Les activités scolaires et agricoles tardent à reprendre à Markounda

0

Les activités scolaires et agricoles tardent à reprendre dans la ville de Markounda. Un retard du à la persistance de l’insécurité. Pour ce fait, aucun candidat n’a été enregistré pour le Brevet des Collèges (BC) et le Baccalauréat, pour cette année académique.

Lors de son passage à Bangui,  Lucien Mbaïgoto, sous-préfet sortant de Markounda, a relevé que la régression des activités scolaires et agricoles est liée à la présence régulière des troupes armées assimilées à des éleveurs peulhs dans les communes.

Ces « ravisseurs » seraient venus du Tchad, pour agresser la population des campagnes. « Nous craignons une éventuelle crise alimentaire dans la ville de Markounda », a-t-il projeté.

« Des maisons ont été brûlées, plusieurs étendues des champs ont été dévastées par des bœufs. Plusieurs agriculteurs ne peuvent plus aller au champ, de peur d’être enlevés ou agressés », a ajouté Lucien Mbaïgoto.

Les établissements publics n’ont pas encore ouvert leurs portes  à Markounda

Les activités scolaires, poursuit le sous préfet,  semblent reprendre dans la ville de Markounda. Mais il n’y aura pas de candidats au BC  pour l’année scolaire 2014-2015, pour plusieurs raisons.

« L’insécurité a empêché la reprise des cours chez quelques élèves. Les parents des élèves craignent à leur tour un éventuel enlèvement de leurs enfants », a-t-il énuméré.

L’une des  raisons serait la réticence des élèves eux-mêmes. Ces derniers  sont plus attirés par des activités génératrices de revenus. Par contre les épreuves du concours d’entrée en 6ème et le certificat du fondamental 1 (CF1), vont se dérouler.

Les élèves de l’école privée «Na kota nguia », qui est un établissement catholique, vont passer les épreuves. Les établissements publics n’ont pas encore ouvert leurs portes, a précisé le sous-préfet.

La crise de 2014 a fragilisé plusieurs activités dans la ville de Markounda. Pour conséquence, il n’y aura pas de candidats au BC pour l’année scolaire 2014-2015

Partage.

L'auteur

Auguste Bati-Kalamet est journaliste-reporter au Réseau de Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), après avoir travaillé à la Radio ESCA. Certifié en gestion des radios communautaires, il a effectué plusieurs missions de reportage à l’intérieur du pays. Il est producteur des magazines sur les droits humains.

Commenter

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.