Centrafrique : Steve Laguéréma recense les matières grises centrafricaines

0

BANGUI, 23 janvier 2018(RJDH) –Centrafricain, résidant à Paris, Steve Laguéréma est né à Bangui et a pris l’initiative de créer une page Facebook intitulé «BONS PLANS CENTRAFRIQUE». Il se propose à travers ce réseau social de briser le silence et l’ignorance qui planent sur les différentes compétences que compte le pays à travers le monde. Cette page se veut une réponse au grand déficit de compétences que connait le pays de Barthélémy Boganda. Ce fils du pays, à travers cette initiative, a permis de mettre en relation plus de 3000 personnes et compte atteindre 20.000 compétences pluridisciplinaires dans un proche avenir.

RJDH : Bonjour Monsieur Steve Laguerema

Steve Laguéréma : Bonjour Juvénal Koherepede.

RJDH : Vous êtes Centrafricain résidant en France. Vous avez créé une page facebook qui s’intitule «Bons Plans Centrafrique» dont le but est de détecter les Centrafricains compétents dans des domaines variés de la connaissance. Dites-nous que représente pour vous la détection des jeunes talentueux centrafricains?

SL : «Bons Plans Centrafrique» est une aventure. Il faut savoir que j’ai parcouru d’autres pays à travers le monde entier. A travers mon travail aussi, j’ai pu rencontrer beaucoup de Centrafricains qui travaillent dans des grosse sociétés et qui sont compétents et ont des connaissances. C’est à ce moment qu’il m’était venu l’idée de les apprécier. La détection se fait dans une ambiance de confiance parce que rares sont des compatriotes centrafricains qui mettent leurs CV sur le net pour la curiosité de tout le monde. Ce qui est le contraire en Europe où l’on inonde les réseaux sociaux. C’est  en partant de ce constat que j’ai résolu de créer le concept de «Bons Plans Centrafrique».

RJDH : En échafaudant ces plans, vous visiez un but. Etes-vous optimiste quant au succès de cette entreprise ?

SL: Ce qu’il faut comprendre c’est que  «Bons Plans Centrafrique» se spécialise dans la mise en relations. On a présenté des profils dans des métiers des mines  aussi des finances. On a des compétences énormes et des jeunes qui ont des connaissances dans plusieurs domaines importants pour notre pays. Et donc  «Bon Plans Centrafrique» est un moyen de partage qui permet de briser la barrière de méconnaissance  des uns et des autres. Le retour est immédiat puisqu’il ya beaucoup de compatriotes qui sont entrés en contact les uns avec les autres. Cela a permis également à ceux de la diaspora de savoir s’il y  a des compétences liées à leurs projets. C’est grâce à ce lien que nous avons passé des informations publiques accessibles à tous.

RJDH : La République Centrafricaine se plaint de la carence des cadres dans plusieurs domaines. Elle tend la main à la diaspora centrafricaine voire à la diaspora étrangère. Est-ce que dans vos recherches vous avez trouvé des carences que vous avez pu combler dans certains domaines telle la cardiologie…Peut-on dire que la RCA a des compétences pluridisciplinaires?

SL : Je peux vous confirmer que la RCA a des compétences dans tous les domaines et face à la guerre numérique qui est une réalité mondiale, j’insiste que nous avons des connaissances. C’est vrai, ces jeunes sont éparpillés dans le monde entier, d’autres sont distraits d’autres encore travaillent… et aujourd’hui c’est faire le pas pour retourner en Centrafrique et mettre à la disposition du pays ces connaissances, ces compétences  ne pose pas problème. Mon rôle à moi, c’est de rassurer ces compatriotes à ouvrir les yeux sur les compétences qu’on a pour qu’on puisse aider notre pays à se développer en se fondant sur de bonnes réflexions.

RJDH : Avez-vous un projet autre que «BONS PLANS CENTRAFRIQUE» ? En d’autres termes, quel est l’avenir de cette initiative ?

SL : Au départ je n’avais  qu’un seul adhérent mais aujourd’hui j’en ai seize mille. L’objectif de «Bons Plans Centrafrique» est d’atteindre vingt mille adhérents. C’est à partir de là que «Bons Plans Centrafrique» va proposer des solutions pour les jeunes surtout quand ils ont des connaissances ou des compétences à mettre en ligne et aussi à briser la barrière de méconnaissance , de méfiance, des uns et des autres et également à donner la chance à tout le monde de mettre sa connaissance et sa compétence au service de son pays.

RJDH : Steve Laguéréma, merci.

SL : Merci, Monsieur le Journaliste.

Propos recueillis par Juvénal Koherepede

Partage.

L'auteur

Commenter

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.