Le Chargé d’Affaires américain, David Brown demande l’arrestation de Ali Darass de l’ex-Séléka à Bambari

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Le Chargé d’Affaires des États-Unis en Centrafrique, David Brown demande l’arrestation de Ali Darass, source selon lui, des troubles à Bambari dans la Ouaka (Centre). Il exige également des actions vigoureuses contre les Anti-Balaka présents autour de la ville. Une déclaration faite sur le plateau de l’Émission Espace Francophone de la Radio Notre Dame, le dimanche 23 août 2015 et se situe dans un contexte de regain de tensions dans la ville de Bambari.

« J’ai visité Bambari le 24 juillet dernier et pour moi c’était choquant de constater que Ali Darass, d’une faction des séléka dont les éléments braquaient toujours, rackettaient toujours au vu et au su de la Minusca et de la Sangaris en plus. Il prélève des taxes sur les productions du café », a noté le diplomate.

Le Chargé d’Affaires a trouvé d’inadmissible la présence et les actions de Ali Darass dans une grande partie de la région que lui et ses hommes occupent. « Je trouve intolérable qu’un Monsieur comme soit permis de continuer à mener des actions illégales et de grandes envergues, qui touchent au moins trois préfectures. Je crois qu’il faut faire quelque chose, soit Monsieur Ali Darass doit arrêter ce type de comportement soit il doit être arrêté ».

En plus des éléments de l’ex-Séléka, les Anti-Balaka sont également considérés comme étant l’une des sources des problèmes de Bambari, « Pas loin de Bambari, il y a des Anti-Balaka qui eux menacent des Centrafricains y compris des peuls. Je crois que toute ethnie doit être protégée par l’État et par la Minusca. Donc il faut non seulement agir contre Ali Darass mais agir contre ces Anti-Balaka ».

La réaction du Chargé d’Affaires américain fait suite à celle du président du Conseil National de Transition, qui après une visite à Bambari dans les mois passés, a « appelé à l’arrestation de Ali Darass », considéré par lui comme « un mercenaire soudanais ».

Ali Darass est l’un des généraux de l’ex-Séléka. Il est présentement de l’une des factions de cette ancienne coalition, Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) dont le siège se trouve à Bambari.

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L'auteur

Ressortissant de l’Université de Bangui avec une Maitrise en Droit Public Option Relations Internationales et une Licence en Philosophe, Naïm-Kaélin ZAMANE travaille au RJDH comme Journaliste Reporter avec comme spécificité le traitement des informations politiques et humanitaires. Secrétaire Général de l’Union des Journalistes Africains pour la promotion du Droit International Humanitaire (UJA-DIH), il est membre des différentes corporations des Journalistes de Centrafrique.

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