Tunisie : L’adoption de la Loi antiraciste saluée par le président des étudiants Africains

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TUNIS 10 octobre 2018 (RJDH)–Un grand pas et non le moindre a été fait dans le combat contre le racisme en Tunisie et dans le monde. Il s’agit de l’adoption par les Députés de la Loi antiraciste qui a été votée hier, 09 octobre 2018. Une décision saluée, par M-A Deongane Yopasho, président de l’A.E.S.A.T.

Premier pays arabe et musulman à abolir l’esclavage il y a 172 ans, la Tunisie vient de se démarquer positivement une fois encore, en étant le premier pays de l’Afrique du Nord et Arabe à adopter une loi sur l’élimination de la discrimination raciale.

Ainsi, A l’Assemblée du Peuple, 125 parlementaires ont voté pour cette loi organique N°11 criminalisant la discrimination raciale, 5 abstentions et une voix contre. C’est dire que dorénavant, les auteurs de propos racistes, méprisants, désobligeants, ou offensants feront objet de poursuites judiciaires et d’une peine allant de un à six mois de prison, puis s’exposeront à une amende de 500 à 1000 dinars tunisiens.

Une décision qui réjouit Mack-Arthur Deongane Yopasho, le président de l’Association des Etudiants et Stagiaires Africains en Tunisie (AESAT) dont le groupe a aussi milité pour l’adoption de cette Loi.

Joint à Tunis par notre rédaction, l’étudiant Mack-Arthur Deongane Yopasho a présenté sa gratitude à tous les militants des Droits de l’Homme et à la Tunisie. « Un grand merci à la Tunisie d’avoir relevé ce défi historique ». Mais a souligné qu’un pas a été franchi, il reste désormais son application qui nécessite l’attention de tous : « Maintenant nous allons tous veiller à ce cette loi soit appliquée. Aujourd’hui c’est un autre combat qui commence afin que toute forme de discrimination raciale soit punie par loi pour que la Tunisie redevienne une véritable terre d’accueil pour les étudiants et Stagiaires vivant sur son territoire ».

Selon l’article 2 de la loi, « la discrimination raciale est définie comme toute distinction, exclusion, restriction ou préférence basée sur la race, la couleur, l’origine, l’ascendance ou toute autre forme de discrimination raciale admise par les standards internationaux (…) et qui a pour but l’obstruction, l’entrave, ou la privation des droits et des libertés ou leurs exercices, sur la base de l’égalité, ou qui entrainent des devoirs et des charges supplémentaires ».

Une figure de la lutte contre le racisme en Tunisie est Mme Saadia Mosbah, présidente de l’association M’nemty qui lutter contre les discriminations raciales, qui était toute en larmes dans la soirée après le vote de cette Loi.

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