Humanitaire
HUMANITAIRE

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mercredi, 02 septembre 2020 13:36

Centrafrique : lancement d’un nouveau projet pour le retour des déplacés dans la Nana-Mambéré

BANGUI, 02 septembre 2020 (RJDH) ---Environs 22 260 personnes vulnérables seront touchées par le projet « Kiri à léké ni » initié par le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés à Bouar, et lancé lundi 31 aout 2020 à Bouar, chef-lieu de la Nana-Mambere.

Ce présent projet a pour objectif la stabilisation des conditions d’existence et renforcement de la résilience des refugiés, déplacés et retournés ainsi que de leur communauté hôte en République Centrafricaine et au Cameroun.

Kotim Ngolssou de la Fédération Luthérienne Mondiale, explique que « c’est un projet que nous avons initié pour répondre aux problématiques de la sécurité alimentaire, de cohésion sociale mais aussi de la réintégration des réfugiés centrafricains vivant sur le sol qui sont en train d’entamer des procédures de retour et comme vous le savez, l’opération de retour facilitée par le HCR a commencé l’année dernière et est interrompue avec l’avènement du Covid 19 ».

Trente communautés vivant dans vingt-cinq villages de la Centrafrique et quatre camps des réfugiés au Cameroun Est sont ciblées. Pour cela, un fonds à hauteur de 3, 2 millions d’euros a été octroyé par le gouvernement Allemand et la Fédération Luthérienne Mondiale est retenue pour sa mise en œuvre.  

Le préfet de la Nana-Mambéré Marcel Bagaza y voit dans ce nouveau projet un signe de soulagement pour les centrafricains déplacés dans les régions voisines de Cameroun. « Ce financement vient donner sans doute un soulagement aux préfectures frontalières ciblées et je l’espère pour les régions voisines du Cameroun confrontées à ces multiples crises. »

Constant Ndolo Babou

lundi, 24 août 2020 15:39

Centrafrique : appel à l’aide pour les 2000 déplacés au nord du pays

BOCARANGA, 24 Août 2020 (RJDH) --- Environ 2000 personnes qui ont fui la localité de Koui pour se réfugier à Bocaranga, vivent dans des conditions difficiles. Le Sous-préfet de Bocaranga Esaïe Gbanet, a confirmé au RJDH ce lundi 24 août 2020, que les besoins humanitaires restent une préoccupation majeure depuis que les déplacés sont arrivés dans la sous-préfecture.  

Après les combats opposant les forces conjointes, FACA-Minusca aux éléments des 3R au nord du pays, plus de 2000 personnes sont dans des conditions difficiles et d’autres sans abris et manquent de l’aide nécessaire, a fait savoir Esaïe Gbanet, sous-préfet de Bocaranga, dans le nord-ouest du pays.  

Le sous-préfet a indiqué que la csituation sécuritaire à Koui, dans la Nana-Mambéré, a entraîné un afflux important des populations vers les localités voisines. « Environ 2000 personnes ont fui leurs localités pour se réfugier à Bocaranga. Elles vivent dans des conditions précaires, mêmes sans abris. Certaines sont dans des familles d’accueil », a expliqué le Sous-préfet joint au téléphone par le RJDH.

Les activités agricoles et commerciales sont au ralenti, ajoute-t-il, car « les éléments des 3R se sont constitués en coupeurs de routes. Les agriculteurs ne peuvent pas se déplacer au-delà de 5 kilomètres pour cultiver. Même difficulté qu'on en trouve du côté des éleveurs qui sont souvent victimes des exactions des groupes armés à cause de leurs bétails », a-t-il expliqué.

Pour la situation des déplacés de Bocaranga, le Sous-préfet a lancé un SOS aux humanitaires afin d’apporter de l’aide urgente à ces personnes vulnérables.

Auguste Bati-Kalamet

 

jeudi, 20 août 2020 11:30

Centrafrique : Bocaranga accueille plus de 700 déplacés internes de Koui

BOCARANGA, 19 août 2020 (RJDH) --- 700 personnes en provenance de Koui sont arrivées hier à Bocaranga dans l’Ouham-Pende, en raison de la situation sécuritaire actuelle dans la région marquée par les combats opposant les forces coalisées FACA-MINUSCA aux 3R, a annoncé le sous-préfet de Bocaranga Esaïe Gbeni, joint au téléphone ce matin.

Environ 700 déplacés internes fuyant le combat interne opposant les forces conjointes FACA-MINUSCA aux 3R dans les environs de Koui, sont arrivés hier à Bocaranga dans le nord-ouest du pays. 

Ces personnes sont recensées par l’ONG Zo Kwe Zo basée à Bocaranga, comme le confirme Esaïe Gbani sous-préfet de Bocaranga. « J’ai écouté ce matin que ces déplacés sont au nombre de 700 pour la première opération, mais avec cette dernière opération le nombre serait de 1000. Ces ONG passent de hutte en hutte pour les recenser dans le but de leur apporter de l’aide. Ils ont reçu hier des kits composés des ustensiles de cuisine, des bâches, des nattes et beaucoup d’autres choses encore mais pas encore de vivre », a-t-il indiqué.    

Il a, par-ailleurs, signalé que les ONG sont en train de procéder à un deuxième enregistrement pour une réponse humanitaire. « C’est la première Vice-présidente de la délégation spéciale madame Asta Fakitome qui a eu à recenser ces déplacés internes. »     

Selon les dernières informations fournies par le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), les déplacés internes sont au nombre de 2000.

Sandra Cynthia Belly

vendredi, 14 août 2020 15:32

Centrafrique : environ 843 personnes déplacées à Ouadda-Maïkaga dans la Haute-Kotto, selon OCHA

BANGUI, 14 aout 2020 (RJDH)---Cinq personnes ont été tuées et 843 autres, soit environ 17% de la population estimée à 5 000 habitants se sont déplacée suite à des affrontements intercommunautaires les 23 et 24 juillet. Des pillages de biens avaient également été enregistrés en marge des affrontements, selon OCHA.

Il s’agit d’une première mission humanitaire dans cette ville théâtre des violences interethniques opposant Goula et Rounga au mois de juillet dernier où des personnes ont été tuées et des maisons incendiées. Selon OCHA, les déplacés se sont installés dans des champs et ne sont pas encore retourné, même si une mission de médiation intercommunautaire en provenance de Ouadda Djallé a eu lieu le 1er août.

« La circulation des habitants est encore très timide dans la ville où il n’y a pas présence des FSI ni de la MINUSCA, ce qui ne rassure pas la population », relève le rapport de la mission.

Les besoins humanitaires d’urgence identifiés sont entre autres la protection des habitants car la circulation des habitants est encore très timide dans la ville où il n’y a pas présence des FSI ni de la MINUSCA, ce qui ne rassure pas la population qui vit toujours en la peur d’éventuelles représailles.

En termes sanitaires, la structure médicale de la région est non fonctionnelle depuis 3 mois et n’a pas de médicaments. « Un centre de santé privé existe également dans la région mais enregistre 4 à 5 décès d’enfants suite au paludisme. Sur 40 enfants dépistés, 7 ont été atteints de malnutrition aigüe sévère et 28 de malnutrition aigüe modérée ».

Eparpillés dans la nature, note OCHA, les déplacés utilisent une source d’eau non aménagée. « Il n’y a pas de latrines et les déplacés défèquent à l’air libre ». L’acheminement d’aide humanitaire est encore des infrastructures routières en état de dégradation avancée. L’accès à la zone est impossible par voie routière. Le Fonds humanitaire pour la RCA a financé ces déplacements par hélicoptères dans des zones difficiles d’accès comme Ouadda.

Une réponse humanitaire a été apportée aux déplacés par l’ONG APADE qui a distribué 50 bâches de 50m pour 50 ménages ; 200 jerricanes de 10 litres, 1 000 purifiants d’eau, 200 kits d’hygiène intime et 2 000 savons pour 161 ménages. Le Programme alimentaire mondial a distribué 50 cartons de biscuits énergétiques, et acheminera 1,5 tonnes de biscuits le 8 août.

 

La ville de Ouadda-Maïkaga a été théâtre des violences armées le 22 juillet dernier entre les rebelles du PRNC, à majorité Goula, au village de Bougnoul, et Sara, appuyés par les Rounga du FPRC.

 

Vianney Ingasso

 

 

mercredi, 05 août 2020 15:24

Centrafrique : le PAM reçoit 360 tonnes des vivres des USA en provenance du corridor Brazzaville

BANGUI, 05 août 2020 (RJDH)--L’Ambassade des États-Unis a remis 360 tonnes des vivres au gouvernement Centrafricain pour le Programme Alimentaire Mondiale, ce lundi 04 août 2020 au port fluvial de Bangui.  

Ces vivres, est un don du gouvernement américain financé par USAID. La logistique est assurée par le PAM, qui assurera en même temps la distribution aux personnes vulnérables. Cet appui intervient dans un contexte marqué par la crise sanitaire liée au Covid-19 qui affecte les groupes déjà vulnérables dont les déplacés et les populations en détresse.

Virginie Baikoua, ministre de l’action humanitaire et de la réconciliation nationale se dit satisfaite de ce don qui est venu par le nouveau corridor Bangui-Brazzaville. « Nous avons connus des moments difficiles et donc nous avons des personnes vulnérables, d’abord des familles affectées par le conflit mais aussi des personnes déplacées dont les besoins en assistance alimentaire restent énormes.  Ce don va soulager un peu ces populations en souffrance », s'est-elle réjouie.

Le passage de ces dons par le corridor Brazzaville-Bangui est un soulagement pour le gouvernement mais aussi pour la communauté humanitaire. Bien avant, les vivres et autres logistiques humanitaires viennent par la voie terrestre Douala-Bangui.   

Avec ce nouveau corridor, le pays espère recevoir plus de produits en un seul temps comme l'a souligné Virginie Baikoua. " Vous imaginez un peu 360 tonnes en un seul temps c’est énorme et si cela se fait plusieurs fois, les personnes vulnérables n’aurons plus assez de problème », a souligné le membre du gouvernement".

L’ambassadrice des Etats-Unis Lucy Tamlyn a aussi exprimé son sentiment suite à ce don de la nation américaine à la Centrafrique. « Depuis 2013, La Centrafrique vit une crise alimentaire ou presque la moitié de la population vit une pénurie alimentaire, et nous sommes toujours là pour aider ces personnes qui sont dans le besoin par le biais de notre partenaire qui est le Programme Alimentaire Mondiale. Donc, c’est le premier convoi de ces vivres alimentaires.  Nous espérons satisfaire ceux qui sont dans le besoin », s’est-elle exprimée

Le Programme Mondiale Alimentaire, qui est chargé de gérer ce don au profit des personnes dans le besoin revient sur l’ouverture de ce nouveau corridor qui leur permettra d’évacuer plus rapidement les vivres et aides humanitaires.

Sa directrice adjointe Racky Fall evoque déjà les modalités de distribution de ces vivres. « Le premier travaille qu’on doit faire c’est le ciblage des personnes vulnérables. La première mission du PAM est d’apporter l’assistance alimentaire aux personnes les plus vulnérables.Les déplacés qui sont à Bambari,  Paoua,  Bouar, Bria,  Birao,  Bossangoa, Bangassou recevront ces assistances», a-t-elle expliqué. 

C’est le premier convoi d’aide humanitaire qui arrive à travers le fleuve par Brazzaville alors que le pays accueille toujours les vivres par le corridor Bangui-Douala au Cameroun. A ce jour, plus de la moitié de la population a besoin d'assistance humanitaire. 

Annela Niamolo