Centrafrique : Session Criminelle, Ahamat Markani condamné aux travaux forcés à perpétuité

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BANGUI, le 20 juillet 2018 (RJDH) —-Première condamnation hier jeudi 19 juillet 2018 de la cour criminelle de Bangui contre Ahamat Markani aux travaux forcés à perpétuité et une amende de 88 millions de francs de CFA. Une satisfaction pour le collectif des ONG de défense des Droits de l’Homme en Centrafrique qui réclame un franc symbolique.

Poursuivi pour cinq chefs d’accusations dont l’association des malfaiteurs et l’incendie volontaire, Ahamat Markani est condamné hier par la Cour d’Appel de Bangui aux travaux forcés à perpétuité et il doit payer quatre-vingt-huit millions (88millions) de francs CFA d’amende et dommage intérêt à plusieurs personnes affectées par les violences commanditées par Ahamat Markani.

Le verdict a été prononcé par le président de la Cour Joachim Pisseri après le réquisitoire du procureur général Eric Didier Tambo qui demande à la cour de prononcer « la peine de mort » à Ahamat Markani pour les crimes commis dans le quartier de Bazanga dans le 5ème arrondissement de Bangui en septembre 2015 alors qu’il était commandant de zone de la Séléka dans le secteur.

Selon les sources judiciaires, « il était à l’origine de la  mort d’un jeune étudiant et d’une mère à cela s’ajoute l’incendie de la paroisse Saint Mathias et l’Eglise Elim dans le secteur », a indiqué le parquet de Bangui.

Les organisations de défense des Droits de l’Homme à savoir l’OCDH, la LCDH, la FIDH, constituées partie civile ont demandé un(1) franc symbolique. Le conseil d’Ahamat Markani dispose de trois jours selon la loi pour pourvoir en cassation.

C’est la première condamnation depuis l’ouverture le 16 juillet dernier de la session criminelle de la Cour d’Appel de Bangui au titre de l’année 2018.

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L'auteur

Judicaël Yongo est ressortissant du Département des Sciences de l’Information et de la Communication (DSIC) à l’Université de Bangui. Titulaire d’une Licence en Journalisme, il est actuellement Journaliste-Reporter au Réseau des Journalistes pour les Droits l’Homme à Bangui (RJDH).

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