Centrafrique : La ville de Birao victime de son éloignement de la capitale

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BIRAO, 28 Novembre 2016 (RJDH) : La ville de Birao, chef-lieu de la Vakaga, située à environ 1300 km de Bangui souffre de son éloignement de la capitale Bangui. Cette localité est coupée de Bangui sur plusieurs plans.

Birao est contrôlé par le bataillon zambien de la Minusca qui a su imposer le calme à travers ce qui est dénommé « Weapon Free Zone », c’est à dire une interdiction de circuler avec les armes et les effets militaires.

En dehors de cet aspect positif de la vie à Birao, la ville est coupée de la capitale sur de nombreux points. La justice est tenue par un comité d’autorités locales dirigé par le sultan-maire. Le tribunal n’est pas fonctionnel par manque de personnel.

Birao, malgré son éloignement est sans réseau téléphonique depuis le mois de juillet 2016. Difficile d’accéder à la ville par la voie routière à cause de l’état désastreux des routes qui sont généralement inondée par les eaux pendant les six mois de la saison pluvieuse.

En dehors de la radio Guira, acquise à la cause de la Minusca, les habitants de Birao n’ont aucun autre moyen d’information nationale. Ils sont contraints de suivre les radios étrangères.

L’hôpital préfectoral  de Birao pris en charges par l’ONG International Médical Corps, est géré par une sage-femme qui assure l’intérim du Directeur depuis 4 ans. L’accès à l’eau potable est un parcours de combattant puisque la ville ne dispose que d’un seul point d’eau potable aménagé par la Minusca.

Le système éducatif, fonctionnel n’est tenu que par trois enseignants qualifiés qui gèrent les trois écoles primaires de la localité appuyées par les maitres-parents. L’école préfectorale de Birao avec 1400 élèves, comporte cinq salles de classe avec trois enseignants dont un qualifié qui est obligé de regrouper les CEI et CEII dans la même salle.

Le lycée moderne de Birao souffre lui aussi du manque de personnel enseignant et la rentrée scolaire 2016-2017 n’y est pas encore effective.

La ville de Birao avec plus de 30.000 habitants, comporte l’important gisement de pétrole à Bouroumata d’où est partie la Séléka en 2012 pour renverser le pouvoir de Bozizé une année après.

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