Centrafrique : Trois des quatre sociétés de téléphonie inquiétées par l’administration fiscale

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BANGUI, 07 septembre 2017(RJDH)–Trois sociétés de téléphonie mobile sont visées par l’administration fiscale. Il s’agit de Télécel, Azurwifly et Moov, contraintes à observer les dispositions de leur cahier de charge fiscale. Ces conditions contraignantes ont poussé Moov à ouvrir des discussions avec l’administration financière publique, Télécel Centrafrique a apuré une partie de ses créances et Azur de fermer temporairement. 

Des sources proches de l’administration fiscale indiquent  avoir déclenchées ces opérations pour que ces opérateurs économiques  qui mobilisent plusieurs milliards puissent être en règle avec l’administration fiscale. L’action du ministère des Finances et du budget intervient après la conclusion d’une facilité élargie de crédit accordée par le FMI qui déplore un niveau très bas de la pression fiscale dans le pays.

 Le gouvernement exige de Télécel le paiement  de 80 millions de Cfa « à ce jour, nous pouvons vous dire que ces opérateurs de téléphoniques doivent beaucoup payer à l’Etat. 80 millions pour ce qui concerne Télécel », a précisé un cadre du ministère des Finances sans plus de précision.

Chez Azurwifly, les portes sont barricadées pour défaut de paiement « c’est triste de constater que ces entreprises ne sont pas des entreprises citoyennes. Regarder, sur ces banderoles il est écrit  fermée pour non-paiement des impôts  mais comment l’Etat peut fonctionner si chacun ne veut pas payer à l’Etat ce qu’il doit payer ? » S’est interrogé un client de Azur.

La société Moov n’est pas en règle avec la fiscalité. Une source qui a requis l’anonymat au sein du ministère des finances a reconnu que cette société a promis régler sa situation vis-à-vis de la fiscalité mais mène ses activités sans une menace visible de la fiscalité.

 Seul Orange Centrafrique sort la tête de l’eau en étant en règle avec la fiscalité tout en exerçant tranquillement ses activités commerciales.

A en croire un spécialiste de droits que nous avons contacté, « la faiblesse de l’Etat centrafricain devant ses sociétés de téléphonie mobile est à la base, c’est-à-dire depuis l’octroi de la licence d’exploitation et les cahiers de charge ».

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