« La justice doit être rendue pour les crimes de guerre en Centrafrique», selon Human Rights Watch

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BANGUI, 6 Juillet 2017 (RJDH)–Des civils ont été pris pour cible dans de nombreuses attaques des groupes armés en toute impunité, aggravant les violences dans le pays. C’est ce qu’a dénoncé Human Rights Watch dans un nouveau rapport rendu public ce 5 juillet 2017.

Dans ce rapport de 101 pages, intitulé « Meurtres impunis : Crimes de guerre, crimes contre l’humanité et la Cour pénale spéciale en République centrafricaine », HRW fait un compte-rendu exhaustif des crimes de guerre commis dans trois provinces centrales du pays depuis fin 2014. Plus de 560 décès de civils et la destruction de plus de 4 200 maisons ont été rapportées. Pour cette organisation, ces crimes relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) et de la Cour pénale spéciale (CPS).

Lewis Mudge, Chercheur auprès de la division Afrique de HRW a relevé qu’au cours de ces deux dernières années, des centaines de témoins ont décrit des crimes de guerre flagrants commis par les forces de la Séléka et par les combattants anti-balaka dans les régions de l’est et du centre de la République centrafricaine.  « Le manque de justice pour ces crimes a laissé les combattants libres de terroriser les civils à volonté et a alimenté un cycle d’attaques de représailles persistantes», a-t-il fait observer.

Human Rights Watch a interrogé des centaines de personnes pour le rapport, notamment des victimes, des proches des victimes, des témoins des attaques, ainsi que des membres du gouvernement, des Nations Unies et des organisations humanitaires. Les annexes du rapport détaillent près de 120 attaques commises dans les provinces de Nana-Grébizi, Ouham et Ouaka depuis fin 2014. Le nombre total des attaques est vraisemblablement plus élevé.

Ce rapport est rendu public un mois après celui des Nations-Unies sur les crimes commis en RCA depuis 2003. Ces rapports pourraient être des documents de base pour la Cour Pénale Spéciale qui vient d’être installée dans le pays.

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L'auteur

Fridolin Ngoulou est journaliste de formation. Il est ressortissant du département des sciences de l'information et de la communication de l'Université de Bangui, où il a obtenu sa licence, première promotion en 2012. Au RJDH, il est Journaliste Reporter, Webmaster et spécialiste des médias sociaux depuis avril 2014. Il est membre de plusieurs organisations professionnelles des médias.

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