Humanitaire
HUMANITAIRE

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mercredi, 05 août 2020 15:24

Centrafrique : le PAM reçoit 360 tonnes des vivres des USA en provenance du corridor Brazzaville

BANGUI, 05 août 2020 (RJDH)--L’Ambassade des États-Unis a remis 360 tonnes des vivres au gouvernement Centrafricain pour le Programme Alimentaire Mondiale, ce lundi 04 août 2020 au port fluvial de Bangui.  

Ces vivres, est un don du gouvernement américain financé par USAID. La logistique est assurée par le PAM, qui assurera en même temps la distribution aux personnes vulnérables. Cet appui intervient dans un contexte marqué par la crise sanitaire liée au Covid-19 qui affecte les groupes déjà vulnérables dont les déplacés et les populations en détresse.

Virginie Baikoua, ministre de l’action humanitaire et de la réconciliation nationale se dit satisfaite de ce don qui est venu par le nouveau corridor Bangui-Brazzaville. « Nous avons connus des moments difficiles et donc nous avons des personnes vulnérables, d’abord des familles affectées par le conflit mais aussi des personnes déplacées dont les besoins en assistance alimentaire restent énormes.  Ce don va soulager un peu ces populations en souffrance », s'est-elle réjouie.

Le passage de ces dons par le corridor Brazzaville-Bangui est un soulagement pour le gouvernement mais aussi pour la communauté humanitaire. Bien avant, les vivres et autres logistiques humanitaires viennent par la voie terrestre Douala-Bangui.   

Avec ce nouveau corridor, le pays espère recevoir plus de produits en un seul temps comme l'a souligné Virginie Baikoua. " Vous imaginez un peu 360 tonnes en un seul temps c’est énorme et si cela se fait plusieurs fois, les personnes vulnérables n’aurons plus assez de problème », a souligné le membre du gouvernement".

L’ambassadrice des Etats-Unis Lucy Tamlyn a aussi exprimé son sentiment suite à ce don de la nation américaine à la Centrafrique. « Depuis 2013, La Centrafrique vit une crise alimentaire ou presque la moitié de la population vit une pénurie alimentaire, et nous sommes toujours là pour aider ces personnes qui sont dans le besoin par le biais de notre partenaire qui est le Programme Alimentaire Mondiale. Donc, c’est le premier convoi de ces vivres alimentaires.  Nous espérons satisfaire ceux qui sont dans le besoin », s’est-elle exprimée

Le Programme Mondiale Alimentaire, qui est chargé de gérer ce don au profit des personnes dans le besoin revient sur l’ouverture de ce nouveau corridor qui leur permettra d’évacuer plus rapidement les vivres et aides humanitaires.

Sa directrice adjointe Racky Fall evoque déjà les modalités de distribution de ces vivres. « Le premier travaille qu’on doit faire c’est le ciblage des personnes vulnérables. La première mission du PAM est d’apporter l’assistance alimentaire aux personnes les plus vulnérables.Les déplacés qui sont à Bambari,  Paoua,  Bouar, Bria,  Birao,  Bossangoa, Bangassou recevront ces assistances», a-t-elle expliqué. 

C’est le premier convoi d’aide humanitaire qui arrive à travers le fleuve par Brazzaville alors que le pays accueille toujours les vivres par le corridor Bangui-Douala au Cameroun. A ce jour, plus de la moitié de la population a besoin d'assistance humanitaire. 

Annela Niamolo

 

vendredi, 31 juillet 2020 14:31

Centrafrique : près d’un million de personnes ont été assistées par le Comité International de la Croix Rouge en cette période de Covid-19

BANGUI, 31 juillet 2020 (RJDH)---Selon le Comité international de la Croix rouge (CICR), près d’un million de personnes en Centrafrique ont bénéficié d’une assistance conséquente en cette période de pandémie de Covid 19 depuis le Mars consistant à lutter contre le coronavirus qui est l’une des plus graves crises humanitaires au monde, a fait savoir Bruce Biber, chef de délégation du CICR.

D’entrée de jeu, le chef de délégation du CICR en Centrafrique a noté qu’au regard des différents défis auxquels liés à la pandémie de Covid 19, le CICR et la Croix Rouge Centrafricaine ont pu réaliser beaucoup de choses. « On pense toujours qu’on peut jamais faire assez mieux, je ne dirai pas qu’on est vraiment content de notre bilan, puisque nous pouvons faire plus vu les différents défis que la situation actuelle présente. On a pu faire le nécessaire et il fallait mettre une chose en exergue et c’est de soutenir la Croix Rouge Centrafricaine au niveau communautaire.   Je crois qu’on a tous collectivement en tant que Croix Rouge réalisé une campagne de sensibilisation qu’on estime toucher plus d’un million de personnes », précise Bruce Biber.

Pour Brice Biber, pour lutter contre cette pandémie, le CICR a pris toutes les précautions requises en s’adaptant à la nouvelle réalité afin de continuer ses activités dans l’assistance des personnes vulnérable pour répondre à leurs besoins.

« C’est l’un des plus grands défis que nous avons dans nos activités en cette période de Covid-19, qui est celle de mener des actions humanitaires sans nous mettre à risque et mettre à risque aussi les populations auxquelles ont assisté, ceci nécessite une autoprotection on se protège   avec tous les moyens nécessaires les mesures barrières sont appliqué à la lettre selon les instructions du gouvernement », explique le chef de délégation du CICR, avant de relever que « le CICR en cette période de pandémie à transformer ces activités humanitaires en vecteurs de prévention c’est-à-dire dans les actions de distribution de semence, ce qui permet à ces bénéficiaires de rentrer chez eux avec les notions de connaissances nécessaire pour se protéger contre le Covid-19 » , ajoute-t-il.

Plus de 4500 personnes malades de Covid-19 sont recensés en République Centrafricaine depuis l’apparition de cette maladie en mars dernier qui met à mal les efforts de riposte dans le strict respect des mesures barrières.

Paméla Dounian-Doté

vendredi, 24 juillet 2020 13:41

Centrafrique : Oxfam met en œuvre un projet à Bangui et Paoua financé par l’Union Européenne pour la réponse COVID 19

BANGUI, 23 Juillet 2020 (RJDH) ---Financé à hauteur de 884 250 000 FCFA par l'Union Européenne, le projet d’appui à la mise en œuvre d’une réponse sanitaire et sociale locale en prévention de la pandémie du Covid-19 en RCA sera mis en oeuvre par l'ONG Oxfam en Centrafrique pour une durée de six mois à Bangui et Paoua.

Il s'agit du projet réponse COVID d’appui à la mise en œuvre d’une réponse de santé publique et sociale locale, en prévention de l’épidémie COVID-19 en RCA, dans le but de freiner la propagation de cette maladie en République centrafricaine, en améliorant l’accès à l’eau et à l’hygiène. "Nous allons également sensibiliser 125 000 personnes sur le Covid-19 à Bangui et Paoua, notamment par l’intermédiaire de Comités Communautaires. Enfin, 10 000 kits d’hygiène seront distribués aux ménages les plus vulnérables à la maladie dans les semaines et mois à venir."

Dans le cadre de ce projet, temporaires de distribution d’eau à Bangui et son agglomération, nécessitant 1.350.000€ soit environ 884 250 000 FCFA pour sa mise en oeuvre dans les villes ciblées, a précisé Oxfam. "A ce jour, 12 points d’eau temporaires ont été installés dans l’agglomération banguissoise par les équipes d’Oxfam et son partenaire APSUD, avec le soutien et la collaboration des services techniques de l’Etat."

Ce service est rémunéré par l’Oxfam et la gestion globale des points d’eau est assurée par l’ONG Apsud en collaboration avec la Direction de la Protection Civile (DGPC) dans la distribution d’eau dans les bladders.

Pour Bernard Gbengué, un habitant du 6ème arrondissement, le constat révèle que les travaux de certains forages réalisés dans certains quartiers de la ville de Bangui n’aboutissent pas aux résultats attendus, « nous avons constaté que les études des zones destinées au forage ne sont pas bien faites, avant de procéder aux travaux. Parfois c’est une mauvaise qualité d’eau qui est recueillie et les travaux sont suspendus», a-t-il déploré.

Le projet d’accès à l’eau potable a atteint environ 60.000 personnes dans les quartiers de la ville de Bangui et Bimbo. Les activités ont démarré le 15 avril dernier et se poursuivent jusqu’en septembre 2020 à Bangui et à l’intérieur du pays.

Auguste Bati-Kalamet

samedi, 18 juillet 2020 11:29

Centrafrique : la ville de Nzacko en ruine, les autorités locales lancent un cri de cœur

NZACKO, 18 juillet 2020 (RJDH)--La ville de Nzacko, située au Nord de la préfecture du Mbomou à l’Est du pays, est toujours confrontée à de nombreuses difficultés après les violences survenues dans la localité. Les autorités locales lancent un appel au gouvernement et ses partenaires de venir à la rescousse de la population.

La région de Nzacko est restée sans infrastructures de base alors que la majorité de la population est encore déplacée. Ce qui freine la relance des activités économiques et administratives dans la région, selon les autorités locales. La commune rurale de Nzacko, reliée à Bangassou, le chef-lieu du Mbomou  par un petit axe routier impraticable de 60 kilomètres, se tourne vers la ville de Bria, située plus à l’ouest de la ville à plus de 135 kilomètres dans la Haute-Kotto, pour son ravitaillement en produits de première nécessité.

L’adjointe au Maire de la commune de Nzacko Adja Kaltouma Ganda, dans une entrevue avec le RJDH, revient sur les difficultés majeures de sa commune. « La commune de Nzacko a perdu ses institutions et les infrastructures de base comme les hôpitaux, les écoles voire même les bâtiments administratifs », a ramassé l’autorité communale.

Dans cette commune, plusieurs milliers de personnes sont toujours déplacées et sont restées sans abris, comme l’a souligné Adja Kaltouma Ganda. « Des maisons ont été incendiées, ce qui a provoqué beaucoup de déplacement. Sur 19 847 habitants que comptait la ville, à ce jour, il n’est resté qu’environ 12.000 habitants. Parmi ceux-là, de nombreuses personnes sont sans abris et d’autres vivent encore dans la brousse », regrette l’adjointe au Maire. 

Par ailleurs, l’insécurité alimentaire menace cette partie du territoire qui a subi à maintes reprises des violences armées. Ces difficultés ont poussé Adja Kaltouma Ganda à lancer un SOS au gouvernement et aux humanitaires afin de voler au secours de la population.

La commune de Nzacko, sous contrôle des rebelles du FPRC retient son souffle après les violences armées du début de l’année. Mais ce groupe armé, signataire de l’Accord politique pour la paix et la Réconciliation Nationale tente de rassurer en appelant au retour des déplacés.

Le commandant militaire du FPRC de Nzacko Mahamat Salé, dans un entretien avec le RJDH, invite les opérateurs économiques à retourner dans la ville, y compris la population et les collecteurs des diamants. « Le FPRC, toujours engagé dans l’accord de paix rassure la population et les opérateurs économiques du niveau de la sécurité. La libre circulation est garantie pour la population et les acteurs humanitaires », a-t-il déclaré au RJDH.

Les violences intergroupes armées, survenues à Bria dans la même région en février 2020 ont aussi affecté la commune de Nzacko, qui, par le passé a enregistré plusieurs attaques armées. Cette région riche en ressources minières fait face à des séries d’altercation des hommes armés, occasionnant le déplacement massif de sa population.

Jean Marie Anibikoumba

lundi, 13 juillet 2020 16:51

Centrafrique : des déplacés internes au centre du pays appellent à plus d’assistance humanitaire

BAKALA, 13 juillet 2020 (RJDH)--- Les déplacés d’Yppi présents à Bakala, située à 108 km de Bambari dans la Ouaka, déplorent leur condition de vie. Installés depuis plus d’un an dans cette ville au centre du pays, ils estiment qu’ils ne bénéficient pas assez d’assistance humanitaire.

Au total, ils sont environs 500 personnes à être sur le site des déplacés internes de Bakala dans le centre du pays dans la Ouaka à 108 km de Bambari. Ils se plaignent de leur condition de vie qui selon eux est déplorable.

Pulchérie Adeline, une déplacée fuyant les violences d’Ippy témoigne : « nous avons fui les violences armées de l’an dernier à Yppi pour être à Bakala. Il y a de cela un an que nous sommes sur ce site mais dans des conditions déplorables. Nous ne mangeons pas bien. La souffrance est totale. Les denrées alimentaires sont chères. On tente malgré tout de joindre les deux bouts. Les bâches qui nous servent d’abris, nous les achetons nous-mêmes », fait-elle savoir.

Pour nous, le lendemain est incertain car personne ne vient à notre assistance, dit-elle, « les ONG viennent difficilement vers nous ici. Nous ne savons pas de quoi sera fait notre lendemain. Pour faire face à cela, nous les femmes, on fait de petits commerces. L’insécurité est totale dans la région, toujours prêtes à fuir à tout moment avec nos enfants. On fera comment avec eux ? », s’est-elle interrogée.

Pour Placide Zouni, délégué du bloc 4 du site des déplacés de Bakala, depuis qu’ils sont installés il n’y a que le PAM, le CICR et l'ONG Triangle qui les assistent. « Depuis que nous sommes installés ici, nous avons eu des appuis humanitaires par moment. Nous avons l’ONG Triangle qui nous a aidé avec les latrines, le CICR pour les soins et le PAM pour les vivres. Mais depuis quelques mois, nous sommes là sans appui et avec la saison des pluies, nous sommes exposés à tout genre de calamités. Nous voulons la paix pour retourner et travailler nos terres », souhaite-t-il.

A Bakala, de jour en jour, les déplacés d’Yppi ne réclament que la paix pour pouvoir retourner dans leurs villages respectifs et reprendre les activités agricoles.

Vianney Ingasso