Le CNT demande de surseoir au vote des réfugiés

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Le Conseil National de Transition (CNT) demande de surseoir au vote des réfugiés. Il exhorte le gouvernement à réunir les conditions pour le retour de ces derniers. C’est la conclusion de la session extraordinaire consacrée à l’examen des amendements au code électora.

Sans énoncer les motifs d’une telle prise de position, le président du parlement de transition, Alexandre Ferdinand Nguéndet a seulement présenté la conclusion des débats entre conseillers nationaux sur le vote des réfugiés. « La conclusion du Conseil National de Transition, après débat, est qu’il faut sursoir au vote de ceux-ci et le Conseil National de Transition exhorte le gouvernement à réunir les conditions pour le retour de ces compatriotes », déclare A. F. Nguéndet lors de la clôture des travaux ce 30 juin à Bangui.

Le vote des réfugiés a posé problème avant même le prononcé du CNT. Du 20 au 21 le Cadre de Concertation n’a pas pu lors d’un atelier de validation, dégagé un consensus autour de la problématique du vote des réfugiés. La Cour Constitutionnelle de transition, saisie de la question, s’est prononcée le 15 janvier en invoquant le caractère constitutionnel « du droit de vote ». Elle a, dans sa décision du 15 janvier 2015, exhorté le parlement de transition à prendre en compte cette dimension.

Une Conseillère nationale a, sur les ondes d’une station nationale, décrié le vote des centrafricains vivants à l’étranger. « Le régime sortant a distribué des passeports mêmes aux non centrafricains. Comment faire aujourd’hui pour arriver à maitriser cette situation pour ne pas que la crise centrafricaine puisse perdurer », a pensé Valérie Blandine Tanga, de la société civile.

Dans une autre logique, l’Observatoire National des Elections (ONE) a « appelé les institutions de la transition à prendre en compte le vote des réfugiés pour l’élection présidentielle. Le scénario ne parait pas soutenable techniquement du point de vue des législatives ».

La position du Conseil National de Transition est prise à deux jours du lancement des opérations de recensement, première étape du processus électoral en Centrafrique.

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L'auteur

Ressortissant de l’Université de Bangui avec une Maitrise en Droit Public Option Relations Internationales et une Licence en Philosophe, Naïm-Kaélin ZAMANE travaille au RJDH comme Journaliste Reporter avec comme spécificité le traitement des informations politiques et humanitaires. Secrétaire Général de l’Union des Journalistes Africains pour la promotion du Droit International Humanitaire (UJA-DIH), il est membre des différentes corporations des Journalistes de Centrafrique.

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