RJDH-RCA - Actualités

Centrafrique : Le retour de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize s’invite dans le débat politique

BANGUI, le 09 décembre 2019(RJDH)---Le retour au pays de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize s’invite dans le débat politique et divise les opinions ces derniers temps.  

L’actualité politique nationale est aujourd’hui dominée par le sujet évoquant le retour au pays de l’ancien Chef de l’Etat, François Bozize, chassé du pouvoir en 2013 par la coalition Séléka. Son retour est aujourd’hui le cheval de bataille de son parti KNK et soutenu par les ténors de l’opposition démocratique. Pour le KNK et ses nouveaux alliés dans l’opposition, c’est le pouvoir de Bangui qui empêche aujourd’hui le retour tant réclamé de Bozizé et dans leur ligne de mire Faustin Archange Touadera.

De manière interposée et à distance, les camps opposés se sont lancé dans une série de meeting pour véhiculer leur position sur la question aux centrafricains. A titre illustratif, le 07 décembre dernier, les militants et sympathisants du parti travailliste KNK ont tenu un meeting à l’école Ndrès 2. Une occasion pour le Secrétaire Général du KNK, Bertin Béa, d’exiger le retour sans condition de leur leader et pointe du doigt directement le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera d’empêcher ce dernier de rentrer dans son pays. Avec des mots peu commodes et durs, Bertin Bea qualifie Touadera d’ingrat vis-à-vis de son mentor en politique, « Bozize est son géniteur politique et Touadera a décidé aujourd’hui de le jeter avec son eau de bain pour son ingratitude à l’endroit de celui à la mamelle politique de qui il s’allaitait », selon l’ouvrier Secrétaire Général du KNK, Bertin Bea.

Ce même jour, un autre meeting s’est tenu sur le terrain de l’UCATEX par le Mouvement Centrafrique Debout (MCD), mouvement qui soutient les actions du Chef de l’Etat. Une fois de plus, la question du retour de l’ancien Chef de l’Etat était évoquée mais sous un autre angle. « Le Chef de l’Etat veut que l’ancien Président de la République revient au pays dans la dignité. Mais les gens manipulent les choses pour dire que Bozize doit revenir or son retour doit être encadré, c’est l’affaire du gouvernement, c’est l’affaire du Président de la République », a souligné le Coordonnateur adjoint du Mouvement Centrafrique Debout, M. Abakar Pico.

Du côté du parti KNK, le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera est la seule personne qui peut renouveler le passeport de leur leader pour lui permettre de rentrer au pays mais jusqu’alors, son passeport n’est pas toujours renouvelé, cela démontre la volonté du Chef de l’Etat d’empêcher ce dernier de rentrer au pays.

Le retour de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize au pays est diversement apprécié par la classe politique ce dernier temps. De Meckassoua à Anicet Georges Dologuele en passant par Nguendet, tous sont unanimes pour le retour de François Bozize.

Pour rappel, ces avocats ont déposé une plainte au tribunal administratif au mois de septembre dernier pour demander l’annulation de l’arrêté de l’ancien Ministre des Transports, Theodore Jousso interdisant à toutes les compagnies aériennes qui desservent l’aéroport international Bangui-M’poko de ne pas embarquer le passager François Bozize. Le verdict du tribunal administratif de Bangui sur la question est attendu mercredi 11 décembre 2019.

lundi, 09 décembre 2019 15:24 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : L’Institut Pasteur préoccupé par la montée du virus de Monkeypox dans la Lobaye

BANGUI Le 06 Novembre 2019 (RJDH)--- La Lobaye est la région dans laquelle l’Institut Pasteur de Bangui a enregistré un élevé taux d’infection de la maladie à virus de Monkeypox, contrairement à la préfecture du Mbomou. Sur 100 personnes dans la Lobaye au moins une soixantaine portent l’anticorps de Monkeypox soit un taux de 60%, alors que dans le Mbomou, le taux est de 15 %. Statistique présentée le jeudi 05 décembre 2019 par Emmanuel Nakoune, Directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui lors de sa journée porte-ouverte.

L’institut Pasteur de Bangui se préoccupe du taux élevé des personnes portant des anticorps du virus de Monkeypox ou la « variole des singes » dans la Lobaye.  Cette maladie est considérée par l'Institut Pasteur comme étant une maladie très dangereuse et peu connue en Centrafrique.

Selon le Directeur Scientifique de l’Institut pasteur de Bangui, Emmanuel Nakoune, Lobaye est la zone la plus touchée par la variole des singes contrairement à Mbomou. Cette montée dans la Lobaye  est due au perpétuel contact des personnes avec les animaux porteurs  du virus. «Pour la première fois, cette maladie a été découverte dans le Mbomou en 2001 où une famille avait consommé un singe portant le virus. Les huit membres de la famille ont tous été touchés par le virus et deux en sont décédés. Le virus a réapparu en 2010 mais à Mongoumba où deux pygmées ont tué un singe et l’ont consommé. Et depuis 2010 jusqu’aujourd’hui, le nombre des cas de Monkeypox ne fait qu’augmenter chaque année », explique le Directeur Scientifique.

Cette montée dans la Lobaye se justifie par la période des chenilles, période pendant laquelle les gens campent dans la forêt et sont en contact avec les rongeurs. « Nous avons observé cette année dans la Lobaye, qu’il y a un fort contact de la population avec le réservoir et, en une semaine seulement, on a  enregistré 19 cas dans différentes régions de la Lobaye. Aujourd’hui si on prend 100 personnes, 60 portent l’anticorps de Monkeypox mais qui ne manifeste pas la maladie. Contrairement dans le Mbomou où 15 % seulement des personnes ont l’anticorps de Monkeypox. Les personnes les plus explosées sont les jeunes et les enfants », a précisé Emmanuel Nakoune, et de poursuivre, « le Monkeypox se présente cliniquement chez l’humain comme la variole humaine avec signes de fièvre, éruption caractéristique dans les 48 heures (0-5 jours) », indique-t-il.

Toutefois, il rassuré que l’Institut Pasteur de Bangui a déjà élaboré un plan de riposte contre cette maladie car les recherches sont avancées et les réponses seront adaptées à la menace chez l’humain.

lundi, 09 décembre 2019 14:55 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique: Les enfants des ex-combattants de la Séléka abandonnent l’école après le déguerpissement de leur famille du Camp Beal

BANGUI, le 09 Décembre 2019 (RJDH)---Le déguerpissement des éléments de l’ex-Séléka du camp Beal par les FACA le 19 novembre dernier, a eu un impact négatif sur la situation scolaire de leurs enfants. Estimés à plus de 300 élèves à l’école des 36 Villas, ils ne sont qu’aujourd’hui une dizaine d’enfants à poursuivre encore le chemin de l’école.

Le revers de cette opération de déguerpissement, c’est l’abandon des cours par les enfants vivant avec leurs parents dans le camp Beal. Ces enfants ont été casernés avec leurs familles respectives au niveau de la CNS pour certains en face de l’ENAM. D’autres sont par-contre dans la nature et ne se présentent en salle de classe. « Présentement, ces enfants ne viennent pas. Il y a de cela une semaine, je suis passé par salle de classe. Mais j’ai trouvé seulement un enfant au niveau du CI et deux autres au niveau du CP. Et ceux sont absents sont dans les grandes classes. Or, au niveau du groupe A, ils étaient  au nombre de 233, du CI au CM-2. Mais présentement, c’est moins de 10 enfants qu’on retrouve dans les salles de classe», a fait savoir Marie Angel Ngama Gou, directrice de l’école 36 Villas groupe A. 

Même son de cloche à l’école 36 Villas groupe B, avec son Directeur Jean Baptiste Faranzo, « nous sommes entrés dans la phase des préparatifs des examens du premier trimestre. Nous sommes dans le regret d’annoncer que nous avons souffert d’un petit coup de départ massif de ces enfants. On avait une centaine d’élèves qui fréquentaient cet établissement, qui habitaient ce camp et qui sont partis. Nous savons eu de difficultés parce que nous ne pouvons plus avoir ces enfants parmi nous maintenant », regrette-t-il. 

Face à cette situation inquiétante, « Nous avons émis le vœu que les parents puissent lâcher les enfants de venir à l’école dans un premier temps pour qu’on puisse les recenser, trouver leurs lieux d’habitations, dresser leur liste afin d’envoyer dans les circonscriptions actuelles où ils habitent », a précisé Jean Baptiste Faranzo, Directeur de l’école 36 Villas-B. Cette disposition selon lui, « permettra de faire inscrire ces enfants n’importe où ils se trouveront avec l’appui des autorités compétentes », a indiqué l’enseignant. 

Quant à sa collaboratrice, Directrice du groupe-A, « bientôt, nous allons convoquer une grande réunion des parents d’élèves. Et à l’issue, peut-être que ces parents peuvent les informer afin qu’ils reprennent le chemin de l’école », a fait savoir Marie Angel Ngama Gou.

C’est en tout près de 300 élèves du fondamental-1 qui sont aujourd’hui privés de leurs droits à l’éducation après les opérations de déguerpissement de leurs familles du Camp Béal le 19 novembre dernier.

lundi, 09 décembre 2019 14:43 Écrit par Dans SOCIETE

Centrafrique : La gestion de la transhumance au cœur des échanges entre des acteurs  centrafricains et tchadiens

PAOUA, le 09 décembre 2019 (RJDH)--- L’ONG Concordis a organisé du 6 au 8 décembre 2019 à Paoua une session d’échanges entre les agriculteurs centrafricains et éleveurs tchadiens pour préparer la gestion de la transhumance, qui est source de tensions entre les paysans et les éleveurs dans cette partie du pays.

A l’approche de la période de transhumance, les cultivateurs centrafricains et les éleveurs tchadiens veulent accorder leur violon sur la question de la gestion de transhumance du bétail entre les deux États sur initiative de l’ONG internationale Concordis, basée à Paoua. Les déplacements des éleveurs transhumants se passent dans des conditions difficiles en quête de pâturage dans les régions centrafricaines entrainent sans cesse des affrontements meurtriers car, les éleveurs sont armés.

C’est dans ce contexte que l’ONG internationale Concordis a organisé une session d’échanges de deux jours, du 6 au 8 décembre à Paoua, entre les principaux acteurs impliqués dans la transhumance. Pour cela, une délégation des éleveurs tchadiens conduite par le Préfet de Gore Mahamat Gassabi, a été reçue par son homologue de l’Ouham-Pende Dieudonné Youngaïna. 

Pour Tony Kasuza, chef de projet à Concordis, explique que « le but de cette rencontre est d’établir en amont un cadre d’échanges et de dialogue entre les éleveurs transhumants du Tchad et les communautés sédentaires de la Centrafrique pour discuter de tout ce qui touche à la transhumance. Nous voulons aboutir à la mise en place d’un groupe de conseil réunissant les deux parties pour organiser les couloirs de passage, résoudre les conflits qui naitraient car, nous ne voulons plus avoir encore dans la région une nouvelle crise », indique le Chef de projet de l’ONG Concordis.

Les principaux points assortis de cette rencontre demandent aux éleveurs à se présenter aux autorités centrafricaines chaque fois qu’ils veulent entrer en Centrafrique, rapporte le Préfet de l’Ouham-Pende, et sur ce principe tout le monde est d’accord, explique un responsable d’un groupement agricole de Paoua. Les préfets de Paoua et Gore seront respectivement les responsables de la gestion des transhumances dans leur zone.

Les acteurs impliqués ont réitéré leur engagement à veiller scrupuleusement sur les résolutions prises. Mais d’autres voix souhaitent que cet exercice soit régulier, mais avec l’implication des deux Etats pour institutionnaliser l’encadrement et la gestion de la transhumance.

lundi, 09 décembre 2019 14:31 Écrit par Dans ENVIRONNEMENT

Centrafrique : Le Comité Stratégique d’Appui au Processus Electoral lance ses premiers travaux

BANGUI, le 09 décembre 2019 (RJDH)---Le Premier Ministre Firmin Ngrebada a présidé ce vendredi 06 décembre, la première réunion du comité stratégique d’appui au processus électoral en RCA. Malgré la controverse autour de la création de ce comité, le Premier Ministre Firmin Ngrebada a indiqué que : « c’est un cadre d’échanges entre le gouvernement et les partenaires du pays sur le suivi et l’appui au processus électoral ».

A quelques mois des élections groupées en Centrafrique en filigrane la controverse suscitée avec la mise en place du Comité Stratégique d’Appui au Processus Electoral, la première réunion inaugurant les travaux dudit comité a été tenue ce vendredi 6 décembre en présence du Premier Ministre Firmin Ngrebada et de tous les autres membres.

En réponse aux inquiétudes qui naissent dans les esprits, Firmin Ngrebada indique que ce comité ne se substitue pas à l’Autorité Nationale des Elections (ANE) qui reste l’organe de préparation et de gestion des élections, « la clarification qu’il faudrait faire, c’est que ce comité stratégique d’appui aux élections ne remplace pas l’Autorité Nationale des Elections qui est l’institution prévue par la loi pour préparer et gérer les élections. Le comité stratégique d’appui au processus électoral comme son nom l’indique est un dispositif qui permet au gouvernement d’étudier tous les problèmes qui peuvent donc naitre dans le processus électoral et dans un élan de solidarité», a laissé entendre le Chef du gouvernement.

Pour Firmin Ngrebada, il sera aussi question de mobiliser à temps les ressources nécessaires pouvant permettre à l’ANE de tenir les élections dans le temps imparti par la loi. « C’est une plateforme qui porte un soutien aux  actions de l’ANE. Ce cadre d’échanges entre le gouvernement et les partenaires fera tout pour garantir la tenue des élections dans le délai prévu et de faire en sorte que les moyens qui doivent être mis à la disposition de l’ANE soient disponibles », poursuit-il.

A ceux qui se sentent écartés de ce comité, le Premier Ministre précise que les élections dans un pays, c’est l’affaire et tout autre débat concernant ce comité n’a pas lieu d’être, « en l’état actuel de notre législation, personne ne sera exclue du processus électoral », dit-il, avant de relever que, « nous avons des instances qui permettent que toutes les entités aient la possibilité de participer au processus électoral. Nous avons, par exemple, le cadre de concertation permanent qui permet que les partis politiques et la société civile de suivre de bout en bout les étapes importantes liées au processus électoral. Donc, le débat sur l’opportunité de la mise en place de ce comité, je pense que c’est un débat qui n’a pas sa raison d’être », a conclu Firmin Ngrebada.

Si le gouvernement justifie la mise en place de ce comité pour faciliter la mobilisation des ressources financières pour la réussite des prochaines élections dans le pays, l’opposition démocratique y voit en cela une machine pour un hold-up électoral.

lundi, 09 décembre 2019 07:55 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS

Centrafrique : « La création des conditions propices, une solution pour la stabilisation du pays », dixit préfet de la Ouaka

BANGUI, 8 Décembre 2019 (RJDH) --- Le Préfet de la Ouaka Victor Bissekoin a vivement recommandé aux différents partenaires de contribuer énormément pour la stabilité socio-sécuritaire dans sa préfecture. Demande formulée le 3 décembre dernier à Bambari lors de passage de Philippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les Réfugiés.

Partant du constat dans certaines régions de la préfecture de l’Ouaka où les activités scolaire, sanitaire et administrative sont fragilisées par la présence constante des groupes armés,  le Préfet de l’Ouaka a lancé un appel aux partenaires au développement de créer des conditions propices pour le retour durable de la paix.

Cet appel lancé par Victor Bissekoin, préfet de la Ouaka, fait suite à des occupations des établissements scolaires par les groupes armés, « l’éducation des enfants est fragilisée. La solution de la stabilité dans le pays n’est pas seulement de faire taire les armes, c’est de créer les conditions de stabilité à la population, parce qu’elle a des écoles pour ses enfants, des marchés pour vendre ses produits champêtres, pour le commerce, des conditions pour la couverture sanitaire des fils du pays », a-t-il expliqué.

Selon lui, l’intervention des humanitaires à travers des actions communautaires, doit non seulement aider les familles mais aussi pour booster l’économie régionale. « L’accès à l’eau potable, la libre circulation des personnes et des biens, la reprise sur toute l’étendue du territoire national des activités, dont les dynamismes agropastoraux, commerciaux. L’accessibilité des activités socioculturelles font partie de possibilités des conditions de la stabilité dans le pays », a-t-il ajouté.

 « La cessation des armes est une phase, la création des conditions de stabilisation à travers la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du pays serait un autre aspect de l’équilibre dans pays », a-t-il conclu.

dimanche, 08 décembre 2019 13:42 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : 63 victimes d’abus sexuels attribués au personnel des Nations-Unies

BANGUI, le 08 Décembre 2019 (RJDH)---63 victimes des allégations d’exploitation et d’abus sexuelles sur 143 cas recensés par la Minusca, sont attribués au personnel des nations-unies. C’est le rapport des nations-Unies sur la RCA rendu public ce 04 décembre 2019.

Rendu public en date du 04 décembre 2019, le document présente les cas recensés depuis 2014 à ce jour, 143 allégations d’exploitation et d’abus sexuel commis par le personnel des Nations-Unies en RCA. 25 de ces cas sont établis contre 35 non-établis et 83 autres en attente de résultat ou de sanctions.  « De toutes ces allégations, 356 victimes et victimes alléguées sont concernées dont 63 demandent de reconnaissance de paternité », lit-on dans ce document

Rien que pour l’année 2019, 32 allégations d’abus et d’exploitation sexuels ont été reçues. « De ces 32 cas, 27 allégations impliquent des personnels militaires, deux allégations impliquant le personnel de police et trois allégations impliquant des civils dont un personnel  national et deux contractants des Nations-Unies », rapporte le même document tout en  précisant que 12 des cas sont présumés être intervenus en 2019, et 20 les années précédentes. « Deux de ces allégations ont été non-établies et un cas établie, après enquête. Toutes concernent des militaires. La sanction est en attente concernant le personnel reconnu coupable. Les autres allégations au nombre de 42 sont en cours d’enquête ».

Entre temps, 16 incidents sont signalés pour l’année 2018 et 13 incidents signalés en 2017. Au titre de l’année 2016, c’est 24 cas qui sont enregistrés contre 51 en 2015. Par contre, pour des années inconnues en 2014, 29 incidents sont signalés.

La MINUSCA a indiqué que lorsque des allégations impliquent des civils, le bureau des services de contrôle interne enquête et des mesures administrative et ou disciplinaires sont prises. En outre, tout membre du personnel de l’ONU, y compris les militaires contre lesquels une allégation fondée a été établie, est exclu de tout emploi futur dans une mission de maintien de paix.

De tous ces incidents,  63 victimes de ces cas d’abus sexuels attribués au personnel des Nations-Unies réclament une reconnaissance de paternité car « de ces relations, il y a eu des enfants », nous précise un personnel de la MINUSCA.

Pour cela, des protocoles d’assistance aux victimes avec des prestataires de services ont été établis notamment l’UNICEF, et l’UNFPA, pour « s’assurer que toutes les victimes reçoivent un soutien et une assistance. Cela inclut le conseil, l’aide médicale d’urgence et régulière pour que les victimes et les bébés nés de rapport sexuel avec le personnel de l’ONU ».

Ces victimes sont assistées par le MINUSCA pour couvrir des besoins urgents tels que le transport, l’habillement et la nourriture et a aidé à fournir aux victimes dans des situations d’urgence un emploi temporaire.

dimanche, 08 décembre 2019 13:35 Écrit par Dans DROITS DE L’HOMME

Centrafrique : L’insécurité dans certaines zones complique davantage la prise en charge des personnes séropositives selon l’ONUSIDA

BANGUI, le 08 décembre 2019 (RJDH)---Les organisations qui luttent contre le VIH/SIDA estiment que la Centrafrique est loin de vaincre cette maladie en raison de la situation sécuritaire dans le pays. Inquiétude exprimée à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida mardi 03 décembre à Bangui.    

La situation des personnes vivant avec le VIH/SIDA dans les zones affectées par la crise ne s’améliore pas et cela inquiète les organisations qui combattent cette maladie à travers le pays. Ces difficultés sont d’ordre médical et alimentaire encouragées par la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays.

Docteur Patrick Eba, Directeur-Pays de l’ONUSIDA, souligne que cela complique davantage la prise en charge des personnes séropositives. « Dans les zones affectées par les crises humanitaire et sécuritaires, les personnes vivant avec le VIH/SIDA sont délaissées à leur triste sort. L’accès aux antirétroviraux devient rare, les préservatifs et autres moyens de prévention ne sont disponibles et l’assistance alimentaire ignore les besoins les plus spécifiques et les plus élémentaires pour les personnes vivant avec le VIH. Ces défis méritent notre action acharnée et continue car, l’épidémie du VIH est loin d’être vaincue en République Centrafricaine», a expliqué le Docteur Patrick Eba.

Même si le gouvernement déploie des efforts et moyens pour lutter contre cette maladie, mais l’insécurité dans le pays les réduit du fait des groupes armés qui ne favorisent pas la libre-circulation dans les zones sous leur contrôle. « En dépit des efforts consentis par le gouvernement à lutter contre cette maladie, l’insécurité constitue un obstacle pour tous les acteurs qui œuvrent afin de lutter contre cette maladie. Dans certaines zones les groupes armés exigent parfois quelques sommes à la population dont les personnes vivant avec le VIH font partie avant de faciliter la libre circulation. Une situation qui impacte négativement la santé de ces personnes. Nous interpellons tout le monde à une prise de conscience afin de lutter ensemble contre ce fléau», appelle Docteur Patrick Eba.

La prévalence du VIH/Sida dans le pays reste préoccupante. Environ 5000 décès liés à cette maladie et le taux de nouvelles infections oscillent entre 6 000 à 8 000 personnes par an.

dimanche, 08 décembre 2019 13:19 Écrit par Dans SANTE

Centrafrique : Le KNK maintient son meeting malgré l’interdiction du gouvernement

BANGUI, le 07 décembre 2019 (RJDH)---Le parti KNK maintient son meeting prévu pour cet après-midi à Boy-Rabe malgré l’interdiction du gouvernement dans une annonce publiée par le ministère de la communication.

La raison évoquée par le gouvernement pour interdire cette manifestation est liée au dépôt de la demande par le parti KNK qui n’a pas déposé aux autorités concernées pour une demande formelle d’autorisation. Il met en garde le parti contre tout débordement, « le gouvernement met ainsi clairement en garde les organisateurs d’un tel meeting contre tout débordement, et appelle les acteurs politiques à la préservation de la paix sociale », indique le gouvernement.

Contrairement aux déclarations du gouvernement, le KNK a indiqué « qu’il a saisi en date du 4 décembre 2019, les ministres de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire dans l’optique du meeting de ce jour », dément le KNK.

Au cœur de ces séries de meeting engagé par le parti KNK, c’est le retour de son Président Fondateur François Bozize.

Un bras de fer est déjà engagé entre le parti KNK et le gouvernement centrafricain, ce qui ne présage rien de bon pour la préservation de la paix sociale dans le pays. Le dernier meeting du KNK a été organisé le 30 novembre dernier au Km5 dans le 30 novembre dernier.

samedi, 07 décembre 2019 13:45 Écrit par Dans Politique

Centrafrique : L’Institut Républicain International relance les activités de restitution parlementaire

BANGUI, le 07 décembre 2019(RJDH)----Le député du 1er arrondissement de Bangui Augustin Agou a procédé ce samedi 7 décembre 2019 à la restitution des activités réalisées au niveau du parlement depuis le 1er mars jusqu’en octobre dernier. L’initiative a été soutenue par l’Institut Républicain International(IRI) et consiste à connecter les électeurs à leur représentant.

Chaque député doit restituer les activités parlementaires à ses électeurs durant les cinq ans. C’est un exercice qui consiste à renforcer la confiance entre le peuple et son représentant. L’Institut Républicain International(IRI) qui œuvre pour une démocratie en Centrafrique, a initié des rencontres de restitution avec les élus de la nation afin que ces derniers, puissent faire le point sur les activités réalisées par l’Assemblée Nationale dans leur circonscription.

« L’Institut Républicain International continue à promouvoir la démocratie en travaillant en collaboration avec l’Assemblée nationale. C’est la relance des activités de restitution pour mettre en contact la population et les honorables députés afin qu’ils puissent communiquer sur les activités au niveau du parlement. Nous avons eu le privilège d’organiser aujourd’hui la rencontre avec le député du premier arrondissement pour les activités réalisées déjà », a expliqué Kenam Kangui, représentant de l’Institut Républicain International(IRI).

 Cette initiative est saluée par le Député du 1er arrondissement Augustin Agou qui souligne l’importance de cet exercice en ses termes : « C’est quelque très importante pour nous les élus de la nation. Aujourd’hui IRI nous a rassemblés avec nos électeurs de 1er arrondissement de Bangui pour présenter les activités depuis le 1er mars jusqu’aujourd’hui et je ne peux que remercier l’IRI pour cette initiative. Les électeurs ont beaucoup posé des questions sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale, sur ce que nous avons fait. Et nous avons répondu favorablement aux différentes questions pour clarifier certaines choses qui se passent au niveau de l’Assemblée nationale », dit-il.

L’Institut Républicain International envisage organiser cette activité dans les autres circonscriptions du pays au profit des populations centrafricaines.

samedi, 07 décembre 2019 13:40 Écrit par Dans INFO-ELECTIONS
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