Centrafrique : La stratégie de protection des victimes et témoins en trois étapes

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BANGUI,  17 Aout 2017(RJDH) —La Cour Pénale Spéciale garantit la sécurité des victimes et des témoins. L’ensemble de dispositif de protection des témoins a fait l’objet d’échange entre cette cour et les organisations des victimes ce 16 Aout à Bangui.

L’article 3 de la Loi  n°15.003, alinéa 5  du 3 juin 2015 portant, la Cour Pénale Spéciale a prévu des dispositions  particulière en ce qui concerne la protection des victimes et témoins qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’impunité en République Centrafricaine. L’échange du magistrat Alain Tolmo avec les organisations des victimes intervient dans un contexte où le DDRR n’est pas encore effectif d’où nécessité de rassurer les témoins et victimes à coopérer pleinement.

Selon Alphonse Van le Conseiller en protection des victimes et des témoins à la Cour pénale spéciale, les victimes constituent des éléments clés pour le rassemblement des preuves dans les activités de la Cour Pénale Spéciale, « en protégeant les victimes et les témoins, on protège tout d’abord la preuve des infractions commises. Cette protection se fait pendant les phases de collaboration des victimes et des témoins avec la Cour pendant les enquêtes, le déroulement des procès, et après les procès », dit-il.

Trois piliers constituent le socle de protection des témoins et victimes « cacher l’identité physique et les déclarations des victimes, relocaliser les victimes et les témoins les plus sensibles, soit dans d’autres régions du pays, soit même à l’étranger » a présenté Alphonse.

Ces échanges avec les victimes interviennent au moment où le chef de l’Etat nomme les greffiers faisant partie de cette Cour.

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L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

Un commentaire

  1. Je me demande si ce mônô serait à la hauteur des attentes des victimes centros qui ont soif d’une justice exemplaire.

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