Centrafrique : Travaux d’assainissement du marché Kokoro au Km5 pour la paix et pour le renforcement des moyens de subsistance

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BANGUI, 5 Juillet 2017 (RJDH) — L’Association des Commerçants du marché Km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui en partenariat avec la MINUSCA procède depuis le 3 juillet au nettoyage  du marché Kokoro. Au total 200 personnes  dont 60 femmes travaillent sous le slogan « travail pour la paix ».

Depuis 2013, lorsque la crise a surgi à Bangui, dans le quartier KK5 tous les lieux étaient sinistres. Le marché, alors un lieu de rassemblement et de cohésion sociale, est évité à cause des hostilités devenant sur le coup un véritablement dépotoir d’immondices. Vu la situation sécuritaire qui s’améliore à Bangui, le marché commence à être fréquenté. D’où la nécessité de nettoyer ce cadre pour favoriser la reprise des activités commerciales.  Il convient de relever aussi la nécessité de cohabitation entre différentes couches de la population qui s’y côtoyaient.

Selon Abdoul Salam Almouzamil, Chargé de Mission et de Communication à l’Association des Commerçants du marché Km5 de Bangui, une démarche a été menée auprès de la MINUSCA pour initier ces travaux en faveur des jeunes à risques. Ceci dans le cadre de la réduction du chômage et de la vulnérabilité.

Abdoul Salam Almouzamil ajoute que depuis la crise le Km5 est devenu un lieu inondé d’ordures. Cela est une porte ouverte aux maladies telles que le paludisme. « Il y’a aussi des femmes qui travaillent parmi les bénéficiaires. Elles sont en majorité des commerçantes. Mais pour l’heure, elles sont devenues vulnérables à cause de la crise qui a ravagé tous leurs biens. Elles sont appelées à travailler pour avoir un peu d’argent afin de relancer les activités génératrices de revenu. Nous avons recruté 200 personnes dont 60 femmes », a-t-il précisé.

Les bénéficiaires des travaux se félicitent de cette initiative qui leur permettre de se relever après cette crise, mais surtout le programme de formation professionnelle que la Minusca compte mettre à leur disposition. « Il est prévu une formation en mécanique, couture, élevage etc. C’est le plus important que nous attendons », a souligné le délégué du groupe A.

Chaque volontaire perçoit 2.500 FCFA, en raison de 60.000 FCFA par mois. La dimension cohésion sociale et raffermissement des liens sociaux est au cœur de ce travail qui occupe des jeunes du 3e arrondissement de Bangui, l’une des localités les plus touchées par la crise dans le pays.

Les travaux à haute intensité des mains d’œuvre de ce genre sont initiés par plusieurs organisations nationales et internationales dans plusieurs villes de la RCA. Ils contribuent à la réduction des violences, à la réinsertion sociale et au renforcement de la cohésion sociale.

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