Centrafrique sur le Net : La tension dans le pays intéresse toujours la presse étrangère

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BANGUI, 20 avril 2018 (RJDH)—La tension sécuritaire dans le pays ne laisse pas indifférente les médias internationaux. Plusieurs médias sont revenus sur le regroupement des Ex-Séléka à Kaga-Bandoro.

L’actualité centrafricaine reste toujours dominée par le rassemblement de deux groupes armés à plus de 300 km de Bangui. Ce conclave est largement commenté par la presse étrangère et suscite débat sur les réseaux sociaux.

Depuis quelques jours, deux groupes armés de l’ex Séléka sont en conclave à Kaga-Bandoro, notamment le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) et le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Ce rassemblement est ausculté par la presse internationale.

A propos, le site de l’Agence D’Information de l’Afrique Centrale, le www.adiac-congo.com écrit : « Centrafrique: la menace d’une offensive plane sur Bangui ».

Ce conclave est ausculté par la presse internationale. Aboubakar Sidik Ali, chargé de communication du FPRC a indiqué à l’AFP que c’est « pour mettre en place une coordination militaire », selon une source au FPRC. « L’option de descendre sur Bangui n’est pas exclue », a déclaré à l’AFP Aboubakar Sidik Ali, chargé de communication du FPRC.

Face à cette menace, la Minusca est sorti de ses gants : son porte-parole, Vladimir Monteiro a déclaré que la Mission onusienne « ne cédera pas à l’intimidation » des groupes armés, lit-on dans www.lemonde.fr.  

Dans cette droite de conclave, le journal annonce que l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), un autre groupe issu de l’ex-Séléka, tiendra sa « réunion en fin de semaine pour décider de s’associer, ou non, à cette coordination militaire ».

Toujours à propos de la menace du FPRC et du MPC de marcher sur Bangui, fr.africanews.com titre qu’« en Centrafrique, la Minusca décidée à tenir bon ».

Sur les réseaux sociaux, la vidéo de l’interview de Nimery Matar, alias « Force », un chef de miliciens du KM5 suscite débat. Cet homme recherché par la justice défie les autorités de l’Etat et dément qu’il n’est pas « bandit ». Il insiste que le Président Touadera retire ce qualificatif.

Puis, www.cameroon-tribune.cm consacre son édito à cette menace brandie par les deux anciens alliés de la Séléka. « Les principaux groupes armés peinent à se soumettre au programme Désarmement, démobilisation, réinsertion, (DDR). Tout a pourtant été fait pour intéresser les anciens rebelles à ce programme doté de moyens consistants », note le quotidien camerounais en ligne.

Cette revue de presse internationale est préparée par Fleury Venance Agou et Vivien Aristide Ngalangou pour la Fréquence RJDH 100.5 FM

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