Centrafrique : Situation sécuritaire confuse à Zemio à l’Est du pays selon le Préfet sortant du Haut-Mbomou

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ZEMIO, 05 Octobre 2017(RJDH)—La situation sécuritaire à Zemio, à l’Est reste confuse et tendue après les combats violents. Des combats qui s’intensifient entre les éléments auto-défenses et les peulhs armés appuyés par des Ndjandjawites. Information confiée au RJDH ce 05 octobre par le Préfet sortant du Haut-Mbomou Gislain Dieu-Beni Kolengo.

Depuis le 27 septembre, la ville de Zemio dans l’est de la République Centrafricaine est le théâtre d’affrontement entre les auto-défenses et les peulhs soutenus par les Ndjandjawites venus du Soudan et Sud-Soudan. Difficile d’établir le bilan exhaustif des combats, mais des sources officielles parlent d’un nombre important des personnes tuées dont le président de la jeunesse.

La confusion se justifie par le faible effectif des FACA dans la localité. « La situation est extrêmement difficile en ce moment. La ville de Zemio est en train de connaitre des événements jamais connus dans la région. Au moment où je vous parle, la situation est explosive et tendue. Hier, le combat s’est empiré puisse qu’il n’y a pas de forces armées centrafricaines en grand nombre pour maitriser la tension et nous plaidons pour un renforcement de l’équipe des militaires déjà sur place », a ajouté une autorité locale de Obo.

Le préfet de Haut-Mbomou parle d’une situation difficile marquée par le blocus de l’axe Obo-Zémio du fait de l’intensification des combats et appelle à l’ouverture du couloir humanitaire « nous plaidons pour l’ouverture du couloir humanitaire en faveur de la population qui d’aucuns sont obligés de se réfugier en RD Congo à cause de combat », a plaidé le préfet sortant.

L’intervention du préfet de demander l’ouverture du corridor intervient après une marche pacifique de la population pour exiger des groupes armés la facilitation de l’aide humanitaire.

Des sources humanitaires parlent de plusieurs maisons incendiées, une dizaine des blessés dont trois cas graves. La ligne téléphonique reste coupée et tous les humanitaires avaient déjà quitté la ville ainsi que les religieux et les déplacés de la paroisse qui ont trouvé refuge en RD. Congo.

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L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

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