France : Le 21e RIMa dépêché en Centrafrique pour quelle mission ?

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BANGUI, 6 Juillet 2017 (RJDH)–Dans une République Centrafrique en proie à un regain de violence et de combats entre les groupes armés, le gouvernement français a décidé d’y envoyer le 21 Régiment d’infanterie de Marine (RIMa). Quel sera la mission dévolue à cette unité d’élite de l’Armée Française spécialisée dans les missions extérieures?

 

« La 5e compagnie de combat –du 21e Régiment d’infanterie de marine (RIMa), créée il y a un an, envoie deux sections, à partir d’aujourd’hui (05.07), en République Centrafricaine (RCA) pour une durée de quatre mois », a rapporté nos confrères du http://www.varmatin.com. Une arrivée qui coïncide avec le regain de violences dans l’arrière-pays et à un moment où la Minusca est décriée.

 

Cette mission, vient en appui à la Minusca, la force onusienne de 10.000 hommes et la mission européenne de recyclage des Forces Armées Centrafricaines, frappées par l’embargo qui court jusqu’en janvier 2018.

 

L’annonce du énième déploiement du 21e Rima dans ce pays meurtri par des conflits armés est diversement interprété par les centrafricains. Mais beaucoup estiment que ces marsouins viendront appuyer la Minusca comme au temps de Sangaris.

 

Si le journal se réserve le droit d’appliquer la communication militaire en titrant que « le 21e RIMa part en mission d’envergure en Centrafrique » : Le mot « envergure » définit largement la responsabilité assignée aux deux sections de la Rima. C’est dire que leurs actions consisteraient à nettoyer les poches des mouvements armés qui perturbent la quiétude de la population civile en toile de fonds le pillage des ressources naturelles.

 

Les soldats du 21e RIMa intervient sur tous les théâtres d’opération. Ils étaient en première ligne en 2013 dans l’opération Serval au Mali et en  Afghanistan en 2001, en Côte d’Ivoire en 2002 et au Kosovo en 1999. Les centrafricains gardent en mémoire le déploiement du 21 Rima en 1996 pendant les mutineries.

 

Mais ces marsouins inspirent-ils encore confiance ?

 

Déployée en RCA en décembre 2013, l’opération Sangaris avait pour mission de «  stabiliser un pays au bord du génocide », mais son bilan est mitigé à son retrait en septembre 2016. Les différents groupes armés se sont repliés dans l’arrière-pays centrafricain avec armes et bagages.

 

Aussi, il y a moins d’une semaine, le Président tchadien Idriss Deby a accusé la France de soutenir la milice Anti-Balaka en moyens militaires. Par ailleurs, la France annonçait en grande pompe le déploiement de drones SDTI en Centrafrique et sont installés à Bambari pour une mission de renseignement. Malheureusement qu’en dépit de ces objets volants, la population continue d’être la cible des groupes armés.

 

Depuis l’Opération Barracuda en 1979, les centrafricains partagent une longue histoire avec les opérations militaires françaises. Qu’est se qui différenciera celle-ci des précédentes missions ?

 

 

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Un commentaire

  1. Il faut être vraiment imbécile pour croire au théâtre du colon français avec ses pédophiles et surtout ses gardes totorito qui n’ont rien foutu durant leur déploiement de 2013 à 2015. Touadéra et sa suite doivent comprendre que le colon français plein de mauvaise foi veut purement et simplement freiner le projet de refonte et de redynamisation de la FACA. Il faut que les centrafricaines et centrafricains arrêtent de penser et surtout de prendre le colon français de sauveur. Nous devons parler entre nous, foutons déhors les étrangers de tout bord, y compris les pédophiles français, qui sème le chaos sur tout l’étendu du territoire nationale, traduisons tous les criminels en justice et surtout arrêtons le fanatisme et dogmatisme.

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