’ils puissent retrouver véritablement leur droit des citoyens centrafricains et ils peuvent vivre normalement au même titre que les autres centrafricains qui sont restés au Pays ».

Il a, par ailleurs, précisé que quelques moyens sont donnés par le Gouvernement et le HCR en vue de leur intégration dans la société. Ces rapatriés ont aussi bénéficié des kits de retour composés de vivres et de non vivres. « Nous les avons accompagnés avec un petit paquet de retour en cache et une somme d’argent qui leur permettra de prendre des dispositions initiales pour leur intégration. Et on va aussi faire le suivi de leurs enfants afin qu’ils puissent réintégrer les écoles sans discrimination », a précisé Pacôme Ngome Ngame.

C’est plus de 17 000 réfugiés centrafricains qui sont présentement en République Démocratique du Congo.  600 000 autres sont à travers le monde et que bon nombre manifestent le désir de rentrer au pays.

Régis Stéphane Banguima

dimanche, 22 mars 2020 12:14

Centrafrique : Le Haut Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés Filippo Grandi appelle les Etats à tenir compte des réfugiés  face au COVID-19

BANGUI, le 22 mars 2020(RJDH)---- Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés se préoccupe des mesures adoptées par certains pays face au COVID-19 qui selon lui, pourraient bloquer le droit de déposer une demande d’asile. Il rappelle dans la déclaration rendue publique le 19 mars dernier « que des personnes continuent de fuir leur foyer ».

Dans une déclaration rendue publique le 19 mars dernier, Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, s’est prononcée sur la crise du COVID-19 à l’heure de la mobilisation mondiale pour lutter contre la propagation du COVID-19. Selon lui, « de nombreux pays adoptent à juste titre des mesures exceptionnelles, limitant les relations aériennes et les mouvements transfrontaliers.» 

Il n’a pas manqué de souligner que les guerres et la persécution n’ont pas cessé. Ce qui revient à dire qu’aujourd’hui, partout dans le monde, « des personnes continuent de fuir leur foyer en quête de sécurité. Je suis de plus en plus préoccupé par les mesures adoptées par certains pays qui pourraient bloquer le droit de déposer une demande d’asile » a déclaré le Haut commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés. 

Fillipo Grandi dans ce document dont le RJDH a eu copie, appelle les Etats à tenir compte des personnes en situation critique. « Tous les États doivent gérer leurs frontières comme ils l’entendent, dans le contexte de cette crise unique. Mais ces mesures ne devraient pas avoir pour effet de fermer les voies d’accès aux régimes d’asile, ni de forcer des civils à retourner vers des situations de danger », dit-il avant de préciser que des solutions existent.

Si des risques sanitaires sont identifiés, des systèmes de dépistage peuvent être mis en place ainsi que des tests, le placement en quarantaine et d’autres mesures.  Ces dispositifs permettront aux autorités de gérer l’arrivée des demandeurs d’asile et des réfugiés en toute sécurité, tout en respectant les normes internationales de protection des réfugiés établies pour sauver des vies. 

Cette déclaration intervient dans un contexte où plusieurs Etats ont adopté des mesures préventives contre la propagation de COVID-19. Mesures visant à limiter les mouvements transfrontaliers.

RJDH

dimanche, 01 mars 2020 14:49

Centrafrique : trois jeunes hommes retrouvent leur famille au nord du pays

NGAOUNDAYE, le 29 février 2020 (RJDH)---Trois jeunes garçons réunifiés avec leur famille par le Comité International Croix Rouge (CICR) à Ngaoundaye et Bohong, dans l'Ouham Pende, le 21 et 22 février dernier, au nord-ouest de la Centrafrique.

Près de trois ans de séparation, trois jeunes ont retrouvé leur famille la fin de la semaine dernière dans la préfecture de l’Ouham-Pende grâce au programme du CICR de réunification familiale. Le premier, Elie Gabato-Solbai, séparé de sa famille en avril 2017, est enregistré par le CICR sur le camp des réfugiés de Diba au Tchad en mars 2019, tandis que Fabrice Kawpamini et Sikis Nganaguewele ayant fui les violences pour se réfugier dans un village entre les frontières Centrafricano-Tchadienne au mois d’août 2016.

Fabrice Kawpamini                                                           Elie Gabato-Solbai    

Ce fut un moment d’émotions doublé de joies pour les parents en accueillant les leur. Chantal Fiobola, la mère de Fabrice Kawpamini, cache à peine son émotion tout en remerciant le CICR. « Au début, je me disais que mon fils serait mort comme toute autre personne victime des violences armées dans la région. On nous parlés du programme du CICR et nous avons tenté mais sans grand espoir. J’ai l’impression de rêver mais mon fils est là », s’exclame-t-elle.

Pour la génitrice Elie Gabato-Solbai, Rode Ronghimi, elle atteste que depuis la disparition de son fils, il lui manquait totalement la paix. « C’est avec une grande allégresse que j’ai appris que mon fils est encore vivant par le CICR », dit-elle, avant de déclarer qu’elle ne souhaite plus voir une autre mère endurer la même qu’elle. « Je demande au CICR de faire davantage pour d’autres familles », souhaite-t-elle.