Une journée sur les matières premières dans la zone CEMAC, organisée à Yaoundé

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L’Académie des Industries Extractives de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (AIE-CEMAC), a organisé une journée scientifique sur les matières premières à Yaoundé, mardi 16 juin, en prélude à la Conférence internationale qui s’ouvre mercredi à l’Hôtel Hilton à Yaoundé. Une activité qui a vu la participation des médias dont le RJDH.

C’est dans le cadre du renforcement de la gouvernance dans les industries extractives que cette journée scientifique est organisée. Elle est marquée plusieurs communications, avant la découverte des stands des universités, écoles et centres de recherche géologiques.

Dr. Mapouka Hubert François d’Assise, chef de département de géologie à l’Université de Bangui, a expliqué au RJDH les différentes qualités des roches que l’Université a Exposées. « Nous avons amené les échantillons des roches pour faire connaitre aux populations de la CEMAC qu’en Centrafrique, il ya certains gisements qu’on peut exploiter.  Nous avons là les échantillons du fer, des roches aurifères et des Koast qu’on utilise dans la fabrication des verres (…)», a-t-il exposé.

« Certains de ces produits sont exploités en Centrafrique. Le fer a été quantifié mais il n’a pas encore eu d’exploitation. L’or est exploité d’une manière artisanale », a précisé Dr. Mapouka Hubert François d’Assise.

L’Ecole des Métiers d’Arts (EMA) de Centrafrique a exposé les bijoux fabriqués par cette école, à l’aide de l’argent comme matière première, les pierres précieuses et des ivoires. Mme Sangone-Pizon Priscille a noté que cette exploitation permet de valoriser les matières premières de la Centrafrique.

Une communication sur l’exploitation minière artisanale à petite échelle et ses impacts sur l’environnement a été également faite. Gaétan Moloto A-Kenguemba, Docteur en sciences de la terre et de l’Univers à l’Université de Bangui, a intervenu sur le cas de la Centrafrique.

Selon l’intervenant, le cas de Moboma, localité située dans la Lobaye illustre un désastre environnemental. « Les ressources minières sont sous les forêts et pour y accéder, il faut détruire la forêt. Malheureusement, la restauration des sites ne sont pas effectifs après l’exploitation ».

Pour le communicateur, plusieurs problèmes sont liés à l’exploitation artisanale dans un site minier. « Il y a plusieurs impacts sur l’environnement, la déforestation, les inondations, la pollution des eaux (…). Sur l’environnement humain, nous avons le développement de la prostitution, les litiges fonciers, l’analphabétisation, car les enfants ne fréquentent pas, les questions liées à la santé », a-t-il énuméré.

Cette journée scientifique l’Académie des Industries Extractives de la CEMAC précède la conférence Internationale sur le Thème : Industries extractives et développement durable en Afrique Centrale : Enjeux et perspectives.

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L'auteur

Fridolin Ngoulou est journaliste de formation. Il est ressortissant du département des sciences de l'information et de la communication de l'Université de Bangui, où il a obtenu sa licence, première promotion en 2012. Au RJDH, il est Journaliste Reporter, Webmaster et spécialiste des médias sociaux depuis avril 2014. Il est membre de plusieurs organisations professionnelles des médias.

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