Centrafrique : Touadera inaugure le centre de formation militaire à l’Ouest du pays

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BANGUI, 13 JUIN 2017 (RJDH) – Cinq dortoirs militaires du camp Leclerc à Bouar ont été réhabilités  par la Minusca. La cérémonie de la remise a eu lieu ce lundi 12 juin à Bouar en présence des autorités militaires et locales.

Le Camp Leclerc est un grand centre d’instruction militaire tombé en ruine après le passage de la Séléka en 2013. Il est remis en l’état grâce à l’appui de la Minusca dans un contexte de restructuration de l’armée par la force européenne EUTM et l’état-major des armées.

L’enveloppe allouée pour les travaux s’élève à 1 450 000 dollars « la Minusca a déboursé cette somme importante pour la remise en l’état du camp qui servira désormais de centre de référence pour la formation des FACA», a confirmé Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca. Ce centre va accueillir pour un début un effectif de 250 hommes.

Un point important pour la reconstruction de l’armée nationale selon Faustin Archange Touadera « cette reconstruction entre dans le cadre de la restauration des Forces armées centrafricaines. C’est ici que cette armée appelée à passer de la projection à l’armée de garnison prendra sa source comme par le passé », a-t-il souhaité.

Le Camp Leclerc est le centre d’instruction par excellence des forces armées centrafricaines depuis l’époque coloniale.

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L'auteur

Auguste Bati-Kalamet est journaliste-reporter au Réseau de Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), après avoir travaillé à la Radio ESCA. Certifié en gestion des radios communautaires, il a effectué plusieurs missions de reportage à l’intérieur du pays. Il est producteur des magazines sur les droits humains.

Un commentaire

  1. Jean-Marie Six le

    Le Président de la Centrafrique fait grand cas de l’évènement. La restauration des Forces Armées CentrAfricaines (FACA) est évidemment un préalable pour le redressement du pays. Le Président Touadéra a tout-à-fait raison. Mais parler de « somme considérable » allouée par la Minusca est un peu exagéré. Cette enveloppe de 1 450 000 dollars représente à peine le dixième du montant alloué par l’ONG Médecins sans frontières en 2016 pour faire fonctionner en Centrafrique cinq sites de soins et participer à l’économie locale en employant plus de 750 employés-salariés locaux.
    Espérons que le gouvernement centrafricain disposera par la suite du budget de fonctionnement nécessaire à cette structure de restauration de la paix, toute aussi importante dans votre pays que les établissements dispensant des soins de santé.

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