Centrafrique : Touadera annonce un dispositif d’absorption des fonds promus à Bruxelles

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BANGUI, 29 Novembre 2016(RJDH)—le président Faustin Archange Touadera a annoncé dans une interview ce dimanche sur RFI la mise en place d’un dispositif de renforcement de capacité d’absorption de fonds promu par les partenaires, 10 jours après la table ronde de Bruxelles.

Selon Faustin Archange Touadera, il y a plusieurs partenaires et que la clé de succès passe par la mise en confiance de ces partenaires, une des exigences de l’accord-cadre signé entre la République Centrafricaine et l’Union Européenne à Bruxelles. Cette initiative a été annoncée alors que la CEEAC projette organiser à Libreville au Gabon une rencontre sur la République Centrafricaine ce 30 novembre 2016. Rencontre où Bangui s’attend aux annonces de fonds de la sous-région d’Afrique Centrale.

En mettant en place ce dispositif d’absorption de fonds qui n’a pas encore pris sa forme, Faustin Archange Touadera coupe court à l’idée d’un large consensus demandé par les leaders politiques et entend rester dans la dynamique consensuelle qui a guidé l’élaboration du plan de relèvement présenté à Bruxelles.

Cette volonté politique de constituer un dispositif d’absorption de fonds n’est pas aussi loin de l’appel de Touadera à Bruxelles qui consiste à impliquer la société civile dans la gestion des fonds. Gage de transparence que celui-ci s’engage à faire dans le cadre de ces 2,2 milliards mobilisés à Bruxelles et que le gouvernement attend le décaissement pour financer les trois piliers que sont la paix, la sécurité et la réconciliation nationale. Pour ce faire, il faut que les promesses se transforment en recettes, mais aussi en dépense pour que le centrafricain puisse commencer à voir un début de Bruxelles dans son quotidien.

A la question de savoir comment va se concrétiser les promesses faites à Bruxelles, Faustin Archange Touadera ne varie pas et reste optimiste sur la volonté et capacité des bailleurs « Nous venons de quitter Bruxelles, il y a peu de temps, et nous sommes déjà en train de travailler sur un dispositif pour renforcer notre capacité d’absorption de ces fonds-là. Nos partenaires sont nombreux puisqu’il y a l’Union Européenne, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, la France et les Etats-Unis… Nous allons donc travailler sur un dispositif qui intègre cet aspect de mobilisation concrète des ressources qui sont promises » a-t-il indiqué.

La République Centrafricaine a obtenu de ces partenaires 2,2 milliards de dollar soit 1.130 milliards de FCFA lors de la table ronde de Bruxelles le 17 novembre, pour financer ces besoins prioritaires sur trois ans.

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