Centrafrique : La ville de Bria au centre est paralysée suite au combat entre deux communautés

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BRIA, 25 Mars 2017(RJDH)  — La ville de Bria située au centre du pays reste paralysée après le combat entre les autodéfenses et les peulhs. Des détonations ont été entendues après la découverte d’un corps sans vie d’un jeune sur axe Balinguéré. L’information confirmée au RJDH ce 25 mars par des sources militaires et indépendantes.

Le combat survenu hier entre les autodéfenses assimilés à la coalition FPRC-MPC et les peuhls considérés comme proches de l’UPC de Ali Daras dans la ville de Bria intervient quatre(4) mois après des violents combats opposants le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique(FPRC) et l’Unité pour la Paix en Centrafrique(UPC), occasionnant plusieurs morts et plus de 10.000 personnes déplacées dans la ville.

Ce combat s’explique par la découverte du corps inerte d’un habitant de Bria « le jeune revenait du champ lorsqu’il a été et agressé et tué par des hommes non identifiés. Son corps a été ramené à Bria pour être inhumé. C’est pendant les obsèques que les peuhls basés au quartier Gobolo ont ouvert le feu sur la communauté éprouvée qui était à la place mortuaire au environ de midi », a expliqué un habitant contacté par RJDH.

Difficile de faire le bilan de cet affrontement  « les autodéfenses ont riposté et tiré, nous ne connaissons pas encore le nombre des blessés et des morts. Heureusement que le contingent Zambien de la Minusca ait intervenue pour séparer les deux camps » a précise un notable de la localité qui a déploré la réaction du contingent marocain de la Minusca « c’est vraiment regrettable, la réaction du contingent marocain, ils ont utilisé des armes lourdes c’est ce qui a paralysé beaucoup plus les activités dans la ville même jusqu’à ce matin », a-t-il regretté.

Dans un communiqué, la Minusca dit avoir « essuyée des tirs des anti-balakas vendredi dans la localité de Gobolo, à Bria (préfecture de la Haute-Kotto, est de la RCA) »,  alors les casques bleus intervenaient pour protéger la population des violences perpétrées par ces éléments armés. « La MINUSCA a immédiatement riposté à cette attaque dont le bilan est d’un mort, deux blessés et neuf détenus parmi les assaillants. Un civil a également été blessé », relève le communiqué.

Contacté par le RJDH, les combattants du FPRC présents dans la ville se réservent de tout commentaire sur cette affaire. Le quartier Gobolo  où s’est produit l’incident, est éloigné de la ville de Bria fait partie des villes du pays où l’insécurité règne.

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