RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : Malabar Spiral, l’artiste du peuple, en tournée en France

LYON, le 21 janvier 2020 (RJDH)---L’artiste Euloge Paterne Malabi-Tchesseou alias « Malabar Spiral » a entamé depuis le 4 janvier en France une série de concert de présentation de ses titres. Il compte par ces concerts valoriser la musique centrafricaine mais aussi transmettre à la jeunesse un message d’espoir pour l’avenir de son pays.

Considéré aujourd’hui comme étant l’une des étoiles montantes de l’afrobeat centrafricain, Malabar Spiral est en tournée musicale à l’hexagone à la rencontre des centrafricains dans cette partie du continent européen. Il a donné ce samedi 18 janvier 2020 un concert à Lyon en présence de plusieurs artistes et musiciens Centrafricains de la France et de la Belgique. Accompagné des voix féminines d’Idylle Mamba, de Winnie Massanga, celles des doyens du Formidable Musiki, du jeune Claudio Ngoïta, du groupe Enigmatik, Malabar Spiral a bénéficié d’un style chorégraphique de Steve Mav, un autre chanteur Centrafricain mais également chorégraphe résidant à Bruxelles en Belgique.

Avec les titres comme « Retard » ou encore « Verdict de l’amour », « I calculé ala apê », « Chemin de réussite », ces chansons relatent le quotidien de la vie, et illustrent les réalités de la société africaine. Il exhorte au courage pour un lendemain meilleur. Son charisme motive les jeunes de sa génération sur le chemin de la réussite. Il dénonce les inégalités de la société afin d’éveiller les consciences vers un changement de mentalité.

Sonorités rythmiques, mélodies suaves, paroles pleines de bon sens moral, son titre, « Chemin de réussite » va lui valoir une nomination dans la catégorie « Meilleur artiste centrafricain » de l’année 2017 à Tongolo Award qui récompense les talents centrafricains. Cette même année, il recevra le prix du meilleur artiste africain à la journée internationale de la musique à Oujda (Maroc).

Malabar Spiral imprime le style « Monteng Beat », un mélange de l’afro beat avec le rythme Montenguene une danse traditionnelle de la Lobaye.

Cette sortie en France reste un grand espoir pour se faire connaitre et contribuer à changer les mentalités. « La réussite est le fruit de sacrifices. Ma mission est de changer les mentalités par la musique et valoriser mon pays aux yeux du monde entier », a-t-il déclaré.

En parallèle de sa carrière musicale, cet artiste de 26 ans poursuit toujours ses études de médecine (5e année) avec lequel il faut souvent composer pour ses déplacements, comme celui de France où il passera trois mois pour la cause de la musique.

Ce grand rendez-vous de Lyon vient respectivement après celui de Rennes le 04 janvier 2020, Paris. Le 14 février, il sera à Bordeaux, probablement un autre à Orléans le 15 février, celui de Toulouse le 22 février avant de clôturer le 7 mars à Paris. 

Cette tournée marquée par l’encouragement et le soutien de ses ainés comme BB Matou, Idylle Mamba ou encore Bibi Tanga a été organisée par l’Association RJC et Sewa Organisation représentées par Axel et Cherubin Le Corre sans compter l’appui administratif du Ministère Centrafricain de la Culture en collaboration avec Peggy Mbassinga.

Fridolin Ngoulou

 

mardi, 21 janvier 2020 14:40 Écrit par Dans ART/CULTURE

Centrafrique : La remise du rapport final des consultations populaires à la base prévue pour demain

BANGUI, le 21 janvier 2020 (RJDH)---Après huit mois de la consultation populaire à la base pouvant aboutir à la mise en place de la commission, vérité, justice, réparation et réconciliation, le rapport final des travaux réalisés par le comité de pilotage sera remis demain mercredi 22 janvier au Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadera, a-t-on ce jour appris de sources proches du ministère de l’action humanitaire.

Tant attendu par les associations des victimes, de sources bien informées au ministère de l’action humanitaire et de la réconciliation nationale, le rapport final des travaux des assises du mois de juin 2019, qui avaient permis l’évaluation de l'application de l’accord par la population, en vue de permettre la mise en place de la commission vérité, justice, réparation et réconciliation, seront remis mercredi 22 janvier au chef de l’Etat.

« Tout est déjà compilé dans un rapport. Et l’avant-projet de la Loi portant création de la commission, vérité, justice, réparation et réconciliation est déjà envoyé à l’assemblée nationale pour examen et adoption par les élus de la nation. Il s’agit d’une avancée significative vers la mise en place de la CVJRR, preuve de la bonne volonté du gouvernement à faire avancer les choses dans le sens de la volonté populaire », a déclaré un haut cadre du ministère en charge de l’action humanitaire au RJDH ce mardi 21 janvier 2020.

En poursuivant, ce haut cadre a indiqué que trop de contre-vérités ont été dits à propos de la mise en place de cette commission. « C’est un travail technique qui devrait être fait avec beaucoup de minuties dans le souci de transcrire fidèlement le désidérata du peuple centrafricain qui ne souhaite que la paix et la justice. Ne cédons pas aux supputations », a-t-il conclu.

L’idée est celle d’impliquer les citoyens dans la mise en place et la gestion de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR). Voilà l’objectif de la consultation nationale populaire, lancée le 6 juin 2019 par le Chef de l’État, Faustin-Archange Touadera dans le mécanisme de justice transitionnelle voulu par l’accord de paix de Khartoum signé le 6 février dernier entre le gouvernement et 14 groupes armés centrafricains.

Ketsia Kolissio

 

 

 

 

mardi, 21 janvier 2020 13:37 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : La remise du rapport final des consultations populaires à la base prévue pour demain

BANGUI, le 21 janvier 2020 (RJDH)---Après huit mois de la consultation populaire à la base pouvant aboutir à la mise en place de la commission, vérité, justice, réparation et réconciliation, le rapport final des travaux réalisés par le comité de pilotage sera remis demain mercredi 22 janvier au Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadera, a-t-on ce jour appris de sources proches du ministère de l’action humanitaire.

Tant attendu par les associations des victimes, de sources bien informées au ministère de l’action humanitaire et de la réconciliation nationale, le rapport final des travaux des assises du mois de juin 2019, qui avaient permis l’évaluation de l'application de l’accord par la population, en vue de permettre la mise en place de la commission vérité, justice, réparation et réconciliation, seront remis mercredi 22 janvier au chef de l’Etat.

« Tout est déjà compilé dans un rapport. Et l’avant-projet de la Loi portant création de la commission, vérité, justice, réparation et réconciliation est déjà envoyé à l’assemblée nationale pour examen et adoption par les élus de la nation. Il s’agit d’une avancée significative vers la mise en place de la CVJRR, preuve de la bonne volonté du gouvernement à faire avancer les choses dans le sens de la volonté populaire », a déclaré un haut cadre du ministère en charge de l’action humanitaire au RJDH ce mardi 21 janvier 2020.

En poursuivant, ce haut cadre a indiqué que trop de contre-vérités ont été dits à propos de la mise en place de cette commission. « C’est un travail technique qui devrait être fait avec beaucoup de minuties dans le souci de transcrire fidèlement le désidérata du peuple centrafricain qui ne souhaite que la paix et la justice. Ne cédons pas aux supputations », a-t-il conclu.

L’idée est celle d’impliquer les citoyens dans la mise en place et la gestion de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR). Voilà l’objectif de la consultation nationale populaire, lancée le 6 juin 2019 par le Chef de l’État, Faustin-Archange Touadera dans le mécanisme de justice transitionnelle voulu par l’accord de paix de Khartoum signé le 6 février dernier entre le gouvernement et 14 groupes armés centrafricains.

Ketsia Kolissio

 

 

 

 

mardi, 21 janvier 2020 13:37 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : Les travaux de réhabilitation du rond-point des Martyrs sont lancés

BANGUI, le 21 janvier 2020 (RJDH)---Les travaux de pose des pavés d’intersection du rond-point Martyrs, ont démarré ce lundi à Bangui. C’est un projet du gouvernement centrafricain qui consiste à réhabiliter tous les ronds-points de la capitale, tombés en désuétude.

Les travaux ont commencé depuis le 19 janvier par la fermeture des axes du rond-point pour la pose des pavés. Une innovation du ministère des travaux publics qui consiste à réaménager le rond-point des martyrs en pavés routiers bloquants. Les 4 axes du monument des Martyrs sont bloqués depuis 72 heures, pour des travaux de réaménagement cette fois-ci, le bitumage est exclu, place aux pavés, enfin pour un monument hautement symbolique pour le pays.

Le Directeur Général de la société Choisy Sarl, Landry Choisy, retenue pour l’exécution de ces travaux, précise que le choix des pavés est judicieux pour un pays comme la Centrafrique. « Nous allons commencer par les travaux de décapage des couches de bétons. Les travaux consistent à réaménager totalement le rond-point en mettant en place des pavés routiers auto bloquant. C’est une innovation que le ministère des travaux publics et l’entretien routier à amener cette année pour la RCA », a déclaré Landry Choisy.

Des études de faisabilité et du traitement de sol ont été déjà faites avant le lancement des travaux, selon le Directeur Général de la société Choisy Sarl, « des études de faisabilité et du traitement du sol avant le démarrage de construction. Si on arrive à ménager le rond-point des Martyrs en pavé, ce qui va être le premier en RCA, et à partir de là tout le monde va constater la qualité et l’innovation, mais pour l’instant c’est un projet pilote et ne concerne que le rond-point des Martyrs. Mais je pense qu’après ce rond- point, nous avons des projets en vue, concernant les pavés ».

La qualité du travail qui sera fait déterminera les prochains travaux des intersections de la capitale, si le choix des pavés est conforme au problème de dégradation des ronds-points, « c’est une innovation. Dans les années à venir, nous allons construire des routes en pavé comme dans d’autres pays. Bien sûr y a eu des études de faisabilité, il y a eu des tests au niveau de laboratoires des travaux publics pour des bétons y compris même des traitements des sols en termes de couche de base pour supporter des charges », a indiqué Landry Choisy.

La durée d’exécution de ces travaux est de trois mois et, pour des raisons de sécurité, les avenues menant au rond-point des martyrs sont fermées.

 Nadège Kokada

mardi, 21 janvier 2020 12:04 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : La légitime défense, ligne adoptée par les présumés auteurs des crimes de Bangassou

BANGUI, le 21 Janvier 2020 (RJDH) --- Poursuite ce jour d’audience des présumés coupables des crimes commis en 2017 à Bangassou. La séance de ce jour est dédiée à la comparution des témoins. La plupart de ces miliciens impliqués dans ces violences ont adopté devant la cour la ligne de légitime défense pour justifier ainsi leur acte. Il s’agit de Pino-Pino et Bere-Bere, deux chefs redoutables de ces milices à Bangassou et dans le Mbomou.

Le 20 janvier 2020, le chef redoutable des Anti Balaka de Bangassou, Pépin Wakanam de sobriquet Pino Pino est accusé de crimes graves, entre autres, « crime international, profanation de tombe, désacralisation des patrimoines nationaux, crime de masse, meurtre, assassinat à Bangassou et à Béma au sud-Est du pays », selon le Procureur général, Eric Didier Tambo.

Face aux juges et pendant plus de deux heures, les accusés Pino Pino et Bere-Bere ont passé aux aveux pendant leur déposition, mais justifient leur acte comme étant de la légitime défense en réponse aux agressions armées extérieures. « J’ai combattu pour la cause publique, c’est la légitime défense. La population de la ville de Bangassou a été meurtrie par des Séléka, raisons pour lesquelles nous nous sommes constitués en auto-défense et avons adopté la ligne de légitime défense » a-t-il déclaré.

Les faits remontent au mai 2017, perpétrés dans la sous-préfecture de Bakouma, à Yongofongo, l’une des communes de Bangassou et au quartier Tokoyo au sud-Est du pays.

Éric Didier Tambo, Procureur Général, se fondant sur les dossiers d’accusation contre les prévenus, tente étape par étape et avec des preuves solides pour démolir l’argument de légitime défense brandi par les accusés car, selon lui, « ces attaques ont été préméditées et à cette époque aucune menace ne pesait sur la ville de Bangassou », a ainsi attaqué l’accusation.   La défense, quant à elle, se réserve de tous commentaires, bien que plaidant non coupable leurs clients communs, parce que, le verdict n’est pas encore tombé.

La séance d’aujourd’hui est dédiée au passage des témoins de l’accusation devant la cour pour leur déposition. Les témoins, l’un après l’autre, sont revenus sur les événements douloureux de 2017 ayant entraîné de pertes en termes de bien marquées par la destruction de leurs commerces à Tokoyo.

Le procès risquerait de s’étirer car les dossiers inscrits au rôle n’ont pas été vidés, le ministère de la justice grade des Sceaux, a prolongé le délai de la session criminelle au 31 janvier 2020. Pour rappel, les 34 milices Anti Balaka de la ville de Bangassou sont accusées pour association des malfaiteurs, assassinat, meurtre, détention illégale des armes et munitions de guerre.

Ces incidents avaient enregistré, selon l’ONU, environ 72 morts, 76 blessés, 4400 déplacés internes.

Auguste Bati-Kalamet

mardi, 21 janvier 2020 11:55 Écrit par Dans JUSTICE

Centrafrique : Trois jeunes vainqueurs du concours de lecture du Coran attendus au Gabon

BANGUI, le 20 janvier 2020(RJDH)---Mahamat Abdelatif, Idriss Mahamatzene et Abdourachid Moussa sont trois jeunes musulmans centrafricains qui vont représenter le pays au concours du Coran au Gabon prochain à l’issue d’un concours organisé le dimanche 19 janvier.

La décision est rendue officielle dimanche 19 janvier à l’issue de la 2ème édition du concours de lecture de Coran organisé par la fondation Mohamed VI des Oulémas africains section de Bangui à la mosquée centrale de Bangui dans le 3e arrondissement.  25 participants dont 10 filles et trois autres participants venus de province étaient en lice. La lecture complète du coran en Warsh, en Halfs ou autres mais aussi la mémorisation de 10 Hizib sont les principales épreuves de ce concours.

« Chaque candidat doit valoriser sa connaissance sur la sainte écriture en récitant les versets en tête », selon l’Imam Salehou Ndiaye président de la fondation Mohamed VI des Oulémas africains section de Centrafrique.  « C’est une manière d’amener les jeunes à s’intéresser au Coran afin de mieux s’approprier sa vraie valeur », beaucoup assimile les djihadistes aux musulmans, mais nous voulons à travers ce concours soigné cette image, a-t-il poursuivi.

A la fin des travaux, le jury à l’unanimité a délibéré en déclarant qualifié Mahamat Abdelatif en Hafs sur 4 candidats, Idriss Mahamatzene en Warch devant 3 participants et enfin Abdourachid Moussa en Hizib précède 6 garçons et 3 filles en cette section.

Satisfait de sa performance, Abdourachid Moussa se confie au RJDH, « ce n’est pas de la magie mais le travail. Je compte faire mieux au Gabon », quant à Khalil Balkissou, candidate malheureuse en section Hafs, « j’appelle mes paires filles à se donner au travail, de ne pas se borner à rester à la maison pour rien. Ce que fait un homme, une femme peut le faire. Même si cela ne marche pas aujourd’hui Incha Allah demains ça ira », dit-elle sur une note d'espoir.

Pour Aboubakar Moukadas Nour, ministre de l’éducation nationale, il salue l’initiative. « Ce que fait la fondation Mohammed VI est une valeur ajoutée pour le retour de la paix en République Centrafrique ».

Ce concours est initié par le roi Mohammed VI du Maroc pour une réponse à la montée de violence faite dans le monde par des personnes confondues aux musulmans.

Severin Garba

lundi, 20 janvier 2020 15:46 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Les autorités locales du 2e arrondissement engagés dans la lutte contre l’insalubrité

BANGUI, le 20 janvier 2020 (RJDH)---L’ONG Search For Common Ground (SFCG) en collaboration avec le comité local de paix et de réconciliation et les autorités locales du 2e arrondissement de Bangui s’engagent dans la lutte contre l’insalubrité dans leurs quartiers, ce lundi 20 janvier 2020 à la FATEB à Bangui.

La question de la gestion des ordures à Bangui se pose ces temps derniers avec acuité au regard de manque des infrastructures appropriées pour réduire cette problématique tant décriée par les habitants de la capitale centrafricaine, et ce, de manière interposée. C’est ainsi que dans le cadre du projet Tribune d’expression populaire, que l’ONG SFCG a organisé en partenariat avec le comité local de paix et de réconciliation du 2e arrondissement ce lundi 20 janvier 2020, une rencontre entre les autorités locales et les différents leaders des associations de la localité.

En justifiant l’initiative, Michel Ouatandji, ce chef du projet TEP à SFCG, a indiqué que la mise en place de ce programme se fait avec l’appui financier du Fonds Des Nations Unies Pour La Démocratie (UNFDS), dont l’objectif global est de promouvoir la démocratie, par l’instauration d’un dialogue citoyen permanent, participatif, inclusif et collaboratif. « Ce projet vise entre autres la promotion du dialogue entre les autorités locales et leurs concitoyens afin qu’ils puissent dialoguer sur les maux qui gangrènent leur communauté dans une perspective de trouver des solutions adaptées », dit-il, en relevant que, « cet échange a permis une discussion franche entre ces différentes entités afin de permettre de trouver de réelles solutions contre la montée en puissance de l’insalubrité dans le 2e arrondissement de Bangui », a laissé entendre Michel Ouatandji.

« Tous les arrondissements de Bangui auront le même exercice » a-t-il ajouté.

Selon Lucas Dasylva Cap Benjamin, le chef du quartier SICA III et président du comité de salubrité du 2e arrondissement, « cette rencontre vient à point nommé dans ce contexte où l’insalubrité gagne la ville de Bangui de manière générale et le 2e arrondissement plus précisément. Que les propositions assorties de cet échange soient mises en application pour que la salubrité puisse revenir dans notre arrondissement », a déclaré Lucas Dasylva Cap Benjamin.

Cette rencontre citoyenne entreprise par l’ONG Search For Common Grounds, c’est de rechercher à travers ce projet à accroitre l’engagement des Comités locaux de Paix et de la réconciliation (CLPR) dans les huit arrondissements de Bangui et, en même temps, renforcer leur capacité afin qu’ils puissent jouer un rôle étendu d’interface entre les autorités et les citoyens.

Thierry Saramandji

lundi, 20 janvier 2020 15:41 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : Défécation à l’air libre au lycée Marie Jeanne Caron, les élèves s’en plaignent

BANGUI, le 20 janvier 2020 (RJDH) ---Les élèves du lycée Marie Jeanne Caron se plaignent des odeurs nauséabondes qui polluent l’air dans la cour de l’établissement en raison de défécation à l’air libre par les passants ou les élèves dudit lycée.

La plainte des élèves du Lycée Marie Jeanne Caron se justifie par le manque des sanitaires au sein de l’établissement ce qui ouvre la voie, selon les lycéennes, à ces pratiques inciviques marquées par la défécation à l’air libre par les passants et même les élèves. Les latrines du lycée manquent de propreté, les filles utilisent les espaces libres pour se soulager. Selon José Ferdinand Kossinga, Censeur du 1er cycle, le problème est lié au manque de clôture. « Ceci est à un problème de clôture. S’il y avait la clôture, les voisins de l’autre côté ou les passants ne devraient pas s’offrir à ce genre d’actes inciviques dans les coins des bâtiments rendant l’air polluant », croit-il.

Malgré la présence des sentinelles, ce problème est loin d’être résolu, poursuit le Censeur, « nous avons aussi des veilleurs de jour et de nuit. Mais dommage, la nuit, l’établissement est tellement vaste pour un seul gardien, cela pose problème. Nous nous sommes entendus avec le chef du département pour pouvoir recruter un ou deux gardiens pour faciliter la tâche » a souligné José Fernand Kossinga.

Pour Erica Ornella Kongo, élève en classe de Terminale B au lycée Marie Jeanne Caron, « ce sont les élèves qui sont à l’origine de ce problème. Le manque d’entretien des latrines en est la cause. Il s’agit d’abord de notre santé et celle de nos professeurs », s’est-elle plainte.

Face à cette situation, la Croix Rouge Centrafricaine a entrepris la semaine précédente des activités de salubrité dans le lycée, les latrines et alentours de l’établissement, ce problème demeure toujours.

Merci Tonine Ndimbelet

lundi, 20 janvier 2020 15:32 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique : Des habitants de Ngongonon 6 soulagés par la construction d’un forage

BANGUI, le 20 janvier 2020 (RJDH)--- Dans le cadre du RCPCA, le gouvernement Centrafricain a construit un forage au quartier Ngongonon 6, dans le 8ème arrondissement de Bangui, une première tentative visant à apporter une solution au problème d’eau potable auquel fait face les habitants de la localité en cette période de saison sèche.  

L’installation de ce forage au quartier Ngongonon 6 est un début de soulagement pour la population locale. Pour mémoire, le secteur avait été fortement frappé l’an dernier lorsque les difficultés d’accès à l’eau potable se faisait sentir avec acuité.

Mais face à un effectif estimé à plus de treize mille habitants, Balla Moustapha, chef du quartier de Ngongonon 6, souhaite à ce que d’autres forages soient construits pour permettre aux habitants d’accéder à l’eau potable et de limiter des cas de vols et de bousculades. « Effectivement, il y a un seul forage dans le 8ème arrondissement de Bangui mais c’est insuffisant. Nous avons une population d’environ treize mille habitants et donc il faut augmenter le nombre des forages puisque les gens sont nombreux », en ajoutant que cela occasionne des scènes de bousculade, « c’est un seul point d’eau et les gens se bousculent pour se faire une place sans cela, il va falloir passer des heures. Il faut nous en offrir d’autres », a-t-il souhaité

Un avis partagé par une mère de famille venue aussi s’approvisionner en eau, « on ne peut pas toujours se plaindre mais les difficultés n’y manquent pas. Nous sommes obligées soit de venir veiller soit payer quelqu’un pour faire la queue et surveiller les bidons car, les vols y sont fréquents. Nous plaidons pour que le nombre des forages soit augmenté en vue de répondre aux besoins des habitants », a-t-elle plaidé.

Le gouvernement centrafricain face aux problèmes récurrents d’accès à l’eau potable en saison sèche, avait annoncé la construction de plus de 100 forages dans les 8 arrondissements de Bangui. Lors d’un entretien accordé au RJDH, le Directeur de cabinet du ministère de l’hydraulique, a affirmé que 50 forages ont été déjà construits dans le cadre de ce projet.

Sandra Belly

lundi, 20 janvier 2020 15:29 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : Un corps sans vie découvert dans un puits à Bouar à l’Ouest du pays

BOUAR, le 20 janvier 2020 (RJDH)---Un corps sans vie a été retrouvé ce lundi 20 janvier 2020 dans un puits appartenant à une famille à Bouar. Selon les informations RJDH, la victime est une ex-combattante âgée de 21 an, démobilisée dans le programme du DDRR lancé à Paoua par les autorités centrafricaines.

De sources locales, la victime est une ex-combattante démobilisée présente à Bouar dans le cadre de suivi de programme de réinsertion sociale à Bouar. Son corps a été découvert dans le puits de la famille Radjago ce lundi 20 janvier au quartier centre commercial dans le 3e arrondissement de la ville de Bouar. Les premiers éléments d’informations indiquent que la défunte, était sortie avec sa sœur pour déjeuner au restaurant « La Confidente ».

« Aux environs de 20 heures, elle a pris congé de sa sœur pour aller se soulager. Après l’avoir attendu en vain, sa sœur imaginait qu’elle serait partie avec un homme et sans s’inquiéter, elle est rentrée », à en croire les témoignages.

La découverte macabre a été faite ce matin par des enfants qui étaient venus de bonne heure puiser de l’eau dans la concession de la famille Radjago, selon les récits. « Nous avons été alertés par des enfants qui étaient venus cherchés de l’eau. Nous sommes venus voir que le corps submergeait sur l’eau. C’est ainsi que nous avons appelé la police et la gendarmerie pour venir faire le constat. C’est pour la première fois que nous puissions faire face à ce genre de situation traumatisante », a fait savoir le propriétaire du puits.

Saisie de l’affaire, la gendarmerie locale a ouvert une enquête pour établir les circonstances du décès de cette fille venue de Bangui. Même si les raisons de sa mort ne sont pas encore connues, d’autres témoins ont indiqué à la police judiciaire que la défunte, Audrey Santoua, était ivre la nuit précédant sa mort. « C’est juste une hypothèse et on ne se fonde pas sur l’hypothèse mais l’enquête judiciaire nous permettra d’établir la vérité », a confié au RJDH une source proche du parquet général de la Cour d’Appel de Bouar.

Le corps se trouve actuellement à la morgue de l’hôpital de Bouar en attendant son transfèrement à Bangui.

Constant Ndolo-Babou

  

lundi, 20 janvier 2020 10:36 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME
Page 1 sur 16