ONU-Centrafrique: Touadera inquiet de la lenteur dans la formation de l’Armée Nationale

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BANGUI, 18 mars 2017 (RJDH)—Faustin Archange Touadera, le Président centrafricain a détaillé la situation sécuritaire dans son pays et présenté les défis majeurs et les principales attentes de la RCA hier, 17 mars au Conseil de Sécurité. Il a déploré le retard dans la formation de l’Armée Centrafricaine. Avec le SG adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, ils ont sollicité « un soutien politique important et le maintien d’une présence « robuste  » de la MINUSCA dans le pays ».

Face à l’insécurité qui sabote le relèvement socioéconomique de la République Centrafricaine, le Président Touadera a exprimé aux membres du Conseil de Sécurité de l’ONU ses inquiétudes sur la lenteur dans la formation des forces de sécurité nationales, assurée par la mission militaire de formation PSDC de l’Union Européenne en Centrafrique (EUTM RCA).

Touadera a relevé l’urgence « d’un nombre élevé de forces de défense et de sécurité formées, dotées de moyens adéquats et mobilisées sur le terrain aux côtés des forces des Nations-Unies qui agissent pour l’instant seules». Il a demandé la coopération du Conseil de Sécurité pour la formation des forces nationales, car « la sécurité reste un défi », a –t-il déclaré.

Sur la demande d’un soutien politique important et le maintien d’une présence robuste de la MINUSCA à la RCA, « les membres du Conseil ont répondu favorablement à cet appel », lit-on sur le site onusien. Sur Twitter, le délégué de la France, François Delattre a exprimé le « soutien sans faille de la France et du Conseil de sécurité à l’action du Président Touadera pour la réconciliation et la stabilisation de la RCA ». Selon le site de l’ONU, F. Delattre a indiqué qu’« il proposerait dans les prochains jours une déclaration présidentielle réaffirmant le soutien du Conseil à la RCA ».

Dans la même ligne, la représentante permanente des Etats-Unis à l’Onu, Nikki Haley a réaffirmé le soutien de son pays à la Centrafrique « tant que le gouvernement de Bangui reste engagé en faveur du maintien de la paix et de la démocratie et aussi de l’aide à ses citoyens », a rapporté le communiqué relatif à l’entretien entre le Président Touadera et la diplomate américaine. Elle a aussi exprimé « la volonté des Etats-Unis de travailler avec la Centrafrique pour réformer son Armée et développer son économie ».

Sur ce rendez – vous avec le Conseil de Sécurité, aucune mention ou communiqué officiel relatif à l’embargo n’ont été faits ou publiés.

Coopération ONU-Gouvernement condition de réussite de l’Initiative de paix sous l’égide de l’UA 

Tous les délégués ont adhéré à l’Initiative africaine pour un accord de paix et de réconciliation entre le pouvoir et tous les groupes armés, a rapporté encore une fois un communiqué onusien. Et, « le succès de cette initiative dépendra de la bonne coopération entre l’ONU et le Gouvernement », a affirmé le représentant italien et son homologue du Sénégal, tandis que, « le délégué de la Suède a demandé que les femmes y soient pleinement associées ».

La Commission de Consolidation de la Paix (CCP) demande aux donateurs d’agir

Puis, le Président centrafricain a rappelé à la Commission de Consolidation de la Paix (CCP) son apport capital dans la mobilisation des ressources pour le relèvement de son pays afin qu’il ne replonge plus dans le chaos.

Touadera a exhorté la CCP qui est « une plateforme politique – rassemblant l’ensemble des acteurs impliqués dans la résolution de la crise en RCA, pour sensibiliser l’ensemble des donateurs à donner effet aux annonces faites à Bruxelles ».

Omar Hilale, Représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU et Président de la Configuration République Centrafricaine (RCA) à la Commission de Consolidation de la Paix et le Secrétaire général adjoint ont demandé que « les promesses de dons de 2,2 milliards de dollars formulées lors de la Conférence de Bruxelles de novembre soient honorées ».

En RCA, « 2,2 millions de personnes, ont besoin d’une assistance alimentaire », a alerté OCHA. Une grande majorité du pays est soumis aux diktats des chefs de guerre de l’UPC et du FPRC qui portent atteintes aux Droits de l’Homme.

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