Le Coordonnateur du RECAPEV condamne l’automédication par des PVVIH

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Le Coordonnateur du Réseau Centrafricain des Personnes Vivant avec le VIH (RECAPEV) Gibert Grémalé, a déploré le non respect de la prise des médicaments par des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Il a souligné que des cas de mortalité ont été enregistrés suite à la prise de médicaments sans prescription médicale.

Le constat révèle que plusieurs PVVIH donnent des antirétroviraux (ARV) à des proches sans aucune autorisation médicale. Ce système engendre la perte en vies humaines et le manque de confiance avec les partenaires.

Gilbert Grémalé, coordonnateur du RECAPEV, a condamné cette pratique qu’il qualifie d’ « automédication » et suggère que les auteurs des malversations médicales soient traduits en justice. « Nous avons appris que des PVVIH augmentent les doses des ARV de leur gré et donnent ces ARV à des proches qui présentent des maladies opportunistes. C’est donner la mort à quelqu’un. Cette agitation mérite une sanction judiciaire », a-t-il voulu.

Le RECAPEV a deux visions qui sont entre autres, de plaider pour les soins des PVVIH dans un premier temps et de lutter contre la discrimination et la stigmatisation des PVVIH. « C’est la peur et la honte qui amènent d’autres personnes à ne pas se rendre au centre de santé pour se faire soigner», a expliqué le coordonnateur.

« Si une personne est atteinte d’une quelconque maladie, il ne sert à rien de pratiquer l’automédication. C’est un crime. Le mieux c’est de se rendre dans un centre de santé le plus proche », a-t-il réitéré.

Gilbert Grémalé a repris en disant que les médecins seuls ont le pouvoir de prescrire ce qu’il faut faire, quels médicaments administrés après avoir reçu les résultats d’un examen. Plusieurs personnes sont mortes parce que leurs proches les ont donné des ARV et pourtant rien ne prouve qu’elles sont séropositives.

A Kaga-Bandoro par exemple, deux PVVIH meurent chaque mois suite à cette automédication. Ces PVVIH augmentent les doses des ARV de leur gré et conseillent ces produits à leurs proches. Une pratique déplorée par le RECAPEV.

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L'auteur

Auguste Bati-Kalamet est journaliste-reporter au Réseau de Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), après avoir travaillé à la Radio ESCA. Certifié en gestion des radios communautaires, il a effectué plusieurs missions de reportage à l’intérieur du pays. Il est producteur des magazines sur les droits humains.

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