Humanitaire
HUMANITAIRE

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samedi, 18 janvier 2020 13:52

Centrafrique : Des prix remis aux trois journalistes lauréats de jeu concours médias initié par le CICR

BANGUI, 18 janvier 2020(RJDH)----Des ordinateurs et trophée ont été remis aux trois journalistes centrafricains lauréats du jeu concours média lancé en aout 2019 par le Comité International de la Croix-Rouge. La cérémonie de remise des prix a eu lieu ce vendredi 17 janvier 2020 à Bangui en présence des membres du jury.

Il s’agit de Leger Kokpakpa, Agée Michael Yagoua Guerret et Odilon Koulaka, journalistes de radio, télévision et presse écrite. La remise des prix aux lauréats a eu lieu en présence des membres du jury dont le président du Haut Conseil de la Communication José Richard Pouambi, du président de l’Union des Journalistes Centrafricains Tita Samba Solé, et le Chargé de mission au ministère de la Communication Simon pierre Ndouba.

Le président du jury José Richard Pouambi définit les critères du choix de ces lauréats en appliquant l’article 3 du règlement intérieur de concours médias, « chaque candidat avait le choix d’écrire un ou plusieurs articles, de réaliser des productions sur une ou plusieurs thématiques proposées par le CICR. Selon le règlement intérieur du concours médias, les productions ou les articles de presse doivent respecter les genres journalistiques à savoir, le reportage, l’interview, l’enquête, l’analyse et l’émission et ou le débat télévisé. La notation des articles de presse et de production n’est pas faite de façon classique, mais sur des critères et des barèmes bien définis par l’organisateur du concours médias qui est le CICR », a-t-il précisé.

Agée Michael Yaguoua Guerret, journaliste à radio Voix de l’Evangile, un des lauréats ne cache pas satisfaction, « j’ai choisi le sujet sur les violences sexuelles à l’égard des femmes, c’était très difficile parce que pour avoir des sources pour les témoignages, c’est un peu difficile. Puisse que c’est un travail de recherche et voilà nous sommes sortis meilleurs parmi les 40 candidats. Je suis vraiment satisfait du résultat qui a été rendu public par le jury », s’est-t-il exprimé.

Ce concours a débuté le 29 aout 2019 à l’endroit des journalistes de presse en ligne, presse écrite, radio et la télévision. Les thèmes proposés sont entre autres : la protection de la population civile, les personnes disparues et les violences sexuelles.

Jocelyne Nadège Kokada

 

 

vendredi, 17 janvier 2020 13:37

Centrafrique : Le Comité International de la Croix-Rouge satisfait de son bilan d’activités de l’année 2019

BANGUI, le 17 janvier 2020 (RJDH) --- Le Comité International de la Croix Rouge en Centrafrique est satisfait du bilan d’activités menées en 2019 en dépit de la précarité de vie dans laquelle se trouvent les populations centrafricaines. C’est sur cette note positive que la cheffe de délégation du CICR, Valérie Petitpierre a annoncé le jeudi 16 janvier à Bangui, la continuité des activités au profit des populations en situation critique.

Tout en saluant le bilan des activités, Valérie Petitpierre, la Cheffe de délégation du CICR en Centrafrique, a indiqué que la situation humanitaire dans le pays est toujours précaire et dramatique. Car, la population vit toujours dans des conditions difficiles, «le bilan est positif en 2019. On a pu atteindre la plupart de nos objectifs. L’une des raisons qui explique ce beau résultat, c’est le meilleur accès qu’on a pu avoir sur le terrain malgré l’insécurité et les contraintes », a expliqué la responsable du CICR en RCA.

Valérie Petitpierre n’a pas manqué de rappeler que la RCA reste parmi les 15 pays dans le monde dans lesquels le CICR intervient, ceci rappelle que l’indicateur du niveau de besoin est très élevé. « De manière globale, la situation humanitaire dans le pays reste dramatique. Aujourd’hui, il y a des zones où la situation sécuritaire se stabilise davantage car on y voit des mouvements de retour, mais il y a toujours des personnes déplacées dans le pays. Il y a aussi des zones où il y a des confrontations armées dans le pays, la situation est extrêmement tendue. Et globalement, la condition des populations sur le terrain ne s’est pas améliorée sur le terrain d’où le fait que notre opération en Centrafrique reste parmi les 15 plus grandes opérations du CICR dans le monde, c’est un indicateur du niveau de besoin qui est très élevé toujours malheureusement », précise Valérie Petitpierre.

Elle souligne que la solution à la crise centrafricaine ne sera pas qu’humanitaire, mais la Croix Rouge va continuer à aider les personnes en situation d’urgence, « la solution à la crise ici, comme ailleurs, ne sera pas humanitaire. Nous, on va continuer à aider les populations affectées par la violence et par la crise mais il faut une réelle volonté politique, il faut une solution politique pour que les violencescessent une fois pour toutes pour qu’un semblant de normalité soit retrouvé parmi la population que ce soit ici ou à l’intérieur du pays. On va s’inscrire dans la continuité de nos activités en 2019, on va essayer d’accroitre notre proximité avec les populations dans le besoin, on va essayer encore davantage à l’écoute des besoins de la population pour mieux comprendre comment on peut aussi soutenir leur propre mécanisme de résilience avec les moyens que nous avons à disposition, toujoursla protection et la sécurité de la population sera placée au centre de notre préoccupation », a souligné Valérie Petitpierre.

En 2019, 72525 ménages ont bénéficié de l’assistance de la part du CICR et 290000 autres ont un meilleur accès à l’eau potable. Le CICR rappelle qu’en 2020, le Comité International de la Croix-Rouge s’inscrira dans la continuité des activités menées en 2019, en plaçant la protection de la population au centre de ces activités.

Pamela Dounian-Doté

jeudi, 09 janvier 2020 16:51

Centrafrique : Enfant Sans Frontière offre des kits scolaires aux enfants du site des sinistrés de Michéline

BANGUI, le 09 janvier 2020 (RJDH) --- Les enfants sinistrés du site des sinistrés de Micheline dans  la Commune de Bimbo ont reçu ce matin des kits scolaires ainsi que des matériels didactiques pour les enseignants. Un don fait par l’ONG Enfant Sans Frontières (ESF) pour aider ces enfants à bien terminer l’année académique en cours à cause des évènements douloureux qui ont perturbé leur scolarité.

Cette aide s’inscrit dans le cadre des affaires urgentes en faveur des enfants sinistrés afin que ces enfants puissent trouver une réponse à leur situation éducative, c’est ce qu’a souligné le Coordonnateur-Programme de l’ONG Enfant Sans Frontière, Kevin Rodrigue M’borolo, « suite à des situations qui avaient prévu y a eu des déplacés, le gouvernement a créé trois sites, par la suite il y a des enfants qui sont en âge scolaire, d’où nécessité maintenant pour nous en partenariat avec notre bailleur l’UNICEF d’intervenir auprès de ces enfants afin qu’ils puissent maintenir leur niveau scolaire. Voilà maintenant aujourd’hui, on a emmené les kits scolaires, les kits didactiques pour essayer de distribuer en faveur de ces enfants », a-t-il précisé.

Vivien Molazemo, vice-président de l’association des Parents d’élèves du site de Micheline, exprime ses impressions suite à ce geste généreux fait par l’ONG Enfant Sans Frontières. « Ces matériels didactiques vont permettre à nos enfants de bien suivre les cours au titre de cette année scolaire », dit-il. 

Les conditions des enfants sinistrés dans les sites à Bangui et à l’intérieur du pays nécessite restent  préoccupantes et l’ONG Enfants Sans Frontières entend poursuivre cette action au profit de ces enfants pour sauver leur année scolaire.

mercredi, 08 janvier 2020 16:07

Centrafrique : Les sinistrés du site de De la Cour à Bimbo s’inquiètent pour leur sécurité

BIMBO, le 08 janvier 2020 (RJDH)---Les sinistrés des inondations de l’an dernier présents sur le site de De la Cour à Bimbo se préoccupent davantage pour leur sécurité. Malgré la présence des deux gendarmes détachés pour assurer la sécurité du site, leur quotidien est émaillé de braquages, de vols et de viols.

Selon les sinistrés, l’insécurité dans le secteur avec des cas récurrents de braquages, de vols et de viols sur le site de De la Cour à Bimbo font qu’ils ne se sentent plus en sécurité et appellent le gouvernement à l’aide. 

Blandine Wama, la responsable du site témoigne qu’il ne se passe pas une nuit sans qu’ils ne soient exposés aux actes de braquages dans le secteur. « Nous sommes beaucoup menacés par rapport à ce qui se passe sur le site et à l’entour. La majorité des sinistrés ont fui pour aller dans les églises pour passer la nuit. Nous demandons au gouvernement de nous envoyer les forces de l’ordre pour assurer notre protection », a-t-elle rapporté.

« Récemment, une tentative d’enlèvement d’un enfant à côté de sa maman a été déjouée sur le site aux environs de 23 heures.  Même une femme sur le site a été physiquement agressée  par un malfrat. Nous craignons pour notre vie. On ne peut pas tout perdre et être encore victime des agressions de la part des délinquants qui pullulent ici », ajoute-t-elle.

Si les sinistrés se plaignent pour leur sécurité, il n’en demeure pas moins que leur prise en charge médicale et alimentaire soit encore un autre problème auquel ils doivent faire face au quotidien. Pour cela, ils souhaitent que les opérations de désinfection soient vite faites dans leur secteur pour qu’ils puissent retrouver le cours normal de leur existence. « Notre situation sur le site de De la Cour à Bimbo est vraiment critique, les aides qu’on nous apporte ne sont pas suffisants et nous ne mangeons pas à notre faim », a confié au RJDH une femme vivant sur ce site.

« Si on désinfecte nos maisons, nous sommes prêts pour les regagner », a souhaité une autre.

Les sinistrés qui sont sur le site de De la cour à Bimbo vivent avec la peur au ventre ces derniers temps et demandent à ce que les dispositifs sécuritaires soient renforcés car, de jour en jour, l’on enregistre des cas de menaces et de braquages non loin du site.   

Sandra Belly  

vendredi, 20 décembre 2019 19:46

BANGUI, le 19 Décembre 2019 (RJDH) ---- Des professionnels des media centrafricains sont désormais capables de produire des émissions sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle après une série de formation de deux jours du 18 au 19 décembre, initiée par l’ONG internationale Action Contre la Faim.

La malnutrition est l’un des problèmes majeurs de santé publique en République Centrafricaine, car elle contribue à la mortalité infanto-juvénile ainsi qu’à l’aggravation du taux élevé de la mortalité maternelle. D’où nécessité, selon l’ONG Action Contre la Faim, d’impliquer les professionnels des médias Centrafricains dans la lutte contre ce fléau.

Nino Ludick, Coordonnatrice terrain, précise que « l’activité a pour but d’avoir une meilleure compréhension des conséquences négatives de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle en vue de l’élaboration de matériels médiatiques. Ce dernier domaine vise à influencer les décideurs politiques et économiques en mobilisant l’opinion publique d’accorder un intérêt particulier aux médias car ces derniers jouent un rôle crucial dans la diffusion de l’information et la sensibilisation sur la question liée à la sécurité alimentaire et la nutrition en République Centrafricaine », croit-elle.

En 2018, la RCA s’est dotée d’une politique de nutrition qui trouve ses fondements dans le plan national de développement sanitaire de 2e génération qui vise à réduire le taux des  malnutritions. Pour le directeur des soins de santé primaires, Constant Sirkolo « la mise en œuvre de cette politique nécessite le concours de toutes les parties prenantes notamment les médias que vous représentez car vous  avez un rôle très  important dans l’information et la sensibilisation de nos population et dans l’éveil de conscience de nos décideurs », a souhaité Constant Sirkolo.

 A l’issue de  cette formation, les journalistes centrafricains sont à même de traiter les questions liées à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que ces conséquences  afin d’attirer l’attention des décideurs ainsi que des acteurs à s’y mettre pour réduire ce fléau.

Martial Steve Mbétissinga, journaliste participant à cet atelier, croit que «nous pourrions donc vulgariser les informations sur les conséquences ou bien les causes de la malnutrition afin d’attirer l’attention des décideurs et partenaires à agir beaucoup plus dans la prise en charge des personnes souffrant de la malnutrition.  La réalisation des émissions ou des interviews ou encore des enquêtes doivent tenir compte d’un certain nombre d’aspects et c’est ce que nous ferons prochainement, par ce que le taux du décès des enfants de moins de 5 ans liées à cette pandémie est de 45 % au pays, d’où nécessité de sensibiliser la population sur la prévention de la malnutrition et les décideurs ainsi que la communauté  internationale sur la question », a promis le journaliste.    

Selon le  rapport d’OCHA de cette année, la moitié de la population Centrafricaine soit 50 % est menacée par l’insécurité alimentaire dont les plus touchés sont les enfants et les femmes enceintes et allaitantes.