RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : Des cadres centraux et déconcentrés du ministère de l’éducation à l’école de la collecte des données par SMS

BANGUI, 24 octobre 2020, (RJDH)---Des cadres centraux et déconcentrés du ministère de l’éducation primaire et secondaire sont depuis 23 octobre 2020 en atelier de formation sur la collecte des données par SMS via téléphones sur la Covid_19 en milieu scolaire. Durant deux jours de travaux qui ont démarré à l’INRAP à Bangui, ces cadres auront à acquérir les techniques de collecte de ces données.

Le programme a eu lieu grâce à l’appui de l’Unicef et vise à sensibiliser et prévenir la pandémie de Covid19 en milieu scolaire en vue d’une poursuite saine du processus d’apprentissage à travers le pays. Le virus de la maladie à coronavirus n’est pas encore éradiqué.

Vu qu’aujourd’hui, il n’y a pas encore un remède face à ce virus, l’unique stratégie efficace, c’est le respect des mesures barrières. Moukadas Nour, ministre de l’enseignement primaire et secondaire explique le pourquoi de cet atelier, « nos élèves vont reprendre les activités scolaires dans un contexte où, il y a encore la circulation de ce virus. Donc, il n’est que normal d’enseigner ou d’apprendre à nos responsables pédagogiques, comment riposter contre cette pandémie », a indiqué le ministre Moukadas Nour. 

« Ils vont être enseigné, en temps réel parce qu’ils vont utiliser des moyens modernes à savoir les téléphones pour donner des informations concernant cette pandémie-là. Et ce sont des informations qui seront utilisées en temps réel bien entendu au niveau de la direction générale des statistiques avant d’être traitées et acheminées par la suite au niveau du ministère. Donc, nous aurons une base de données qualitative et quantitative», a-t-il précisé.  

« Il n’y a pas que le port des masques, il y a la dotation des établissements en kit. Je veux parler des gels hydro alcooliques, du savon. Ils seront même équipés de thermomètre ce qui concerne les responsables des établissements pour prendre des températures aussi bien des élèves que des enseignants. Ces kits sont actuellement en train d’être acheminés pour faire respecter les mesures barrières. Et aussi, il faut respecter la distanciation sociale », a conclu le ministre Moukadas Nour.    

Pour le ministre, Moukadas Nour, des masques ont été déjà distribués, le travail qui aujourd’hui reste à faire est de sensibiliser les élèves à en faire usage. Selon lui, le constat a révélé que lors des examens de fin d’année, bien que disposés, les élèves ont préféré les ranger dans leurs sacs.

Cyrille WEGUE 

 

samedi, 24 octobre 2020 07:21 Écrit par Dans EDUCATION

Centrafrique : 11 nouveaux commissaires de l’ANE prêtent serment

BANGUI, 23 Octobre 2020 (RJDH) --- 11 commissaires électoraux de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) nouvellement désignés ont prêté serment ce vendredi 23 octobre au palais de la justice à Bangui. Ils ont pour mission de conduire le reste des opérations en cours.

Cette prestation de serment de nouveaux commissaires de l’ANE, intervient dans un contexte électoral décrié par une frange de la classe politique appelant à changer avant les élections l’ancien bureau.

Onze (11) commissaires au rang desquels se trouvent quatre femmes ont finalement prêté serment à la Cour d’Appel de Bangui, ce vendredi 23 octobre, pour conduire le processus électoral en cours, processus qui débouchera sur les élections groupées du 27 décembre 2020.

En prenant la parole l’Avocat général, dans son réquisitoire, représentant du ministère Public, Benoît Narcisse Fokpio, a déclaré que l’exercice de prestation de serment est exigé par le législateur à certaine catégorie de personnalités avant leur entrée en fonction. « Les commissaires électoraux doivent jurer, de respecter la constitution, les lois et textes en vigueurs, d’adopter une attitude d’impartialité, des sérénités, de transparence et l’indépendance », a-t-il exhorté.

L’un des prestataires, Théophile Momokoama, reconnait la complexité des tâches qui leurs sont confiées, « nous allons travailler avec les anciens commissaires et cette collaboration est un bon relais qui va permettre que les leçons apprises puissent permettre de recadrer et relancer la machine et faire de ce qu’il y ait moins de difficultés dans la suite des élections », a déclaré ce dernier.

Les opérations de la cartographie, les opérations d’enrôlement des électeurs sont entachées des difficultés. Compte tenu de ces problèmes enregistrés, la classe politique n’a pas été d’accord avec les opérations menées par les commissaires sortants de l’ANE.

Auguste Bati-Kalamet 

 

vendredi, 23 octobre 2020 15:03 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : 11 nouveaux commissaires de l’ANE prêtent serment

BANGUI, 23 Octobre 2020 (RJDH) --- 11 nouveaux commissaires de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) nouvellement désignés ont prêté serment ce vendredi 23 octobre au palais de la justice à Bangui. Ils ont pour mission de conduire le reste des opérations en cours.

Cette prestation de serment de nouveaux commissaires de l’ANE, intervient dans un contexte électoral décrié par une frange de la classe politique appelant à changer avant les élections l’ancien bureau.

Onze (11) commissaires au rang desquels se trouvent quatre femmes ont finalement prêté serment à la Cour d’Appel de Bangui, ce vendredi 23 octobre, pour conduire le processus électoral en cours, processus qui débouchera sur les élections groupées du 27 décembre 2020.

En prenant la parole l’Avocat général, représentant du ministère Public, Benoît Narcisse Fokpio, a déclaré que l’exercice de prestation de serment est exigé par le législateur à certaine catégorie de personnalités avant leur entrée en fonction. « Les commissaires électoraux doivent jurer, de respecter la constitution, les lois et textes en vigueurs, d’adopter une attitude d’impartialité, des sérénités, de transparence et l’indépendance », a-t-il exhorté.

L’un des prestataires, Théophile Momokoama, reconnait la complexité des tâches qui leurs sont confiées, « nous allons travailler avec les anciens commissaires et cette collaboration est un bon relais qui va permettre que les leçons apprises puissent permettre de recadrer et relancer la machine et faire de ce qu’il y ait moins de difficultés dans la suite des élections », a déclaré ce dernier.

Les opérations de la cartographie, les opérations d’enrôlement des électeurs sont entachées des difficultés. Compte tenu de ces problèmes enregistrés, la classe politique n’a pas été d’accord avec les opérations menées par les commissaires sortants de l’ANE.

Auguste Bati-Kalamet.  

 

vendredi, 23 octobre 2020 15:03 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : Analyse sur les 17 premiers candidats déclarés à la présidentielle de décembre prochain

BANGUI, 23 octobre 2020 (RJDH)---La République Centrafricaine tient, fin décembre, le 1er tour des élections groupées, cinq années après celles qui ont consacré le retour à l’ordre constitutionnel. La présidentielle oppose plusieurs personnalités dont certaines ont eu à gérer le pays comme chef d’Etat et d’autres comme ministres.

Nous sommes à 65 jours du premier tour des élections groupées et à 8 jours de l’ouverture du dépôt des candidatures. A la présidentielle, 17 candidats sont connus. Certains sont investis par leurs formations politiques d’autres par des comités de soutien ou des groupes de pression. Mais quelles sont les forces et les faiblesses de ces hommes et femmes qui veulent diriger la République Centrafricaine entre 2021 et 2026 ? 

Le RJDH commence cette analyse par les quatre des dix-sept candidats déclaré à cette présidentielle, lesquels candidats ont été chefs d’Etat à un moment de l’histoire de ce pays. Nous citons Faustin Archange Touadéra (depuis mars 2016), Catherine Samba Panza (2014-2016), Alexandre Nguendet (deux semaines en 2014) et François Bozizé (2003-2013).    

Faustin Archange Touadéra est le président en exercice. Il devra défendre un bilan avant de présenter un nouveau programme. Il a l’avantage d’être au pouvoir et donc forcément, il aura les moyens de l’Etat à sa disposition. Faustin Archange Touadéra est connu comme un homme humble, ouvert. La relance de la coopération avec la Russie retiendra l’attention de la population en sa faveur. Les arriérés de salaire d’anciens régimes payés par le régime actuel, constitue un élément essentiel qui va jouer dans la balance. Il peut aussi compter sur certains leaders de groupes armés avec lesquels il a des accointances.

Mais, l’absence de résultat en matière de sécurité et surtout dans le cadre de rupture qu’il annonçait en grande pompe le 30 mars 2016, vont écraser le bilan qu’il aura à défendre. L’impopularité de Ali Daras, Sidiki et d’autres chefs rebelles qu’il appelle « partenaires de la paix » vont compliquer les équations au mathématicien. Touadéra est soutenu par son parti le MCU mais aussi par des formations politiques qui ne se sont pas engagées par conviction. Il est plus dans la peau d’un exécutant que d’un commandant en chef. Attentistes et Roublard, ce sont les qualificatifs que lui donnent ses détracteurs qui hier, étaient tous avec lui.  

Catherine Samba Panza qui a géré la transition, est la femme qui pèse parmi les hommes dans cette élection. Elle va bénéficier des lobbies qui militent pour le concept genre. Son nom est connu en bien ou en mal sur l’ensemble du territoire. Elle a, à son actif l’organisation des consultations populaires à la base, du forum de Bangui et des élections de 2016. Le fait que les rebelles aient accepté de faire une trêve pour les élections de 2016 avant de reprendre la pression sous le magistère de Touadéra, la place comme la personnalité qui a laissé le pays dans une paix relative.  

Mais Catherine Samba Panza à une grande tâche noire. C’est le don angolais dont la gestion calamiteuse sonne encore dans les oreilles des Centrafricains dans tous les coins du pays. En cinq années, elle n’a pas pu convaincre les uns et les autres pour laver son image. Ce dossier sera le principal qui va compliquer les chances de cette femme de remporter les élections prochaines.

Alexandre Ferdinand Nguendet est un politique très déterminé et engagé. Il n’est pas un inconnu pour les Centrafricains. Sa principale force est qu’après la démission du chef rebelle Djotodia, en deux semaines de règne, il y a eu calme relatif à Bangui malgré la présence des Séléka. Ses proches indiquent qu’il est très attentif et social. Il a une grande capacité de mobilisation.

Mais Alexandre Ferdinand Nguendet est considéré comme un des soutiens de la Séléka, ceci parce qu’il a été devant pour organiser la marche de soutien après le coup d’Etat qui a fait tomber François Bozizé. Sa gestion de l’Assemblée Nationale jugée très « orientée » reste un point noir que vont utiliser ses adversaires.

François Bozizé avec très peu de chance de voir sa candidature être validée, bénéficie d’une popularité relative à Bangui et dans certaines parties villes non contrôlées par les groupes rebelles de la Séléka. Le vide sécuritaire que connait la RCA depuis son départ et l’échec de la Séléka jouent en sa faveur, le place comme celui qui pourrait ramener la paix s’il venait à être élu. Il y a un large consensus de leaders politiques qui le considèrent comme la carte à jouer pour écarter Touadéra. L’ancien président est soutenu par son parti politique qui a des assises nationales et une certaine machine électorale.

François Bozizé est certes l’un des candidats sérieux mais il est aussi celui qui traîne plusieurs casseroles pour les dix ans passés à la tête de l’Etat. Considéré comme le promoteur des rébellions en RCA, l’ancien président est cité dans plusieurs affaires d’assassinats, de détournement...Il a beaucoup d’amis mais aussi pleins d’ennemis qui pour l’instant se taisent et comptent sauter au moment venu. Dans les zones sous contrôle rebelle, il ne pourra circuler tête sur les épaules. François Bozizé est considéré par une frange de la population comme un général qui a fui en abandonnant le peuple qu’il est censé protéger. 

Ces quatre candidats auront leur mot à dire dans les élections de décembre. Ils ont en commun d’avoir déjà dirigé le pays. Nous passerons en revue les autres candidats dans un autre article.

Sylvestre Sokambi

vendredi, 23 octobre 2020 14:38 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Analyse sur les 17 premiers candidats déclarés à la présidentielle de décembre prochain

BANGUI, 23 octobre 2020 (RJDH)---La République Centrafricaine tient, fin décembre, le 1er tour des élections groupées, cinq années après celles qui ont consacré le retour à l’ordre constitutionnel. La présidentielle oppose plusieurs personnalités dont certaines ont eu à gérer le pays comme chef d’Etat et d’autres comme ministres.

Nous sommes à 65 jours du premier tour des élections groupées et à 8 jours de l’ouverture du dépôt des candidatures. A la présidentielle, 17 candidats sont connus. Certains sont investis par leurs formations politiques d’autres par des comités de soutien ou des groupes de pression. Mais quelles sont les forces et les faiblesses de ces hommes et femmes qui veulent diriger la République Centrafricaine entre 2021 et 2026 ? 

Le RJDH commence cette analyse par les quatre des dix-sept candidats déclaré à la cette présidentielle, lesquels candidats ont été chefs d’Etat à un moment de l’histoire de ce pays. Nous citons Faustin Archange Touadéra (depuis mars 2016), Catherine Samba Panza (2014-2016), Alexandre Nguendet (deux semaines en 2014) et François Bozizé (2003-2013).    

Faustin Archange Touadéra est le président en exercice. Il devra défendre un bilan avant de présenter un nouveau programme. Il a l’avantage d’être au pouvoir et donc forcément, il aura les moyens de l’Etat à sa disposition. Faustin Archange Touadéra est connu comme un homme humble, ouvert. La relance de la coopération avec la Russie retiendra l’attention de la population en sa faveur. Les arriérés de salaire d’anciens régimes payés par le régime actuel, constitue un élément essentiel qui va jouer dans la balance. Il peut aussi compter sur certains leaders de groupes armés avec lesquels il a des accointances.

Mais, l’absence de résultat en matière de sécurité et surtout dans le cadre de rupture qu’il annonçait en grande pompe le 30 mars 2016, vont écraser le bilan qu’il aura à défendre. L’impopularité de Ali Daras, Sidiki et d’autres chefs rebelles qu’il appelle « partenaires de la paix » vont compliquer les équations au mathématicien. Touadéra est soutenu par son parti le MCU mais aussi par des formations politiques qui ne se sont pas engagées par conviction. Il est plus dans la peau d’un exécutant que d’un commandant en chef. Attentistes et Roublard, ce sont les qualificatifs que lui donnent ses détracteurs qui hier, étaient tous avec lui.  

Catherine Samba Panza qui a géré la transition, est la femme qui pèse parmi les hommes dans cette élection. Elle va bénéficier des lobbies qui militent pour le concept genre. Son nom est connu en bien ou en mal sur l’ensemble du territoire. Elle a, à son actif l’organisation les consultations populaires à la base, du forum de Bangui et des élections de 2016. Le fait que les rebelles aient accepté de faire une trêve pour les élections de 2016 avant de reprendre la pression sous le magistère de Touadéra, la place comme la personnalité qui a laissé le pays dans une paix relative.  

Mais Catherine Samba Panza à une grande tâche noire. C’est le don angolais dont la gestion calamiteuse sonne encore dans les oreilles des Centrafricains dans tous les coins du pays. En cinq années, elle n’a pas pu convaincre les uns et les autres pour laver son image. Ce dossier sera le principal qui va compliquer les chances de cette femme de remporter les élections prochaines.

Alexandre Ferdinand Nguendet est un politique très déterminé et engagé. Il n’est pas un inconnu pour les Centrafricains. Sa principale force est qu’après la démission du chef rebelle Ndjotodia, en deux semaines de règne, il y a eu calme relatif à Bangui malgré la présence des Séléka. Ses proches indiquent qu’il est très attentif et social. Il a une grande capacité de mobilisation.

Mais Alexandre Ferdinand Nguendet est considéré comme un des soutiens de la Séléka, ceci parce qu’il a été devant pour organiser la marche de soutien après le coup d’Etat qui a fait tomber François Bozizé. Sa gestion de l’Assemblée Nationale jugée très « orientée » reste un point noir que vont utiliser ses adversaires.

François Bozizé avec très peu de chance de voir sa candidature être validée, bénéficie d’une popularité relative à Bangui et dans certaines parties villes non contrôlées par les groupes rebelles de la Séléka. Le vide sécuritaire que connait la RCA depuis son départ et l’échec de la Séléka jouent en sa faveur, le place comme celui qui pourrait ramener la paix s’il venait à être élu. Il y a un large consensus de leaders politiques qui le considèrent comme la carte à jouer pour écarter Touadéra. L’ancien président est soutenu par son parti politique qui a des assises nationales et une certaine machine électorale.

François Bozizé est certes l’un des candidats sérieux mais il est aussi celui qui traine plusieurs casseroles pour les dix ans passés à la tête de l’Etat. Considéré comme le promoteur des rébellions en RCA, l’ancien président est cité dans plusieurs affaires d’assassinats, de détournement...Il a beaucoup d’amis mais aussi pleins d’ennemis qui pour l’instant se taisent et comptent sauter au moment venu. Dans les zones sous contrôle rebelle, il ne pourra circuler tête sur les épaules. François Bozizé est considéré par une frange de la population comme un général qui a fui en abandonnant le peuple qu’il est censé protéger. 

Ces quatre candidats auront leur mot à dire dans les élections de décembre. Ils ont en commun d’avoir déjà dirigé le pays. Nous passerons en revue les autres candidats dans un autre article.

Sylvestre Sokambi

vendredi, 23 octobre 2020 14:38 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : Faux ! les masques ne sont pas infectés par les étrangers pour propager la Covid-19 en Centrafrique 

BANGUI, le 23 octobre (RJDH/Fact-Checking)---Alors que le pays a enregistré au début de la pandémie un pic de contamination au niveau local, des stéréotypes nourrissent par des rumeurs incitent la population de Paoua à la méfiance, au regard des masques de protection émanant des pays étrangers. Ce n’est pas parce que la Centrafrique reste moins toucher par la Covid-19, que les pays étrangers envoient des masques empoisonnés pour propager le virus.

 Cette information a été collectée dans la ville de Paoua attestant que : «  comme le centrafricain, noir est résistant au coronavirus c’est pourquoi les blancs empoisonnent les masques par le virus pour les envoyer au pays».  Attention cette rumeur est fausse ! Car cet avis n’est pas partagé par des professionnels de la santé en Centrafrique.

Le ministère de la santé et de la population réfute cette allégation

Pour élucider ces inquiétudes qui rôdent autour de la maladie en Centrafrique, la rédaction du Fact-checking du RJDH a pu recueillir les propos du responsable de communication de la commission de riposte contre la covid-19.

Cette information est fausse selon Dr Patrice Felema, chargé de communication de la commission de riposte contre la covid-19 : « Faux, parce que les masques sont d’abord des produits de santé.  Ces masques ont été conçus afin de lutter contre la covid-19. Sur le plan éthique et la déontologie ce n’est pas possible d’empoisonner le masque et l’envoyer en RCA. Moi à titre d’exemple, je porte le masque depuis le début de cette pandémie voilà une preuve », a-t-il fait savoir.

Depuis le début de la pandémie, la RCA n’a cessé de recevoir des dons provenant de ses partenaires traditionnels, en vue de lutter contre le pic de contamination au niveau locale. Des masques importés des pays les plus touchés par la pandémie laissent présager des inquiétudes au sein de la population de Paoua, présentant tout ce qui vient d’ailleurs comme un moyen de distiller la covid-19 dans le pays.

Eustache Junior MOKOLA /la rédaction de Fact- checking (AFC)

Vous voulez vérifier une information qui vous parait douteuse ou fausse ? Contacter notre rédaction au +236 75 38 58 52, 75 42 33 32 ou contacter directement l’émission : « Eke sioni sango » de la radiofréquence RJDH +236 72 2795 20. Ecrivez-nous aussi à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

vendredi, 23 octobre 2020 14:20 Écrit par Dans Fact Checking

Centrafrique : « Pour réduire la vulnérabilité des PVVIH, il faudra former des patients experts », dixit Bienvenu Gazalima du RECAPEV

BANGUI, 23 octobre 2020 (RJDH)--L’avènement du coronavirus a ralenti l’élan de lutte contre le Sida en Centrafrique, alors que les personnes vivant avec le VIH doivent éviter de tomber dans une situation de coïnfection et de comorbidité. Pour lutter contre la vulnérabilité des PVVIH, le coordonnateur du Réseau Centrafricain des Personnes Vivant avec le VIH (RECAPEV) plaide dans une interview exclusive pour que la lutte contre le VIH-Sida ne souffre pas d’abandon en cette période de coronavirus et que les patients doivent devenir des experts pour suivre leurs pairs.  

RJDH : Monsieur Bienvenu Gazalima, vous êtes coordonnateur RECAPEV, Bonjour

Bienvenu Gazalima : Bonjour monsieur le journaliste

RJDH : Monsieur le coordonnateur, est-ce que la pandémie du coronavirus a-t-elle freiné l’élan de lutte contre le VIH-Sida en Centrafrique.

Bienvenu Gazalima : Merci pour cette pertinente question. Même en temps normal dans notre pays, les gens ne parlent pas assez du Sida. Du moment où il y a la pandémie du coronavirus qui vient nous surprendre, aujourd’hui les gens ne parlent que de cette pandémie. C’est normal puisque c’est une nouvelle pandémie mais il faut aussi mettre en lumière le VIH-Sida. Il faut mettre cote à cote ces deux pathologies pour mieux faire la lutte. Nous entendons parler beaucoup de covid-19 sans faire du VIH-Sida, cela reste un défi à relever par la Centrafrique.

Donc, si nous  voulons avoir une réponse fiable à la lutte contre la covid-19, il faut intégrer le VIH-Sida parce que c’est un virus très dangereux. Si nous ne faisons pas attention, d’ici demain, quand le Covid-19 va finir, le Sida va rebondir.

RJDH : En Centrafrique au moins 110.000 personnes vivant avec le VIH-Sida (PVVIH) sont dans une situation de vulnérabilité. Mais au niveau de RECAPEV, quelles actions menez-vous pour réduire considérablement cette vulnérabilité ?

Bienvenu Gazalima : Aujourd’hui, nous avons un problème du personnel de santé qualifié. Ceux qui s’occupent des questions du VIH-Sida, sont introuvables dans les formations sanitaires. Mais s’il y a un de ses pairs qui maitrise la maladie, qui maitrise l’accompagnement psychosocial, il va beaucoup aider. Donc, notre solution pour réduire cette vulnérabilité est de former des patients experts.

Le VIH est une maladie chronique c’est pourquoi ceux qui vivent avec le VIH sont vulnérable face à la Covid-19. Si on fait bien les calculs, la majorité de ceux qui sont infectés par la covid-19 sont des porteurs du VIH-Sida.  Nous devons mettre un accent sur le VIH –Sida tout en intégrant la Covid-19. Retenons que ma politique à la tête du RECAPEV est de fondre les patients pour qu’ils deviennent des patients experts.

RJDH : Justement selon le ministère de la santé, la majorité des personnes décédées de la Covid-19 sont malheureusement des PVVIH. Elles sont  au moins 11% des 62 décès. Cela justifie-t-elle la gravité et le poids de cette pandémie sur les porteurs du VIH-Sida ?

Bienvenu Gazalima : Là je confirme à 100%. Mais si vous faites un tour à l’hôpital communautaire, la majorité des patients du VIH-Sida sont des patients grabataires. Cela pose un problème pour la prise en charge, pourquoi ça ? C’est inadmissible aujourd’hui. Un patient qui est mis sous traitement Antirétroviraux (ARV) doit avoir un succès thérapeutique. Mais s’il rentre à l’hôpital ce qu’il y a un problème, un problème de prise en charge. La majorité des patients vivant avec le VIH-Sida commence à avoir un cancer du col de l’utérus, là c’est un problème pour la prise en charge de nos patients en Centrafrique.  La vulnérabilité des PVVIH devient parlante en cette période de la Covid-19.

Nous exhortons le ministère de la santé et nos partenaires à tourner un regard particulier vers le PVVIH parce qu’ils sont encore plus vulnérables avec la Covid-19.

RJDH : Mais que faut-il faire pour barrer la route à la coïnfection VIH-Covid-19 ?

Bienvenu Gazalima : C’est de prendre en compte les infections opportunistes. Maintenant dans toutes les formations sanitaires, il y a la disponibilité des ARV et un manque des traitements contre les infections opportunistes. Les ARV ne traitent pas les infections opportunistes. Il y’a des médicaments pour cela. Dans les centres de prise en charge, il y a zéro traitement contre les infections opportunistes.

RJDH : Vous parlez des infections opportunistes, citez-nous quelques exemples

Bienvenu Gazalima : Je parle du cancer du col de l’utérus. Cela provoque la mort de la majorité des PVVIH. Nous venons d’enterrer une patiente qui a un succès thérapeutiques mais qui est décédée du cancer de col de l’utérus. Le regard doit être tourné vers la qualité de la prise en charge des PVVIH et l’accompagnement psychosocial. Si un patient mis sous traitement ne maitrise pas les médicaments et la maladie, cela va être difficile pour lui de bien suivre les consignes. C’est pour  cela que je mets l’accent sur les patients eux-mêmes d’être des patients experts pour prendre le relai de la prise en charge.

RJDH : Les patients sous traitement ont-ils accès à tout moment à leur traitement ?

Bienvenu Gazalima : La prise en charge est à 50% parce que les ARV sont là. Grâce au gouvernement et au Fonds mondial, nous avons un traitement ARV de 3 mois disponible dans certains sites. Mais ce qui me prend au cœur c’est le traitement des infections opportunistes. Les ARV ne traitent pas les infections opportunistes qui sont entrain de ronger les PVVIH. Donc, 50% oui et 50% non à cause du manque de traitement des infections opportunistes.

RJDH : La stigmatisation reste un poids sur les PVVIH ?

Bienvenu Gazalima : La stigmatisation freine la lutte contre le VIH-Sida en ce moment en Centrafrique. Les patients fuient d’aller à l’hôpital parce que dans ces centres de santé, ils sont stigmatisés. C’est encore un défi pour la lutte contre le VIH-Sida. Nous venons de faire une enquête sur l’index de la stigmatisation. L’index montre que 85% de la stigmatisation c’est dans les formations sanitaires sans oublier la stigmatisation au sein de la communauté. Nous devons accepter les PVVIH au sein de la communauté, ceci est un moyen efficace contre le VIH-Sida.

RJDH : Monsieur le coordonnateur, votre réseau dispose-t-il des moyens nécessaires pour coordonner la réponse au VIH-Sida

Bienvenu Gazalima : Non notre réseau vit grâce aux partenaires comme l’ONUSIDA qui nous donne une main forte. Nous n’avons même pas un véhicule de coordination de la lutte. Aujourd’hui, je coordonne les 16 préfectures de la Centrafrique grâce aux partenaires. J’ai effectué récemment une visite à Obo et à Bambari c’est grâce à l’appui de l’ONUSIDA. Après plusieurs décennies, le RECAPEV  n’a pas mis pied à Obo. Or il y a un sérieux problème à Obo. Un patient sous traitement ne maitrise pas ce qu’on appelle adhérant thérapeutique et comment vivre avec le VIH. Notre réseau vit comme un orphelin alors que le RECAPEV dépend de la nation Centrafricaine. Le réseau est abandonné. Comment irons-nous sur le terrain pour coordonner la lutte ? C’est le cri de cœur des PVVIH.

RJDH : Bienvenu Gazalima  le RJDH vous remercie

Bienvenu Gazalima : C’est à moi de vous remercier.

Interview réalisée par Fridolin Ngoulou

 

vendredi, 23 octobre 2020 14:05 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique : l’ONG IRI passe par les activités artistiques pour sensibiliser les jeunes sur le processus électoral

BANGUI, le 23 octobre 2020(RJDH)---Dans l’objectif d’atteindre le maximum de jeunes à plus voter pendant la période électorale en Centrafrique, l’ONG IRI fait de la pédagogie, une activité artistique pour sensibiliser les populations. Ce jeudi 22 octobre, l’Organisation des Jeunes pour le Développement(OJLD) et cette organisation américaine ont procédé à la projection de la chanson vidéo axée sur la démocratie et le processus électoral. 

La projection de chanson vidéo axée sur la démocratie et le processus des élections intervient dans un contexte où le pays est dans la dynamique des élections groupées prévues fin décembre 2020. Pour une élection apaisée et participative, l’OJLD avec l’appui d’IRI mène une série de campagnes de sensibilisation relative à ce processus.

« Mon vote, mon choix », c’est autour de ce titre de la chanson vidéo que l’OJLD veut passer le message à ces paires sur l’ensemble du territoire national grâce à l’appui d’IRI, « nous sommes des jeunes et nous devons contribuer pour la démocratie dans notre pays. En 2015, nous avons mis en place cette initiative qui a permis effectivement à la jeunesse de participer sans contrainte au processus électoral. Cette année d’élection, OJLD a bénéficié du soutien de l’ONG IRI pour renforcer les activités dans l’objectif de sensibiliser davantage les jeunes à travers les activités artistiques sur l’ensemble du territoire national », explique Crépin Azouka, Coordonnateur de l’Organisation des jeunes leaders pour le développement.

L’intérêt est d’avoir plus de voix aux prochaines élections qui s’annoncent déjà dans le pays,  souligne la directrice-pays d’IRI Majda El Bied, « j’espère qu’elle va au moins sensibiliser sur l’importance de ce vote que ce soit locale ou présidentielle et législatives. Je pense qu’aujourd’hui ces chansons vont édifier beaucoup la population. Et nous comptons sur l’organisation des jeunes pour le développement afin d’atteindre le maximum de personnes ».

Cet appui d’IRI s’inscrit dans le cadre de son programme d’activité qui vise à promouvoir la démocratie en Centrafrique. C’est une organisation américaine qui soutient depuis 2015 le processus électoral dans le pays.

Auguste Bati-Kalamet.

 

vendredi, 23 octobre 2020 13:49 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : Vrai ! Il y’a un risque d’une montée croissante du coronavirus en Centrafrique

BANGUI, 22 octobre 2020 (RJDH/Fact-Checking) ---L’information selon laquelle il y’a éventuellement une forte probabilité que la contamination liée au covid-19 resurgisse à grande échelle en Centrafrique est avérée, car confirmé par le ministère de la santé.

Le constat a été fait non seulement par la rédaction de vérification Fact-checking mais aussi par le département de la santé et de la population. Cette observation est faite après le constat du non –respect des gestes barrières, la réouverture des lieux publics, des lieux du culte, les bars, pour ne citer que ceux-là.

D’après une analyse systématique faite par le ministère de la santé, le virus est en train de gagner minutieusement du terrain.  Pour élucider cette avancée significative du virus dans le pays, notre rédaction a recueilli l’extrait d’une intervention de Pierre Somsé, ministre de la santé publique lors d’une conférence de presse hebdomadaire tenue le samedi 12 septembre 2020.

Interpelé sur la présence effective du virus dans le pays, docteur pierre Somsé indique : « la pandémie est encore très présente et les risques de contamination très élevés dans le pays ».  Le ministre appelle par ailleurs la population au respect des mesures barrières mises en place par le gouvernement.

Des mesures d’assouplissement ont été prises par les autorités centrafricaines dans l’optique que la vie sociale puisse rependre sa course. En revanche, un risque élevé d’une contamination locale se pointe à l’horizon, selon la confirmation du ministère de la santé et de la population ; Dr Pierre Somse.

Face à cette triste réalité pandémique le respect des mesures barrières recommandés par l’OMS et les autorités s’avèrent primordial non seulement pour se protéger, mais aussi pour protéger les autres et freiner la propagation.

S/e    Esdras Michael Ndamoyen/rédaction du Fact-checking (AFC)

Vous voulez vérifier une information qui vous parait douteuse ou fausse ? Contacter notre rédaction au +236 75 38 58 52, 75 42 33 32 ou contacter directement l’émission : « Eke sioni sango » de la radiofréquence RJDH +236 72 2795 20. Ecrivez-nous aussi à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

jeudi, 22 octobre 2020 15:15 Écrit par Dans Fact Checking

Centrafrique: Hypothétique rentrée scolaire à Obo face à la rareté et la cherté des fournitures scolaires

OBO, 22 octobre 2020, (RJDH)---La rentrée des classes 2020-2021 est hypothétique à Obo dans le Haut-Mbomou face à la rareté et la cherté des prix des fournitures scolaires. C’est une triste réalité que les enfants ainsi que leurs parents dans cette partie du territoire centrafricain à un millier de km de Bangui à l’extrême Est du pays. Une situation qui trouve son origine dans  la situation sécuritaire critique dans la région.

En cette période de la rentrée scolaire qui s’annonce à grand pas, les élèves, les parents d’élèves du Haut-Mbomou notamment ceux d’Obo éprouvent des difficultés à assurer leur responsabilité à travers le paiement des fournitures scolaires. «J’avoue qu’à ce rythme, l’enfant du paysan ne peut pas avoir accès aux cahiers pour la rentrée scolaire. Le cahier de 50 pages coute 500Frs-cfa, celui de 100 pages à 1000 frs et  200 pages est à 2000 frs. Et devant cette situation, nous risquons fort d’assister à un fort taux d’abandon parce qu’ils ne peuvent pas, ils ne peuvent rien. J’ai sept enfants et présentement je suis en train de me battre afin de leur fournir le nécessaire pour la rentrée. Qu’adviendra-t-il des veuves et orphelins ? D’ailleurs, l’ardoise et le cahier, même pour les avoir sur le marché, c’est difficile» s’indigne un parent d’élève d’Obo.

« Tout ce que nous sommes en train de vivre c’est à la solde de nos autorités qui continuent de ménager les groupes armés. Tous les grands axes sont jalousement bloqués par les groupes rebelles sans être inquiétés. Un commerçant qui ose, ou qui s’hasarde à voyager c’est à ses risques et périls. Soit, il meurt en route, soit il revient mais avec beaucoup de tracasseries en cours de route. Et s’il revient dans la localité, il augmente énormément ses prix. A cela s’ajoute le fait que les enseignants cadres refusent de venir travailler dans le haut Mbomou compte tenu de l’insécurité », a ajouté un autre parent.

Il ressort de la population que l’état critique de la route qui laisse à désirer et le voyage par avion qui selon eux se fait par des tries, font que la population se sente non seulement isolée et abandonnée à sa triste sort, mais également et pris en étaux face aux exactions des groupes armés et le désengagement des autorités compétentes.

La ville d’Obo à l’instar des autres villes du pays, est composée en majorité des Maitres parents. Depuis l’annonce de la rentrée scolaire au titre de l’année académique 2020-2021, il ressort des autorités locales qu’en dépit du climat sécuritaire précaire, les élèves sont prêts à reprendre le chemin de l’école, sauf la disponibilité des fournitures scolaires sur le marché qui fait défaut.

Cyrille Wegue

jeudi, 22 octobre 2020 14:37 Écrit par Dans ECONOMIE
Page 1 sur 78