Centrafrique : La ville de Bouca au nord-ouest confrontée à la flambée des prix de denrées alimentaires

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BANGUI, 05 septembre 2017 (RJDH)—Les prix de denrées alimentaires sont en hausse dans la ville de Bouca et ses environs, a-t-on appris de sources locales. Les habitants se plaignent de cette situation.

La cuvette de manioc autrefois à 500 Fcfa, se vend aujourd’hui à 2000 voire 2500 Fcfa. Selon un fonctionnaire, joint au téléphone, le poulet coûte aujourd’hui 3000 Fcfa contre 1000 Fcfa il y a quelques mois. Le prix du cabri, d’après la même source, est aussi en hausse, « le cabri aujourd’hui, c’est comme le diamant. Pour l’avoir, il faut au moins 30.000 Fcfa alors qu’entre temps, on pouvait l’avoir entre 10.000 et 15.000 Fcfa », confie ce fonctionnaire qui a requis l’anonymat.

La flambée de prix des denrées alimentaires à Bouca et ses environs est confirmée par plusieurs sources officielles, « depuis deux mois, il est difficile d’avoir des denrées alimentaires à moindre coût. Le manioc, le poisson, la viande de bœuf et boucanée sont rares. Seules les légumes inondent les marchés avec des prix abordables », explique un cadre de la mairie.

Bouca depuis quelques mois est la plaque tournante entre les villes de Batangafo sous la coupe des groupes armés et Bossangoa où l’exploitation des mines d’or est devenue la principale activité des habitants de la ville.

De sources concordantes, ces deux villes se ravitaillent en produits alimentaires au niveau de Bouca. La forte demande est à l’origine de la flambée des prix, selon des sources jointes dans la localité, « toute la sous-région s’approvisionne à Bouca. C’est à cause de la forte demande venue de Bossangoa où il y a un chantier minier que nous vivons cette situation difficile », confie un habitant qui précise que certains commerçants préfèrent se rendre au chantier minier situé à quelques kilomètres de Bossangoa pour écouler leurs marchandises.

Bouca, une des villes d’où est parti le mouvement armé Anti-Balaka, a retrouvé son calme depuis que Rodrigue Ngaïbona alias Andilo, originaire de la région et un des principaux chefs dudit mouvement, est arrêté en janvier 2015 et conduit à Bangui.

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